Examen neurologique par Julian de Ajuriaguerra (1986)

From Medfilm



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Titre :
Examen neurologique par Julian de Ajuriaguerra
Year of production :
Country of production :
Director(s) :
Duration :
16 minutes
Length :
19 metres
Format :
speaking film - Color - MII-Panasonic
Original languages :
Translated :
Subtitles and transcription :
Archive holder(s) :
Corpus :

Main credits

(français)

Emilie 8 mois 21 j le 22/1/1986

Content

Medical themes

Theme

(français)

La vidéo montre le déroulé d’un examen neurologique sur un enfant pathologique de 8mois et 21 jours.

Main genre

Search film

Synopsis

(français)

Sur cette vidéo, on peut voir Émilie chez un neurologue, accompagnée de sa mère. Celui-ci réalise différentes manipulations sur l'enfant, qui n'est pas réceptive à certains stimulus, physiques ou sonores. Ainsi, cela traduit de potentiels troubles neurologiques. Julian de Ajuriaguerra met donc en avant certaines notions du développement chez le nourrisson

Context

(français)

Julian de Ajuriaguerra était un neurologue, diplômé d’un doctorat de médecine. Durant les années 70-80, il devient professeur du Collège de France, titulaire de la chaire de neuropsychologie du développement. A partir de 1982, il devient professeur de l’Université du Pays-Basque et anime, jusqu’en 1986, une « équipe de recherches sur le développement neuropsychologique du nourrisson » composée de Auzias, Casati, Candilis Kheroua, Robin, Séchan, installée à la crèche municipale de la rue Cabanis, à l'entrée de l'hôpital Sainte-Anne. Nous pouvons donc inférer que ce film s’inscrit dans un contexte de recherche universitaire, dans la mesure où l’examen neurologique de cet enfant permet peut-être de comprendre, découvrir, valider ou infirmer des notions sur le développement des nourrissons. Après recherches, il apparait comme la figure tutélaire de la psychomotricité.

Marguerite Auzias a beaucoup travaillé avec Julian de Ajuriaguerra, notamment pour la production de films en lien avec le développement neurologique et psychologique des enfants (liste de films numérotés https://www.ghu-paris.fr/sites/default/files/2020-02/liste_des_films_numerises.pdf). Ce film fait partie de cette liste mais ne contient pas plus de description ou d’autres documents liés au contexte de production.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage : No.
  • Set footage : No.
  • Archival footage : Yes.
  • Animated sequences : No.
  • Intertitles : No.
  • Host : No.
  • Voix off : No.
  • Interview : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)

Le regard du spectateur est principalement dirigé vers le nourrisson et les gestes du médecin, tandis que le docteur et les autres intervenants restent davantage en retrait. Ce choix de cadrage met en valeur le travail médical réalisé sur le bébé, présenté à la fois comme un sujet d’observation et comme un individu à part entière. Le cameraman oscille ainsi entre observation scientifique et respect de l’enfant filmé, cherchant à montrer la scène avec précision tout en préservant sa dignité. Le cameraman cherche à montrer le mieux possible tout en respectant le plus possible : il film à la hauteur de l’univers de l’enfant.

De plus, le film ne donne pas plus d'explications sur le contexte de la vidéo (troubles de l'enfant, antécédents, etc...). Ainsi, le spectateur est amené à analyser par lui-même les situations présentées. Donc, il y a également le développement d'un regard critique chez le spectateur visionnant le film.

How are health and medicine portrayed?

(français)

La médecine apparaît sous l’angle de l’examen clinique dans cette vidéo. Le spectateur suit le docteur DE AJURIAGUERRA tout au long de l’examen du cas clinique, ce qui lui permet de faire ses propres observations et diagnostics sur l’enfant. Le but est donc d’entraîner une réflexion ou un apprentissage chez le spectateur. De plus, l’examen semble se dérouler dans un hôpital, ce qui renforce l’aspect médical de la situation. Cependant, on peut relever un manque d’explications concernant la pathologie de l’enfant : ni le diagnostic ni les antécédents médicaux ne sont explicitement présentés. On peut supposer que cela s’explique par le fait que la vidéo est destinée à un cadre de formation et qu’elle est donc probablement accompagnée d’explications orales ou écrites apportées par la personne qui la présente.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)

Les données des sites internet ne permettent pas de trouver où et dans quel contexte ce film a été projeté. Cependant, on peut inférer, grâce à une liste de films traitant de thèmes similaires et également produits par Julian de Ajuriaguerra, qu’ « examen neurologique d’un enfant de 8 ans » a pu être projeté lors d’un cours au collège de France ou lors d’une conférence.

