Dyslexie, dyspraxie, ces mystérieux troubles de l'apprentissage
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Sommaire
Générique principal
Générique de début
« Une émission proposée par Fred Courant, Jamy Gourmaud, Bernard Gonner »
« Une coproduction France Télévisions, Multimédia France Productions, France télévisions Distribution »
« Réalisation Lorraine Subra-Moreau, Une émission Préparée par Marianne Cramer »
Générique de fin
“Une émission présentée par Frédéric COURANT, Jamy GOURMAUD / Rédacteurs en chef Frédéric COURANT, Bruno BUCHER / Chef d’édition Emmanuel PERNOUD / Journaliste Marianne CRAMER / Documentaliste Laurence LEBOV / Voix Valérie Guerlain / Images Thomas BONNE, Richard CLOUE, Thierry FESSARD, André LAFFONT / Son Jean-Christaghe DIRARD / Lumière Stéphane PRUVOT / Maquillage Aurélie PAYEN / Maquettes David MAHE / Accessoires Patrick MOULIN Quentin MOLLIN / Conception artistique MAGASIN N, Juliette NIORÉ, Stéphane JOBERT / Montage Louis GOLDSCHMIDT, Carole CHEVALLEREAU / Infographie VNBC, Olivier BARNOIN / Etalonnage Alexandre GUILLORIT / Habillage MAGASIN N / Directrice de production Elsa MOKRANI / Assistants de production Aude BRISSET, Benoit CANON / Fred et Jamy sont habillés par Timberland, Unity ”
Images d'archives tous droits réservés
"Imagerie Cerveau en 3D-
© XD Productions
"Mouvements oculaires durant la lecture*
© Jacques Chartier, INSERM
Dr Sabine Delfort-Dhellemmes, CHRU Lille
Mitrovision 2011
Remerciements
Quentin Delblouwe
Vincent, Manon et Julie Mousseau
Chloe Surin
Denis Lebihan, Ghistaine Dehaene, Caroline Huron Karla Monzalvo, Yann Gorin, Denis Fournier Lionel Allirol, Régine Trebossen, Coline Verneau Stanislas Dehaene - CEA / NEUROSPIN
Alain Pouhet, Catherine Billard, Marie Launay Corine Richard, Valérie Perrin, Odile
Nicolas Thouvenel
Association FFDys. Apeda - France Claudie Soubieux, Pascale Mary et les enfants - Centre Scolaire de la Feuillarde de Gif sur Yvette Sylvie Sasson, Audrey Tousaint, Elise Martin Stéphanie Leroux, Olivia Daniel, Louis Damecour Alexandre Guion - et toute l'équipe du CERENE Et aussi Baptiste, Doriane, Nahel, Naim, Martin, Franck Beverly, David, Léo, Paul, Nathan, Victor, Alexandre
Café - La Maison
Mairie de Paris
Cité des sciences et de l'Industrie, un lieu Universcience, Architecte, Adrien FAINSILBER
“Réalisation Lorraine SUBRA-MOREAU / Produit par Philippe MOLINS / Une coproduction / France Télévisions Multimédia France Productions France Télévisions Distribution / M.F.P Martin AJDARI Sylvie FAIDERBE / Avec la participation du CNC / Attachée de presse Ines CHAPARD / Unité Magazines France 3 Muriel ROSE William CHIFLET Fabienne BOREL Thibault ROMAIN / Administrateur de production Franck KHAKFA / assisté de Fatima ZANDOUCHE”
© France Télévisions - F.T.D.
M.F.P - 2011
Contenus
Thèmes médicaux
- Système nerveux. Organes des sens
- Pharmacologie. Thérapeutique. Toxicologie
- Physiothérapie. Radiothérapie. Autres traitements thérapeutiques non médicamenteux
- Aspects divers de la maladie, du patient et de l'intervention médicale
- Personnes et caractéristiques personnelles en pathologie. Caractéristiques du patient
- Complications. Conséquences. Répercussions. Coexistence. Corrélation. Maladies antérieures. État de santé antérieur. Antagonisme entre deux maladies
- Séméiologie générale. Symptomatologie. Signes et symptômes. Examens. Diagnostic. Propédeutique
- Neurologie. Neuropathologie. Système nerveux
Sujet
Ce documentaire tout public présente différents "troubles dys", en particulier la dyslexie et la dyspraxie. Il explique leurs origines et présente des approches pédagogiques et de remédiation qui permettent aux enfants qui présentent ces troubles de contourner leur handicap.
Genre dominant
Résumé
L'émission de télévision "Dyslexie, dyspraxie, ces mystérieux troubles de l'apprentissage" nous plonge dans le quotidien d'enfants et d'adolescents confrontés à ces troubles. À travers leurs témoignages et ceux de leurs proches, on découvre les défis qu'ils rencontrent, notamment à l'école, et l'impact que ces troubles peuvent avoir sur leur vie de tous les jours et sur leurs apprentissages.
Ce documentaire aide aussi à mieux comprendre ce qui se passe dans le cerveau de ces enfants et pourquoi certaines tâches, qui paraissent simples pour d’autres, sont compliquées pour eux. Il met en avant différentes solutions pour les accompagner, comme l'orthophonie ou des approches pédagogiques adaptées.
