Le clitoris : une découverte contestée
Dans le film According to Plan, l'anatomie sexuelle est expliquée en détail, mais le clitoris est totalement absent des schémas. Est-ce pour simplifier les explications ? Ou est-ce un oubli volontaire ?
Même si les médecins de l'Antiquité connaissaient déjà le clitoris, il a fallu attendre la Renaissance pour que la médecine s'y intéresse à nouveau.
En 1559, le médecin italien Realdo Colombo affirme l'avoir "découvert" et le nomme l’Amour de Vénus.
D'autres médecins, comme Gabriele Falloppio,(découverte des Trompes de Fallope) se sont disputé la paternité de cette découverte.
Pourtant, comme le rappellera plus tard l'anatomiste Reinier de Graaf, cet organe était déjà connu des Grecs et des Romains bien avant eux.
Pendant longtemps, le plaisir féminin a été un sujet tabou. Cela a freiné la recherche médicale et a mené à des pratiques discutables :
La chirurgie comme "remède" : À la fin du XIXe siècle, certains médecins pratiquaient l'ablation du clitoris pour prétendre soigner l'hystérie ou des troubles mentaux.
La théorie de Freud : Le célèbre psychanalyste a aussi dévalorisé l'organe en affirmant que l'orgasme clitoridien était une marque d'immaturité par rapport à l'orgasme vaginal.
Quelques défenseurs : De rares médecins, comme Léopold Deslandes, se sont opposés à ces pratiques, comparant l'excision à une amputation inutile.
Les choses ont commencé à changer tardivement :
Les années 1970 : Avec la révolution sexuelle, le plaisir féminin redevient un sujet d'étude sérieux.
L'action internationale : Entre 1958 et 2008, l'ONU s'est engagée officiellement pour faire interdire l'excision dans le monde.
Histoire de la pilule
1950 - 1956: La phase de recherche
Aux États-Unis, la militante féministe Margaret Sanger convainc le biologiste Gregory Pincus de développer un contraceptif oral. Grâce au financement de la riche héritière Katharine McCormick, Pincus réussit à mettre au point une pilule combinant deux hormones synthétiques. Les premiers essais cliniques à grande échelle débutent en 1956 à Porto Rico.
1960 : La première commercialisation mondiale
L’agence américaine du médicament (FDA) autorise la vente de l'Enovid en tant que contraceptif. C'est un événement historique : pour la première fois, la science permet de dissocier l'acte sexuel de la reproduction avec une efficacité proche de 100 %.
1967 : La légalisation en France (Loi Neuwirth)
En France, une loi de 1920 interdisait strictement toute contraception et toute "propagande" anticonceptionnelle. Le député Lucien Neuwirth mène un long combat politique pour faire voter la loi du 19 décembre 1967, qui autorise enfin la fabrication et l'importation de contraceptifs sur le territoire français.
1974 : Le remboursement et l'accès pour les mineures
La loi est complétée pour faciliter l'accès réel à la pilule. Elle devient officiellement remboursée par la Sécurité sociale. De plus, les centres de planification familiale sont désormais autorisés à délivrer la pilule de manière gratuite et anonyme aux mineures, sans autorisation parentale obligatoire.
1980 - 2000 : Modernisation et contraception d'urgence
Durant les années 1980 et 1990, les laboratoires développent les pilules de deuxième et troisième génération, beaucoup moins dosées en hormones afin de réduire les effets indésirables. En 1999, la pilule du lendemain est autorisée en vente libre en pharmacie pour répondre aux situations d'urgence.
Risques et bénéfices actuels
• Risque légèrement augmenté : Les études indiquent une faible hausse du risque de cancer du sein et du cancer du col de l'utérus pendant la durée de la prise. Ce risque disparaît progressivement après l'arrêt (environ 10 ans pour le sein).
• Effet protecteur important : La pilule réduit de façon majeure le risque de cancer de l'ovaire, de cancer de l'endomètre (utérus) et de cancer colorectal. Cette protection dure souvent plusieurs décennies après l'arrêt.
• Évolution des dosages : Contrairement aux premières pilules de 1960, les dosages actuels sont très faibles, ce qui vise à minimiser les effets secondaires et les risques de santé.
Contexte de production
La London Foundation for Marriage Education était l'une des nombreuses organisations créées par la London Rubber Company (LRC), fabricant des préservatifs de la marque Durex.
Ce film fait partie d'une série produite par cette fondation. Ces films sponsorisés étaient utilisés pour diffuser des messages de vente et de marketing auprès de leurs publics cibles.