Le conte de la mille et deuxième nuit (1927)

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Le conte de la mille et deuxième nuit


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Title Le conte de la mille et deuxième nuit
Year of production 1927
Country of production France
Director(s) Jean Benoit-Lévy
Albert Mourlan
Duration 09 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) French
Translated Arabic
Production companies Edition Française Cinématographique
Sponsor(s) Ministère de la Santé PubliqueOffice National d'Hygiène SocialeCommission Générale de Propagande
Archive holder(s) AFF

Main credits

(français)
« Ministère de la Santé Publique, Office national d'Hygiène Sociale, Commission Générale de Propagande ; Musique : Edouard Flament ; Production : Jean Benoit-Lévy. »

Contents

Medical themes

Theme

(français)
Présentation des symptômes de la syphilis et rôle de prévention de l'O.N.H.S (Office National de l'Hygiène Sociale)

Main genre

Abstract

(français)
Un film d'éducation sanitaire qui se présente sous la forme d'un film d'animation destiné à un public spécifique : les populations indigènes d'Afrique du Nord. Entre tradition de couleur et animation pour « illettrés », le film met en scène Mohamed ben-Chegir. Cet homme Arabe était fort, rapide et souple; Il est devenu faible et malade. La cause en est une mystérieuse maladie ayant eu pour origine un bouton sur la bouche, auquel Mohamed ben-Chegir ne voulut pas prêter attention. Un jour, une équipe de l'Office National d'Hygiène Sociale arrive dans son village et présente un film d'information sur les maladies vénériennes, ce qui lui fait comprendre les causes de son malheur. Il se décide à aller au dispensaire et, grâce aux soins prodigués, il retrouve sa santé et sa vigueur.

Context

(français)
À l'époque du film, la syphilis est une maladie courante qui était la cause d'une forte mortalité infantile. Cependant les évolutions médicales pour soigner cette maladie sont de plus en plus perfectionnées. En 1921, Ernest Fourneau, met au point un dérivé de l'arsenic à l'institut Pasteur : le Stovarsol. Ce dérivé est plus stable et se prend par voie orale. En 1934 le principe actif du Salvarsan, découvert en 1920 par Carl Voegtlin et Homer Smith, est introduit par le traitement de la syphilis sous le nom de Mapharsen. Le problème des médecins face à cette maladie reste cependant l'ignorance de la population. En effet malgré des campagnes d’information en France, la population semble encore trop peu informée par les dangers de ce fléau.

Structuring elements of the film

  • Reporting images  : No.
  • Studio pictures  : No.
  • Archive footage  : No.
  • Animation sequences  : Yes.
  • Inter-titles  : Yes.
  • Animator  : No.
  • Voice over  : Yes.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the movie direct the spectator's view?

(français)
Le film se veut très pédagogique et emploie le mécanisme du avant/après couplé à des métaphores animalières très faciles à saisir sans avoir à lire les cartons. En général, les images suffisent à comprendre le film. Cependant, le carton final tente de mettre en avant la fiabilité d'une organisation telle que l'O.N.H.S. Les cartons en arabe, leur lecture par le commentaire dans cette même langue et leur transcription en français font aussi de ce film, destiné aux populations indigènes d’Afrique du Nord, un outil d'apprentissage de la langue française. Nous pouvons également supposer que la mise en scène de personnages arabes vise à sensibiliser le public métropolitain par une transposition de situations auxquelles il est lui-même exposé.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Elles sont représentées comme étant les seules garantes d'un traitement et d'une prévention efficaces contre la maladie.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Villes et villages d'AFN