Enfin, l'émission montre que, malgré les difficultés, ces enfants peuvent progresser et réussir s'ils acceptent leurs difficultés et qu'on leur donne les bons outils pour les contourner.
Contexte
Les troubles "dys", fait de société et sujet audiovisuel :
Des reportages (notamment dans les journaux télévisés) et des émissions de télévision sont consacrés à la dyslexie au moins depuis le début des années 1960.
Un exemple : Dyslexie, le mal des mots, documentaire de Jean Vercoutère 2004, Mosaïque Films, 2004. Diffusion sur France 5 les 3 et 10 mars 2005. "Élève de CE2, Dylan éprouve de très grosses difficultés à lire et à écrire. Or, c'est un garçon intelligent. Le corps médical suspecte un trouble d'origine neurologique. Son nom ? La dyslexie.
La dysphasie apparaît à la télévision au début des années 1990, d'abord à l'occasion d'un congrès sur la dysphasie qui a eu lieu à Chartres en 1992.
"
Bibliographie
En 2012, année de diffusion de cet épisode de C'est pas sorcier parait Le don de dyslexie de Ronald D. Davis et Eldon M. Braun (Desclée de Brouwer). Ronald D. Davis, ancien dyslexique, y raconte qu'il a découvert que l’on pouvait inverser le processus et prendre le contre-pied de ce handicap pour le transformer en moteur de réussite.
La Fédération Française des Dys
Créée en 1998 sous le nom de Fédération française des troubles spécifiques du langage et des apprentissages. Elle prend son nom actuel (acronyme : FfDys) en mai 2009. Une journée nationale des troubles dys (JNDys) est créée en 2007. C'est une forme de reconnaissance de ces troubles qui touchent 6 à 8 % des personnes.
Écoles CERENE
Hervé Glasel, neuropsychologue, a créé le Cerene en 2008 et ouvert sa première école en septembre 2010. Dans toutes les écoles CERENE (écoles privées hors contrat), les enseignants sont des professionnels de la pédagogie aux parcours variés et qui ont tous bénéficié d’une formation interne sur la connaissance et la compréhension des troubles des apprentissages et leurs impacts scolaires, les outils de contournement, l’individualisation pédagogique et la gestion de classe. Dans un environnement bienveillant et des classes à effectif réduit (12 élèves en primaire, 15 en collège), les écoles CERENE garantissent un rythme conçu pour s’adapter aux besoins spécifiques d’enfants présentant des troubles des apprentissages (dyslexie, dyspraxie, etc.), quelles qu’en soient la diversité, la sévérité et l’intrication. Chaque classe dispose d’une salle de cours attitrée. Chaque cours est calibré sur une durée de 1h15 et intègre des rituels d’ouverture et clôture de séquence, la prise en main des outils de compensation, des temps d’utilisation de fiches méthode, de mise à la tâche et d’étayage selon les besoins.
Lorsque l'émission est diffusée, la première école CERENE et première école consacrée aux enfants DYS à Paris a à peine deux ans. Le premier livre d'Hervé Glasel est sur le point d'être publié (2013).
En 2026, il existe 8 école CERENE en France (Paris, Lyon, Rueil-Malmaison, Marseille, Lille, Toulouse).
On remarquera que le site internet de CERENE indique comme membre de son "groupe de réflexion", outre Hervé Glasel et deux autres personnes, Guislaine Dehaene-Lambertz, directrice de recherche au CNRS et responsable de l'équipe de neuroimagerie du développement dans l'unité INSERM U562 situé au NeuroSpin au centre CEA de Saclay. On peut y voir une explication du choix de NeuroSpin comme décor pour les interventions de Jamy Gourmaud.
Éléments structurants du film
- Images de reportage : Oui.
- Images en plateau : Oui.
- Images d'archives : Oui.
- Séquences d'animation : Oui.
- Cartons : Oui.
- Animateur : Oui.
- Voix off : Oui.
- Interview : Oui.
- Musique et bruitages : Oui.
- Images communes avec d'autres films : Non.
Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?
Comme son titre l'indique, cette émission sélectionne deux "troubles dys" parmi la gamme de difficultés de ce type : la dyslexie et la dyspraxie. Les autres troubles (dysphasie, dyscalculie, dysorthographie et dysgraphie) sont évoquées très brièvement.
Une grande place est donnée aux enfants atteints de ces troubles, et dans une moindre mesure, leurs parents. L'approche de Frédéric Courant est la bienveillance. Son reportage alterne avec des explications scientifiques de Jamy Gourmaud. Le contenu scientifique théorique apporté par Jamy est rendu plus concret par des incrustations animées qui rappellent les maquettes du camion C'est pas sorcier lors des premiers épisodes de l'émission. L'émission donne une part très importante à cette école privée hors contrat qui a moins de 2 ans au moment du tournage de l'émission, la possibilité d'une intégration en école publique ordinaire n'étant évoquée que très brièvement.
A noter que le logo de C'est pas sorcier apparaît sur le site de l'école qui comprend aussi une page consacrée à l'émission .
L'impact des troubles dys sur la vie quotidienne est montré de façon très concrète, notamment dans le cas de la fillette dyspraxique. Néanmoins, l'émission termine sur une note optimiste et tournée vers l'avenir avec l'interview d'une jeune femme dyslexique bien insérée dans le monde professionnel grâce à la compréhension de son employeur.
Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?
La technologie médicale (en l’occurrence l'image à résonance magnétique nucléaire) est présentée comme un outil permettant d'affiner la compréhension de l'expérience des enfants porteurs de troubles dys. l'émission établit que ces difficultés ne peuvent pas être "soignées" mais il est possible d'y remédier par l'acceptation du handicap, une pédagogie adaptée et une prise en charge paramédicale (orthophonie, ergothérapie) pour trouver des stratégies de contournement des difficultés.
Diffusion et réception
Où le film est-il projeté ?
Diffusion le dimanche 24 juin 2012, à 10h50.
Communications et événements associés au film
La Fédération Française des DYS a annoncé l'émission et en a fait un résumé détaillé sur une page particulière de son site internet. Elle y a également placé un lien vers l'émission mise en ligne sur la plateforme DailyMotion qui fonctionne toujours au moment de la rédaction de cette fiche. (Consulté le 1er mars 2026.)
Public
Tout public.
Audience
Descriptif libre
Introduction
Présentation du sujet de l'émission
Plans représentant sur les enfants de différents âges autour desquels l'émission est construite. Les plans sont très rapprochés et présentent les enfants dans un cadre scolaire, c'est-à-dire en train de jouer dans la cour de récréation ou d'écrire dans la classe. Fred Courant est présent sur certains de ces plans, il discute avec les enfants. La voix off ("la p'tite voix" dans la série C'est pas sorcier) intervient : "Pour eux, lire, écrire, compter, coordonner leurs gestes ou s'exprimer clairement n'est pas chose facile. Ce sont les enfants atteints de ces handicaps invisibles que l'on appelle les "troubles dys." plan sur un panneau bleu : "CEA – NeuroSpin – Direction des sciences du vivant". Il s'agit d'une grande infrastructure de recherche visant à innover dans le domaine de l'imagerie cérébrale située à Paris-Saclay. Jamy pousse un grand coffre à roulettes portant l'inscription C'est pas sorcier ; il s'installe au NeuroSpin pour le temps de l'émission. (00:24)
Générique de début
Une image animée du camion de C'est pas sorcier roule dans un paysage montagneux puis dans un pont couvert. Trois grands coffres roulent jusqu'à Jamy Gourmaud. Un écran apparaît sur l'un des coffres. Jamy le touche pour le mettre en marche. Fred apparait, souriant et l'air dynamique, fidèle à l’esprit chaleureux de l’émission. La "p'tite voix" annonce ensuite le premier chapitre, "Des mots sur les maux", dont l'objectif est d'expliquer ce que sont les troubles "dys".
(01:03)
1. Des mots sur les maux
Immersion dans une école spécialisée pour les élèves DYS. Fred se dirige vers l'entrée d'un bâtiment qui porte la plaque : "ECOLE DU CERENE - LA JOIE D'APPRENDRE". Des enfants enlèvent leur veste dans un couloir étroit puis entrent dans une classe. En voix off, une enseignante explique qu'ils ont 5 collégiens et 9 enfants en primaire. Fred est assis sur un coin de table, à l'entrée de la classe. Un jeune garçon souriant vient lui dire bonjour. Fred lui serre la main. Le court dialogue qui suit permet au spectateur de se rendre compte des difficultés de l'enfant que l'enseignante explicite : "Baptiste souffre d'une dysphasie expressive. Ça veut dire qu'il comprend tout ce qu'on lui dit, il entend très bien mais il a des problèmes pour s'exprimer avec aisance. [...] Par contre, il cherche toujours à entrer en contact avec les gens et [...], il est impressionnant en calcul mental." Baptiste et Fred vont prendre chacun un ordinateur dans une armoire puis entrent dans la classe. Quelques gros plans sur des enfants dans la classe.
Fred s'accroupit près de la table d'une fillette nommée Doriane qui a 10 ans. Il discute avec elle, ce qui lui permet de constater qu'elle n'a aucune difficulté pour s'exprimer. En revanche, elle lui explique qu'elle est dyslexique : "On n'arrive pas bien à lire et à écrire." Fred lui demande une petite démonstration de sa lecture. Elle prend son agenda pour lire une consigne concernant les devoirs mais bute sur une phrase qu'elle a écrite et où il manque manifestement un mot. En arrière-plan, l'enseignante passe d'un élève à l'autre. Fred va voir un autre élève qui essaie de copier une figure géométrique. Il explique à Fred qu'il a une /disprasi/ (dyspraxie), c'est-à-dire qu'il a "des difficultés dans l'espace et dans les centimètres". Fred reformule : "Tu as des problèmes de coordination de gestes et de mouvements." Gros plan sur Fred, face caméra, qui s'adresse directement à Jamy : "Nous sommes dans une école spécialisée qui accueille des enfants qui souffrent de dysphasie, de dyspraxie, de dyslexie. Ces handicaps peuvent être plus ou moins graves. En tout cas, on les regroupe tous sous le nom de "troubles dys".
