La puissance militaire de la France (1917)

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Titre :
La puissance militaire de la France
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Conseil scientifique :
Durée :
76 minutes
Format :
Muet - Noir et blanc -
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Archives détentrices :

Générique principal

Contenus

Thèmes médicaux

Sujet

Organisation de l'Etat français mettant en avant sa puissance militaire (armement, formation militaire, effort de guerre, service de santé)

Genre dominant

Documentaire

Résumé

Film informatif à but propagandiste dressant le bilan logistique et militaire des deux premières années de guerre en France tout en mettant en avant son organisation militaire et l'effort de guerre.

Contexte

Usées par deux longues années de guerre sans relâche, qui affecte autant les militaires que les civils (pénuries, grèves et mouvements sociaux qui mènent même à une révolution en Russie): les forces alliées se trouvent en 1917 à un point crucial de leur histoire. Les batailles terrestres, qui tuent plus d'hommes qu'elles ne permettent de réaliser des avancées tactiques sont devancées par les attaques navales, plus décisives. En janvier 1917, l'Empire allemand déclare même la "guerre navale à outrance", pour se venger du blocus maritime qui lui fut infligé par la Grande-Bretagne quelques mois auparavant et qui paralysa les empires centraux. Touchés par cette "guerre navale", la Grande-Bretagne et les Alliés réussissent tout de même à s'en sortir grâce à l'aide de plus en plus présente des Etats-Unis encore neutres, mais qui ne tardent pas à rejoindre leur camp et s'impliquer officiellement dans la guerre.
Ce film a été produit par la Société Cinématographique des armées (SPCA) qui est responsable de la diffusion d'images photographiques ou cinématographiques en France et à l'étranger depuis sa création en 1915. La France était l'un des premiers pays à utiliser le cinéma comme atout de propagande. Les images d'actualités, projetées dans les cinéma permettent d'informer les civils sur le déroulement de la guerre mais surtout de remotiver l'arrière en plein effort de guerre en leur montrant des images positives et encourageantes. Dans cette optique de propagande, le cinéma n'est plus seulement synonyme de loisir et d'information mais aussi de politique et de diplomatie. En 1917, il s'agit notamment de persuader les Etats-Unis de rejoindre les Alliés pour essayer de vaincre les empires centraux. "La puissance militaire de la France", réalisé par Henri Desfontaines appartient à un nouveau genre cinématographique: le "film composé". Il est composé de "stock-shots", c'est à dire des prises de vues ou rushes plus anciens, qui n'ont pas été pris sur le vif et qui sont assemblés les uns aux autres dans un montage pour créer un ensemble cohérent d'une plus longue durée que les images d'actualité. Le film de Desfontaines possède également une trame fictionnelle qui implique le Maréchal Joffre et le Général Pershing. Une discussion est mise en scène en début de film, le contenu du film représente les points ayant peu être abordés par le Maréchal Joffre pour montrer que la France est un bon parti auprès des Etats-Unis. La mise en abîme se termine par la réapparition des deux personnages.

Éléments structurants du film

  • Images de reportage : Oui.
  • Images en plateau : Non.
  • Images d'archives : Non.
  • Séquences d'animation : Non.
  • Cartons : Oui.
  • Animateur : Non.
  • Voix off : Non.
  • Interview : Non.
  • Musique et bruitages : Non.
  • Images communes avec d'autres films : Non.

Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?

Le film est réparti en plusieurs parties, qui traitent indépendamment des points importants relatifs à la bonne organisation d'une puissance militaire en temps de guerre. Les cartons informent le spectateur sur la nature des images qui vont suivre mais donnent également des informations plus factuelles sur les propriétés des armes, sur le nombre de denrées consommées depuis le début de la guerre, etc. Le tout est présenté dans une perspective évolutive, très positive et qui donne une bonne impression de l'armée française.

Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?

La santé et la médecine ne sont pas véritablement mis en avant dans ce film, qui se centre plus sur la force de l'armée française, son organisation et son équipement de pointe. On trouve néanmoins un inventaire des denrées alimentaires consommées lors des deux premières années de guerre qui donne une idée de l'alimentation des soldats mobilisés, mais aussi . La cinquième partie, dédiée au moment "Après le bataille" met en scène les blessés, leur rapatriement dans les postes de secours, les ambulances et les trains de secours, les hôpitaux d'évacuations ainsi que les hôpitaux dits de "l'intérieur" permettant d'illustrer le bon fonctionnement du Service de Santé aux armées.

