Sourire et rire (1978)

De Medfilm



Avertissement : cette fiche n'a pas encore été relue et peut se révéler incomplète ou inexacte.



Pour voir ce film dans son intégralité veuillez vous connecter.
Si vous rencontrez un problème d'affichage du film ou des sous-titres , veuillez essayer un autre navigateur.

Titre :
Sourire et rire
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Intervenants :
Durée :
22 minutes
Format :
Muet - Couleur - Super 8 mm
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Archives détentrices :
Corpus :

Générique principal

SOURIRE ET RIRE (1978)

Montage de séquences filmées en Super 8

RÉALISÉ PAR

  • Julian de Ajuriaguerra
  • Irène Casati
  • Marguerite Auzias
  • François Cukier
  • David Séchan

Réalisation et production

Ce montage de séquences filmées est réalisé par une équipe de chercheurs et de médecins, ainsi que par une équipe technique composée de :

Pour ce qui est des observations médicales et psychologiques :

- Julian de Ajuriaguerra, neuropsychiatre et psychanalyste, qui se spécialise dans le développement de l’enfant. Il est l’un des premiers à avoir introduit l’observation filmée en médecine et en psychologie, qui, d’après lui, « permet une observation concrète et précise ».

- Irène Casati, psychologue et chercheuse, qui travaille sur le nourrisson et le développement de ses émotions.

- Marguerite Auzias, spécialiste du développement psychologique de l’enfant.


Pour ce qui est de la réalisation technique de l’image et de l’audiovisuel :

- François Cukier, réalisateur et responsable technique de ce film/montage scientifique.

- David Séchan, réalisateur et photographe, qui participe à la réalisation et à l’image du film.

Contenus

Sujet

Le film « Sourire et Rire » montre l’apparition et le développement du sourire et du rire chez le nourrisson, observés par l’équipe de Julian de Ajuriaguerra à travers des séquences filmées dans un cadre scientifique et psychologique.

Série

Ce montage d’observations filmées est réalisé de la même manière que ceux intitulés « Cris, pleurs et consolation » (en deux films) (https://medfilm.unistra.fr/wiki/Cris,_pleurs_et_consolation) , qui mettent en scène les mêmes enfants. Montrant le cadre "naturel" des enfants, comme la crèche, leur maison (à revoir), contrairement à nous où le plan est fixé sur l'enfant. Ici aussi, aucune voix off. On note tout de même que les plans principaux sont les visages des enfants émotifs.


C'est aussi le cas de la série réalisée par Julian De Ag nommé "Examen neurologique d'un nourrisson - 1979" . Ici, contrairement aux deux suivantes, le montage semble moins accessible pour les non-avertis. Ici, un seul terme est relevé "hypotonie", donc vocabulaire beaucoup plus scientifique. Un seul enfant ici, plutôt dans un milieu hospitalier avec des pro de santé.


Des observations sont faites après des stimulations et des actions particulières sur l’enfant, comme c’est le cas dans « Sourire et rire ». Ces films montrent alors, comme ici, le développement des réactions du nourrisson en fonction de son âge, des stimuli impliqués, ainsi que des interactions avec les adultes et les autres enfants. Ils ne font pas partie de la même série mais peut y être comparé.

Genre dominant

Film de recherche

Résumé

Le film présente différentes séquences d’observation de nourrissons et de jeunes enfants. Il montre d’abord le sourire réflexe des premières semaines après la naissance, puis l’apparition progressive du sourire social qui répond au visage et aux stimulations d’un adulte.

À travers les interactions mère-enfant, il met en avant l’importance du regard, des expressions faciales et du jeu dans l’apparition du rire. Le sourire et le rire apparaissent ainsi comme des indicateurs du développement neurologique et affectif, mais aussi comme des outils importants de communication et de création du lien social.

