A votre santé (1956)

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A votre santé


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Title A votre santé
Year of production 1956
Country of production France
Director(s) Pierre Thévenard
Scientific advisor(s) Léon Dérobert
Duration 18 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Original language(s) French
Production companies Etudes cinématographiques

Main credits

(français)

Content

Medical themes

Theme

(français)
Les dangers de l'alcool : sur la santé - en société - sur le psychisme

The dangers of alcohol to society, health and the psyche

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Exposé sur les dangers de l'alcool. Un rappel sur la place du vin et des liqueurs dans l'identité de la France. Un retour sur les idées préconçues à l'égard de l'alcool. Nuisances physiologiques et psychiques. Des chiffres pour mesurer l'ampleur de l'alcoolisme dans la société française. Mise en scène des conduites à risques. Le film insiste sur les préjugés des personnes d'âge mûr et l'imprudence des jeunes personnes.

The film presents the dangers of alcohol and reminds viewers of the extent to which wine and liqueur are part of France’s identity. It provides an overview of the preconceived ideas about alcohol, explains its physiological and psychological dangers, presents figures for measuring the scope of alcoholism in French society and illustrates harmful behaviour resulting from alcohol consumption. The prejudices of the elderly and the recklessness of the youth are particularly highlighted in the film.

Context

(français)
A partir de 1954, sous l'impulsion du gouvernement Mendès-France, développement de l'action publique contre l'alcoolisme :

- fermeture des débits de boissons et réglementation des points de vente (sur les lieux de travail notamment : les employeurs doivent désormais mettre de l'eau potable à disposition de leurs salariés)

- développement de la prévention routière et prévention scolaire

- lancement de campagnes publicitaires anti-alcool

- réglementation de la publicité avec interdiction d'associer l'alcool au sport et à la conduite en automobile.

En 1954, le Haut Comité d'Etudes et d'Informations sur l'Alcoolisme est créé.

Under the leadership of the Mendès-France government, public action against alcoholism began in 1954 and was marked by

- the closing of public houses and the regulation of points of sale (especially in workplaces: from this point forward, employers had to ensure that drinking water was available to employees);
- the development of education in school on road safety and the dangers of alcohol;
- the launch of anti-alcohol advertising campaigns; and
- advertising regulations prohibiting any association of alcohol with sport or operating a vehicle.

In 1954, the Haut Comité d'Études et d'Informations sur l'Alcoolisme [High Committee for Study and Information on Alcoholism] was created.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : Yes.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : Yes.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
La mise en scène combine différentes registres : film d'animation humoristique, saynètes fictionnelles, graphiques animés. Il s'agit d'employer différents registres de traitement pour adapter le discours aux différents publics. Tel spectateur se reconnaîtra dans tel type de séquence.

The film directing combines different registers: humoristic animated film, fictional sketches and animated graphics. Different registers addressing the topic are used to adapt the message to different audiences so that each viewer is able to identify with a type of sequence.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Médecine et santé sont présentées comme des acteurs de prise en charge nécessaires. Bien qu'on ne voie pas de professionnel de santé dans ce film, le narrateur a manifestement une formation médico-sanitaire. La façon dont il conseille les travailleurs au bar montre qu'il est au fait de la sociologie de ses patients. En outre, dans ce film, la santé est décrite comme quelque chose qu'il faut préserver en évitant l'alcool, si ce n'est pour son propre bien, du moins pour celui de sa famille, de ses descendants, de ses collègues et des autres usagers de la route.

Medicine and health are presented as necessary actors for treating alcoholism. Although health professionals are not once seen in the film, the narrator is clearly educated in medicine and health. The way he counsels the two workers at the bar gives viewers the impression that he is perhaps a general practitioner, one who is very familiar with the social class of his patients. Furthermore, health in particular is depicted in the film as something that must be preserved by avoiding alcoholism, if not simply for your own good, at least for the good of your family, your lineage as well as your coworkers and fellow road users.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Cinémas et autres lieux de prévention (entreprises)

Cinemas and other places advocating for alcoholism prevention (companies)

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
tout public

Suitable for all audiences

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
L’alcool dans la culture française

[01'04"]

