A Cruel Kindness (1967)

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A Cruel Kindness

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Title A Cruel Kindness
Year of production 1967
Country of production Grande-Bretagne
Director(s) Winifred Holmes
Duration 13 minutes
Format Parlant - Couleur - 16 mm
Original language(s) English
Subtitles and transcription EnglishFrench
Production companies Oswald Skilbeck
Commissioning body British Medical AssociationBritish Life Assurance Trust for Health Education
Archive holder(s) Wellcome Collection

Main credits

(français)
FROM THE FILM LIBRARY

British Medical Association and British Life Assurance Trust for Health Education

THE BRITISH LIFE ASSURANCE TRUST FOR HEALTH EDUCATION with THE BRITISH MEDICAL ASSOCIATION 1967

A CRUEL KINDNESS

Written and Directed by WINIFRED HOLMES

FROM THE FILM LIBRARY

British Medical Association and British Life Assurance Trust for Health Education

THE BRITISH LIFE ASSURANCE TRUST FOR HEALTH EDUCATION with THE BRITISH MEDICAL ASSOCIATION 1967

A CRUEL KINDNESS

Written and Directed by WINIFRED HOLMES

Content

Medical themes

Theme

(français)
Causes et prévention du surpoids chez les pré-adolescents.

Causes and prevention of obesity in pre-adolescent children.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
"Un film très plaisant qui présente d’excellentes séquences sur la vie quotidienne des années 1960, les points de vue de l'époque par rapport à la nourriture et aux repas, ainsi que la lutte contre l’obésité chez l’enfant. Une femme médecin généraliste présente trois études de cas d’enfants dont le surpoids est probablement dû à la suralimentation imposée par leurs parents, comportement qu’elle appelle "une cruelle bonté". - base de données de la Wellcome Library Ce film dont le message consiste à dire qu'en donnant trop à manger à ses enfants, on fait preuve d’une "cruelle bonté", donne à voir trois enfants en surpoids pour leur âge. Il présente les difficultés qu’ils risquent de rencontrer en entrant dans l’adolescence, ainsi que des conseils donnés par un pédiatre après un examen médical scolaire. Il se concentre sur le rôle joué par la mère pour une bonne alimentation de l’enfant.

With the message that it is a cruel kindness to feed your child too much, this film presents three children, who are heavy for their age, the difficulties they may encounter as they enter adolescence and the guidance provided by a doctor following a school medical exam. The film focuses on the role of the mother in properly feeding their children.
(Summary on the Wellcome Library database: An extremely enjoyable film, which contains excellent footage of late 1960's home life, attitudes to food and meal times, addressing obesity in children. A female GP presents three case studies of children who are overweight most likely due to over feeding on the part of the parents, what the GP calls a ‘cruel kindness’.)

Context

(français)
A Cruel Kindness est produit au moment où s'opère une bascule dans les préoccupations concernant le poids et l’obésité. Auparavant considéré comme un excès à même de compromettre le bonheur personnel, le surpoids est désormais associé à un risque pour la santé cardiovasculaire. A la fin des années 1950, l’obésité est largement présentée comme une cause de difficultés sociales pour celui qui en souffre. A partir des années 1960, et en particulier dans les années 1970, elle est associée aux maladies cardiovasculaires. Ce film montre que l’obésité de l’adulte trouve son origine dans l’enfance. Il a probablement été réalisé dans le cadre des campagnes de la British Medical Association. Il était accompagné d’une brochure de 23 pages intitulée Overweight Children: Victims of a Cruel Kindness [Les enfants en surpoids sont victimes d’une cruelle bonté] (London: British Medical Association, 1968).