Communications and events associated with the movie

Audience

(français)
Grand public

Local, national, or international audience

Unknown

Free-form description

(français)
Tous les cartons apparaissent et sont lus en langue arabe, puis ils figurent en français pendant la lecture.Sur un fond animé présentant une fontaine de style oriental, apparaît le texte suivant : « Il était une fois un arabe : Mohamed ben Chegir ».
Comparaison du protagoniste avant et pendant la maladie
Un fondu au noir amène à la comparaison de l'état du protagoniste avant et après un événement qui semble alors inconnu. Dans une première partie, Mohamed ben-Chegir est successivement comparé à un lion dont il avait la force, tandis qu'il se fait maintenant terrasser par une chèvre ; à un lévrier qu'il avait battu à la course, tandis qu'il peine maintenant à rattraper un âne ; à une panthère dont il avait la souplesse, tandis que c'est maintenant avec difficulté qu'il enjambe un muret avant de tomber de l'autre côté ; et à un méhari qu'il avait fatigué, tandis qu'il se déplace maintenant avec beaucoup de mal, appuyé sur un bâton. Chaque scène le présente avant, fort et en pleine santé, et après, faible et malade. Elles sont liées l'une à l'autre par un carton : « et maintenant ». Une dernière comparaison, illustrée par deux courtes animations sans animal, est faite entre son aspect auparavant « beau comme le jour » et maintenant sombre, les joues creusées et l'air maussade.
Cause de son état
Carton : « Qu'est-il donc arrivé à Mohamed ben Chegir ? » sur lequel figure le protagoniste, à gauche du texte. Nouveau carton : « un bouton », sur fond de tapis oriental. Un dessin du visage du protagoniste nous est alors montré en gros plan, laissant voir le bouton en question, sur sa lèvre inférieure. Nouveau carton qui nous livre alors les pensées du personnage : « Bah! C'est un simple bobo... ça ne fait pas de mal... ». Après avoir montré le protagoniste insouciant, un autre carton apparaît : « Le bobo a disparu... Quelques années se sont écoulées... mais Mohamed est bien changé. ».
Intervention de l' Office National d'Hygiène Sociale
Un carton fait la liaison avec la partie précédente : « Un jour... ». On aperçoit ensuite un véhicule de l'O.N.H.S. passer à l'arrière-plan. Mohamed l'aperçoit. S'en suit un plan présentant un attroupement devant le véhicule. Par un gros plan, nous voyons une affiche placardée dessus. Elle annonce une conférence, avec séance de cinéma, tenue par l'Office National d'Hygiène Sociale et par le service de prophylaxie des maladies vénériennes de la direction de l'assistance et de l'hygiène publiques. Son sujet est les fléaux sociaux.
Projection du film de prévention
En plan d'ensemble, la salle de projection à laquelle s'est rendu Mohamed. La salle plonge dans l'obscurité. Sur l'écran, le titre de la conférence : « Les Maladies Vénériennes ». Le spectateur est aussitôt mis à la place de Mohamed, spectateur du film. Une séquence présente une liste des symptômes de la syphilis, illustrés par de courtes séquences animées ainsi que par des images d'archive choquantes. Apparaît d'abord la folie, avec le dessin d'un homme aux yeux exorbités, bouche bée. Puis vient la cécité, avec le dessin d'un homme la main tendue comme s'il mendiait apparaît. Le film présente ensuite le danger héréditaire de la syphilis avec un enfant ayant des déformations et une dentition en bien mauvais état montrée en gros plan. Suivent les premiers symptômes de la maladie : dos couvert de tâches, gros bouton au niveau de la lèvre supérieure d'une femme, similaire à celui qu'avait Mohamed.Le film de prévention se clôt sur un carton incitant les personnes ayant reconnu chez eux ce type de symptômes à consulter un médecin immédiatement.
Soin du protagoniste
La projection est finie, Mohamed reste seul dans la salle, un carton apparaît : « Mohamed a compris... le bouton qu'il a eu n'était pas un simple bobo. » Il se rend alors a une consultation médical au dispensaire indigène. Un carton nous annonce sa guérison a force de traitements au dispensaire.De courtes séquences d'animation nous montrent son état de bonne santé retrouvée, faisant appel aux comparaisons animalières déjà évoquées au début : il est de nouveau fort comme un lion, souple comme une panthère, rapide comme un lévrier et infatigable comme un méhari. Un carton nous annonce qu'il a d'ailleurs engendré de « nombreux enfants, solides et bien portants ». Une série de dessins d'enfants suit cette annonce.
Cartons de mise en garde et de conclusion
Le film se clôt sur deux derniers cartons. Le premier met en garde et incite à se méfier des « faux remèdes et faux guérisseurs », et a consulter un médecin. Le second présente l'O.N.H.S. comme une organisation fiable et sûre en ce qui concerne la santé et l'hygiène sociale.

Notes complémentaires

(français)

Références et documents externes


Contributeurs

  • Auteurs de la fiche : Justine Aumaître, Emmanuel Nuss, Christian Bonah