Louis Pasteur (196?)

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Louis Pasteur


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Title Louis Pasteur
Series Edition spéciale,
Year of production 196?
La date « 196? » n’a pas été comprise.
Country of production France
Director(s)
Scientific advisor(s) Albert Delaunay
Duration 11 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Original language(s) French
Production companies RTS
Commissioning body Ministère de l'Education NationaleCNDP
Archive holder(s) CNDP ‎

Main credits

(français)
Edition spéciale - Louis Pasteur- Introduction à l'oeuvre scientifique de Louis Pasteur (1822-1895) – avec le concours des équipes techniques de la RTS

Content

Theme

(français)
Evocation de la figure de Louis Pasteur, de l’héritage de ses découvertes et de sa méthode en biologie liée à la médecine moderne.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Tournée dans les locaux de l'Institut Pasteur, avec les interventions de trois scientifiques qui y travaillent, une évocation de la figure de Louis Pasteur et de la postérité de son œuvre.

Context

(français)

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : Yes.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : Yes.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
L’intérêt qu’inspire le film tient essentiellement à la passion avec laquelle Robert Delaunay évoque la figure de Pasteur. Il montre familiarité avec un sujet qui lui inspire un enthousiasme sans mélange. Il insiste sur l'idée que Pasteur est le prototype du chercheur moderne. Jacques Monod y revient en fin de film. L'héritage de l'œuvre Pasteurienne est pleinement assumée par son institut.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La figure du chercheur est mise en avant comme auxiliaire de la médecine moderne. L'Institution est une nécessité pour le rayonnement de son action.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Etablissements scolaires par la télévision

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
public scolaire niveau secondaire

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Générique : un film panégyrique

Musique heurtée, intense, jouée par une formation de cordes. Plans plongée sur le buste de Pasteur et le groupe statuaire montrant Joseph Meister mordu par un chien enragé. « Louis Pasteur est l'une des plus puissantes et des plus pures figures de la science et de l'humanisme de tous les temps. » Fondu enchaîné d'un portrait de deux portraits de Pasteur, un le montrant jeune auquel se superpose un le montrant vieux. « Ses découvertes méthodiques ont profondément la recherche scientifique au XIXe siècle. »


La figure de Pasteur : un chercheur de génie, un créateur dans la solitude

Pano dans une salle de musée, commençant sur des instruments de laboratoire, terminant sur deux hommes qui se font vis-à-vis. L'homme de dos questionne : « Comment se faisait la recherche scientifique au temps de Pasteur ? »La caméra resserre sur l'homme qui lui fait face. Un ajout infographique nous indique que cet homme est Albert Delaunay, Professeur à l'Institut Pasteur. « Oh, répond-il, elle est tout à fait différente de celle d'aujourd'hui. C'était une recherche artisanale et seuls les mordus de la chose pouvaient faire de la recherche car aucun laboratoire, aucun crédit n'était disponible. D'ailleurs la plupart des personnes qui se sont lancées dans cette aventure, o peut dire que c’était une sorte de jeu et l’on faisait crédit au hasard : quand ça marchait, tant mieux ; quand ça ne marchait pas, tant pis. Autrement dit c’était une tâche sans règle, sans méthode, et c’est là que le changement va être si net avec Pasteur. » Delaunay poursuit en expliquant que Pasteur a travaillé dans les « conditions les plus difficiles », devant d’abord chercher un local où travailler : « Ce fut tantôt une cave, tantôt un grenier ». Ce n’est qu’à la toute fin de sa vie qu’il a obtenu un laboratoire à l’Ecole Normale de Paris. Une gravure montre ce laboratoire où s’affairent différents scientifiques. Delaunay continue en expliquant que Pasteur a dû créer ses propres instruments. Exemple, le célèbre « ballon à col de cygne » (abondamment montré dans le film d’Epstein réalisé en 1922). Pasteur a longtemps travaillé seul, à Strasbourg et à Lille, au moment où il étudiait les fermentations. « Pas n élève, pas un maître, pas un guide, pas une personne pour l’encourager. Il devait tout trouver en lui-même, la foi, les idées. « A l’Ecole Normale, ses collaborateurs étaient des normaliens comme il l’a été lui-même trente ans plus tôt. ». Delaunay raconte remarquablement Pasteur. Son regard s’allume pendant son évocation. Il choisit ses mots, parle avec une volubilité maîtrisée. La caméra reste sur lui par un gros plan.
- A quoi attribuer la réussite des recherches de Pasteur ?
- Au génie. Par ailleurs, Pasteur avait une méthode. Ce qu’on trouve chez Pasteur, c’est la patience, ensuite l’imagination. Pasteur est poète. Il voit quelque chose, il rêve à ce qui se cache derrière. Mais il doit redescendre sur terre. Or la rigueur de Pasteur est admirable. Les expériences de Pasteur sont à l’abri de toutes critiques. »Sur le tableau peint par Albert Edelfelt en 1885, Delaunay ajoute : « Je vous jure, c’est difficile de réunir autant de qualités distinctes et pourtant toutes essentielles. » Sur une gravure montrant Pasteur vaccinant des animaux, le commentaire rappelle la réussite des vaccins de Pasteur contre les maladies infectieuses des animaux, choléra des poules et charbon des moutons. (04.36)