Cette campagne est légèrement antérieure à The Causes of Obesity (1977), dans la série Uptodate diffusée à l'origine sur Channel 7, l’un des canaux du réseau de télévision en circuit fermé de l’ILEA (Inner London Education Authority). Dans cette émission, le Dr W. P. T. James fait un exposé sur l'obésité. Il explique qu'elle devrait être évaluée en prenant en compte le poids par rapport à la taille. Il constate que statistiquement, l’obésité commence souvent durant l’enfance, d'où la nécessité d’étudier les facteurs sociaux qui affectent son apparition ainsi que ses caractéristiques démographiques et le métabolisme. Dans un commentaire qui nous éclaire sur le point de vue du corps médical de l’époque selon lequel ce sont les parents qui sont responsables de l’obésité de leurs enfants, le Dr James porte des jugements de valeur sur le corps et les traits de caractère des gens, "les gros et les maigrichons", qu’il présente comme la personnification de "la gloutonnerie et de la paresse". Il parle également de "repas inadéquats sur le plan nutritionnel". Cf. The Causes of Obesity
La saccharine, dont il est fait question dans le film, est un édulcorant devenu très populaire dans les années 1960 puisque les médecins en prescrivaient aux patients atteints de diabète ou à ceux qui devaient perdre du poids. Les diabétiques préféraient cette substance chimique car elle est beaucoup plus sucrée que le sucre ordinaire (saccharose) et contient moins de calories. Elle a été découverte dans les années 1870 et son utilisation a débuté lors de la Seconde Guerre mondiale lorsque le sucre était rationné. La saccharine est critiquée depuis son introduction sur le marché mais les recherches scientifiques l’accusant d’être responsable de cancers et de diabète se multiplient depuis les années 1970. Si certains pays tels que le Canada l'ont interdite, son utilisation comme édulcorant reste autorisée dans beaucoup d’autres pays comme la Grande-Bretagne. En revanche, son innocuité est toujours controversée au sein de la communauté scientifique.
Ce film promeut clairement les édulcorants pour réduire le surpoids, s’appuyant ainsi sur les connaissances et les pratiques de l’époque.

On peut également noter que le lait est le seul aliment présent dans les trois groupes alimentaires. En le présentant comme un aliment parfait depuis la fin des années 1930, le film s'insère dans une histoire bien plus large de la promotion des produits laitiers et des guides alimentaires.

Cruel Kindness was produced just as concerns with weight and obesity were shifting from an undesirable state for personal happiness to one of cardiovascular health. In the late 1950s, obesity was largely portrayed as causing social difficulties. From the 1960s, and especially the 1970s, obesity was associated with cardiovascular disease. In this film, it is the onset of adult obesity in childhood that is being addressed. The film was likely part of a campaign by the British Medical Association, and was accompanied by the 23-page booklet Overweight children: victims of a cruel kindness (London: British Medical Association, 1968).

This slightly pre-dates ‘The Causes of Obesity’ (1977) in the Uptodate series originally broadcast on Channel 7 of the ILEA closed-circuit television network, in which Dr W. P. T. James lectures on obesity. He defines how obesity should be measured using weight for height criteria, acknowledging that statistically it often begins in childhood, such that social factors affecting its onset as well as demographic features and studies into metabolism should be undertaken. Reflecting the view taken by the medical profession, that it is the parents at the heart of obesity in children, James comments judgementally about people’s body types and personality traits; “fatties and thinnies” and personification as “gluttony and sloth”. He mentions “nutritionally inappropriate meals”. (See: The Causes of Obesity)
The film clearly promotes here the use of sweeteners to reduce overweight and plays so on knowledge and practices of the time. Saccharin, a sweetener that became very popular in the 1960s when doctors prescribed it to patients with diabetes or to patients for weight-loss, is promoted in the film. This chemical substance was favoured by diabetics because it is much sweeter than ordinary sugar (sucrose) but contains no calories. It was discovered in the 1870s and was used during WWII when sugar was rationed. Saccharin has been criticized since its commercialization, with scientific studies since the 1970s finding the synthetic sweetener to cause cancers and diabetes. Although some countries initially banned saccharin, like Canada, its use as a sweetener was approved in many others, including Great Britain.

