Piaget's developmental therory: classification (1968)
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Main credits
La classification, expérience de Jean Piaget.
Content
Theme
La vidéo présente comment selon Jean Piaget, les enfants développent progressivement la capacité de classification, c’est-à-dire l’aptitude à regrouper des objets en fonction de leurs caractéristiques (forme, couleur, taille, catégorie).
Main genre
Synopsis
La vidéo montre plusieurs enfants à différents âges qui doivent classer différents éléments : des formes, des billes de couleur et des photos. Les plus jeunes ont des difficultés, ils trient parfois au hasard ou selon un seul critère (comme la couleur), et peuvent changer de logique en cours de tâche. Avec l’âge, les enfants deviennent plus organisés, ils arrivent à classer correctement selon un critère précis (forme, couleur, type d’image) et à s’y tenir. Les plus avancés comprennent qu’un même objet peut appartenir à plusieurs catégories à la fois. La vidéo illustre ainsi la théorie de Jean Piaget, la capacité de classification se développe progressivement, passant d’une pensée intuitive à une pensée logique et structurée.
Context
La vidéo s’inscrit dans le champ de la psychologie du développement et illustre la théorie du développement cognitif de Jean Piaget, centrée ici sur l’acquisition de la capacité de classification chez l’enfant. Elle montre, à travers des situations concrètes (classement de formes, de billes de couleur et de photos), comment les enfants apprennent progressivement à organiser les objets selon des critères logiques. Ces travaux s’inscrivent dans le contexte scientifique du 20e siècle, période où l’on cherche à mieux comprendre le fonctionnement de la pensée enfantine. Jean Piaget propose alors une approche innovante basée sur l’observation et le dialogue avec l’enfant, déconstruisant l’idée que l’enfant pense comme un adulte en miniature. Il met en évidence que les capacités cognitives, comme la classification, se construisent par étapes, travaux qui ont été approfondis et mieux structurés sur le plan méthodologique avec la collaboration de Barbel Inhelder, qui a contribué à rendre les observations plus rigoureuses. Cependant, ses recherches ont aussi été critiquées, notamment parce qu’elles reposaient sur un nombre limité de sujets (qui plus est ses propres enfants), des observations parfois peu standardisées et des données surtout qualitatives. Malgré ces limites, elles ont posé les bases de nombreuses recherches ultérieures.
Structuring elements of the film
- Reporting footage : Yes.
- Set footage : No.
- Archival footage : No.
- Animated sequences : No.
- Intertitles : No.
- Host : No.
- Voix off : Yes.
- Interview : No.
- Music and sound effects : No.
- Images featured in other films : No.
How does the film direct the viewer’s attention?
La vidéo dirige le regard du spectateur de manière très progressive et pédagogique, en l’amenant à observer attentivement les stratégies de classification des enfants. L’intention principale est de montrer concrètement le développement cognitif tel que l’a décrit Jean Piaget, en rendant visible une compétence abstraite (la classification) à travers des tâches simples comme trier des formes, des billes de couleur ou des images. Le film cherche surtout à susciter une curiosité intellectuelle plutôt qu’une forte émotion, le spectateur est amené à s’interroger sur la manière dont les enfants pensent, et à remarquer les différences entre les âges. On peut toutefois ressentir une forme d’attachement ou d’intérêt face aux enfants, notamment lorsqu’ils hésitent, se trompent ou trouvent progressivement des solutions. Le regard est ainsi orienté vers leurs processus de réflexion plus que vers une émotion explicite. La mise en scène du film adopte de nombreux plans rapprochés et zooms, notamment sur les visages et surtout sur les mains des enfants, afin de suivre précisément leurs gestes lorsqu’ils manipulent les formes, les billes de couleur ou les images. C’est une approche scientifique, ce qui renforce l’impression de neutralité : il ne s’agit pas de raconter une histoire, mais de montrer des comportements. Cela peut donner une impression de distance émotionnelle, car il n’y a pas de dimension médicale, ni de prise en charge du bien-être physique ou psychologique. On reste dans une logique d’analyse cognitive, sans intervention d’un professionnel comme un orthophoniste ou un psychologue. Le film attire donc le spectateur en le plaçant dans une posture d’observateur proche, presque comme un chercheur. Même si les enfants ne sont pas individualisés par des portraits très marqués, leur comportement suffit à capter l’attention et à rendre visible l’évolution de leurs capacités cognitives, ce qui permet de rendre la théorie de Jean Piaget concrète et accessible.