Plan d’ensemble dans l'un des halls du bâtiment du NeuroSpin où un studio improvisé a été installé pour Jamy : à gauche, une maquette d'Iseult, l'IRM doté d'un super aimant qui est hébergé au NeuroSpin (mais dont il ne sera jamais question dans l'émission), au centre, l'un des coffres ouvert de Jamy sur lequel sont posés un écran et des maquettes de cerveau, à droite un écran sur lequel est projeté l'image d'un cerveau dont les différentes aires sont colorées. Jamy, rebondissant sur le dernier mot prononcé par Fred, commence son explication : "Dys. D-Y-S. Une contraction de dysfonctionnement. Des dysfonctionnements qui surviennent dans le cerveau." Une vidéo symbolisant des neurones est diffusée sur l'écran placé à la gauche de Jamy. Celui-ci rappelle que tous nos faits et gestes partent du cerveau, non seulement les mouvements mais aussi la parole, l'écoute, le dessin et l'écriture. Il explique ensuite la division du cerveau en différentes aires à l'aide d'une maquette de cerveau en relief collée sur une silhouette de tête en carton. Cependant, il remplace le mot aire (peut-être considéré comme trop spécialisé pour le grand public) par le mot zone : la zone frontale gère l'attention, la motivation et la planification des gestes ; la zone située à l'arrière (Jamy ne prononce pas le mot occipitale) est consacrée à la vision. Les aires sont matérialisées par des couleurs sur la maquette : une petite zone "juste en dessous" de la zone de la vision sert à reconnaître les paysages, les visages, les objets et les lettres ; la zone des chiffres et du calcul se trouve au-dessus. Les zones respectivement consacrées au mouvement et au toucher sont localisées dans la partie supérieure du cortex. Des taches de couleur correspondant à l'odorat, au goût, à l'audition, à la compréhension du langage oral et à l'articulation apparaissent sur la maquette.
Jamy définit un trouble dys comme un dysfonctionnement survenant "à un endroit dans une zone du du cerveau", puis explique très brièvement ce que sont une dysphasie réceptive et une dyscalculie en les associant aux zones colorées de la maquette de cerveau placée en surimpression à sa droite. Cette localisation très précise de certaines compétences permet au téléspectateur de comprendre pourquoi certains enfants présentent des troubles isolés (atteinte de la compréhension orale sans atteinte du calcul par exemple). Jamy rappelle qu'un enfant atteint d'un trouble dys possède une intelligence normale. Le plan s'élargit pour montrer de nouveau la profondeur du hall où est installé son studio/laboratoire improvisé. (05:25)
Rencontre avec Hervé Glasel, neuropsychologue, directeur de l’école du CERENE
Dans un bureau. Au premier plan, on voit une table sur laquelle sont posées trois livres de neurologie dont Netter's Neurology et un autre ouvrage intitulé Clinical Neuropsychology (le nom de l'auteur est invisible). Derrière les livres, sur la gauche, se trouve un jeu de réflexion : la tour de Hanoï (conçue par le mathématicien français Édouard Lucas). Celle-ci est utilisée comme test cognitif, notamment par des neuropsychologues. Il s’agit d’une planche rectangulaire horizontale avec trois piquets alignés sur la longueur. Cinq disques, de diamètre et de couleurs différentes (dégradé de bleu), sont insérés sur le piquet de gauche. Dans le fond encore flou pour le moment, Fred est assis à un bureau en face à un homme. Au vu de sa posture, on le sent attentif aux dires de son interlocuteur pour l’instant anonyme. Entretien de Fred avec Hervé Glasel, directeur de l’école de CERENE qui accueille des enfants dys, et neuropsychologue. M. Glasel explique que les troubles dys sont une situation courante et qu'ils sont responsables de la moitié des échecs scolaires. Les enfants concernés sont en grande souffrance et considérés comme rêveurs et pas intéressés dans les écoles "traditionnelles". Ce terme suggère une information que l'émission ne donne jamais : l'école du CERENE est une école privée hors contrat. Grâce à la recherche, ajoute M. Glasel, on possède désormais "des outils qui nous permettent de mettre au jour à la fois les compétences et aussi leurs fragilités". (06:13)
Hervé Glasel explique ensuite que les tests pour faire un diagnostic de dyspraxie ou de dyslexie peuvent durer entre 6h et 9h, mais que les exercices sont présentés de manière ludique à l'enfant. Ces tests approfondis sont nécessaires pour pouvoir un diagnostic précis et mettre en place des stratégies de remédiation. Plan sur le livre Neuropsychologie et troubles des apprentissages de Michèle Mazeau : médecin de rééducation, neuropsychologue infantile et membre, elle collabore avec Hervé Glasel au sein du Groupe de réflexion des écoles CERENE). Comme les livres de neuropsychologie américains posés sur une table dans la séquence précédente, cet ouvrage scientifique vient appuyer et donner du crédit à la démarche d'Hervé Glaser et de son école. (06:43)
2. La dyslexie, le cerveau en toutes lettres
Transition avec l'insertion du titre du chapitre suivant, "La dyslexie, le cerveau en toutes lettres” sur un fond constitué d'un traveling sur les feuilles et les branches d’un arbre. Très gros plan rapide sur le visage constellé de taches de rousseur d'un jeune adolescent. La "p'tite voix" nous présente Quentin, 12 ans et demi, dyslexique. Elle précise que la dyslexie est le trouble dys le plus répandu et qu'elle toucherait entre 6 et 8 % des jeunes enfants.
