La lutte contre les gaz asphyxiants (1916)

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La lutte contre les gaz asphyxiants


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Title La lutte contre les gaz asphyxiants
Year of production 1916
Country of production France
Director(s)
Scientific advisor(s)
Duration 6.46
".46" ne peut pas être attribué à un type de déclaration de numéro avec une valeur de 6.
minutes
Format Muet - Noir et blanc -
Original language(s) French
Archive holder(s) ECPAD
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Main credits

(français)

Contents

Theme

(français)
Les gaz asphyxiants envoyés par les allemands pendant la Première Guerre Mondiale et les solutions en France.

Main genre

Documentaire

Abstract

(français)
Ce film dresse d'un côté l'inventaire des premières armes chimiques utilisées par les Allemands pendant la Première Guerre Mondiale, de l'autre les différentes protections envisagées par les Français au fil du temps.

Context

(français)
Suite à la première utilisation de gaz de combat par les Allemands à Ypres le 22 avril 1915, la guerre de position prend un nouveau tournant: celui de la "Guerre des gaz". Cette offensive inattendue de la part des Allemands, qui, avec ce geste, brisaient les principes de la convention de La Haye de 1899 prohibant l'utilisation militaire de matériel chimique, provoqua un sentiment de surprise et d'horreur du côté des pays alliés. Les armes chimiques symboles d'une révolution technique devaient être un moyen de reconquérir le mouvement. Mais il n'en n'était rien. C'est ainsi que différents organismes ont été mis en place pour trouver des moyens de protections efficaces en cas d'attaque chimique mais aussi pour développer leur propre armement chimique.
A la fin du XIXe siècle, la chimie prend une place importante dans le développement économique des pays industrialisés. Lors de la Grande Guerre, les deux belligérants voient en ces nouvelles connaissances un moyen nouveau de combattre plus efficace mais aussi qui engendre un plus grand effet de surprise lors des premières attaques. Les première armes chimiques utilisées par les Allemands à Ypres se présentaient sous forme de bouteilles de chlore. Le gaz était diffusé par un cylindre pressurisé qui était placé dans les tranchées de telle sorte que le vent emmène le gaz jusque dans les tranchées adverses. Les soldats alliés des premières lignes ont été surpris par cette offensive qui impactait lourdement les voies respiratoires et engendrait dans certains cas la mort. Le premier réflexe du côté allié était de créer des protections efficaces en cas d'attaque chimique, ce qui imposait la création de nouvelles armes plus efficaces et plus toxiques du côté ennemi. Néanmoins, les Alliés ont également utilisé ce type d'armement, les deux plus grandes usines de chlore britanniques ont notamment été réquisitionnées pour le front. On a ensuite vu apparaître les obus chimiques renfermant des substances chimiques autre que du chlore (K-Stoff, T-Stoff). Mais le plus connu des gaz reste le "gaz moutarde" aussi appelé "ypérite" qui a été utilisé en juillet 1917 par les Allemands. Ce gaz, qui restait assez discret de par son unique odeur rappelant la moutarde, n'attaquait pas seulement les voies respiratoires mais aussi la peau et les muqueuses. Il avait également l'avantage de rendre les terrains impraticable pendant plusieurs mois. Même si la quantité de substances chimiques utilisée par les deux camps augmentait de manière exponentielle au fil des années de la guerre (3 600t en 1915, 59 000t en 1918), ils ne blessaient plus qu'ils ne tuaient. L'arme chimique est aussi à placer au second plan dans l'artillerie des deux belligérants. Au début on désirait briser le front ennemi pour retrouver une guerre de mouvement alors qu'au final, cet armement a été utilisé à des fins d'usure et de harcèlement.
L'autre grand domaine révolutionnaire de la Grande Guerre qu'on se doit d'évoquer est l'utilisation du cinéma à but propagandiste. Le cinéma qui trouve son origine une vingtaine d'années plus tôt dans les films des Frères Lumière, relève d'un très grand potentiel commercial que les autres frères prodiges du milieu, les frères Pathé, ont su remarquer dès 1906. Le Section Cinématographique de l'Armée française (SCA) est créée dès l'année 1915, après la demande des sociétés Pathé et Gaumont pour filmer des images du front. Le but premier de ces images était de "rassembler des documents d'archives concernant les opérations militaires" mais aussi de "rassembler des images de propagande française pour montrer la bonne tenue des troupes, leur entrain et leurs actions héroïques". Ces films une fois montés et assemblés à l'aide de cartons descriptifs étaient souvent retransmis aux civils dans les "Annales de la guerre", sortes de petits films informatifs.

Structuring elements of the film

  • Reporting images  : Yes.
  • Studio pictures  : No.
  • Archive footage  : No.
  • Animation sequences  : No.
  • Inter-titles  : Yes.
  • Animator  : No.
  • Voice over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the movie direct the spectator's view?