Diffusion et réception

Où le film est-il projeté ?

Le film a vraisemblablement été diffusé en France et aux Etats-Unis, aux vues des langues utilisées sur les cartons. En France, ce film pourrait servir de documentaire informatif du front, et être projeté dans des cinémas à l'instar des images d'actualité. Le fait que le général Pershing soit représenté aux côté du maréchal Joffre symbolise la négociation entre la France et les Etats-Unis et peut ainsi remonter le moral des civils qui peuvent s'attendre à l'entrée en guerre prochaine des américains qui donnerait un nouveau souffle à la guerre. La traduction en anglais semble évidente, car il s'agit avant tout d'un film de propagande pour l’Amérique et probablement pour que le peuple américain accepte de se rallier à la cause européenne. Depuis 1917, des films de propagandes sont diffusés dans des salles de cinéma pro-Alliés contrôlées par Pathé ou par des réseaux similaires (Public Information Committee, Office War Film entre autres). Nous pouvons également apercevoir des cartons traduits dans une langue germanique, vraisemblablement de l'alsacien (?) . Aurait-il également pu être diffusé dans des locaux plus "secrets" où le public pouvait être des alsaciens combattants pour l'armée française? Ceci ne reste néanmoins qu'une hypothèse.

Communications et événements associés au film

Public

Diplomates et hommes politiques américains, civils français et américains, civils et "résistants" alsaciens? (cf. Rubrique "où le film est-il projeté?")