How are health and medicine portrayed?
Dans cette vidéo, la santé et la médecine ne sont pas présentées de manière directe ni clinique. On ne se trouve pas dans un contexte de soin, de diagnostic ou de prise en charge médicale. Il n’y a pas de médecin, ni d’orthophoniste, ni de situation de pathologie, le film s’inscrit plutôt dans une démarche de recherche en psychologie du développement. La “santé” est donc abordée de façon très indirecte, uniquement à travers le développement cognitif des enfants, notamment leur capacité à classer selon la théorie de Jean Piaget. L’enjeu n’est pas de traiter un trouble, mais d’observer une progression normale des compétences intellectuelles. La mise en scène, très observatrice, avec des plans sur les gestes et les erreurs des enfants, donne une impression d’analyse presque scientifique, mais sans dimension médicale ou thérapeutique. On reste centré sur la compréhension du fonctionnement mental, sans évoquer le bien-être physique ou psychologique de manière explicite. Alors, la santé est implicite et étudié dans un cadre expérimental, et non comme une problématique médicale ou de soin.
Broadcasting and reception
Where is the film screened?
Cette vidéo ne provient pas d’un lieu unique précisément identifié, mais d’un dispositif expérimental standardisé inspiré des travaux de Jean Piaget et de Bärbel Inhelder. Elle a très probablement été tournée aux États-Unis, dans le cadre de la diffusion et de la mise en scène pédagogique de leurs recherches. Les scènes montrant des enfants réalisant des tâches de classification sont souvent filmées dans des écoles expérimentales ou laboratoires de psychologie du développement associées aux recherches Piagétiennes (pratique courante lors de ces expérience sur le developpment).
Ici tout se déroule dans un petit bureau de recherche, avec une table centrale autour de laquelle les enfants réalisent les tâches de classement. L’arrière-plan est très simple, avec une petite bibliothèque et quelques livres, mais cela reste secondaire. La caméra reste surtout focalisée sur la table et les enfants, ce qui donne une impression de cadre d’observation scientifique, en lien avec les travaux de Jean Piaget, plutôt qu’un espace scolaire ou médical.
Presentations and events associated with the film
Pour cette vidéo, il n’existe pas de presse ou d’événement médiatique lié au film lui-même, car il ne s’agit pas d’une œuvre cinématographique diffusée au grand public, mais d’un support pédagogique universitaire utilisé en psychologie et sciences de l’éducation. En revanche les expériences sur la classification des enfants (tri de formes, billes, images, tâches d’inclusion de classes) ont été décrites et diffusées dans les ouvrages scientifiques de Jean Piaget et de sa collaboratrice Barbel Inhelder, notamment dans leurs travaux sur le développement cognitif. Ces recherches ont été largement publiées dans des livres et articles universitaires, puis reprises dans des manuels de psychologie et d’éducation. Dans la diffusion scientifique et pédagogique (universités, formations d’orthophonie, psychologie, sciences de l’éducation), ces expériences ont souvent été filmées ou reconstituées en vidéos pédagogiques, pour illustrer concrètement les stades du développement cognitif. Par ailleurs, ces travaux ont aussi été largement discutés dans la communauté scientifique internationale, notamment lors de colloques en psychologie du développement, où les méthodes de Piaget ont été à la fois reprises et critiquées (sur la taille des échantillons et le manque de standardisation).
Audience
La vidéo s’adresse principalement à un public universitaire et scientifique, dans le cadre de la plateforme pédagogique MedFilm. Elle est destinée surtout aux étudiants en psychologie, orthophonie et sciences de l’éducation, qui doivent comprendre et analyser le développement cognitif de l’enfant à travers des observations concrètes. Elle sert de support de cours en illustrant directement les expériences de classification issues des travaux de Jean Piaget et de Barbel Inhelder. Les étudiants peuvent ainsi faire le lien entre la théorie et la pratique expérimentale. De manière plus large, elle peut aussi intéresser des chercheurs ou enseignants en sciences cognitives, car elle montre des protocoles d’observation et de test du développement de l’enfant. Le film n’est donc pas destiné à un public de divertissement, mais à un public en formation ou spécialisé, pour qui il constitue un outil pédagogique permettant de visualiser et comprendre les étapes du développement de la pensée logique.
Local, national, or international audience
Description
La vidéo commence par une introduction en voix off qui explique le cadre de l’expérience : on va observer différents enfants dans des tâches de classification (formes, couleurs, objets) afin de comprendre l’évolution de leur raisonnement selon les stades du développement de Jean Piaget.