(français)
Le film, mêlant plans panoramiques et plans fixes, vise à faire d'une part l'inventaire des différentes armes chimiques utilisées par les Allemands. Ces armes sont présentées en plans fixes et leur nature est introduite par des cartons. La seconde "partie" du film dresse également la liste des différents moyens de protections utilisés au fil du temps par les Français ainsi que la formation des soldats et des populations civiles à l'utilisation de ces moyens.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La santé et la médecine ne sont pas directement présentés dans ce film. On comprend néanmoins que les armes chimiques restent un fléau pour l'homme et qu'il doit protéger ses voies respiratoires ainsi que ses yeux afin de ne pas souffrir des lésions que ces gaz peuvent apporter. On perçoit aussi la volonté de montrer les progrès en matière de protection et une politique de santé commune aux soldats mais aussi aux civils.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Cet extrait a éventuellement pu être diffusé aux soldats français dans le cadre du "cinéma aux poilus" qui a vu le jour dès 1915 afin de divertir les soldats mais surtout de renforcer le sentiment patriotique des troupes.

Communications and events associated with the movie

(français)

Audience

(français)
On peut supposer que le film a été filmé à des fins de propagande et d’information. Les destinataires pourraient d’un côté être des civils français mais aussi des ennemis allemands. Dans le premier cas il pourrait informer les populations sur les horreurs commises par les allemands et pourrait faire naître des sentiments de haine envers l’ennemi, tout en valorisant son propre pays qui se soucie de la santé de ces soldats/civils. Dans le second cas, il pourrait faire transparaître les avancées techniques des français et ainsi montrer les capacités françaises en terme de protection.

Local, national, or international audience

National

Free-form description

(français)
Générique principal: "La lutte contre les gaz asphyxiants. Des laboratoires d'études sont installés dans les différents centre d'armée pour rechercher les moyens propres à lutter contre les gaz asphyxiants".Les laboratoires d'études mentionnés ci-dessus font sûrement référence aux "Commissions de protection" créées dans le cadre de la Direction du Matériel Chimique de Guerre''Plan panoramique dans un laboratoire mettant en scène deux hommes, l'un en blouse blanche et képi montre un masque de protection à l'autre homme en tenue militaire. Ce plan donne une vue d'ensemble sur l'organisation spatiale du laboratoire, ainsi que la multitude d'obus présente sur les paillasses du laboratoire.
Carton: "Les différents engins dont les allemands au mépris de toutes les conventions internationales, se servent pour asphyxier les soldats"Grâce à ce carton, on voit nettement la position de victime que les français veulent faire transparaître. Il est vrai que les allemands ont été les instigateurs de la guerre de gaz lors de l'attaque d'Ypres le 22 avril 1915, qui provoqua la surprise et l'indignation du côté allié. Néanmoins, les français avaient déjà pratiqué des essais dès le début de la guerre. Une notice concernant des engins suffocants et publiés sous le ressort du ministère de la guerre daté du 21 février 1915 vient justifier ces propos.
Plan d'ensemble montrant les deux hommes discutant devant l'étalage d'obus dans le laboratoire.
Plusieurs cartons et plans fixe permettant de montrer les différentes armes chimiques utilisées par les allemands ainsi que leur évolution technique au fil du temps.
Carton: "Instructions du soldat pour l'utilisation des masques"Plan panoramique mettant en scène les soldats disposés en rang devant une baraque en train d'enfiler des masques de protection. La caméra suit le mouvement d'un militaire qui semble avoir une plus haute importance. La caméra reste immobile pour se concentrer sur un groupe qui eux aussi enfilent des masquent en discutant.
Carton: "La guerre telle que les allemands la font. Emission de nuage de gaz asphyxiant"Plan panoramique d'un champ de bataille désert, on peut observer de la fumée qui provient des obus chimiques. Plan d'ensemble de soldats en ligne portant des masques à gaz.
Carton:"Différents types de masques"Plans rapprochés épaule mettant en scène un homme vêtu d'un habit militaire en train d'essayer les différentes protections utilisées pour contrer ces attaques depuis le début de cette guerre (coton, masques, lunettes, masque à gaz).
Carton: "Dans les villages proches du front, la population civile est également entraînée à l'usage des masques"Plan d'ensemble mettant en scène des enfants à qui des soeurs enfilent des lunettes et masques de protections.
Carton de fin représentant le logo de la Section cinématographique de l’armée française

Notes complémentaires

(français)
Fiche réalisée par Madeline HAMMER

Références et documents externes

(français)
*CHALLEAT, Violaine : « Le cinéma au service de la défense, 1915-2008 », Revue historique des armées [En ligne], 252*LA GUERRE DES GAZ, 1915-1918, VUE À TRAVERS LES ARCHIVES DE L’ECPAD*LEPICK, Olivier: "Les armes chimiques". Dans: AUDOIN-ROUZEAU, Stéphane/ BECKER, Jean-Jacques (dir.): Encyclopédie de la Grande Guerre, 1914-1918. Bayard, 2004. pp


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