La contraception moderne (1970)

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La contraception moderne


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Title La contraception moderne
Year of production 1970
Country of production
Director(s) Éric Duvivier
Scientific advisor(s) Henri Rozenbaum
Duration 25 minutes
Format Parlant - Couleur - vidéo
Original language(s) French
Production companies Sciencefilm
Sponsor(s) Laboratoire Sandoz
Archive holder(s) CERIMES

Main credits

(français)
Docteur Henri Rozenbaum / Animations : Yves Le Tallec – Nicole Armagnac / images : René Gosset – Claude Rochefort / Montage : Albert Luzuy / Son : Joël Courtinat / Réalisation : Eric Duvivier

Contents

Medical themes

Theme

(français)
Information sur l'actualité des méthodes de contraception à l'époque du film (1970).

Main genre

Abstract

(français)
Description des méthodes de contraception par des schémas animés et des prises de vues réelles restituant des consultations et des séances de formation. La pose de stérilets et la prise orale de pilules sont plus précisément décrites.

Context

(français)
Ce film est produit et projeté dans la foulée de l’invention et de la commercialisation des premières spécialités œstro-progestatives contraceptives (pilules) et de la loi Neuwirth du 19 décembre 1967 qui dépénalise la contraception. La généralisation des pratiques contraceptives, ainsi que le contrôle médical qu’elles supposent sont l’objet de vives protestations et de controverses importantes portant sur l’innocuité et la légitimité de l’usage de dispositifs contraceptifs

Structuring elements of the film

  • Reporting images  : Yes.
  • Studio pictures  : No.
  • Archive footage  : Yes.
  • Animation sequences  : Yes.
  • Inter-titles  : No.
  • Animator  : No.
  • Voice over  : Yes.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the movie direct the spectator's view?

(français)
Le personnage de médecin mis en scène, par les avis qu’il donne à ses patients, informe dans le même temps les collègues qui regardent le film. La formation se fait ainsi par patients interposés, ceux qui figurent dans le film.
Des schémas animés font voir un fonctionnement relativement mécanique du corps hormonal, afin d’expliciter le fonctionnement des divers dispositifs envisagés.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La médecine est représentée par le personnage du médecin : homme avisé, préoccupé de pédagogie envers ses patients, cependant désincarné par son ton neutre.C'est le corps médical qui prend en charge la question de la santé du particulier. Par sa connaissance informée par la science et sa pratique, il détient le savoir nécessaire à son maintien.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Circuit professionnel, diffusion de prestige dans les salles d’exploitants

Communications and events associated with the movie

(français)
Plaquettes pour annoncer les séances de prestige

Audience

(français)
Médecins (généralistes, gynécologues)