Fred arrive vers l’enfant et lui serre la main, c’est lui qui vient à sa rencontre, représentant les spectateurs. La séquence se déroule en plein air, dans un parc. Fred et Quentin s'assoient sur un banc pour une petite conversation informelle. Le jeune garçon explique qu'il a du mal à lire, à écrire et à comprendre et qu'il a présenté un "recul" dès qu'il a commencé à parler. Il a actuellement deux séances d'orthophonie par semaine. Fred lui demande s’il peut l'accompagner à son rendez-vous chez l’orthophoniste, avec les caméras, ce que Quentin accepte. Plan sur Fred et Quentin qui se dirigent vers un bâtiment. Quentin explique que pour certaines personnes, la lecture n'est pas automatique et qu'il ne leur suffit pas de poser les yeux sur des mots écrits pour réussir à les lire. (07:48)
Jamy explique la dyslexie
Plan large sur le "laboratoire" dans un hall du NeuroSpin. Jamy explique les mécanismes de la lecture en décrivant le fonctionnement de l'œil. Tout en parlant, il fait des va-et-vient du regard entre l'écran où est projetée l'animation et la caméra pour maintenir le contact avec les téléspectateurs. Se déplaçant vers une autre animation représentant une tête humaine avec, en transparence, le contenu de la boîte crânienne, Jamy détaille la complexité de la reconnaissance des lettres lorsque la police et la taille des lettres varient ou lorsque deux lettres sont très proches du point de vue graphique ("o" et "e" ; "p" et "b", etc.) Il décrit une stratégie de décodage des mots écrits de bas en haut, c'est-à-dire qu'elle passe d'abord par la reconnaissance des lettres puis des syllabes puis des mots entiers. Ensuite, pour qu'on puisse trouver le sens du mot, ce dernier passe par la voie phonologique ou la voie lexicale. La voie phonologique est comparée à une petite voix qui prononcerait le mot puis irait chercher son sens dans "une bibliothèque sonore". La voie lexicale travaille, elle, à partir de la photographie du mot et se réfère à un "dictionnaire visuel" pour lui associer un sens.
Cette séquence termine sur un gros plan rapide sur la maquette du super scanner IRM Iseult dans lequel est couché un patient. Un homme en blouse blanche se tient devant l'appareil. ce choix de décor s'explique par la référence, donnée en début d'émission, à Michèle Mazeau, membre du Groupe de réflexion de CERENE, avec le NeuroSpin (voir plus haut). (10:09)
Rendez-vous chez l’orthophoniste avec Quentin
Quentin à son rendez-vous chez l’orthophoniste, Marie-Emmanuelle Idiart, accompagné de Fred. Le texte qu'il lit est montré de manière distincte en premier plan, l’enfant est flouté. Il s’agit pour le téléspectateur de se concentrer sur le texte, sur les difficultés auxquelles peut faire face Quentin. À travers cette lecture, l’enfant travaille sa fluence. Fred est assis à côté de lui tandis que l’orthophoniste est placée en face d'eux. Les deux adultes sont attentifs à la lecture de Quentin qui a les yeux rivés sur sa feuille. Au bout de quelques mots, le garçon commence à rencontrer des difficultés dans sa lecture qui devient moins fluide, plus saccadée.
Quentin a terminé sa lecture. L’orthophoniste le félicite puis demande quels passages ont été faciles pour lui et quels sont ceux qui lui ont posé problème. Fred demande à Mme Idiart pourquoi le début du texte était plus facile à lire pour Quentin que la fin. Pour elle, c'est parce qu'ils ont déjà beaucoup travaillé la première partie du texte. Elle remarque que dans la suite, Quentin est obligé de se concentrer énormément sur le décodage phonologique, ce qui rend l'accès au sens de plus en plus difficile. À la question de Fred sur d'éventuelles difficultés orthographiques, elle répond que la dyslexie et la dysorthographie vont généralement de pair et que la dysorthographie reste souvent très sévère, même lorsque la lecture s'est bien améliorée. Pendant une grande partie de cette séquence, Quentin appuie sa tête sur sa main droite, c'est-à-dire la direction où est placée au moins l'une des caméras. Il cache une partie de son visage avec cette main comme si, malgré son acquiescement, il se sentait un peu vulnérable dans cette situation. (11:34)
Jamy explique ce qui se passe dans la tête d’un enfant comme Quentin
Jamy face caméra : "Que se passe-t-il dans la tête d'un enfant comme Quentin ?" Il s'assied sur l'un de ses coffres aux panneaux déployés et désigne différentes parties du schéma animé qui a déjà été montré lorsqu'il parlait du mécanisme de la lecture. Ils différencie trois types de dyslexie (alors qu'il en annonce quatre !) :
- le problème de reconnaissance visuelle : l'enfant a du mal à différencier les lettres (notamment les "lettres-miroir"), ce qui l'empêche d'associer lettres et sons.
- la voie phonologique est touchée (c'est le cas le plus fréquent) : la fusion syllabique (b-a = ba) ne se fait pas. La lecture est possible mais uniquement par la voix lexicale.
- la voix lexicale est touchée : l'enfant doit prononcer intérieurement le mot pour accéder au sens mais les mots qui ne s'écrivent pas comme ils se prononcent (fréquents en français) sont difficiles à lire.