Contexte

La production filmique de Julian de Ajuriaguerra

Collaboratrice de Julian de Ajuriaguerra, Marguerite Auzias décrit les intentions et les modalités de sa production filmique : "Julian de Ajuriaguerra réalise plusieurs films d'étude durant ses années d'enseignement au Collège de France où il tient la Chaire de Neuropsychologie du développement de 1976 à 1982. Pendant ces années, il anime avec son équipe des recherches sur le nourrisson. Ils ont été réalisés à partir de séquences de films de recherches longitudinales sur le développement normal du nourrisson durant les deux premières années de la vie. Ces films, selon Julian de Ajuriaguerra, doivent permettre de mettre en évidence les perspectives évolutives et comparatives du développement. Ils contribuent à une sémiologie propre à l'enfant dans un but thérapeutique. Selon lui, photographie et film sont des outils de recherche qui permettent une observation concrète et précise des fonctionnements et leur mise en relation avec l'état comportemental du moment. Ils sont à même de susciter une émotion qui fait mieux comprendre le sens et l'essence des comportements étudiés. Pour certaines études, il choisit de filmer les bébés nus, car il veut observer les corps des bébés en mouvement et ainsi mettre en évidence l'interrelation tonico-émotionnelle. Certaines séquences sont tournées dans des situations de tout-venant, sans préparation spéciale, le bébé allant et venant selon son bon plaisir, les parents lui parlant, l'embrassant, le câlinant, le nourrissant, le baignant, l'habillant, l'endormant ou jouant avec lui selon l'heure. Pour certaines recherches, cependant, des situations standardisées sont aménagées en fonction d'un sujet délimité comme les déplacements, les mouvements spontanés avant sept mois comme le planeur, des comportements de tendresse. Ces situations standardisées aménagées sont toujours organisées dans le milieu normal de l'enfant, sa salle de crèche, ou son domicile. Les bébés, familiarisés de longue date avec les membres de l'équipe et les séances de filmage, finissent par ignorer la caméra et le caméraman. Cela permet d'éviter tout effet de sidération. On recueille avec la caméra ce que les bébés donnent à voir. Il en ressort un stock de documents filmiques très précieux. Le film constitue une observation à disposition. Ces documents sont ensuite analysés dans le détail ; c'est le matériau d'élaboration patiente à l'aide de grilles d'analyse. Puis vient le temps de la discussion et l'élargissement de celle-ci à des problèmes connexes et plus vastes englobant le thème étudié. Pour Julian de Ajuriaguerra, les théories évoluent, mais les descriptions restent, il est alors nécessaire d'aboutir à une sémiologie riche et précise. Ces films sont d'une qualité particulière. Ce ne sont pas des films à thèse cherchant à passer un message ni des films pédagogiques ; ce sont des films d'observation, imparfaits du point de vue technique, mais montrant des bébés dans des situations bien définies, qui se comportent en fonction de leur âge, selon leurs penchants naturels et leur humeur du moment. Ils ont la fraîcheur de leurs comportements spontanés." (d'après le commentaire Marguerite Auzias, Présentation des films de recherche de l'équipe Ajuriaguerra - Auzias, Centre Hospitalier Sainte-Anne, 2017).

Éléments structurants du film

  • Images de reportage : Non.
  • Images en plateau : Non.
  • Images d'archives : Non.
  • Séquences d'animation : Non.
  • Cartons : Oui.
  • Animateur : Non.
  • Voix off : Non.
  • Interview : Non.
  • Musique et bruitages : Non.
  • Images communes avec d'autres films : Non.

Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?

Le film dirige le regard du spectateur grâce à des plans rapprochés centrés sur le visage du nourrisson, comme les yeux et la bouche. De plus, l’absence de voix off et de musique oblige le spectateur à se concentrer seulement sur les expressions et les interactions. Le cadrage plutôt stable met en valeur les changements du sourire et du rire, poussant donc l’attention vers le développement affectif et relationnel de l’enfant.

Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?

Le film montre la santé et la médecine de façon scientifique mais accessible. Il ne parle pas de maladies ou de soins, mais observe comment les enfants se développent normalement. La médecine sert surtout à comprendre et expliquer le développement des émotions et des interactions chez les bébés, pour aider les étudiants à apprendre.

Diffusion et réception

Où le film est-il projeté ?

Projeté au Collège de France le 6 mars 1978 pour illustrer le cours du même titre.

Communications et événements associés au film

Le film a surtout été utilisé pour apprendre aux étudiants en psychologie ou en orthophonie à observer le développement des enfants. Il était projeté lors de cours ou ateliers à l’Hôpital Sainte-Anne et dans des écoles spécialisées, pas dans le cinéma ou à la télé.

Public

Le film s’adresse surtout aux étudiants et professionnels en psychologie, orthophonie ou petite enfance. Il n’a Pas été fait pour le grand public, mais pour des formations et des usages pédagogiques à l’Hôpital Sainte-Anne et dans les écoles spécialisées.

Audience

Descriptif libre

Chapitres

IMMITATION - PAS DE STIMULATION DIRECTE 0.30 à 5 min

SOURIRES PLUS OU MOINS FUGACES AU COURS DE COMMUNICATIONS 5 à 8 min

STIMULATION VISAGE ET CORPS 8 à 15 min

STIMULATION AVEC OBJETS/JOUETS 15.20 à 19 min

PLAISIR DU MVT SUR PLACE & SOURIRE AU COURS DES DÉPLACEMENTS SUBIS OU ACTIFS 19 à 22 min

Générique : mise en place d’un dispositif scientifique

Sur fond neutre, le titre « Sourire et rire 1978 » apparaît. Cette entrée en matière est dépouillée, presque austère, et inscrit immédiatement le film dans une dimension documentaire. Les cartons suivants précisent le dispositif technique « montage de séquences filmées en super 8 » puis les auteurs, dont J. de Ajuriaguerra. Ce choix d’un générique fragmenté, sans images, retarde volontairement l’apparition des corps et des visages : il prépare le spectateur à adopter une posture d’observation.