Audience

Descriptif libre

Prologue: Le film débute par un plan fixe sur le maréchal Joffre discutant avec le général Pershing. Un carton introduit les "figures françaises". Plusieurs représentants politiques apparaissent: Raymond Poincaré, président de la Républiques, Paul Deschanel, Aristide Briand, le Maréchal Pétain, entre autres. Cette séquence introductive a pour but de présenter l'ensemble politique français, qui contrôle cette "puissance militaire". La séquence suivante se compose de plusieurs plans mettant en scène la formation des futurs soldats. On les présente en train de s'entrainer au tir, de faire des exercices, etc.
« La France entière mobilisée »: Dans cette deuxième partie l'accent est mis sur l'effort de guerre, sur la fabrication industrielle et l'acheminement de vivres, d'armes au front. Une multitude d'armes (fusils, grenades, canons, chars...) est présentée à l'aide de démonstrations faites par les soldats, le tout dans une optique progressiste: du modèle le plus vieux ou modèle le plus récent, à la pointe de la modernité. En ce qui concerne le ravitaillement en vivres, plusieurs rushes et cartons y sont dédiés: On y voit des plans d'ensemble où des boulangers sont en train de préparer du pain à la chaîne, on peut aussi apercevoir de nombreux fûts de chêne renfermant le précieux vin distribué aux soldats du front, ainsi que les animaux des exploitations.Cet ensemble de séquences permet de montrer que la France se soucie du bien-être de ses soldats, ainsi que de leur bonne nutrition. Cette question à la fois stratégique (comment faire pour ravitailler le soldat qui se trouve dans une zone difficile d'accès?) mais aussi hygiénique (quels aliments permettent de rendre le soldat plus résistant?)[1] a été grandement étudiée par les médecins et les intendants militaires depuis la défaite de 1871. Un plan de restriction et de taxation n'était pas prévu au début de la guerre, mais la perte des territoires du Nord-Est de la France, industriels et agricoles, a forcé le pays à s'organiser mieux. Il fallait nourrir les soldats, pour ne pas que leur santé faille au front, mais aussi les civils à l'arrière qui travaillent dans les usines d'armement. L'Etat s'organise, suspend les droit de douane pour importer à moindre coût, interdit l'exportation de certaines denrées, comme la viande congelée par exemple. Le blé, la farine sont réquisitionnés, l'Etat intervient et fait appel à des fournisseurs privés, voire étrangers. Les cartons nous renseignent plus précisément sur les quantités consommées pendant les deux premières années de guerre. SI l'on peut considérer que ces données ne sont pas exagérées (il ne faut pas oublier que ce long-métrage a un but propagandiste), on remarque que la denrée la plus consommée est la farine, ingrédient de base pour fabriquer du pain. Effectivement, dès le début de la guerre de position, la priorité est donnée à la production de pain qui représente un aliment de base. La viande, aliment prisé par les hygiénistes de la fin du XIXe siècle, par ses nombreux avantages nutritionnels, n'est pas le plus consommé. On y préférera les pâtes, le riz et autres féculents, moins chers à la fabrication, plus facile à acheminer vers le front et tout aussi nutritifs. On introduira aussi des légumineuses telles que les haricots et les lentilles, souvent jugées trop "exotiques" par les soldats du front. D'autres types de nourriture apparaissent, parmi eux les boîtes de conserve de viande et de poisson. Leur consommation augmente très rapidement pendant la guerre, car elles représentent un moyen moins contraignant (les boîtes de conserve sont facilement transportables au front, et ne doivent pas obligatoirement être stockées au frais) et plus facile pour manger de la viande ou du poisson. Il faut néanmoins aborder le fait que, même si la nourriture était potentiellement présente en quantité (propos qu'il reste à nuancer en sachant que les civils de Province par exemple ont connu des périodes de disette et de famine), elle était souvent moins qualitative. Il est bien connu que des ersatz étaient utilisés: la chicorée remplaçait le café, par exemple. Il en va de même pour la farine, qui achetée entière avait un moindre prix de revient. Dans la même optique, le pain arrivait au front plusieurs jours après avoir été cuit. Ainsi déshydraté, le pain rassis, semblait avoir de meilleures propriétés nutritionnelles. Dès 1915, la ration du soldat est composé de 500g de viande pour 1 litre et demi de vin rouge, boisson alcoolisée qui leur permet de "tenir" au front. A l'instar du "tabac de troupe", distribué gratuitement aux soldats.
« Aviation et aérostation françaises »: Une série d'avions sont présentés par ordre chronologique d'utilisation, toujours dans une optique progressiste pour montrer l'efficience des engins. D'autres engins aéronautiques en fonction apparaissent: un sémaphore, un hydravion, des ballons. On évoque aussi les techniques militaires de la garde l'air et l'utilité de ces engins au front.
« La bataille »: Dans cette partie on peut voir l'arrivée des soldats en bataillon au front, leur installation, le ravitaillement en munition, l'organisation et les attaques d'artillerie ainsi que des scènes de combat dans les tranchées fumantes, puis en dernier le retour au calme.
« Après la bataille »: La première partie qui concerne les blessés est introduite par une vue d'ensemble sur une tranchée, suivie d'un plan rapproché épaule de deux soldats. L'un est blessé à la main, l'autre la lui panse. On ne voit pas exactement s'il s'agit d'un soldat lambda ou d'un soldat appartenant au personnel médical présent au front pour les gestes médicaux d'urgence. Ce personnel médical n'a pas toujours été présent sur les premières lignes, au début de la guerre de position en 1914, il y a eu beaucoup de blessés au front qui n'ont pas été pris en charge tout de suite. Afin de désengorger le front, ils ont été transportés à l'arrière, puis pris en charge, aggravant ainsi les infections et les septicémies. Dans ce cas, la blessure ne nécessite peut-être pas une prise en charge plus conséquente et peut ainsi être soignée dans la tranchée. Le plan d'ensemble suivant met en scène des soldats éclopés qui sortent d'une tranchée, aidés par un autre soldat (probablement un brancardier?). Un autre plan d'ensemble montre des soldats qui portent des blessés sur leurs épaules à l'aide d'un brancard. Il s'agit très sûrement de soldats ayant des maux plus importants qui nécessitent une prise en charge plus approfondie avec du matériel adéquat au poste de secours le plus proche.