Presentations and events associated with the film

(français)

Nous n’avons trouvé ni communications ni événements associés au film, au vu du contexte de projection. En effet, le film a été présenté dans un cadre d’enseignement médical donc il n’y avait pas besoin de promotion particulière.

Audience

(français)

Ce film ne s'adresse pas au grand public. Il est destiné surtout à un public professionnel ou concerné un minimum par le domaine de la santé, dans un but pédagogique d'apprentissage et du repérage de troubles neurologiques.

Local, national, or international audience

Description

(français)

Premiers contacts

Le neurologue Julian de Ajuriaguerra est beaucoup dans l’observation d’Emilie puis, petit à petit, il va établir des premiers contacts physiques avec elle. Le film commence par la vue d’une feuille sur laquelle il est écrit «  Emilie 8 mois 21J le 22/1/1986 », ce qui permet au spectateur d’avoir des informations sur cet enfant. L’écriture manuscrite renforce le côté recherche du court-métrage, dans la mesure où cela fait penser à une prise de note rapide avant le tournage. Dans les secondes qui suivent, on a un plan assez court montrant la tête de Julian et d’une femme, qu’on peut considérer être la mère d’Emilie, au vu du regard affectif qu’elle pose sur elle. Ensuite, sans transition, on voit Emilie allongée sur le dos, sur un matelas directement posé au sol, les jambes en l’air, et la main et le pied dans la bouche. Ces informations permettent d’emblée de donner un contexte au spectateur, qui comprend que cela se déroule dans une salle médicale, avec tout le matériel déjà en place. S’en suit un plan un peu plus long où l’on voit le bébé bouger, attraper ses jambes et essayer de se retourner. Puis, quand la caméra revient vers les deux protagonistes adultes, on constate que leur regard est fixé sur cet enfant. Cela montre qu’ils sont sûrement en train d’analyser chaque geste de l’enfant pour savoir si il y a un soucis par rapport à la norme de motricité et de tonus des bébés de 8 mois. On entend la maman dire : « elle est tellement hypotonique ». Le plan façon travelling qui suit la maman jusqu’au bébé permet de mettre en avant la relation mère-enfant, notamment car elle est proche de sa fille et lui parle. Elle lui prend les jambes et cette dernière semble être plutôt réceptive. Il y a une coupure (2:24) puis on voit Emilie sous un autre angle, avec le neurologue penché au-dessus d’elle. Il commence à la toucher et il essaie d’établir une relation entre eux, ce qui est renforcé par le plan fixe de caméra qui est au mise au niveau du tapis. Ensuite, on constate qu’Emilie ne tient pas en équilibre lorsqu’elle est assise, sauf si elle est vraiment aidée par les mains de l’adulte. Elle semblerait presque désintéressée du moment présent. Il y a une coupure assez courte (4:10) puis on voit le docteur sourire à la caméra donc il interagit avec des personnes hors champs. On peut le comprendre étant donné que ce n’est pas un film officiel. Il s’adapte également à Emilie car lorsqu’elle lui touche le visage, il enlève ses lunettes. Ainsi, la petite fille semble montrer un peu plus d’intérêt à l’adulte à côté d’elle. La séquence se termine par un plan durant lequel Julian de Ajuriaguerra attrape les jambes du bébé pour commencer à faire des test neurologiques. (5:20)


Tests neurologiques

La deuxième partie, commençant à 5 min 20, porte sur les tests effectués sur Emilie afin d’évaluer son trouble. Après une brève coupure de la caméra, l’examen s’ouvre sur un plan rapproché, suivi d’un zoom sur la bouche de l’enfant. Cela permet de mieux analyser le geste du docteur et la réaction du nourrisson face au test, qui consiste à introduire un doigt dans la bouche de l’enfant. Puis, on revient à un plan moyen montrant le docteur qui analyse lui aussi Emilie. Ainsi, durant les tests suivants, qui vérifient les réflexes ostéo-tendineux, la tonicité ainsi que le maintien de la tête, de la posture assise et debout, on retrouve le même schéma qui se répète : un passage d’un plan moyen montrant le docteur à un zoom montrant son geste et la réaction de l’enfant. À 8 min 45, on observe à nouveau une coupure de la caméra permettant de changer d’endroit pour effectuer un nouveau test. L’enfant est alors présenté de dos, dans un plan moyen, face à un miroir. De plus, le docteur est assis derrière, au même niveau, ce qui est renforcé par un plan placé également à la même hauteur. Cela montre que le nourrisson est aussi un individu et pas seulement un sujet d’observation. Ce test a pour but d’évaluer la conscience de soi de l’enfant, qui se développe pendant les premiers mois de vie. Le Dr de Ajuriaguerra doit aider le bébé à se concentrer sur son reflet, car elle paraît assez désintéressée de prime abord. Par la suite, Émilie montre un certain intérêt pour son reflet et tente d’interagir avec celui-ci. Puis, on observe une nouvelle coupure et un retour au tapis pour encore deux tests. On entend le docteur, la maman et d’autres intervenants commenter et discuter hors champ durant les différents tests. Le but de cette mise en scène est de mettre en avant l’enfant et sa pathologie grâce à des plans normaux et des zooms. Deuxièmement, les gestes du docteur sont importants, mais sa personne l’est moins, ce qui explique qu’on le voie peu à l’écran et qu’il n’y ait pas de plan centré sur lui. (10:30)