Très vite, un nouvel intertitre introduit la première notion clé : « sourire aux anges ». Cette expression, issue du langage courant, renvoie à un sourire spontané, non intentionnel, souvent observé chez les nouveau-nés. Le film annonce ainsi son projet : suivre l’émergence progressive du sourire, du réflexe à la communication.

Les premiers sourires : manifestations réflexes et états internes du nourrisson

Les premières séquences montrent des nourrissons âgés de quelques jours seulement. Jason, 5 jours, apparaît dans les bras d’une femme, probablement sa mère. Le cadrage est légèrement en plongée, recentré sur le visage et le haut du corps. Le bébé a les yeux fermés, son visage est détendu. De légers mouvements de bouche (déglutition, esquisses de sourire) apparaissent. Ce sourire est fugace, non dirigé, et semble survenir dans un état de demi-sommeil. Rien dans l’environnement immédiat ne semble en être la cause directe : il s’agit d’un sourire endogène, lié à des états internes.

Avec Bénédicte, 6 jours, la scène introduit pour la première fois la parole des adultes. La mère, attentive, interprète le moindre mouvement : « elle a souri là hein ? ». Une seconde voix confirme. Cette interaction met en évidence un phénomène essentiel : l’adulte attribue une intention au bébé, même lorsque celle-ci n’est pas encore constituée. Le sourire devient déjà un objet d’interprétation sociale.

Emmanuel, 7 jours, prolonge cette observation. Bien que la bande-son soit absente, on devine une interaction vocale de la mère. Le nourrisson, toujours dans un état de repos, esquisse-lui aussi un sourire. À ce stade, le film insiste sur la répétition des situations : mêmes cadrages, mêmes postures, même économie de moyens. Cette régularité donne une valeur comparative aux images.

Du réflexe à la communication : le rôle du visage humain et de la voix

Un intertitre marque une transition conceptuelle : « sourire – réponse à la gestalt. Visage humain + stimulations vocales, évolution entre 1 et 4 mois ». Le film quitte alors la simple observation pour proposer une lecture théorique. Le sourire n’est plus seulement un réflexe : il devient une réponse à une configuration globale (la gestalt), combinant visage et voix.

Avec Damien, 2 mois, le dispositif change légèrement. Le bébé est allongé, la mère entre davantage en interaction : elle parle, touche, stimule. Son visage apparaît dans un miroir, nous permettant de voir le visage de Damien et de sa mère. Le sourire du bébé est plus stable, plus durable. Il semble répondre aux sollicitations maternelles. Les mouvements corporels restent encore désorganisés, mais participent à une excitation globale.

Marie-Christine, 6 semaines, illustre une étape intermédiaire. Le bébé présente encore une certaine immaturité motrice (langue tirée, contrôle facial limité), mais des esquisses de sourire apparaissent en réponse à la voix maternelle. Le film montre ici la transition progressive entre réflexe et réponse sociale.

L’ajustement progressif : coordination des expressions et des interactions

Avec Yulen, autour d’un mois et demi, le sourire commence à s’inscrire dans une interaction plus structurée. La mère parle directement à l’enfant, l’invite à regarder la caméra. Le bébé bouge, émet des sons, mais la coordination reste partielle.

Dans les séquences suivantes (jusqu’à environ 2 mois), on observe une transformation notable : le sourire devient contingent à la stimulation. Il apparaît davantage lorsque la mère parle, disparaît lorsqu’elle cesse. Cette dépendance marque une étape essentielle : le sourire devient un outil de communication.

À 2 mois et une semaine, Yulen manifeste clairement une réactivité : il sourit en réponse aux sons et tente lui-même de produire des vocalisations. Le sourire s’accompagne désormais d’une intention relationnelle.

Vers le contrôle émotionnel : stabilisation du sourire et émergence du rire

Avec Émilie, 3 mois, le film montre une nouvelle qualité du sourire : il est plus contrôlé, plus stable. Les mouvements corporels sont moins désordonnés. Le sourire “monte” davantage sur le visage, traduisant une maturation musculaire et émotionnelle.

Un intertitre élargit ensuite le propos : les sourires varient selon les situations (adultes, autres enfants). Marie-Christine, à 4 mois, illustre cette diversification. En interaction avec un autre bébé puis avec sa mère, elle adapte ses expressions. Les sourires apparaissent et disparaissent rapidement, signe d’un meilleur contrôle.