Retour dans le bureau de l’orthophoniste
Mme Diart et Quentin travaillent des mots dont la dernière lettre est muette, comme le mot "galop". Elle fait verbaliser à son patient la présence d'un "piège" (le "p" muet) et lui fait trouver une stratégie pour s'en souvenir (on dit que le cheval "galope"). Fred intervient en demandant si la dyslexie se soigne. Elle lui répond qu'on reste dyslexique toute sa vie mais qu'on peut récupérer une lecture partiellement fonctionnelle grâce à de nombreux efforts. Elle ponctue sa phrase d'un petit geste d'encouragement sur la main de Quentin. Fred s’adresse ensuite à Quentin en lui demandant s’il a l’impression d’avoir progressé. L'enfant répond qu’il lit et écrit de façon plus fluide. À la demande de l'animateur, il sort de son sac de classe les livres qu'il doit lire pour l'école. Dans la petite pile de livres de poche qu'il a posé sur le bureau, on distingue L'Omelette au sucre de Jean-Philippe Arrou-Vignod. Quentin affirme l'avoir lu en trois semaines. L’orthophoniste, alors filmée en gros plan, porte sur l'enfant un regard bienveillant et assez fier. Quand elle l'a connu deux ans auparavant, explique-t-elle, Quentin lisait à grand peine quelques syllabes et quelques petites phrases uniquement. Sa compréhension d'un texte écrit n'atteignait pas le niveau de fin de CP. Fred et elle insistent sur le fait que, pour Quentin et les autres enfants dans son cas, la lecture est un effort permanent.
La discussion s’achève avec les trois personnes filmées dans le bureau depuis une fenêtre extérieure en plan moyen : on s’éloigne d'eux, c’est la fin de cette séquence et de tout le chapitre sur la dyslexie. (14:20)
3. La dyspraxie, "je suis maladroit"
Une petite fille, Manon (9 ans), et son père qui reviennent peut-être de l'école rencontrent Fred. Ce dernier serre la main du papa et fait la bise à la petite fille tandis que la caméra s’abaisse avec lui. La "p'tite voix" donne une définition de la dyspraxie : c'est un défaut de coordination des gestes. Il toucherait 5 % des enfants.
La vie quotidienne d’une petite fille dyspraxique
Une fois que Fred, Manon et son père sont installés dans le confortable salon de la famille, l'animateur demande à la fillette sa propre définition de la dyspraxie. Elle répond : "c'est les mains surtout, l'écriture et les gestes." Elle explique, geste à l'appui, que si elle n'est pas attentive en permanence, elle risque de se cogner à chaque instant et de se faire mal. Cette nécessité constante de rester concentrée et attentive est très fatigante pour elle. Allongée sur un canapé en arrière plan, une fille plus âgée (la sœur de Manon ?) lit un livre de poche. Fred demande la même explication au père de Manon. Ce dernier donne des exemples de gestes quotidiens qui posent problème à sa fille : enfiler des chaussettes, se brosser les dents et, en définitive, tous les gestes fins de la vie courante. Pendant qu'il parle, un plan sur la main droite de Manon en train d'écrire montre qu'elle tient son crayon à trois doigts et écrit de grosses lettres légèrement anguleuses. Fred désigne un cahier avec un exercice d'association entre des objets. Le processus d'association lui-même n'a pas posé de problème à Manon mais on voit bien qu'elle a eu beaucoup de mal à tracer les traits qui devaient relier les objets. La dyspraxie de Manon a été diagnostiquée quand elle avait 4 ans et son père raconte qu'ils ont d'abord répondu à ce diagnostic par le déni, d'autant plus qu'il ne leur a pas été expliqué. Une petite musique de fond accompagne la fin de séquence en même temps que la voix du père diminue. Une courte séquence de jeu de ballon dans le jardin permet au téléspectateur de constater la maladresse de Manon quand elle veut attraper ou lancer le ballon. En guise de transition, Fred demande à Manon de lancer le ballon en direction de la caméra. (16:27)
Jamy explique la dyspraxie
Jamy part du bout du hall où est installé son matériel et s'avance vers la caméra en tenant un ballon identique à celui que Manon a lancé. Ce raccord donne l'illusion qu'il a effectivement attrapé le ballon qu'a lancé la fillette. Il reprend l'énumération commencée précédemment par le père de Manon concernant les actions très quotidiennes qui sont difficiles à réaliser quand on présente une dyspraxie : "Lancer un ballon, enfiler une paire de chaussettes, verser de l'eau dans un verre, découper sa viande, ranger un livre." Tous ces gestes complexes nécessitent "l'intervention ordonnée de plusieurs zones du cerveau et une répartition des tâches digne d'un équipage de voilier". Le modèle d'une tête avec cerveau apparent est de nouveau incrusté à côté de Jamy. Les différentes aires du cerveau se colorent au fur et à mesure que Jamy les désigne et explique leur rôle dans la réalisation d'un geste complexe en filant la métaphore de l'équipage d'un voilier :
1. Le lobe frontal (le poste de commande) fixe l'objectif (ex.: lancer un ballon).
2. Des "vigies" dans le lobe pariétal informent le lobe frontal de la position du corps et des membres dans l'espace, ainsi que de la position de la cible.