Local, national, or international audience

National

Free-form description

(français)
Les questions que soulèvent la contraception
Ouverture sur la reproduction d’un tableau de Paul Delvaux, intitulé Le musée de Spitzner, qu'il a peint en 1943, références qui ne sont pas précisées dans le film. Le tableau montre une femme dépoitraillée évoluant dans la perspective froide d’une ville, entre un jeune garçon nu et des hommes plus âgés habillés. Musique de grand ensemble jazz. Référence artistique et choix de la musique pour ne pas donner au film un aspect strictement scientifique. Générique en lettres jaunes italiques : « Docteur Henri Rozenbaum / Animations : Yves Le Tallec – Nicole Armagnac / Images : René Gosset – Claude Rochefort / Montage : Albert Luzuy / Réalisation : Eric Duvivier ». A la fin du générique, zoom sur le visage de profil de la femme peinte : elle a les yeux clos. Raccord sur une image en vue réelle d’un plan rapproché de jeune fille, dézoom sur une salle de classe remplie d’adolescents avec un homme de dos, occupant la place du professeur en amorce. Les questions fusent dans l'assistance :- A quel âge peut-on prendre la pilule sans l’autorisation des parents ?- Est-ce que vous pensez que les femmes doivent garder leur virginité pour leurs maris ? L’invention de la contraception moderne
Musique jazz cool. Gros plan sur des annonces de journaux : « Appareils – usage intime – adresse… » Commentaire, voix masculine : « Préservatifs, courbes de température, abstinences périodiques… Ces méthodes ne nécessitent pas d’assistance médicale. Mais elles sont soit contraignantes, soit d’efficacité aléatoire. »Transition sur l’histoire des méthodes contraceptives. Mise au point du contraceptif oral par Pincus (endocrinologue américain). Empruntée à un autre film (non cité), séquence d'explications par un homme assis derrière un bureau, parlant en anglais. Selon le commentaire, la méthode a très vite connu du succès en Occident.
Les pilules : usages, précautions
Séquence en schémas animés pour expliquer l’action physiologique de la pilule. Trois méthodes distinctes de contraception orale - la méthode associée ou combinée, la méthode séquentielle et la méthode interrompue - sont présentées par des séquences en schémas animés représentant leur mode d’action physiologique. Cette explication emprunte des termes spécialisés, semblant ainsi se destiner à un public professionnel.
Retour de la musique jazz cool. Le médecin, en plan américain, parle au téléphone. Le commentaire : « Tout médecin sait que la tolérance clinique se juge entre autres au nombre d’appels téléphoniques qu’il recevra après la prescription. » Différents appels avec le médecin en in et en off la voix d’une patiente qui expose son problème. Faut-il continuer la prise après les règles ? Que faire quand il y a persistance des saignements ? Que faire si les règles ne reviennent pas après l’arrêt de la pilule ? Si celle-ci donne envie de vomir ? Les réponses du médecin, très didactiques, sont fondées sur une compréhension médicale du corps féminin. A l'écran, elles sont illustrées en schéma animé. Coupures de journaux (du Monde) sur des faits de société relatifs à la pilule. Reflets des débats sur son commerce et son libre accès. « Les hostilités sont de causes diverses, extra-médicales le plus souvent. Aucun produit n’a été aussi longuement étudié quant à ses effets secondaires possibles. »
Le stérilet : mise en place, précautions
Inventaire des autres options : le diaphragme, dont la pose est montrée avec le recours à un moulage d’appareil génital féminin, et le stérilet dont le fonctionnement est expliqué par des schémas animés. De nombreuses formes de stérilets sont présentées en même temps qu’il est précisé que leur mode d’action est complexe et non totalement élucidé. Le taux d’échec est représenté par un schéma animé. « La taille de l’appareil joue également un rôle » précise le commentaire. Noir, séquence de reconstitution de consultation pendant laquelle un médecin explique à une femme vue de dos, en amorce, le fonctionnement du stérilet. La pose n’est pas douloureuse, l’efficacité est à 99%. Contrechamp sur la femme au moment où le médecin l’invite à entrer dans la salle attenante pour la pose. Commentaire : « La mise en place du stérilet est un acte anodin, quasi indolore.. . » Le commentaire nomme les différents outils réunis sur la table, montré en gros plan. Gros plan sur l’appareil génital de la patiente au moment de la mise en place, sans coupe au montage, du speculum, de la pince au col, de l’hystéromètre, du stérilet au fond de la cavité utérine. (17.45). La voix du médecin en off informe la patiente qu’il lui est nécessaire de sentir le « fil témoin » et lui recommande de prendre « les comprimés » prescrits si elle éprouve des douleurs.Selon la même logique que celle mobilisée pour la présentation de la pilule, le médecin, à nouveau au téléphone, répond des inquiétudes et des questions diverses que lui soumettent les usagers de stérilet. Par ce dispositif, le film présente toutes les réponses qu’un médecin est censé donner aux éventuelles questions de patientes et de collègues.Commentaire : « Les appels téléphoniques traduisent le plus souvent l’ignorance des patients concernant cette méthode, plus qu’une mauvaise tolérance clinique. » Le même médecin face à une patiente et des personnes en blouse blanche (étudiants ?) insiste sur les précautions à prendre pour éviter les perforations de la matrice. Gros plan du visage inquiet de la patiente.
Conclusion : la nécessité d’informer dès le début de la vie d’adulte
Retour à la salle de classe de la première séquence du film. On comprend, par le raccord son des voix, que c’est le même médecin qui répondait au public de la séquence qui vient de précéder. Il affirme qu’il n’existe pas de moyen de contraception meilleur qu’un autre, qu’il faut s’informer des avantages et des inconvénients de chacun. Par ce montage qui montre que le médecin ne change pas de ton et reste précis, le film montre que les adolescents, filles et garçons, dans l’enceinte de l’école, ont accès à la même qualité d’information que les patients plus âgés que nous avons rencontrés dans la majeure partie de l’exposé. Ainsi ce film contribue à la formation et à l’information des médecins pour prescrire les nouveaux moyens de contraception autorisée par la législation, en même temps qu’il en appelle à la diffusion de ces informations à un public plus large, notamment en milieu scolaire.
Musique romantique pour finir, aux accents apaisants.
Fonds Eric Duvivier code 418.

Notes complémentaires

(français)

Références et documents externes

(français)


Contributeurs

  • Auteurs de la fiche : Joël Danet, Alexis Zimmer
  • Traducteurs de la fiche vers l'anglais : Sherry Stanbury