Plan général, riant paysage de France, vignes, vergers, route et village. Commentaire : « La vigne est une des cultures de prédilection du sol français… » Un paysan entrain de gauler un pommier. « Bien d’autres arbres fruitiers sont la source de boissons fermentées et de liqueurs. » Plans d’usines, tonneaux alignés pour évoquer l’industrialisation de la production viticole. Vins et liqueurs se vendent massivement à l’étranger, mais les Français eux-mêmes « leur font grand honneur. » Plan d’un homme gisant ivre, sous un tonneau. Scènes de fêtes villageoises où les libations vont bon train. Jeunes et vieux paysans, le béret ou la casquette vissé sur la tête, boivent au bol ou à la tasse, une femme débraillée tend son verre : à remarquer que de tout le film, c’est la seule femme qui soit montrée ivre. L’alcool festif ne concerne pas que les classes populaires : le film enchaîne en montrant un banquet mondain, avec des convives habillés avec élégance, réunis autour d’une table recouverte d’une nappe blanche, illuminée par les lueurs des chandelles et leurs reflets dans les verres et les bouteilles. Le commentaire précise que « sont mobilisées en son honneur les vedettes de la scène et personnalités de la politique française ou étrangère ». Cérémonie d’un ordre chevaleresque associé au vin, également abondamment arrosée. « Aussi n’est-il pas surprenant qu’à son sujet tant d’idées fausses sont si profondément enracinées. »

[03'07"]


L’alcool au quotidien

[03'07"]

Int. Nuit. Un bar le soir, deux hommes rassemblés à un comptoir, plan américain. Chacun trinque en disant « A votre santé ! ». L’un d’eux ajoute, sa main passant de sa gorge à la proéminence du ventre : « Ah que ça fait du bien par là où que ça passe ! ». Le commentaire interpelle les personnages qui se retournent pour un regard caméra : « Par où que ça passe, dites-vous ! » Zoom sur l’abdomen du personnage, fondu, schéma animé sur fond noir qui reproduit les parties concernées de l’organisme à mesure que le commentaire décrit la digestion de l’alcool et sa diffusion par le réseau sanguin. Estomac, intestin, foie, cerveau. « L’imprégnation du cerveau embrume l’esprit de son propriétaire et altère sa personnalité. » Les réactions au vin, à chaque fois illustrées par une saynète muette : gaieté ou tristesse excessives, agressivité dans les situations sociales. Retour au schéma animé : le cervelet atteint, l’équilibre se perd. Séquence d’animation burlesque par Serge Tessarech (collaborateur de Jean Image) montrant un homme ivre, claudiquant dans la rue.

Le film s’en prend dès lors à la chronicité de la consommation d’alcool. D’abord l’habitude chez les travailleurs de boire un litre de vin chaque jour, « sans lequel tant de compatriotes se croiraient incapables de suffire à leur tâche ». Plan de la bouteille posée sur les tables familiales. Le commentaire rappelle qu’il contient 100 cm³ d’alcool éthylique « corps éminemment toxique ». Panoramique sur les bouteilles alignées sur l’étagère derrière le comptoir d’un bar. Le commentaire pointe cette fois la pratique quotidienne de l’apéritif ou du digestif « qui entraîne à la longue l’altération la plus grave de la santé ». La conséquence à redouter : la gastrite ou la cirrhose du foie. Sur fond noir, plan clinique sur un ventre excessivement enflé, parcouru de veines saillantes. Autre conséquence : l’internement psychiatrique. Plans du portail ou du mur d’enceinte d’un établissement. Schéma animé pour les chiffres : cas de cirrhoses quadruplés de 1947 à 1950, triplés de 1950 à 1956. Diminution de 41% des cas psychiatriques avec la disparition de l’alcoolisme (le terme employé est : « l’alcool »). Comparaison internationale : la France est la plus grande consommatrice, devant la Suède, la Belgique, les Pays-Bas, la Norvège, la Suisse, l’Italie, l’Angleterre, l’Espagne…

[07'19"]


L’alcool et la descendance, l’ivresse au volant

[07'19"]

Retour au bar : l’autre buveur réagit en affirmant que chacun a connu de grands consommateurs d’alcool qui sont morts âgés. « Ainsi moi qui vous parle, mon grand-père était vigneron, il buvait au moins cinq litres de vin par jour. Ça ne l’a pas empêché de vivre jusqu’à 72 ans ». Argument faible, tant celui qui l’avance parait lui-même bien mal en point. Le commentaire rétorque : « Votre père a-t-il fait aussi bien ? Et vos enfants ? » Le buveur évoque des accidents, des faiblesses de constitution pour expliquer des parcours tôt arrêtés. « Bien sûr, réplique le commentaire, à moins que le grand-père, en gaspillant son capital santé n’ait frustré ses descendants d’une part de son héritage. »

L’alcool au volant : scène d’accident nocturne, soins d’urgence. Le commentaire rappelle que « depuis le 1 er janvier 1956, les officiers de police peuvent, s’ils soupçonnent l’ivresse chez l’auteur présumé de l’accident, faire procéder à un examen clinique ». Il est établi ainsi qu’à Beauvais et Morlaix, où des enquêtes ont été spécifiquement mises en place, plus de la moitié des accidents de la route sont causés par l’ivresse.