Orféo, à plus de 5 mois, introduit une dimension nouvelle : l’interaction entre pairs. Les bébés se touchent, babillent, échangent des regards. Le sourire devient partagé.

Du sourire au rire : expression sonore et engagement corporel

Avec Elsa, 8 mois, une étape supplémentaire est franchie : le rire apparaît. Contrairement au sourire, il est sonore, engage tout le corps et s’inscrit dans une dynamique motrice. L’enfant rampe, se déplace vers sa mère, rit tout en suçant son pouce. Le plaisir est manifeste et incarné.

Le film insiste alors sur les stimulations corporelles : toucher du visage, chatouilles, bisous. Chez Solène ou Chloé, ces stimulations déclenchent des réactions immédiates : sourire, rire, agitation corporelle. Le rire devient une réponse anticipée, presque attendue par l’enfant.

L’intensification des échanges : jeux vocaux et interactions répétées

Chez Chloé, entre 4 et 8 mois, les interactions deviennent de véritables jeux. Les parents utilisent la voix, le souffle, le rythme (« boudouboudou », « patatata »). Le bébé répond par des rires aigus, des gazouillis. Le plaisir est partagé et entretenu.

La présence du micro dans certaines scènes rappelle le cadre expérimental : ces moments de jeu sont aussi des objets d’étude.

Le sourire en mouvement : exploration, autonomie et environnement

Avec les séquences suivantes, le film élargit encore son champ. Le sourire n’est plus seulement déclenché par une interaction directe, mais s’inscrit dans l’exploration du monde.

Les bébés manipulent des objets, jouent avec des tissus, des jouets, interagissent avec leur environnement. Pierre, par exemple, manifeste un plaisir évident à attraper et tirer un tissu. Le sourire accompagne l’action.

Ali, plus âgé, explore activement : il tape, lance, manipule. Le rire devient lié à la découverte et à la répétition des effets.

L’intégration sociale : interactions entre enfants et plaisir partagé

Les séquences entre Juliette et François montrent une dimension essentielle : le rire partagé entre enfants. Le contact physique, les gestes, les regards déclenchent des réactions mutuelles. Le sourire devient un vecteur de lien social autonome, indépendant de l’adulte.

Une conclusion implicite : du réflexe biologique à la communication sociale

Au fil du film, sans discours explicite final, une trajectoire se dessine clairement. Le sourire passe d’un phénomène réflexe interne, à une réponse à des stimulations humaines, puis à un outil de communication, avant de devenir une expression sociale intégrée, accompagnée du rire et du mouvement.

Le dispositif du film, alternance de cartons explicatifs et de séquences d’observation, accompagne cette progression sans jamais l’imposer de manière autoritaire. Le spectateur est invité à voir, comparer, comprendre. Ainsi, Sourire et rire ne se contente pas de montrer des bébés : il construit, par accumulation et variation, une véritable démonstration du développement affectif et relationnel de l’enfant.

Notes complémentaires

Le film Sourire et rire peut être rapproché de plusieurs théories du développement de l’enfant. Il rejoint premièrement les travaux de René Spitz sur l’organisation progressive du sourire chez le nourrisson. Ce dernier distingue les premiers sourires réflexes, vus dès les premiers jours de vie et liés à des états internes de bien-être, du sourire social qui apparaît ensuite en réponse à une présence humaine. Le film illustre cette évolution en montrant comment le sourire devient peu à peu un moyen de communication avec l’adulte.

Par ailleurs, certaines séquences peuvent aussi être mises en lien avec le stade du miroir, d’abord décrit par Henri Wallon puis repris par Jacques Lacan. Lorsque l’enfant se regarde dans un miroir ou réagit à son reflet, il commence petit à petit à reconnaître son image et à construire une première représentation de son corps comme unité. Ces moments montrent les premières étapes de la construction de soi.

Enfin, la référence à la Gestalt montre que le nourrisson ne réagit pas à un détail isolé, mais à une perception d’ensemble. Ce n’est pas seulement le sourire, la voix ou le regard qui provoque sa réaction, mais la totalité du visage en mouvement, accompagnée de stimulations vocales et affectives. Le film montre donc que les premières réponses émotionnelles du bébé se construisent dans une relation complémentaire avec l’autre.

Références et documents externes

Thèse : “Le développement socio-affectif du nourrisson et le rôle des expressions faciales”, Université Paris VII, 1975. Cette recherche analyse comment les nourrissons apprennent à utiliser et à reconnaître les expressions faciales (sourire, rire) dans leurs interactions sociales, et comment ces expressions contribuent au développement affectif et au lien avec l’adulte.

Lien : https://shs.cairn.info/article/ANPSY_143_0469/pdf?lang=fr

Contributeurs

  • Auteurs de la fiche : Lilya Naili, Soriana Espardelier, Manoline Tesseydou, Romane Muller Karadjoff