Accouchement sans douleur (1970)

De Medfilm



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Titre :
Accouchement sans douleur
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
09 minutes
Format :
Parlant - Couleur - Super 8 mm
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Archives détentrices :

Générique principal

Contenus

Thèmes médicaux

Sujet

Accouchements à la clinique Montaigne à Châteauroux.

Genre dominant

Vue amateure

Résumé

« [film accompagné de sons en prise directe] Divers plans désordonnés de la clinique Montaigne à Châteauroux puis vue d'une d'une sage-femme. Vues d'un accouchement. » (source: CICLIC)

Code CICLIC: 16705


« [film accompagné de sons en prise directe] Préparation à l'accouchement. Scènes d'accouchement à la maternité des Bleuets de la clinique Montaigne à Châteauroux, puis soins du nouveau-né et premier bain par son père. » (source: CICLIC)

Code CICLIC: 16709

Contexte

L'accouchement sans douleur, ASD

La méthode d'accouchement sans douleur, introduite dans les années 50 en France par le Dr. Lamaze, "consistait, par un enseignement approprié donné aux femmes enceintes, à analgésier leurs couches par une action essentiellement psychologique." (Marianne Caron-Leulliez et Jocelyne George, " L'accouchement sans douleur, histoire d'une révolution oubliée" ; éd. de L'Atelier, 2004, p.11). Venu de l'Union soviétique, l'ASD a d'abord été pratiquée dans une clinique appartenant à la CGT, il a également été promu par les cercles chrétiens, protestants aussi bien que catholiques : un discours du pape en 1956 a favorisé sa généralisation en France. Mais cette méthode s'est mal adaptée aux exigences des pouvoirs publics d'être systématiquement pratiquée en établissement hospitalier. "L'Accouchement Sans Douleur, qui repose avant tout sur une relation de confiance entre l'accoucheur et l'accouchée tout au long de la grossesse, est une pratique artisanale qui résiste mal à la division du travail liée à la concentration. La généralisation actuelle de la péridurale s'explique autant par cette évolution que par son indéniable efficacité anesthésiante." (Marianne Caron-Leulliez et Jocelyne George, p. 12).

L'action de Max Ploquin

Max Ploquin, médecin gynécologue accoucheur, a débuté sa carrière comme médecin généraliste de 1959 à 1964. Avec l'aide de sa première épouse Nicole, alors sage-femme, il avait incité les femmes enceintes du Boischaut à suivre une préparation théorique et pratique destinée à leur rendre la maîtrise de l'accouchement. Dans les six premiers mois, le couple réalisera une soixantaine d'accouchements, le plus souvent à domicile mais aussi dans la clinique Pasteur, à La Châtre. 

Le Dr. Max Ploquin a ensuite exercé à la clinique Montaigne de Châteauroux. Sa devise était : « Accoucher ici comme à la maison ». La liberté de la mère était respectée, comme ses désirs : liberté de mouvement, de choix, de présence et d’accompagnement d’amis et familiers, de mode d’accouchement, d’alimentation, etc. La préparation vise à permettre à la future mère de faire naître en respectant le plus possible la physiologie durant toutes les phases de l’accouchement. Laisser le bébé suivre son propre chemin dont il a une connaissance instinctuelle, une « pré-conscience », en le protégeant de toute intrusion dans son trajet, de toute manipulation, de toutes prises médicamenteuses maternelles intempestives susceptibles de troubler, de perturber son mouvement naturel.

Éléments structurants du film

  • Images de reportage : Oui.
  • Images en plateau : Non.
  • Images d'archives : Non.
  • Séquences d'animation : Non.
  • Cartons : Non.
  • Animateur : Non.
  • Voix off : Non.
  • Interview : Non.
  • Musique et bruitages : Non.
  • Images communes avec d'autres films : Non.

Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?

Les prises de vues sont instables, pas de carton intermédiaire, pas de son. Nous sommes dans le registre du film amateur. L'apparition d'un appareil photo bord cadre gauche au moment de l'accouchement témoigne d'un désir de mettre l'événement en images pour le publier et le célébrer, et ne plus en faire un moment d'intimité qui appelle à être dissimulé.

Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?

La pratique du Dr. Max Ploquin a une double vocation : assister l'accouchement en allégeant la souffrance, et éduquer les femmes pour les émanciper. Dans le film, la médecine ne se limite pas à mettre en oeuvre le savoir qu'elle détient, elle associe à son action les femmes sur lesquelles elle intervient. Par leur comportement, que détermine la connaissance qu'elles ont acquise de leur corps et des gestes qui conviennent, les femmes enceintes deviennent les partenaires du soin.

Diffusion et réception

Où le film est-il projeté ?

Espaces de formation

Communications et événements associés au film

Public

Professionnels de santé, milieux associatifs, famille du nouveau-né.

Audience

Descriptif libre

Dans une chambre d'hôpital aux murs décorés d'une fresque aux motifs géométriques colorés.

Jeune femme dans le cadre, vêtue d'un grande chemise qu'elle ôte avec l'aide d'un homme, sans doute son compagnon. Elle s'installe sur le lit d'accouchement. Echange de sourires avec le compagnon resté près d'elle. La caméra compose une jolie succession de gros plans, et par un panoramique vertical depuis le corps nu de la femme jusqu'au visage de l'homme à l'expression attentive. (03:42)

Scène d'accouchement, la caméra orientée vers la femme montrée de face. Le jeune homme à son chevet, avec l'équipe médicale. A 05:56, alors que le bébé est entrain de sortir, apparition bord cadre gauche d'un flash d'appareil photographique. La lumière est plus crue (ajout d'un éclairage électrique?). Gros plan sur la tête du bébé qui apparaît, la caméra desserre quand il sort tout à fait. Le son se fait entendre à partir de 07:12, avec les premiers cris de l'enfant. (07:45)

Pano jusqu'au compagnon qui s'est temporairement éloigné et qui rejoint à présent la mère et l'enfant pour les embrasser. Il coupe le cordon ombilical - "en deux coups", commente la mère -, saisit le bébé et le porte dans un bassin rempli d'eau. Le bébé qui pleurait s'apaise. Voix douce du père : "Voilà, ça va mieux...". La caméra resserre sur le visage du bébé caressé par la main de la mère.

Notes complémentaires

Références et documents externes

Contributeurs

  • Auteurs de la fiche : Joël Danet