A thirty-six weeks behavior day (1935)

De Medfilm



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Titre :
A thirty-six weeks behavior day
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Durée :
10 minutes
Format :
Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Archives détentrices :
Corpus :

Générique principal

Yale Films of Child Development
Wide range recording - Western Electric sound system - Copyright MCMXXXIV - by Erpi Picture Consultants, Inc
From the photographic Library of the Yale Clinic of Child Development

Narration by Arnold Gesell, M.D.
Produced by Yale Clinic of Child Development
Arnold Gesell, M.D. - Director
Alice V. Keliher - Ph.D., Frances L. ILG., M.D., Catherine Strunk Amatruda, M.D. - Associate Editors
In cooperation with Erpi Picture Consultants Inc.

Contenus

Thèmes médicaux

Sujet

Le cycle comportemental d'un bébé de 36 semaines au cours d'une journée.

Genre dominant

Documentaire

Résumé

A thirty-six weeks behavior day est un court film réalisé en 1935 par Arnold Gesell, le film a été créé avec l’intention d’enseigner le développement du bébé à 36 semaines, il a été réalisé après des études longitudinales sur le comportement du même enfant de sa naissance jusqu’à ses trente-six semaines.

Contexte

Enseignant, psychologue et pédiatre, Arnold Gesell (1880-1961) s'intéresse au développement normal de l'enfant à partir de 1921, après avoir travaillé essentiellement avec des enfants et adolescents déficients intellectuels. Son œuvre écrite se double d'une œuvre cinématographique. Il tourne environ 110 000 mètres de pellicule dont il extrait un Atlas du Comportement de l'Enfant en 1934 et une vingtaine de films muets ou parlants dont la première série est éditée en 1934-1935 et la secondé série en 1947.

Dans son hommage à Arnold Gesell René Zazzo écrit en 1962 : "L'analyse cinématographique, qu'il appelle [...] cinémanalyse, constitue son arme principale d'observation. Sans doute, l'enregistrement cinématographique répond-il d'abord chez Gesell à sa scrupuleuse minutie, en même temps qu'à son exigence de dynamisme, et aussi à son idéal d'objectivité visuelle : s'il n'a utilisé cette technique systématiquement qu'à partir de 1924, il faut rappeler que pour ses tout premiers essais de psychologue, en 1906, il était déjà armé d'une caméra.
Il y aurait peut-être à faire une psychanalyse de la cinémanalyse... Mais l'important n'est pas là, et pour Gesell l'intérêt profond de l'analyse cinématographique n'est pas non plus dans ses incontestables qualités techniques. Le cinéma est l'instrument qui correspond le mieux à la conception moniste et morphologique de Gesell.
'L’énigme scientifique fondamentale, écrit-il, est toujours celle d'un pattern ou d'une forme... D'un point de vue moniste (où est dépassée la fallacieuse opposition du corps et de l'esprit) les problèmes principaux de la psychologie du développement sont morphologiques. Or, le cinéma par lui-même n'est pas une nourriture scientifique mais il nous aide à capturer cette forme et à définir sa loi en termes de (dynamique).'
L'oeuvre cinématographique de Gesell ne s'est pas seulement traduite par l'édition d'Atlas photographiques et de films commerciaux. Sous la direction de Louise AMES, les 110 kilomètres de film, leurs séquences, leurs images, ont été mis en fiches, catalogués. La collection complète a été acquise récemment par la bibliothèque de l’École de Médecine de Yale. Les documents sont à la disposition des étudiants et des chercheurs qui peuvent en permanence les visionner."

A. Gesell lui-même disait que la caméra enregistre les comportements avec une précision si cohérente, si authentique et si mesurable que les schémas réactionnels du bébé et de l'enfant en deviennent presque aussi tangibles que du tissu (in such coherent, authentic and measurable detail that [...] the reaction patterns of infant and child become almost as tangible as tissue.)

Pour plus d'informations à son sujet, cf. Arnold_Gesell

Éléments structurants du film

  • Images de reportage : Oui.
  • Images en plateau : Non.
  • Images d'archives : Non.
  • Séquences d'animation : Non.
  • Cartons : Oui.
  • Animateur : Non.
  • Voix off : Oui.
  • Interview : Non.
  • Musique et bruitages : Non.
  • Images communes avec d'autres films : Non.

Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?

Le film dirige le regard du spectateur en réalisant des angles en plongée et des plans rapprochés du bébé, ce qui fait que l’œil du spectateur sera plus facilement captivé par l’enfant en prenant en compte le fait qu’il bouge énormément.

Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?