Saynète montrant un homme ivre sortir d’une maison pour monter dans une voiture. Il la démarre. « Un homme en état d’imprégnation alcoolique se sent lui en pleine forme. Sa virtuosité factice l’incite, au mépris du code de la route, à prendre des risques… » Plan général en légère contreplongée sur une route de campagne, une automobile en dépasse une autre en la débordant sur la gauche. Conduite à même de provoquer des accidents et des morts.

[11'08"]


L’alcool en équipe et en famille

[11'08"]

Int. Jour, dans un atelier d’usine, échange entre deux ouvriers autour d’une machine. Ils s’inquiètent pour un de leurs collègues qu’on aperçoit au fond du champ. « J’étais avec lui à midi, il n’a pas beaucoup bu, mais il est tellement imbibé… ». Ils jettent des coups d’œil de son côté. La caméra resserre sur l’un des deux ouvriers. Cri hors champ. Il s’exclame : « Ah, ça y est ! ». Dans le bureau du contremaître, celui-ci explique aux ouvriers venus aux nouvelles : « Si c’était maintenant, jamais on n’accepterait un type comme lui à l’examen d’embauche ! » Sur fond noir, les mains de l’homme blessé. « Résultat, un estropié, dont l’aptitude au travail est devenue pratiquement nulle. »

[12'43"]

Autre conséquence de la consommation abusive et répétée de l’alcool : l’homme devenu chez lui un « tyran domestique ». Int., pièce de cuisine, une femme se tient devant le four, une autre est assise et lit. La première va à la fenêtre : « Tenez, le voilà votre mari ! Il n’a l’air de rien, pourtant ! » L’autre femme répond d’un ton amer : « Il n’a jamais l’air !.. Et pourtant, il a sa dose comme tous les jours ». Cut. Int. Salle à manger, la femme se met à servir pendant qu’un homme entre. C’est le mari. Ses gestes sont erratiques, son visage est crispé par une colère sourde. Les reproches pleuvent sur l’épouse puis sur le fils qui tarde à se présenter à table. Silence de plomb entre ses invectives. « Naturellement, elle n’est pas salée cette soupe ! » L’homme lâchant son couteau dans l’assiette, il prétexte un rhumatisme. « Et tâche de ne pas rigoler ! » ajoute-t-il en direction de son fils qui a baissé le nez en sentant le danger. Après les reproches, ce sont les coups qui pleuvent : l’homme se lève et abat sa main sur son fils qui se protège en levant le coude. « Et j’en ai autant à ton service ! » dit-il en pointant sa femme du doigt. Gros plan sur le visage de celle-ci, marquée par la douleur et la crainte.

Ces deux saynètes qui viennent de se succéder étonnent par leur intensité. Elles sont mises en scène comme des morceaux de drame réaliste, rappelant les œuvres de Jacques Becker. La reconstitution de l’atelier ou des intérieurs domestiques est soignée, et le découpage affuté sert une narration astreinte à la concision. Les comédiens habitent chaque plan comme si chaque saynète devait se prolonger en long métrage : les regards sont tendus, les répliques fusent, les gestes sont vifs et cèdent vite à la violence.

[15'29"]


La jeunesse, entre le contre-exemple des buveurs et l’exemple des sportifs

[15'29"]

« N’oubliez pas non plus ces paris stupides dont les jeunes gens sont trop souvent friands ». Un groupe de garçons et filles au bar. Sur le comptoir, les verres se remplissent et se vident, se remplissent à nouveau. Alain doit en boire plusieurs d’affilée. Deux filles se tiennent de chaque côté de lui pour l’encourager. La musique dissone au quatrième verre. Gros plan sur le visage d’Alain, empreint de douleur et d’appréhension pendant qu’il porte la coupe aux lèvres. Il s’écroule. « Eh oui, mort. Mort par intoxication massive. » Sa mort prématurée est symbolisée par un gros plan sur la flamme d'une bougie qui s'éteint sur fond noir.