La deuxième partie concerne le poste de secours. Dans les deux premiers plans d'ensemble, on voit des soldats éclopés qui arrivent au poste de secours (symbolisé par une croix rouge) par le biais de tranchée. Les postes de secours existent aussi dès le début de la guerre. Ils sont néanmoins assez éloignés du lieu de bataille, très précaires et mal organisés. Réorganisés, ils se trouvent bientôt plus près du front, où la prise en charge se veut meilleure. Sur les images, on voit que les soldats sont accueillis un à un, examinés brièvement puis triés en fonction de la gravité de leurs blessures par deux soldats portant un brassard de la croix rouge, les brancardiers réapparaissent avec une blessé plus grave. Cette étape s'appelle le "triage". Lors de l'arrivée des blessés au poste de secours, une personne qualifiée (un médecin au début de la guerre, puis un chirurgien, plus qualifié, dès l'année 1917) s'occupe de "catégoriser" la pathologie de ce dernier. Il fera un diagnostic rapide, puis redirigera le blessé en fonction de la gravité de la blessure. Pour permettre une meilleure organisation, on apposera à partir de 1917 une "fiche d'évacuation" sur le torse du blessé, qui lui servira de "passeport" médical durant tout son acheminement. Cette fiche permet aux différents médecins et personnels médicaux d'en savoir plus sur le patient et d'éviter les erreurs de diagnostic. Les cas urgents seront pris en charge sur place, ou envoyé d'urgence vers un hôpital d'évacuation proche à l'aide de voitures. Un autre plan d'ensemble met en scène des brancardiers qui installent un brancard occupé dans une voiture servant d'ambulance. Ces véhicules permettent d'emmener les blessés dans l'hôpital d'évacuation le plus proche plus rapidement qu'avec une hippomobile (ceci est à nuancer: les voitures avaient une vitesse moyenne de 20 à 30km/h, le trajet pouvait être très douloureux pour les blessés qui sentaient les moindres secousses). Il faut aussi ajouter qu'au début de la guerre, il était prévu que chaque corps d'armée dispose de 24 véhicules, mais en réalité il n'y en avait que 70 en tout en l'an 1914. Il a fallut réquisitionner des automobiles pour arriver au chiffre de 4500 en 1918. Les marques les plus fréquentes étaient Panhard, Delahaye, Fiat, puis avec l'entrée des Etats-Unis, Ford. Comme ordre de grandeur, il est dit que le véhicule lourd Fiat pouvait transporter jusqu'à 5 blessés couchés et 8 blessés assis. La partie se termine sur un autre plan d'ensemble où la dite voiture passe dans le champ de vision. La prochaine partie a pour sujet principal l'hôpital d'évacuation. Elle est introduite par une vue panoramique sur l'ensemble des baraques composants l'hôpital d'évacuation. On remarque que leurs toits sont ornés de la croix rouge sur fond blanc (sûrement pour être vu du ciel?). L'hôpital d'évacuation aussi appelé "hôpital d'origine d'étapes" (H.O.E) est un hôpital militaire qui se trouve relativement près du front. Ils avaient trois buts précis: recueillir les soldats blessés qui ont été triés au front, opérer les soldats intransportables vers des hôpitaux dits de "l'intérieur" (des hôpitaux civils) et aussi grâce à leur proximité des lignes de chemin de fer, de préparer les évacuations par train. Ils se composaient de plusieurs tentes ou baraques solides. Le plan d'ensemble qui suit donne une vue interne de ces baraquements, des médecins reconnaissables grâce à leurs blouses blanches marchent dans l'allée principale. Des soldats sortent des baraques. Un autre plan d'ensemble met en scène des brancardiers, qui mettent en marche leur voitures pour s'en aller. On s'insert d'un cran dans l'hôpital grâce au plan d'ensemble filmé depuis le couloir central d'une de ces baraques (où l'on peut même apercevoir une plante verte!). Ces hôpitaux semblent être très propres, même si les conditions sanitaires ne devaient pas être aussi strictes que dans un vrai hôpital. On sait aussi que des plantes vertes étaient placées à l'intérieur de ces hôpitaux pour refléter la bonne hygiène de ce lieu. En ce qui concerne la configuration de la baraque, des lits sont placés de manière parallèle de part et d'autre du bâtiment. Il semblerait que ces baraques puissent pour certains contenir plusieurs centaines de lits. Un médecin et des infirmier(e)s s'affairent et s'occupent des patients. La partie se termine par un plan panoramique de l'extérieur d'une de ces baraques, où des blessés de guerre se promènent et passent le temps, au milieu des infirmières et de médecins. Cet hôpital est un lieu de passage systématique pour les soldats blessés. Les transferts dans un hôpital de l'arrière n'était pas forcément obligatoire. La majorité des hôpitaux d'évacuation disposaient de dispositifs chirurgicaux suffisants pour effectuer des extractions de balles par exemple. Les soldats étaient ainsi soignés dans ces baraques, et s'ils étaient guéri en moins de 5 semaines, ils étaient renvoyés au combat.
La partie suivante est dédiée au train sanitaire. Un train sanitaire est un train utilisé par le Service de Santé pour transférer les blessés des hôpitaux d'évacuation nécessitants plus de soins vers des hôpitaux de l'arrière. En 1914, il n'y avait que 5 trains sanitaires permanents. Des wagons ont dû être réquisitionnés et aménagés, car les premiers ne disposaient pas d'un équipement adéquat pour le transport de blessés. Les brancards étaient posés à même le sol sur de la paille (il semblerait que les trains réquisitionnés étaient initialement des trains à bestiaux). Il faut attendre 1916 pour que les trains soient réellement au point. Un plan d'ensemble et deux plans panoramiques filment l'acheminement des blessés vers ce train sanitaire, reconnaissable car marqué d'une croix rouge. Des soldats brancardiers déposent des blessés alités dans les wagons. Certains blessés plus légers peuvent y monter seuls. Des autres soldats (très certainement des chirurgiens) s'occupent de dispatcher les blessés dans des wagons différents, sûrement en fonction de leurs pathologies. On peut également voir des infirmières en blouse et en coiffe blanches. Considérées comme les "anges blancs" par les Poilus, elles étaient d'une aide indéniable au dans les hôpitaux.
La dernière séquence conclut par l'hôpital de l'intérieur. C'étaient généralement des hopitaux militaires loin du front, ou même des hôpitaux civils réquisitionnés à l'arrière, qui accueillaient des cas plus graves. Un premier plan d'ensemble nous montre l'intérieur de l'hôpital où des militaires gradés et hommes politiques (dont le maréchal Joffre?) rendent visite aux blessés alités. On peut également apercevoir des autres blessés en fauteuils roulants et du personnel médical (infirmiers/infirmières). Le dernier plan américain met en scène un patient recevant des soins de la part d'une infirmière, supervisée par un militaire. Cette séquence semble très imprégnée d'optimisme et veut sûrement montrer que l'Etat se soucie du bien-être de ses soldats, qui somme toute, se trouvent entre de bonnes mains.
Dans la dernière partie du film, on peut y découvrir le déroulement des récompenses militaires, avec des parades militaires et la remise de la croix de guerre.
Le film se termine par la réapparition du maréchal Joffre et du général Pershing, en pleine discussion.