La première situation concerne Tania (4 ans, stade préopératoire).
Elle doit classer des formes (ronds et carrés, roses et bleus). Dès le début, on remarque que son attention suggère la présence d’un adulte ou d’un parent en arrière-plan, même si celui-ci n’intervient pas. Pendant la tâche, elle commence par suivre la consigne (tri par forme), mais change rapidement de logique en classant par couleur. Elle passe ensuite à d’autres essais de classement (formes puis tailles), montrant une pensée encore fluctuante. Cela illustre bien le stade préopératoire, où les catégories existent mais ne sont pas encore stabilisées ni hiérarchisées et où garder le même but du début à la fin reste compliqué.
On passe ensuite à Simone (5 ans, début des opérations concrètes).
Elle est déjà plus structurée et peut classer selon plusieurs critères (forme, couleur, taille), même si elle a encore besoin d’aide pour certains aspects comme la taille. L’adulte joue ici un rôle de guidage/étayage en lui demandant d’expliciter le critère utilisé. Simone réussit globalement à s’adapter aux différentes consignes, ce qui montre un début de flexibilité cognitive.
Puis la vidéo présente Andreas (stade préopératoire),
avec une tâche d’inclusion des classes (billes en bois rouges et jaunes). On lui demande s’il y a plus de billes en bois ou de billes rouges. Malgré le fait qu’il comprend que toutes les billes sont en bois et qu’il y a deux couleurs, il répond “rouges”. On observe qu’il est fortement influencé par ce qui est immédiatement visible : les billes rouges sont plus nombreuses et attirent son attention. Il justifie même sa réponse en disant que les rouges sont “plus belles”, ce qui montre qu’il est “capturé” par l’apparence perceptive et la saillance visuelle, au détriment du raisonnement logique. Même avec des relances, il reste centré sur la quantité perçue des rouges plutôt que sur la catégorie “bois”, ce qui illustre une pensée encore non réversible et dominée par la perception.
On revient ensuite sur Simone (5 ans, opérations concrètes, notion de réversibilité).
Elle réussit à mieux structurer son raisonnement, elle comprend que les billes rouges et jaunes appartiennent toutes à l’ensemble des billes en bois. Elle peut donc comparer correctement les ensembles et intégrer mentalement que les sous-catégories (rouges + jaunes) forment un tout plus large. Cela montre la capacité de réversibilité, c’est-à-dire la possibilité de comprendre qu’on peut regrouper et décomposer mentalement les ensembles sans perdre la logique de quantité.
Puis Johanna (10 ans, début des opérations formelles).
Elle doit classer des images d’animaux et construire une hiérarchie. Elle organise spontanément les images en groupes : oiseaux, canards, puis autres animaux. Elle est ensuite capable de nommer les catégories et de comprendre les relations entre elles. Lorsqu’on lui demande si les canards peuvent être inclus dans les oiseaux, elle comprend que oui, car ils appartiennent à cette catégorie. Elle réussit aussi à manipuler les hiérarchies de manière plus complexe : elle comprend que les animaux forment un ensemble plus large que les oiseaux ou les canards, et répond correctement à certaines hypothèses (si tous les animaux disparaissent, il n’y a plus d’oiseaux), elle ne maitrise en revanche pas l’inverse de ces dernières (si les oiseaux disparaissent, il reste des animaux). Elle maîtrise donc l’inclusion et la hiérarchie ascendante mais pas descendante.
Enfin, la vidéo introduit John (stade des opérations formelles).
Il est capable de manipuler ces relations de manière totalement abstraite et systématique. Il comprend immédiatement les hiérarchies complexes : tous les canards sont des oiseaux, tous les oiseaux sont des animaux, mais tous les animaux ne sont pas des oiseaux. Il réussit sans difficulté les raisonnements d’inclusion dans les deux sens (ascendant et descendant), ce qui montre une pensée devenue pleinement logique, réversible et abstraite.
La vidéo conclut en rappelant que ces situations illustrent les différents stades du développement cognitif selon Jean Piaget :
- au stade préopératoire, la pensée est dominée par la perception et reste instable
- aux opérations concrètes, l’enfant devient capable de classification multiple et de réversibilité
- aux opérations formelles, la pensée devient abstraite et hiérarchique
Elle souligne enfin que ces observations permettent aux enseignants d’adapter leurs pratiques en fonction des capacités de classification des élèves.
Contributors
- Record written by : Maé Lix