Plan général sur une route qui se prolonge en pont dans un paysage verdoyant. Un peloton de cyclistes roule dessus à vive allure. Le commentaire les prend en exemple. « Au tour de France, il est vrai, des banderoles et des caravanes publicitaires vantent les mérites de l’alcool. Pourtant à l’étape, que boit le vainqueur ? De l’eau. » Plan d’haltérophile en plein effort, puis de gymnastes et d’équilibristes. Pour eux, remarque le commentaire, l’alcool est rigoureusement proscrit. « Il y va de leur vie, disons-nous. Mais n’y va-t-il pas aussi de la vôtre si vous vous laissiez aller à l’habitude alcoolique ? Aussi est-ce bien ‘à votre santé’ que nous avons réunis pour vous les quelques images qui composent ce film ». Carton avec le mot « Fin ».

[17'41"]

Alcohol in French Culture

[01'04"]
The film opens with a master shot of a pleasant French landscape in which vineyards, orchards, a road and a village can be seen. Commentary: "Grapevine is one of the preferred crops grown on French soil”. A farmer is seen knocking apples down from an apple tree. "Many other fruit trees are the source of fermented drinks and liqueurs". Shots depict factories and a row of barrels, evoking the industrialisation of wine production. Wines and liqueurs are sold in massive quantities abroad, but the French themselves “pay great tribute to them”. A shot of a drunken man lying under a barrel appears, followed by scenes of village celebrations overflowing with alcohol. Young and old country folk, with a beret or a cap glued on their head, drink from a bowl or a cup. A dishevelled woman raises her glass; in all the film, this is the only woman who is shown to be under the influence of alcohol. Celebratory alcohol does not only concern the working class: the film carries on by showing a social banquet where guests are elegantly dressed and gathered around a candlelit table covered with a white tablecloth. The candlelight is reflected in the glasses and bottles. The commentary specifies that "celebrities and political figures from France and abroad are rallied in its honour”. A ceremony of a noble nature associated with wine is also overflowing with alcohol. “It is not surprising that there are so many deeply rooted misconceptions with regard to alcohol”.
[03'07"]

A Daily Dose of Alcohol
[03'07"]
Interior/Night. A close medium shot captures two men sitting together at a bar one evening. They clink their glasses “to good health”. While moving his hand from his throat to his protruding belly, one of them adds, “Oh, it feels so good going down!” The narrator addresses the men who turn around to look at the camera: “Going down, you say!” The camera zooms in on the stomach of the man before fading to an animated diagram with a black background. The diagram shows the parts of the body in question as the commentary describes how alcohol is digested and spreads throughout the body via the bloodstream: stomach, intestine, liver and brain. “Impregnating the brain clouds the mind and alters personality”. The different reactions to wine are each illustrated with a silent sketch: excessive happiness or sadness and aggressiveness in social situations. The animated diagram reappears. When the cerebellum is reached, balance is lost. A burlesque animated sequence by Serge Tessarech (a collaborator of Jean Image) shows an intoxicated man staggering in the street.
The film then focuses on the chronic nature of alcohol consumption. First, it addresses the habit among workers of drinking a litre of wine every day, "without which many fellow countrymen would feel unable to do their job”. There is a shot of a bottle on a worktop accompanied by the commentary explaining that it is found in everyone’s hand and on every table. The commentary reminds viewers that it contains 100 cm3 of ethyl alcohol, an “eminently toxic substance”. Pan of bottles aligned on a shelf behind a bar. This time the commentary points out the daily practice of having a pre-dinner or after-dinner drink, “which over time brings about the most serious health effects”. The dreaded consequence is gastritis or liver cirrhosis. A clinical shot of an excessively swollen stomach covered with prominent veins appears before a black background. Another consequence involves institutionalisation. Shots of the gate and the outer wall of an institution are seen, followed by an animated diagram presenting figures. The cases of cirrhosis quadrupled from 1947 to 1950 and tripled from 1950 to 1956. Psychiatric cases dropped by 41% with the disappearance of alcoholism (the term used in the film is “alcohol”). Next, an international comparison is made: France is the leading consumer, ahead of Sweden, Belgium, the Netherlands, Norway, Switzerland, Italy, England, Spain, etc.
[07'19"]