Notes complémentaires

Fiche réalisée par Madeline Hammer

Références et documents externes

  • « D », Dictionnaire du cinéma français des années vingt. 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze", n°33, 2001. Consulté en ligne. URL : http://journals.openedition.org/1895/90. *DEBUE-BARAZER, Christine/ PERROLAT, Sébastien: "1914-18: guerre, chirurgie, image. Le Service de Santé et ses représentations dans la société militaire". Société et représentations, n°25, 2008. *DUBOSCLARD, Alain: "Le cinéma, passeur culturel, agent d'influence de la diplomatie française aux Etats-Unis dans l'entre-deux-guerre". 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze, n°42, 2004. Consulté en ligne. URL : http://1895.revues.org/279 . *LANGUINAY, Erik: "Consommation et ravitaillement en France durant la Première Guerre Mondiale (1914-1920)". Dans: CHATRIOT, Alain/ CHESSEL, Marie-Emmanuelle/ HILTON, Matthew: Au nom du consommateur: consommation et politique en Europe et aux Etats-Unis au XXe siècle. Paris, La Découverte, 2004. *MORILLON, Marc/FALABREGUES, Jean-François: Le Service de Santé 1914-1918. Editions Bernard Giovanangeli, 2014. *VERAY, Laurent: "Réflexions sur les usages des images d'archives de la Grande Guerre dans les documentaires télévisuels actuels". 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze, n°64, 2011. Consulté en ligne. URL : http://1895.revues.org/4372.

Contributeurs

  1. LANGUINAY, Erik: "Consommation et ravitaillement en France durant la Première Guerre Mondiale (1914-1920)". Dans: CHATRIOT, Alain/ CHESSEL, Marie-Emmanuelle/ HILTON, Matthew: Au nom du consommateur: consommation et politique en Europe et aux Etats-Unis au XXe siècle. Paris, La Découverte, 2004. p. 36