Cris, pleurs et consolation 2

De Medfilm



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Titre :
Cris, pleurs et consolation 2
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
06 minutes
Format :
Parlant - Couleur - Super 8 mm
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Archives détentrices :
Corpus :

Générique principal

CRIS – PLEURS ET CONSOLATION 1978

REPORTAGE :


Montage de séquences filmées “sur le vif” en super-8 à 18 im/sec.


RÉALISÉ PAR :


M. AUZIAS

I.CASATI

F. CUKIER

D.SECHAN


Sous la direction du Pr Julian de AJURIAGUERRA


PRODUCTEUR :


ISERM (C.R. L. n°77.176.66 “La motilité au 1er âge, de M.Auzias)


“Version raccourcie et complétée par M. Auzias en novembre 2001 pour être présentée au PR A. Berthoz du Collège de France dont le cours de l’année 2001/2002 s’intitule PERCEPTION ET EMOTION”

Contenus

Sujet

Enfants en bas âge confrontés à diverses situations où l’on observe les manifestations émotionnelles et les réponses apportées par l’adulte.

Genre dominant

Vue amateure

Résumé

Ce film présente plusieurs séquences montrant des enfants qui expriment leur détresse par des pleurs, des cris ou des grimaces. L'enjeu est de comprendre comment le corps traduit l'émotion selon la maturité de l'enfant et la situation vécue comme lors d’un besoin physiologique (la faim) ou encore un stress extérieur (une piqûre). Enfin, le film met en évidence l'importance de la réaction de l'adulte dans le processus d'apaisement de l'enfant.

Contexte

La production filmique de Julian de Ajuriaguerra

Collaboratrice de Julian de Ajuriaguerra, Marguerite Auzias décrit les intentions et les modalités de sa production filmique : "Julian de Ajuriaguerra réalise plusieurs films d'étude durant ses années d'enseignement au Collège de France où il tient la Chaire de Neuropsychologie du développement de 1976 à 1982. Pendant ces années, il anime avec son équipe des recherches sur le nourrisson. Ils ont été réalisés à partir de séquences de films de recherches longitudinales sur le développement normal du nourrisson durant les deux premières années de la vie. Ces films, selon Julian de Ajuriaguerra, doivent permettre de mettre en évidence les perspectives évolutives et comparatives du développement. Ils contribuent à une sémiologie propre à l'enfant dans un but thérapeutique. Selon lui, photographie et film sont des outils de recherche qui permettent une observation concrète et précise des fonctionnements et leur mise en relation avec l'état comportemental du moment. Ils sont à même de susciter une émotion qui fait mieux comprendre le sens et l'essence des comportements étudiés. Pour certaines études, il choisit de filmer les bébés nus, car il veut observer les corps des bébés en mouvement et ainsi mettre en évidence l'interrelation tonico-émotionnelle. Certaines séquences sont tournées dans des situations de tout-venant, sans préparation spéciale, le bébé allant et venant selon son bon plaisir, les parents lui parlant, l'embrassant, le câlinant, le nourrissant, le baignant, l'habillant, l'endormant ou jouant avec lui selon l'heure. Pour certaines recherches, cependant, des situations standardisées sont aménagées en fonction d'un sujet délimité comme les déplacements, les mouvements spontanés avant sept mois comme le planeur, des comportements de tendresse. Ces situations standardisées aménagées sont toujours organisées dans le milieu normal de l'enfant, sa salle de crèche, ou son domicile. Les bébés, familiarisés de longue date avec les membres de l'équipe et les séances de filmage, finissent par ignorer la caméra et le caméraman. Cela permet d'éviter tout effet de sidération. On recueille avec la caméra ce que les bébés donnent à voir. Il en ressort un stock de documents filmiques très précieux. Le film constitue une observation à disposition. Ces documents sont ensuite analysés dans le détail ; c'est le matériau d'élaboration patiente à l'aide de grilles d'analyse. Puis vient le temps de la discussion et l'élargissement de celle-ci à des problèmes connexes et plus vastes englobant le thème étudié. Pour Julian de Ajuriaguerra, les théories évoluent, mais les descriptions restent, il est alors nécessaire d'aboutir à une sémiologie riche et précise. Ces films sont d'une qualité particulière. Ce ne sont pas des films à thèse cherchant à passer un message ni des films pédagogiques ; ce sont des films d'observation, imparfaits du point de vue technique, mais montrant des bébés dans des situations bien définies, qui se comportent en fonction de leur âge, selon leurs penchants naturels et leur humeur du moment. Ils ont la fraîcheur de leurs comportements spontanés." (d'après le commentaire Marguerite Auzias, Présentation des films de recherche de l'équipe Ajuriaguerra - Auzias, Centre Hospitalier Sainte-Anne, 2017).

Éléments structurants du film

  • Images de reportage : Oui.
  • Images en plateau : Non.
  • Images d'archives : Non.
  • Séquences d'animation : Non.
  • Cartons : Oui.
  • Animateur : Non.
  • Voix off : Non.
  • Interview : Non.
  • Musique et bruitages : Non.
  • Images communes avec d'autres films : Non.

Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?

Le film dirige le regard du spectateur en isolant le nourrisson par des gros plans qui occultent généralement l'environnement adulte. Cette centralisation constante de l'enfant et la minimisation de la présence de l'adulte à l'écran fait de lui le sujet d'étude et d'émotion.

Dans ce film des plans fixes sont également utilisés ce qui crée un sentiment d’impuissance du spectateur face aux pleurs de bébés.

Les zooms et les gros plans réalisés nous permettent de nous familiariser avec le visage de l'enfant. On ne voit plus seulement "un bébé qui pleure", mais un individu dont on scrute les tensions musculaires, les changements de couleur de peau et les expressions, nous rendant ainsi plus sensibles aux émotions qui le traversent.

En l’absence de commentaires extérieurs (voix off) et d'expertise médicale, le film nous confronte à une image brute qui laisse une large place à l’interprétation. Ce silence clinique renforce un sentiment de malaise : ne sachant pas si l'enfant exprime un besoin vital ou une souffrance réelle.

Les textes à l'écran sont les seules "clés de compréhension". Ils arrivent souvent avant une séquence d'observation pour nous aider à nommer la cause du pleur (faim, besoin de décharge, douleur). Cela rend le film dynamique, accompagné des compilations de cris séquencées et le son, très présent et direct, capte l'attention du spectateur.

L’appréciation du film et aidé par la présence des adultes qui soulagent notre propre envie d’intervenir. On nous amène ainsi à nous focaliser sur la manière dont l’adulte apaise l’enfant par le contact, la voix, le portage...

Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?

Diffusion et réception

Où le film est-il projeté ?

Il est présenté au PR A. Berthoz du Collège de France dont le cours de l’année 2001/2002 s’intitule PERCEPTION ET EMOTION”

Communications et événements associés au film

Public

Professionnels de la pédiatrie.

Audience

Descriptif libre

Notes complémentaires

Références et documents externes

Contributeurs

  • Auteurs de la fiche : Maëlle Collet-Beillon