3. Le lobe frontal envoie ses ordres à ses "seconds" dans la zone pariétale. Ces derniers choisissent les muscles à mettre en jeu pour lancer le ballon.
4. L'ordre passe par des quartiers-maîtres (les ganglions de la base et le cervelet) qui déterminent avec précision la position du bras, la durée de la flexion, la vivacité du geste.
5. L'ordre revient aux matelots (lobe pariétal) qui l'envoient aux différents muscles par l'intermédiaire de la moelle épinière pour que l'avant-bras et le bras entrent en action tandis que le reste du corps ajuste sa position et reste en équilibre.
Jamy lance le ballon vers la caméra et conclut en disant qu'un minuscule grain de sable suffit à perturber ce mécanisme et que c'est ça, la dyspraxie. (18:09)
La dyspraxie de Manon au quotidien
Fred est assis à table avec Manon, son père et sa sœur. Ils partagent un goûter. Manon saisit la bouteille de lait qui est presque pleine pour se servir sous l’œil attentif de Fred. Sa main tremble mais elle ne renverse pas. Son père lui indique le moment où il faut qu'elle s'arrête de verser. En effet, il ne suffit pas de programmer la réalisation d'un geste comme Jamy vient de l'expliquer, il faut aussi prévoir son arrêt. Manon boit mais du lait coule à côté de sa bouche. Son père explique qu'une rééducation partielle est possible, sans donner de détail à ce sujet, mais qu'il faut surtout développer des stratégies dans la vie courante : utiliser un set de table anti-dérapant, une assiette creuse pour retenir les aliments, choisir des pantalons à taille élastique, des chaussures à scratch, accrocher un pom-pom à la fermeture éclair de sa veste pour qu'elle soit plus facile à saisir, etc. Ces ajustements rendent la fillette plus autonome. Pendant que le père de Manon parle, il éloigne le verre de lait de sa fille du bord de la table car elle s'est levée sur sa chaise et risque de le renverser.
La séquence se termine par une balade à vélo. Manon possède un grand tricycle. Cette autre adaptation à ses capacités lui procure manifestement beaucoup de plaisir. Petit détail amusant : elle transporte ses peluches à l'arrière de son tricycle. Les trois cyclistes s'éloignent, dos à la caméra, et l'image devient floue. (19:49)
4. Grandir avec une "dys"
Manon entre dans une salle de classe en tenant la main de son père. Pendant qu'elle s'installe, son père allume pour elle un ordinateur portable. Elle est scolarisée dans une école ordinaire. Comme d'autres enfants dyspraxiques, elle bénéficie de certains aménagements (ordinateur et/ou temps supplémentaire) en vertu du Projet personnalisé de scolarisation (PPS) pour éviter de se retrouver en échec scolaire et en grande souffrance psychologique. On voit Manon au travail sur son ordinateur. L’institutrice qui passe la voir s'exclame : "Très bien !" L'enfant va récupérer l'exercice qu'elle vient d'imprimer et le range dans une bannette, ce qui illustre son autonomie dans la classe. (20:20)
Retour à l’école CERENE
Des enfants avancent en rang à la fin d'une récréation. On reconnaît certains des élèves de l'école CERENE présentés en début d'émission. Fred les suit en expliquant que les enfants qui présentent des troubles trop handicapants peuvent être scolarisés dans une école spécialisée. Ensuite, il donne des précisions sur l'école CERENE qu'il a visitée en début d'émission. Elle a été créée en 2010 (soit deux ans avant la diffusion de l'émission, ce qui signifie qu'elle a été tournée quasiment dans la première année de fonctionnement de l'école). Les élèves y passent entre un et quatre ans pour reprendre confiance en eux avant de retourner en classe ordinaire. Zoom sur l’entrée de l'école qui a déjà été vue en tout début d'émission.
Plan rapide sur Doriane qui saisit un casque audio rose puis plan plus large dans une petite salle de classe aux murs nus. L'enseignante explique à Fred qu'elle n'affiche rien au mur pour ne pas déconcentrer les enfants. Ensuite, elle indique qu'un dispositif pédagogique particulier est créée pour chaque enfant en fonction de ses difficultés et besoins spécifiques. Par exemple, Doriane (voir plus haut) a besoin de l'ordinateur pour la reconnaissance vocale. C'est l'ordinateur qui lui lit les consignes et les phrases de son exercice. De même, pour les enfants qui ont du mal à écrire (dysgraphie), l'utilisation d'un clavier est plus facile. Le principe est toujours de contourner le handicap pour favoriser les apprentissages malgré tout.
Pendant toute cette séquence, la caméra fait des allers-retours entre les outils (casques, ordinateurs) et les visages concentrés mais sereins des enfants pour illustrer cette pédagogie basée sur l’adaptation à chaque élève. (21:59)
Jamy explique le concept de "jauge d’attention"
Jamy est toujours dans le hall du NeuroSpin mais on voit à travers les parois vitrées que la nuit est tombée. En incrustation sur l'image, deux garçons semblent faire leurs devoirs (les silhouettes sont l'image en miroir l'une de l'autre, seule la couleur de leur tee-shirt change).