It may also be noted that milk is the only food to be present in three food groups. Milk had been promoted as a perfect food since the late 1930s. This fits into a wider history of dairy promotion and of food guides.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : Yes.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Ce film dont le but est d’informer les parents sur les risques de la suralimentation, met en scène la vie de trois enfants âgés de 10 ou 11 ans, tous présentés comme étant en surpoids. Les scènes de leur vie quotidienne sont commentées par la voix-off d’une femme médecin généraliste ou pédiatre qui rencontre deux d’entre eux. Bien que le commentaire soit assuré par le médecin, ces scènes en révèlent bien plus que ce dont un médecin pourrait avoir connaissance en réalité (exemples ː la nourriture servie à table ou l’attitude avec laquelle elle est servie). Le commentaire porte des jugements de valeur et joue sur des stéréotypes tout en contenant une dimension informative car il véhicule le "bon" comportement et indique les améliorations possibles ou les changements de perspective nécessaires. Ces représentations de vie familiales sont entrecoupées de séquences qui ajoutent un élément visuel à certaines explications. Il s’agit notamment de l’animation qui présente les différents groupes d’aliments et définit ce qu’est un repas équilibré ou de la séquence sur l’alimentation des bébés et la façon de les peser. Le spectateur est également témoin d’une consultation médicale, ce qui le renseigne sur son déroulement. Un certain nombre de croyances populaires sont démythifiées, par exemple l’idée que l’obésité est un trouble du métabolisme. Bien qu'un dysfonctionnement des glandes ait été reconnu comme une cause possible d’obésité à la fin du XIXe siècle (les études menées par Bouchard dans les années 1870 ont identifié des causes endogènes dues à des troubles métaboliques et des causes exogènes dues à la suralimentation), c’était rare dans les années 1960. Ce film emploie différents registres pour toucher le spectateur en abordant les préjugés et les dangers liés à la suralimentation des enfants. Il y a trois enfants avec trois couples de parents auxquels le spectateur peut s’identifier. Le film aborde à la fois des préoccupations médicales mais aussi les difficultés sociales liées à l’obésité, notamment pour les filles et les femmes. Il se termine par un gros plan sur le visage de l'experte ː le médecin, figure d’autorité, affirme la gravité de la situation et attire l’attention des spectateurs sur la responsabilité des parents, en particulier celle de la mère, dans l’obésité infantile.

This film, in the aim of informing parents about the risks of overeating, stages the lives of three children aged 10-11, who are all identified as overweight. The scenes of their lives are commented by a voiceover, a doctor or paediatrician who meets two of them. Although the commentary is provided by the doctor, the scenes reveal much more than what a doctor would see or know – the food eaten at the dinner table, as well as the attitudes with which they are served. The commentary is rather judgemental, playing on stereotypes, but equally adds an informative dimension as it conveys the “right” behaviour and where there is room for improvement or where a shift in perspective is needed. These staged scenes of family life are interspersed with additional footage to add a further visual dimension to certain explanations; such as the animation explaining the different food groups and defining balanced meals or the babies and how they are fed and weighed. We are also shown the consultation and the spectator learns what to expect when going to see the doctor. A number of popular beliefs are debunked here, for example obesity being a metabolic disorder. Although dysfunctional gland was one possible cause of obesity and had been recognised in the late 19th century (studies by Bouchard in the 1870s identified endogenous causes due to metabolic disorders and exogenous causes due to overfeeding), this was not common in the 1960s. The film employs different registers to reach the spectator, addressing prejudices and dangers regarding the overeating in children. There are three children and three sets of parents whom the spectator might identify with. They appear to medical concerns, but also to the social difficulties of being obese, notably for girls and women. The film goes beyond the question of good health, but addresses gender roles and social acceptability. The Grant family, in accepting medical help, maintain an air of respectibility and refinement, whereas the Browns are coarse and crude in comparison. Further, Mr Grant (who is thin) encourages his wife to follow the doctor's recommendations, making him an ally of the medical corps, whereas Mr Brown is indifferent to the question. The film ends with a serious, talking head; the doctor, as a person of authority, stating the severity of the situation and drawing attention to the responsibility of parents, especially of the mother in child obesity.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Le médecin est la narratrice du film. C’est elle qui fait comprendre au spectateur le rôle de la nourriture et de la nutrition dans la santé en général. Nous sommes présents dans son cabinet en même temps que Jimmy et sa mère, nous assistons à l’examen médical et découvrons comment elle évalue le poids du jeune garçon. Nous partageons leur satisfaction lorsque les conseils du médecin concernant le régime de Jimmy ont des résultats positifs : il a perdu du poids.

Ce film inculque au spectateur à la fois le rôle du médecin dans la perte de poids, celui de la nutrition pour la santé et la capacité du médecin voire, plus largement, du corps médical, à donner du recul et de la grâce à ceux qui écoutent ses conseils.