La santé et la médecine sont illustrées dans la vidéo avec un regard scientifique sur le développement de l’enfant plutôt que sur les soins et et des maladies. Au niveau de la santé, le film parle beaucoup plus de ce qui est attendu en terme de développement dit comme normal chez un enfant de cet âge et de ses comportements observables (motricité, réaction…). Tandis que la médecine est beaucoup plus basée sur l’observation scientifique, le film lui-même est utilisé comme outil d’analyse, et il est aussi utilisé pour établir des normes de développement.

Diffusion et réception

Où le film est-il projeté ?

Le film a été projeté dans des académies, des écoles, et des institutions médicales.

Communications et événements associés au film

Il a été utilisé lors de conférences scientifiques et de formation en psychologie du développement.

Public

L'audience et le public principal de ce film sont les professionnels de la santé (médecin, psychologues, éducateurs), ainsi que les étudiants en médecine et en sciences sociales.

Audience

Descriptif libre

A thirty-six week behaviour day est un court film réalisé par Arnold Gesell sur le déroulement de la journée d’un nourrisson de 36 semaines, et des choses qui ont changé en termes d’aptitudes acquises.

Tout au long du film, nous pouvons entendre une voix nous donner des indications sur le comportement du bébé à chaque moment de la journée (ex: lors des repas, du bain, de la sieste…), la voix nous donnes aussi des indications sur le développement de l’enfant avec des comparatifs avec son comportement à ses douze semaines.

Le film est présenté comme une analyse rigoureuse et presque clinique du comportement et du développement du nourrisson. L'esthétique visuelle du film est très sobre, les couleurs monochromes renforcent les effets de neutralité scientifiques et expérimentales du film, l’éclairage lui ne change pas trop,il reste très naturel, uniforme sans effet de lumières. La lumière est généralement bien diffusée et bien répartie, ça permet à ce qu’on voit les gestes, les mouvements et l'attitude du bébé sans distractions et parasites visuelles.

Le cadre visuel est stable et oscille souvent entre un angle en plongée et le un angle fixe, le détail qui ne change pas, c’est que la caméra sera presque tout le temps sur l’enfant sauf lors de moment de transitions visuelles (tel qu'à 1.07, 1.41, 2.49, 3.01, 4.38, 5.41, 8.14, 9.35), cette stabilité visuelle, donne même au spectateur la position d’observateur extérieurs, comme si le spectateur était lui même un chercheur.

L'environnement est épuré et contrôlé afin de ne pas influencer le comportement du bébé qui est étudié. Les objets et les méthodes utilisés sont introduits de manières méthodiques afin de ne rien perturbé, les objets sont utilisés comme des tests.

La voix-off joue un grand rôle voir un rôle essentiel dans la vidéo, elle est calme, posée et détachée, avec un ton didactique très souvent utilisé dans des films éducatifs réalisés à l’époque. La vidéo est là pour expliquer et guider le regard du spectateur sur les éléments jugés importants du film (très souvent c’est un mouvement, une réaction, une progression). Le langage utilisé est précis, parfois même un peu technique afin de rendre la vidéo vraiment scientifique.

Les descriptions sont très analytiques, le film compare notamment le développement et les changements durant les différents âges, il souligne les progrès moteurs (rampé et attrapé une balle) et le changement de comportement face au différents stimulis (le bain et le chien), chaque réactions et gestes sont interprétés comme un indicateur de développement global. Le bébé n’est pas représenté comme un individu propre mais plutôt comme un exemple de représentation d’un stade de développement.

Le film privilégie une approche descriptive et démonstrative plutôt qu'une approche émotionnelle.

Références et documents externes

Curtis, Scott, "Tangible as tissue", Arnold Gesell, Infant Behavior, and Film Analysis, Science in Context, Vol. 24, Issue 3: Cinematography, Seriality and the Sciences, September 2011, pp. 417-442. (Consulté le 19 mai 2024.)
Zazzo, René, "Hommage à Arnold Gesell", Enfance, 1962, Tome 15, n°2, pp.97-107. (Consulté le 19 mai 2024.)

  • "Tangible as Tissue"
    Curtis, Scott, "Tangible as Tissue", Arnold Gesell, Infant Behavior, and Film Analysis, Science in Context, Vol. 24, Issue 3: Cinematography, Seriality and the Sciences, September 2011, pp. 417-442.
  • The Photographic Dome
    Ossmer, Carola, Normal Development: The Photographic Dome and the Children of the Yale Psycho-Clinic, ISIS, Vol. 111, Number 3. The History of Science Society, 2020, pp. 515-541.

Contributeurs

  • Auteurs de la fiche : Ilayda Gokkaya
  • Traducteurs de la fiche vers le français : Loïse Poinsot
  • Transcription Anglais : Loïse Poinsot
  • Sous-titres Français : Loïse Poinsot