Le vaccin contre la rage : hier et aujourd’hui

Nouvel entretien, autre scientifique : André Gamet, professeur à l’Institut Pasteur. Interrogé sur les recherches de Pasteur contre la rage, il répond qu’il était normal de s’y intéresser étant donné son importance. « Le gros point de Pasteur, ajoute-t-il, ça a été de localiser l’endroit de l’organisme où se trouvait le virus : dans le cerveau, c’est-à-dire dans la moelle épinière. » Son vaccin était de la moelle rabbique. Des gravures pour illustrer les expérimentations sur les animaux, montrées par des plans courts. André Gamet évoque la première expérimentation sur l’homme par Pasteur, en juillet 1885, sur la personne du jeune berger Joseph Meister. Il insiste sur les débats intérieurs que cette initiative provoque chez Pasteur pendant qu’à l’image est montré un portrait de Meister. « Il savait très bien que Meister, non traité, n’avait aucune chance d’échapper à la mort. Encouragé par les deux médecins, devant l’issue inéluctable s’il ne faisait pas quelque chose. Pourtant, le 30 juin encore, il écrivait qu’il n’était pas sûr de sa méthode. » Le succès du vaccin multiplie les demandes de soins. La création de l’Institut devient une nécessité. Photos illustrant l’accueil des malades dans l’Institut.
- Comment traite-t-on la rage actuellement ? En guise de réponse, une séquence restituant l’administration du vaccin par André Gamet à une personne adulte. Il envisage de lui faire sept piqures sous la peau du ventre. Son commentaire : « On traite la rage aujourd’hui sur le même principe que celui de Pasteur. On essaye de faire naître dans l’organisme du sujet des substances susceptibles de le protéger contre la maladie par l’injection d’un certain nombre de vaccins. » Travelling avant pour montrer un enfant alité, traité. Petite grimace a moment de la piqûre. La caméra reset sur lui après l’injection. Une main surgit du bord cadre pour lui caresser le front. : le Joseph Meister moderne? (08.03)Retour à Gamet, filmé en gros plan, qui explique qu’en cas de contamination rabbique, il faut identifier l’animal qui est en cause de façon à pouvoir l’examiner. Ensuite il faut laver les plaies de la personne mordue le plus vite possible de façon à chasser la bave de l’animal qui porte le virus. Enfin, il faut aller consulter le médecin qui dirigera le malade sur un centre anti-rabbique. Retour des cordes dans la baned son, et à l’image, de la statue du jeune Joseph Meister. Panoramique sur les bâtiments de l’Institut. « Elle poursuit l’œuvre du grand savant, ajoute le commentaire. Une œuvre vouée au progrès de la connaissance et à la défense de l’homme. »Dernier entretien avec Jacques Monod, directeur de l’Institut dans un bureau cossu, aux meubles luisants, orné d’une tapisserie classique. Monod explique que Pasteur a conçu lui-même les premiers bâtiments de l’Institut. « IL envisageait avant tout que ce soit un centre de recherches sur les maladies infectieuses et de manière générale en biologie en relation avec la médecine. » Pasteur est plus que l’homme qui a découvert le monde des microbes. Il est le premier qui a compris que « les progrès de la médecine étaient désormais liés à une compréhension beaucoup plus profonde des mécanismes des êtres vivants. Car les êtres vivants sont des machines chimiques et c’est ne chimie qu’il s’agit de comprendre. » Monod sourit en évoquant ce que représente la figure de Pasteur pour les Pasteuriens : « une image glorieuse qui nous appartient, qui appartient à l’humanité, à la France. Il représente encore un maître à penser, un maître en méthodologie expérimentale. C’est cette conjonction de qualités intellectuelles et de qualités morales indispensables à un très grand chercheur. » Pasteur, synthèse des qualités les plus recherchées : le portrait par Monod rejoint celui qu’esquissait tout à l’heure Delaunay.

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Joël Danet