Cette grâce qui est conférée à ceux qui suivent les recommandations du médecin est suggérée de façon assez subtile, et uniquement par la mise en scène. La caméra attire l'attention du spectateur sur la façon de manger (assez salement et bruyamment) de la famille Brown et sur leur démarche (ils en sont presque au point de se dandiner et sont constamment essoufflés). Le film les oppose aux membres de la famille Grant, souriants et même rayonnants, qui acceptent de limiter leurs portions et ont un port de tête plus élégant (surtout à la fin du film).

The medical doctor is the narrator of the film and it is she that brings the spectator to understand the role of food and nutrition in overall health. We visit her office along with Jimmy and his mother to witness the medical examination and how the doctor evaluates weight. We smile with them as the doctor’s advice on dieting is met with positive results, weight-loss.

The spectator is impressed with the role of the medical doctor in weight-loss, the role of nutrition in good health and the ability of the doctor — and perhaps medical sphere more broadly — to grant perspective and grace to those who heed its advice.

The grace admitted to those who follow the doctor's advice is somewhat subtle. The camera draws attention to how the Brown family eat quite messily and loudly and how they walk, nearly waddling and out of breath. This is opposed to the smiling, even beaming, Grant family who restrict their diet and hold their heads in an air of refinement.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)

Presentations and events associated with the film

(français)
Ce film faisait probablement partie d’une campagne plus vaste de la British Medical Association comme l’atteste la publication le 1er novembre 1968 d’une brochure de 23 pages intitulée Overweight Children: Victims of a Cruel Kindness [Les Enfants en surpoids sont victimes d’une cruelle bonté] publiée par Family Doctor Publications Ltd. à Poole (Royaume-Uni).

This film was likely part of a larger campaign, as attested by the publication on 1 November 1968 of a 23-page brochure titled Overweight Children: Victims of a Cruel Kindness by Family Doctor Publications Ltd. in Poole, United Kingdom for the British Medical Association.

Audience

(français)
Sans doute le film s'adresse aux parents et particulièrement aux mères.

It can be deduced that this film targetted parents, especially mothers.

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
00:00-01:35 Dans la cour de récréation
La première scène s’ouvre sur des rires d’enfants qui courent et jouent dans une cour de récréation avant de rentrer chez eux. Partant d’un plan large, la caméra zoome sur deux enfants. La voix off féminine présente les deux garçons qui jouent au basketball : "À droite, Ronnie Brown, 10 ans et demi, 57 kg. À gauche, Jimmy Grant, même âge, pratiquement le même poids". Puis la caméra se tourne vers un groupe de filles en train de rire. Devant elles, une fille marche seule. C’est "Valerie Smith, 11 ans, 45 kg."
La scène change à nouveau. Les enfants ont l'air de rentrer de l’école. Ronnie, Jimmy et d’autres enfants se pressent autour de la camionnette d’un marchand de glaces. Valerie sort d’une confiserie, un sac en papier à la main. Des femmes plus âgées lui jettent des regards réprobateurs lorsqu’elle passe devant elles. Retour sur Ronnie, désormais seul, qui est en train d’engloutir une glace devant la camionnette.

