Feind im Blut (1931)

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Feind im Blut


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Title Feind im Blut
Year of production 1931
Country of production Allemagne
Director(s) Walter Ruttmann
Duration 67 minutes
Format Muet - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) German
Subtitles and transcription GermanFrench
Production companies Praesens-Film
Commissioning body UFA
Archive holder(s) La Cinémathèque suisse

Main credits

Content

Medical themes

Theme

(français)
Un film destiné à sensibiliser sur les différentes maladies sexuelles qu'il est possible de contracter., en particulier en milieu urbain.

Main genre

Fiction

Synopsis

Context

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le cadre du film est fictionnel avec des séquences d'animation ou de micocinématographie. De cette façon l'exposé scientifique à visée informative s'insère dans un drame qui émeut le spectateur, et l'implique à ce titre.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La médecine est la bonne interlocutrice : le médecin est un confident, une personne de confiance, l'hôpital propose une prise en charge efficace.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

Presentations and events associated with the film

(français)
Feind en Blunt (l'ennemi dans le sang) est sorti le 17 avril 1931 à l'Atrium de Berlin, sous les auspices des sociétés allemande et alémanique pour la lutte contre les maladies vénériennes, le 18 avril au Palace de Bâle et le 4 décembre au Palace de Paris. ( Cf. Jean-Paul Goergen, Walter Ruttmann. Einen Dokumentation, Berlin, Freunde der Deutschen Kinematehek, 1989, p 134-136.)

Audience

(français)
tout public adulte

Local, national, or international audience

International

Description

(français)
Préambule : la syphilis, fléau social
Des vues de visages radieux d'enfants et de fruits mûrs dans une corbeille enchaînent avec une succession de fruits pourris, grouillants de vers, et de visages hagards d'enfants atteints de maladie mentale. Sur une vue d'hommes accoudés au zinc, s'adonnant méthodiquement à la boisson, des cris déchirants de femme, suggestion hors champ du désespoir qui s'empare des foyers abandonnés.
Le combat mené par la recherche
Second préambule : séquence d'animation graphique pour exposer l'historique des recherches sur la maladie vénérienne. Sur une tache de sang coagulé s'inscrivent les lettres « SYPHILIS ». Des nombres se succèdent jusqu'au nombre 606 : c'est à partir de la 606 ème molécule testée que le remède contre la maladie sera mis au point. Une séquence d'animation à partir de dates précède une composition abstraite sur le motif de matériel de laboratoire. Toute cette séquence est marquée par le langage graphique et l'expérimentation esthétique propres au cinéma d'avant-garde, s'appuyant sur l'abstraction et le rythme musical. N'oublions pas que Ruttmann a commencé par l'art de l'animation abstraite.
Débrouiller le réseau de la contamination. Trois visages, trois positions sociales distinctes
La fiction qui va suivre se développe selon la trajectoire de plusieurs personnages, à la façon d'un roman : un bourgeois d'âge mûr qui flirte et boit, un jeune étudiant qui entretient une liaison avec une prostituée, un ouvrier bientôt père de famille.
Le bourgeois et sa femme font leurs adieux sur un quai de gare. L'homme monte dans le train et s'empresse de séduire sa voisine de compartiment. L'étudiant quitte les bras de sa fiancée dans un appartement en désordre. Après son départ, elle se maquille soigneusement. Le jeune homme se rue dans l'entrée de la Faculté de médecine où un professeur a déjà commencé son cours magistral sur la syphilis. Un masque de malade passe de main en main. Quand c'est au tour de l'étudiant de l'examiner, il semble troublé, comme s'il imaginait que son visage pouvait prendre un jour le même aspect. Une femme se présente sur l'estrade. Le professeur la dénude. Son corps est parcouru de taches. Un schéma animé est diffusé sur l'écran tendu au fond de l'amphithéâtre, expliquant comment le cerveau est atteint par la maladie.
Un ouvrier travaille sur une machine d'acier. GP sur ses bras parcourus de croûtes. Un collègue les remarque. A la sortie de l'usine, il le rejoint et lui indique l'adresse d'un médecin.L'étudiant attend au bas de l'appartement de sa fiancée. La fenêtre est ouverte, les rideaux soulevés par le vent. Il comprend que sa fiancée le trompe. Son visage sombre alterne avec les vues d'un marteau piqueur qui entame le macadam de la chaussée.
La nuit en ville. Du dancing au beuglant.
La nuit dans la rue. Scandant l'alignement des vitrines des magasins, des femmes postées sous les enseignes racolent le passant. Dans un café-concert, au son d'un orchestre qui joue une viennoiserie, deux femmes à table se font du pied, puis elles se lèvent et invitent des hommes à danser. La musique évolue, prend des accents tziganes, puis jazz, puis flon flon, comme l'on passe d'un lieu nocturne à un autre : un caf' conc', un cabaret, un rade, la rue. Succession de plans moyens et de gros plans entrechoqués, désordonnés, des visages, des verres sur un comptoir, des planchers piétinés. Un plan insiste sur les rouages d'un orgue de barbarie, lequel débite la mélodie que jouait l'orchestre du caf' conc' à présent transformée en ritournelle mécanique : comme dans la séquence du train dont un plan détaille les roues de la locomotive, la séduction anonyme est associée à une mécanique objective. D'un lieu à l'autre, on reconnaît l'étudiant accompagné du gros homme bourgois, personnage de la séquence du train. Ils se livrent à une dérive alcoolisée jusqu'au petit matin. Derrière son comptoir, un patron tire une dernière bière – que de la mousse – tandis que l'étudiant remonte la rue dans la pâleur de l'aube, au son d'un train qui siffle.
Le drame de l'enfant contaminé
La femme de l'ouvrier frappe à une porte. Une autre femme vient ouvrir, la fait entrer et l'invite à s'allonger sur un lit. Une fenêtre d'appartement, longuement détaillée, des plaintes de femme poussées hors champ. La caméra descend sur un landau dans lequel s'agite un bébé dont le visage est parcouru de taches. Il est atteint de la maladie que sa mère a contracté par son mari. La seconde femme, qui doit être sage femme clandestine, se penche sur l'enfant : « C'est triste » dit-elle.Le cours reprend avec un schéma animé montrant les différentes étapes de la syphilis. Vues sur des enfants malades, cas d'idiotie, d'hydrocéphalie, de paralysie.
Au moment où l'ouvrier entre dans l'usine, ses collègues font sauter des bouchons de champagne pour fêter la naissance de son enfant. Quand il rentrera le soir, accueilli par le silence lugubre de ses voisins réunis sur son palier, il découvrira, après avoir forcé la porte de son appartement qu'elle a bloquée avec des chaises, que sa femme s'est donnée la mort.
La prise en charge aujourd'hui
Succession d'annonces de journal, d'abord des annonces racoleuses puis des annonces de médicaments pour soigner les maladies vénériennes. L'étudiant prend place parmi des hommes qui attendent dans le cabinet d'un médecin spécialiste des maladies vénériennes. Sur un tableau électrique, des nombres et des lettres s'éclairent, rythmant des scènes de soins montrant que la médecine a pris en main la lutte contre la maladie. Les patients sont envoyés au vert ou aux sports d'hiver pour leur assurer le salut par la nature, loin de la ville.La fin du film montre les mêmes images qu'au début, à ceci près que les enfants restent radieux et que les fruits ne se dégradent pas.



Contributors

  • Record written by : Joël Danet