Jamy explique que les aménagements qui sont faits visent à soulager l'enfant de certaines tâches qui accaparent son attention. Il s'approche de l'enfant au tee-shirt bleu à gauche duquel apparaît une jauge d'attention dont le niveau s'élève plus ou moins en fonction de la tâche réalisée par l'élève. Les tâches (telle l'écriture) qui sont devenues automatique ne demandent plus que peu d'attention à l'enfant qui peut se concentrer simultanément sur d'autres consignes.
Ensuite, Jamy s'approche de la silhouette au tee-shirt rouge qui représente un enfant dyspraxique. Le tracé des lettres requiert toute son attention, ce qui l'empêche de se concentrer sur une consigne supplémentaire. Jamy renforce cette explication par une comparaison : "C'est un petit peu comme si on vous demandait de chanter la Marseillaise et, en même temps, de faire une multiplication à trois chiffres. Essayez ! Vous verrez, c'est impossible." Il donne ensuite des exemples d'outils qui peuvent aider les enfants dys : un ordinateur portable pour ceux qui ont du mal à tracer les lettres ou peinent en orthographe, et une calculatrice à ceux qui ont du mal à calculer car, précise-t-il, ils "ont une intelligence tout à fait normale". (23:50)
Un exemple de réussite malgré les obstacles : Chloé, adulte et dyslexique
Dans un parc, Fred s'avance vers la caméra. Il propose une ouverture optimiste sur l'avenir : "(...) un enfant qui souffre d'un trouble dys ne s'en séparera jamais. Mais s'il bénéficie d'un bon encadrement, s'il accepte son handicap et s'il arrive à le contourner, il pourra parfaitement bien réussir ses études et trouver un travail qui lui plaît."
Il retrouve dans un café avec Chloé, jeune adulte dyslexique qui travaille dans une agence immobilière. Chloé explique qu'au départ, elle a mal pris le diagnostic de dyslexie parce qu'il l'obligeait à admettre qu'elle était différente des autres. Elle a raté son bac une première fois, puis l'a réussi après l'avoir passé en candidate libre. Cette réussite l'a aidée à la fois à accepter son handicap et se dire qu'elle y arrivait quand même. Sans donner davantage de détails, elle explique que sa responsable RH s'est engagée à lui donner les outils dont elle avait besoin pour mener à bien ses missions. Son conseil aux enfants porteurs de troubles dys est de ne pas baisser les bras et de s'appuyer sur leurs forces : voir et interpréter les choses différemment. (25:35)
Générique de fin
La moitié droite de l’image est occupée par un cadre qui contient le générique. L’autre moitié de l’image montre en gros plan le visage souriant ou serein de chacun des témoins porteurs d'un trouble dys avec qui Fred a eu un échange : Chloé (23 ans, dyslexique), Quentin (12 ans et demi, dyslexique), Manon (9 ans, dyspraxique), Doriane (10 ans, dyslexique), quelques garçons anonymes, et Baptiste (élève de CM1, dysphasie expressive). Le documentaire s’achève sur un gros plan sur la feuille de Manon en train d'écrire c’est pas sorcier.
L’ensemble de ce générique est accompagné de l'emblématique musique de l’émission.
Références et documents externes
19e journée nationale des Dys, Fédération française des Dys. (Consulté le 27 février 2026).
Au coeur du CEA de Saclay / Épisode 2 : Iseult, le super aimant qui va aider à mieux comprendre le cerveau humain, Le Républicain de l'Essonne, 29 décembre 2020.
CERENE, écoles passerelles dédiées aux DYS.(Consulté le 1er mars 2026.)
Fédération française des Dys (Consulté le 27 février 2026.)
PPS : Projet personnalisé de scolarisation, Mon Parcours handicap, République française. (Consulté le 26 février 2026.)
Troubles dys : journée nationale de sensibilisation le 11 octobre 2025, Mon Parcours handicap, République française. (Consulté le 27 février 2026.)
Ajuriaguerra de, Julian (et al.), L'écriture de l'enfant (2 volumes), Paris, Delachaux et Niestlé, 1964.
Chagnon, Jean-Yves (dir.), Approche clinique des troubles instrumentaux (dysphasie, dyslexie, dyspraxie), Malakoff, Dunod, 2018.
Charles, M. Soppelsa, R., Albaret, J.-M., BHK enfant - Échelle d'évaluation rapide de l'écriture chez l'enfant du CP au CM2. Aide à la mise en évidence précoce de la dysgraphie chez l'enfant (Adaptation française). Pearson Clinical, 2004.
Glasel, Hervé, Une école sans échec. L'enfant en difficulté et les sciences cognitives. Paris, Odile Jacob, 2013.
Glasel, Hervé, Mazeau, Michèle, Conduite du bilan neuropsychologique chez l'enfant, Elsevier Masson, 2017.
Lange, Robin, Première mondiale ; le cerveau dévoilé comme jamais grâce à l'IRM le plus puissant du monde, 2 avril 2024. (Consulté le 25.02.2026.)
Mazeau, Michèle, Pouhet, Alain, Plois Maes Emmanuelle, Neuropsychologie et troubles de l'apprentissage chez l'enfant, 3e édition, Elsevier Masson, 2021.
Contributeurs
- Auteurs de la fiche : Emma Defer, Laurine Girou, Louise Guillebert, Jasmine Hervé, Clément Kandel, Élisabeth Fischer

