Illustrations de quelques activités répétitives chez le nourrisson (1981)
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Sommaire
Générique principal
Contenus
Sujet
Etude longitudinale du développement normal d'un bébé de ses 2 à 23 mois.
Genre dominant
Résumé
Contexte
La production filmique de Julian de Ajuriaguerra
Collaboratrice de Julian de Ajuriaguerra, Marguerite Auzias décrit les intentions et les modalités de sa production filmique : "Julian de Ajuriaguerra réalise plusieurs films d'étude durant ses années d'enseignement au Collège de France où il tient la Chaire de Neuropsychologie du développement de 1976 à 1982. Pendant ces années, il anime avec son équipe des recherches sur le nourrisson. Ils ont été réalisés à partir de séquences de films de recherches longitudinales sur le développement normal du nourrisson durant les deux premières années de la vie. Ces films, selon Julian de Ajuriaguerra, doivent permettre de mettre en évidence les perspectives évolutives et comparatives du développement. Ils contribuent à une sémiologie propre à l'enfant dans un but thérapeutique. Selon lui, photographie et film sont des outils de recherche qui permettent une observation concrète et précise des fonctionnements et leur mise en relation avec l'état comportemental du moment. Ils sont à même de susciter une émotion qui fait mieux comprendre le sens et l'essence des comportements étudiés. Pour certaines études, il choisit de filmer les bébés nus, car il veut observer les corps des bébés en mouvement et ainsi mettre en évidence l'interrelation tonico-émotionnelle. Certaines séquences sont tournées dans des situations de tout-venant, sans préparation spéciale, le bébé allant et venant selon son bon plaisir, les parents lui parlant, l'embrassant, le câlinant, le nourrissant, le baignant, l'habillant, l'endormant ou jouant avec lui selon l'heure. Pour certaines recherches, cependant, des situations standardisées sont aménagées en fonction d'un sujet délimité comme les déplacements, les mouvements spontanés avant sept mois comme le planeur, des comportements de tendresse. Ces situations standardisées aménagées sont toujours organisées dans le milieu normal de l'enfant, sa salle de crèche, ou son domicile. Les bébés, familiarisés de longue date avec les membres de l'équipe et les séances de filmage, finissent par ignorer la caméra et le caméraman. Cela permet d'éviter tout effet de sidération. On recueille avec la caméra ce que les bébés donnent à voir. Il en ressort un stock de documents filmiques très précieux. Le film constitue une observation à disposition. Ces documents sont ensuite analysés dans le détail ; c'est le matériau d'élaboration patiente à l'aide de grilles d'analyse. Puis vient le temps de la discussion et l'élargissement de celle-ci à des problèmes connexes et plus vastes englobant le thème étudié. Pour Julian de Ajuriaguerra, les théories évoluent, mais les descriptions restent, il est alors nécessaire d'aboutir à une sémiologie riche et précise. Ces films sont d'une qualité particulière. Ce ne sont pas des films à thèse cherchant à passer un message ni des films pédagogiques ; ce sont des films d'observation, imparfaits du point de vue technique, mais montrant des bébés dans des situations bien définies, qui se comportent en fonction de leur âge, selon leurs penchants naturels et leur humeur du moment. Ils ont la fraîcheur de leurs comportements spontanés." (d'après le commentaire Marguerite Auzias, Présentation des films de recherche de l'équipe Ajuriaguerra - Auzias, Centre Hospitalier Sainte-Anne, 2017).
Éléments structurants du film
- Images de reportage : Non.
- Images en plateau : Non.
- Images d'archives : Non.
- Séquences d'animation : Non.
- Cartons : Non.
- Animateur : Non.
- Voix off : Non.
- Interview : Non.
- Musique et bruitages : Non.
- Images communes avec d'autres films : Non.
Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?
Le film dirige le regard du spectateur en centrant entièrement l’attention sur le nourrisson et son univers. Il n’y a pas de voix off et le son est minimal, permettant d’observer exclusivement les mouvements et activités répétitives du bébé. Les adultes sont rarement visibles, apparaissant seulement par une main ou un bras, à l’exception de sa mère et de sa petite sœur qui font de brèves apparitions. La caméra met l’accent sur les mouvements du corps, les gestes répétés et les expressions émotionnelles du bébé, toujours placé sur un tapis, ce qui crée un cadre stable d’observation. L’absence d’effets techniques ou narratifs renforce le caractère scientifique et invite le spectateur à observer attentivement les comportements et leur évolution.
Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?
Le film s’intéresse au développement naturel du nourrisson, et non à des pathologies spécifiques. Tourné entièrement au domicile de l’enfant, il ne montre aucun soin ni intervention médicale. La médecine y apparaît donc davantage comme une discipline d’observation que d’intervention.
Diffusion et réception
Où le film est-il projeté ?