Alcohol, Progeny and Drink-Driving
[07'19"]
Return to the bar. The other drinker reacts by maintaining that everyone knows people who drank a great deal of alcohol and yet lived a long life. “Take me for example, my grandfather was a winegrower. He drank at least five litres of wine per day, but that did not prevent him from living to the age of 72”. This is a weak argument as the man who put it forward seems to be in quite bad health. The commentary retorts: "Did your father fare just as well? And your children?" The drinker mentions accidents and weak constitutions to explain short lifespans, to which the commentary replies, “Of course, unless the grandfather, in wasting his health capital, deprived his descendants of a portion of their inheritance”.
The film then touches on drink-driving. A car accident occurs at nighttime and emergency help arrives. The commentary recalls that “Since 1 January 1956, police officers may have a clinical examination carried out if they suspect that an alleged perpetrator of an accident was intoxicated”. In Beauvais and Morlaix, where investigations have been specifically conducted, it has been established that more than half of traffic accidents are caused by drink-driving.
A sketch shows a drunken man leaving a house and climbing into a car. He starts the engine. "A man driving under the influence of alcohol feels as though he is in tip-top shape. His false perception of his ability to drive incites him to take risks with little regard for the Highway Code”. A slight low angle master shot captures a countryside road. An automobile carelessly overtakes another. This conduct could cause accidents and even death.
[11'08"]

Alcohol in a Work and Family Environment
[11'08"]
Interior/Day. In a factory, two workers talk briefly beside a machine. They are worried about one of their colleagues who can be seen in the background. “I was with him at noon. He didn’t drink much but is sozzled”. They glance in his direction. The camera focuses on one of the two workers as he returns to his work. A cry is heard off-screen. The worker shouts with little surprise, "Here we go”. In his office, the foreman says to the workers who came to hear about what happened that “If it were now, we would have never accepted someone like him at the pre-recruitment medical examination!” Before a black background, the injured man shows his hands with missing fingers. “The result: a maimed skilled worker whose ability to work has become practically nil”.
[12'43"]
Another consequence of the repeated and abusive consumption of alcohol involves a man who has become a “domestic tyrant” at home. Interior/Kitchen. A woman is standing in front of a stove while another is sitting down and reading. The first woman goes to the window and says, "There’s your husband! He looks fine though!” With a bitter tone, the other woman replies, “He always does! And yet he gets his fix every day”. Cut. Interior/Dining room. The woman is putting dinner on the table when her husband comes inside. His movements are erratic and his face is tense with anger. Criticisms rain down on his wife and then on his son who arrives late to the dinner table. Complete silence punctuates his angry talk. "The soup is not salty enough, yet again!" While adding salt to his soup, the man drops his knife into the bowl and blames it on his rheumatism. “Don’t laugh!" he says to his son who, sensing imminent danger, ducks his head. After verbal comes physical abuse: the man stands up and slaps his son about who tries to protect himself by raising his elbow. “And you turn's coming!" he says as he points at his wife. There is a close-up of her face marked by grief and fear.
These two back-to-back sketches shock viewers with their intensity. They are directed as realistic dramatic pieces and call to mind the work of Jacques Becker. The inside of the factory and the homes is recreated with care, and the polished cuts complement the concise narrative. The actors play out each shot as if each sketch had to become a full-length feature film: the looks are tense, the retorts fly and the quick gestures rapidly lead to violence.
[15'29"]

Youth, between the Counterexample of Drinkers and the Example of Athletes
[15'29"]
"Let’s not forget these ridiculous dares that young people are all too often fond of". A group of young men and women are sitting at a bar where glasses are filled, emptied and filled again. Alain has to drink several in a row. Young men and women on both sides cheer him on. The music lacks harmony once he reaches the fourth glass. There is a close-up of Alain’s face filled with apprehension as he raises the glass to his lips. He collapses. "Yep, dead. Death by massive intoxication”. His premature death is subsequently represented by a flame extinguished before a black background.
A master shot of a road going over a bridge in a green landscape. A peloton races over the bridge. The commentary takes the riders as an example. “During the Tour de France, banners and advertising vehicles indeed boast the merits of alcohol, and yet, what do the stage winners drink? Water”. Shot of weightlifters in full exertion and then of acrobats performing various stunts. The commentary notes that for them alcohol is strictly prohibited. ‘We may say, “Their life is on the line”, but is this not also the case for you if you make a habit of drinking alcohol? It is therefore in the spirit of ‘good health!’ that we have compiled the footage making up this film’. Intertitle with the word "Fin" [The End].

[17'41"]

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Joël Danet
  • Record translated into English by : Sherry Stanbury