L'hôpital au XIXè siècle (1969)

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L'hôpital au XIXè siècle


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Title L'hôpital au XIXè siècle
Series Mieux voir
Year of production 1969
Country of production
Director(s) Patrice Gauthier
Scientific advisor(s)
Duration 18 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Original language(s) French
Commissioning body CNDP
Archive holder(s) CNDP

Main credits

(français)

Content

Medical themes

Theme

(français)
L'évolution des structures hospitalières au XIXe siècle : la modernisation des hôpitaux, le respect des règles d'hygiène, les progrès de la médecine (Laennec, Pasteur, Pinel...).

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Informatif, « L'Hopital au XIXè siècle » propose une histoire d'un siècle d'évolution de la médecine, construite essentiellement sur des images d'archive.

Context

(français)
hôpital
Le film se situe dix ans après la grande réforme hospitalière de 1958, initiée par Robert Debré, avec la modernisation structurelle du système et la création des C.H.U. qui combinent le soin, l'enseignement et la recherche. télévision scolaire
En 1969, le taux d'écoute de la télévision scolaire est de 2 à 6%. En 1973, 1/3 des écoles bénéficient d'un téléviseur solaire. - revue "Education - Formation" n° e- 289 - déc. 2008)

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Les matériaux utilisés pour la construction du film sont : des peintures, dessins, gravures, caricatures, sculptures de l'époque, une maquette. Tous ont une visée didactique : illustrer de la façon la plus précise possible un fait passé. La caméra filme donc ou des plans fixes, ou des images fixes (zooms ou panoramiques), ce qui donne au film un rythme assez contemplatif. La voix off est prépondérante puisqu'elle est le seul vecteur de langage et les plans sont longs, ce qui permet la résonance des termes qu'elle emploie. On laisse au téléspectateur le temps d'observer et d'assimiler.La musique (religieuse lyrique) très ponctuelle renforce encore l'aspect pénétrant du contenu du film.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Le sujet est présenté chronologiquement. Conjointement, sont traités les progrès de la médecine et des structures hospitalières du début du XIXe siècle jusqu'à sa fin (structures, soins, traitements). La priorité du film est de faire du progrès le fil conducteur de l'histoire médicale, avec ses innovations (stéthoscope, radiographie) et ses figures (Jenner, Laennec, Pasteur, Pinel).

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Télévision scolaire

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Tout public

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Introduction : BANDE SON OUT-Sur gravures et caricatures : on entre en forme, on en sort malade.
L'hôpital, un lieu d'enfermement puis d'accueil des indigents
L'hôpital au début du XIXè siècle : un lieu où sont enfermés les indigents et les fous.Cours de la Salpêtrière : panoramique de la façade, coursive, salle voutée.Gravures : lieux, docteurs, malades au réfectoire, abandon d'enfant. Gravures et caricatures des soins des malades par les religieuses. Plan rapproché d'une officine : sur une étagère, des pots de pharmacologie anciens, puis plan d'un pilon. PR sur les pots.Gravure : brancardiers pendant la guerre et soins dans l'armée.Peintures en plafonnier de médecins célèbres.Sculpture d'un groupe soignant illustrant le manque d'hygiène du chirurgien.
Vers le progrès
L'hôpital s'améliore : les soins sont plus précis, plus spécifiques : gravures montrant des médecins entourés d'internes. Hommage est rendu au Docteur Pinel : statue "au Dr Pinel". Amélioration du traitements des malades : de victimes ils deviennent patients. Les religieuses sont remplacées par un personnel soignant. Gros plan sur un traité d'auscultation.Les débuts de la vaccination : gravures de Pasteur ainsi que des photos.Panoramique de la façade hôpital Hôtel Dieu (fenêtres).Amélioration des médicaments : panoramique d'une étagère contenant des pots de pharmacologie. Modernisation des anciennes structures et construction des nouvelles : plan des travaux de restauration de façades.
Conclusion : images des ponts, gravures de Paris, plan de Notre Dame, panoramique de l'Hôtel Dieu, plan de sa cour, images de la fin du XIXème de l'hôpital et peintures.
Une mise en scène téléologique
"Hôpital au XIXe siècle" est construit comme une apologie du progrès en médecine. C'est depuis la perspective des apports récents qu'est décrit le contexte du XIXe siècle. Insister sur l'emploi des saignées et des lavements au moyen du clystère renvoie davantage à la médecine moliéresque du XVIIe siècle. A noter que des images similaires sont mobilisées pour des propos opposés. Les mêmes bocaux d'une officine illustrent tantôt l'impuissance thérapeutique du premier XIXe siècle ("innombrables, ils guérissent peu de malades"), tantôt les avancées radicales dans la mise au point des médicaments qui caractérisent le second.
Le film construit une héroïsation de certaines figures de l'histoire de la médecine associées aux avancées importantes du XIXe siècle. Après l'évocation de François Broussais (1772-1838), dépeint comme un théoricien obscurantiste, voire un charlatan, succède celle de Pinel qui a "délivré les aliénés d leurs chaînes". Le film montre alors un groupe statuaire vu en contreplongée qui le représente flanqué d'une femme gisant à ses pieds. Il tient dans sa main le maillon d'une chaîne brisée qui entravait celle-ci. Plus loin, c'est Pasteur, montré par le tableau d'Albert Edelfelt, promoteur des pratiques d'hygiène dans l'activité hospitalière.
La musique et le découpage secondent le propos. Après de longs plans fouillant une cour sombre d'hôpital, rasant les croisées noires de sa façade, découvrant par un travelling les ondes sombres de la Seine qui borde le premier Hôtel-Dieu, le découpage se densifie dans le dernier tiers du film pour évoquer par des plans rapides la succession d'innovations bénéfiques dont bénéficie le système hospitalier, de même que la musique évolue, le chant de la cantatrice s'épanouissant sur des accords clairs. Les gravures satiriques, en particulier celles de Daumier, n'habitent plus cette ultime séquence, mais des tableaux réalistes montrant des bébés portées par des mères confiantes au moment où il s'agit d'évoquer la mise en place du service des nourrissons, ou des photographies d'appareils radiographiques qui annoncent la technologisation des équipements.

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : France Garat, Joël Danet