Réactions de l'enfant mises à l'épreuve

Les 3 protagonistes, soit Émilie, le neurologue et la mère de l'enfant, sont toujours présents. On peut voir en premier lieu la fillette posée sur la table d'observation par sa mère, sous les conseils du neurologue. Une troisième personne en fond demande à la mère : "Est ce que vous sentez qu'elle appuie ?". L'adulte répond positivement, on peut donc bien relever qu'ici, le tonus et la mobilité de l'enfant, au niveau des jambes, sont analysés. De plus, cette bande son pose un contexte autour de l'image seule, le neurologue et l'infirmière sont coordonnés sur leurs prises de parole. La dame, dont on ne connaît pas la profession, demande à ce que la mère mette de façon plus droite l'enfant. Émilie n'arrive pas à se tenir debout, malgré le soutien de sa mère sous ses bras. À plusieurs reprises, l'enfant lève les jambes, les replie puis les tend sur la table à nouveau. Dans un autre plan, Julian de Ajuriaguerra assoit ensuite l'enfant en tailleur, mais elle n'a aucun tonus dans le haut du corps donc elle est presque allongée sur la table. Elle parvient seulement à bouger la tête et légèrement les bras. Il pose dans son champ de vision une brosse à cheveux, mais elle ne parvient toujours pas à se relever, ce qui lui permettrait d'attraper la brosse. La caméraman filme à hauteur de l'enfant, car il cherche à montrer le mieux possible le sujet. Or, il cherche aussi à respecter le plus possible la fillette. Ensuite, l'enfant est de retour face au miroir sur les genoux de sa mère. Comme dit plus haut, ce type d'exercice est typique des examens neurologiques pour examiner la conscience de soi chez les nourrissons. Sa mère agite ses doigts et l'enfant le voit dans le miroir. Or, elle ne tourne pas la tête. Le neurologue lui bouge alors la tête et l'enfant bloque ses mouvements, donc la mobilité du cou est également compliquée. De plus, il tape deux blocs en bois derrière la mère et l'enfant ne semble pas réaliser l'action, car malgré le fait qu'elle entende les blocs se taper, elle ne se retourne pas. Dans un dernier plan, on devine être dans la salle d'examen du neurologue grâce à tout le matériel à disposition dans la salle. L'enfant est de nouveau sur sa mère et une dame, non visible par l'enfant, retourne une "boîte à Meuh", donc il y a de nouveau un stimuli sonore identifiable par l'enfant. Or l'enfant n'a aucune réaction. Ces différents exercices montrent bien que l'enfant présente des troubles neurologiques, altérant sa réaction face à différents stimulus.

Supplementary notes

(français)

Cette fillette apparaît également dans les films suivants : Intégration en crèche d'un nourrisson à développement lent ; Intégration en crèche de jour d'un nourrisson à développement lent ; Nathalie, 4 ans, enfant polyhandicapée (consultables sur MedFilm). Le docteur a également réalisé d'autres films analysant des nourrissons : - Sourire et rire - Cris, pleurs et consolation - Activités répétitives chez le nourrisson

References and external documents

(français)

Voici la référence listant les films produits par Julian de Ajuriaguerra : https://www.ghu-paris.fr/sites/default/files/2020-02/liste_des_films_numerises.pdf Voici un article traitant de l’apprentissage des enfants, que ce soit au niveau moteur ou langagier. https://shs.cairn.info/psychiatrie-et-societe--9782865860081-page-79?lang=fr Cela peut être pertinent dans le sens où il a été publié en 1981, même période où il commence ses recherches universitaires sur le développement neurologique de l’enfant. Ainsi, on peut trouver des liens entre l’écrit et le visuel ainsi qu’entre la théorie et la pratique.

Contributors

  • Record written by : Marie Bouvier, Anna Léonce, Andrijana Milicevic