Communications et événements associés au film
Public
Audience
Descriptif libre
Cartons tapuscrits : « Illustration de quelques activités répétitives chez le nourrisson (observation longitudinale de 2 à 23 mois : Vincent - 1981 - » ; « J. de Ajuriaguerra, M. Auzias, I. Casati, D. Sechan » (0:23)
Carton tapuscrit : « 2 mois » (0:27)
Au centre de l’image, dans un plan moyen, Vincent, âgé de 2 mois, est dans les bras de sa mère, dans une chambre d’enfant. Elle lui parle en disant « Qu’est-ce que c’est que ça ? », tandis que le bébé fixe la caméra. À l’arrière-plan, une petite fille se tient debout et observe également la caméra. Un gros plan montre la mère tapotant doucement le dos de Vincent en disant « Allez, rote ! ». Sur un plan moyen, la petite fille pose la question « À qui ? », et la mère répond : « À Vincent ! J’ai remarqué qu’il aimait bien ta tête, bah oui, tu lui fais des grimaces tout le temps ». Vincent regarde probablement sa sœur et émet un petit cri. Dans le plan suivant, toujours dans la chambre, le bébé est installé dans un transat, et la mère est assise sur un matelas au sol à côté. Vincent observe sa mère, le poing dans la bouche, tandis qu’elle lui dit « Coucou, eh bah alors » en lui grattant la cuisse du doigt. Elle lui sourit et il lui sourit en retour et rit. Un gros plan sur le bébé lorsqu’il rit montre qu’il gigote les jambes et exprime de manière claire ses émotions et réactions motrices à la stimulation de sa mère.
Carton tapuscrit: « Appuis-frottements répétés de la main sur le visage » (01:21)
1:22 - 1:48 : Dans la scène suivante, dans un plan moyen à rapproché, Vincent reste dans son transat et observe son environnement. Un gros plan montre son visage lorsqu’il se frotte le visage avec son poing à plusieurs reprises. 1:49 - 2:07 : Dans la scène suivante, toujours dans un plan moyen, le bébé est dans les bras de sa mère face à un miroir. On les voit de dos, et leur reflet est visible. La mère dit : « C’est toi que tu regardes, c’est à toi que tu souris là hein ! » Vincent gazouille et sourit. Elle l’embrasse sur la joue, et le bébé continue de sourire, posant sa tête dans le cou de sa mère tout en maintenant son regard sur son reflet.
Carton tapuscrit : « Quelques rotations latérales de la tête et frottements insistants des pieds ("mouvement de briquet")» (2:10)
2:18 - 3:00: Dans la scène suivante, en plan large; le bébé est nu sur un tapis. Il agite ses jambes et tourne la tête de droite à gauche. On observe qu’il semble vouloir se retourner, sans y parvenir. Ses bras restent repliés contre sa poitrine. La caméra suit son regard : il fixe en réalité ses jouets placés sur une étagère. Il continue d’agiter les jambes tout au long de la scène. Un gros plan sur son visage montre qu’il maintient son attention sur la caméra et sourit, tandis que le plan se desserre progressivement.
Carton tapuscrit : « à 3 mois ; bouffées de rotation de la tête et ébauches de rotation du tronc.» (3:01)
03:08 - 03:32 Dans un plan moyen, Vincent est à moitié nu et ne porte qu’un t-shirt. Il est allongé sur un tapis posé sur une table haute, près d’une fenêtre ouverte. Il tourne la tête, agite bras et jambes et amorce quelques rotations du tronc, sans parvenir à se retourner.
Cartons tapuscrits : « 4 mois » (03:33) ; « Appuis itératifs du front avec petits fouissements , la zone d'absence de cheveux est dûe aux frottements répétés (alopécie mécanique). » (03:38 - 03:49 )
03:49 - 04:44 : Dans la scène suivante,dans un plan large, Vincent, âgé de 4 mois, se trouve en extérieur, allongé à plat ventre sur une couverture. Il est entièrement nu. On remarque un manque de cheveux à l’arrière du crâne, attribué à une alopécie mécanique, comme indiqué par le carton explicatif. Vincent parvient à s’appuyer sur ses avant-bras et ses mains qui agrippent la couverture pour relever la tête et regarder devant lui, en tapant simultanément du pied. Il ne maintient cette position que quelques secondes avant de reposer la tête face contre le sol. Dans le plan moyen/rapproché suivant, filmé de face, le bébé reste dans la même position et fait l’effort de lever la tête pour regarder la caméra. On observe un enchaînement de mouvements où il repose puis relève la tête pour observer son environnement.
Carton tapuscrit : « Rotations axiales renouvelées : roulement de la position dorsale à la position latérale.» (04:45 - 04:52)
04:53 - 05:25 : Dans un plan moyen / rapproché, Vincent est allongé sur le dos, toujours nu et au même endroit. Il regarde la caméra en souriant et tente de se retourner. Il parvient à se mettre sur le côté gauche, mais n’arrive pas encore à effectuer la rotation complète.
Notes complémentaires
Références et documents externes
Contributeurs
- Auteurs de la fiche : Aurélie Gsell, Shanaz Mamodraza, Laura Chappelier