01:35-03:22 Un repas nourrissant pour la famille Brown
Ronnie est présenté en gros plan, encore une fois en train de manger salement, mais cette fois-ci à table, avec sa famille. Voix off  : "L’embonpoint commence à la maison". Zoom arrière qui révèle les membres de la famille : sa mère, son père et sa petite sœur. La table est chargée de victuailles : une tourte à la viande, du pain et des gâteaux. La voix off continue de décrire ce que Mme Brown a préparé avec les meilleures intentions du monde : "un repas nourrissant pour sa famille". Elle pose une question rhétorique : "Il est nourrissant, mais est-il bon pour eux ?" Mme Brown encourage les membres de sa famille à se resservir tandis que la voix off commente leur mode de vie et leurs habitudes alimentaires d’un ton assez critique. Description de M. Brown  : "En surpoids lui aussi. Travaille dans un bureau. Aucune activité physique. Faible espérance de vie". Ronnie s’assoit devant la télévision avec un soda tandis que la voix off dit à propos de M. Brown qui est train de mettre quatre cuillerées à café de sucre dans sa tasse de thé: "Dommage qu’il ne connaisse pas la saccharine" (l’édulcorant artificiel). À la télévision, la foule encourage des nageurs lors d’une compétition. M. et Mme Brown sont décrits comme perpétuellement "essoufflés". Mme Brown gronde sa fille et lui tape sur la main avant de s’excuser et de lui offrir une friandise. Alors que la caméra est centrée sur l’écran de télévision, le spectateur est frappé par le contraste entre l’activité physique des nageurs et les mouvements lents de Ronnie. La voix off déclare : "Si seulement Mme Brown était mieux informée" tandis qu’on passe de l’observation de cette scène de vie de famille à un exposé des informations dont justement, Mme Brown ne dispose pas. (L'exposé est destiné au spectateur.)
03:23–04:08 Un repas équilibré
Interlude : Une séquence animée énonce les principes d’une alimentation saine. Une assiette blanche apparaît sur un fond bleu.Trois cercles colorés représentent les trois types d’aliments : orange pour les protéines, bleu pour les glucides et jaune pour les graisses, comme s’ils illustraient parfaitement les trois parties d’un repas. L’explication se poursuit par la présentation de certains des aliments appartenant à chaque catégorie. Les œufs, le lait, le fromage et le poisson entrent dans la catégorie des "protéines pour grandir et remplacer les tissus endommagés". Le lait, le pain, les pâtes et les gâteaux sont des "glucides, pour l’énergie". Le fromage le lait, le beurre et la margarine font partie des "graisses, pour la chaleur et de l’énergie supplémentaire". Puis une quatrième catégorie est ajoutée : les vitamines, représentées par un cercle vert. Les aliments donnés en exemple sont les oranges, la laitue et les tomates. Le tout compose un "repas équilibré".
04:09-04:35 Retour à la scène de dîner chez les Brown
Mme Brown grignote un Pim’s tout en débarrassant la table tandis que M. Brown lit le journal. La voix off nous donne quelques explications supplémentaires : "Mme Brown pense que l’embonpoint est de famille et qu’on n’y peut rien."
04:36-05:39 Des pratiques qui nuisent à la santé
Nouvel interlude : six scènes montrant six mères et leur bébé illustrent comment de bonnes intentions peuvent mener à des pratiques qui nuisent à la santé. La première montre une femme de profil en train d’allaiter son bébé. La voix off explique que "Les problèmes commencent souvent chez le bébé. Manger est un plaisir et les bras de Maman sont un refuge. Nous associons alors nourriture, plaisir et sécurité et nous en payons le prix plus tard." Changement de plan. Une autre femme pèse son bébé sur une balance, dans ce qui semble être un cabinet médical. La voix off explique que nous avons tendance à penser qu’un bébé qui prend du poids est la preuve qu’on lui donne bien ce dont il a besoin. Elle conclut en disant qu’un "bébé potelé ne se développe pas mieux qu’un bébé mince." Un autre changement de plan montre un bébé en pleurs, assis dans une chaise haute, tandis que sa mère essaye de le nourrir à la cuillère. Bien que le bébé détourne la tête et repousse la cuillère à plusieurs reprises, elle réussit à lui faire avaler une cuillerée de son repas. Le commentaire explique que certaines mères assimilent nourriture et amour. Une quatrième mère prépare le biberon de son bébé et y ajoute deux cuillerées de sucre. La cinquième scène montre un bébé au soleil dans une poussette avec une sucette glacée orange dans la main. La voix off suggère qu’elle sert à "faire tenir bébé tranquille". La dernière scène montre une femme avec un sac de courses dans un parc. Elle est en train de pousser une poussette vide car son bambin marche près d’elle. Elle s’arrête et remet l’enfant dans la poussette. "Une mère pressée risque d’empêcher Bébé de bouger."
05:40-06:28 Chez les Smith
Retour à l’histoire principale et aux enfants du début. Nous suivons Valerie qui vient d’un "foyer brisé". Elle est sur le pas de sa porte et ouvre pour rentrer chez elle. On comprend qu’elle vit seule avec sa mère. Un portrait en noir et blanc d’un homme qui est présenté comme son père est posé sur sa table de chevet. "Quand il est parti, elle a commencé à manger du chocolat pour se consoler. Désormais, elle ne peut plus s’en passer." Valerie s’assied sur son lit et sort une barre chocolatée du sac de la confiserie. Elle la déballe tout en ouvrant un livre. Sa mère entre dans la chambre en enfilant une paire de gants blancs, un sac à main sous le bras. Elle prévient Valerie que son diner est prêt et lui rappelle de faire la vaisselle. Elle remarque avec dédain que ses vêtements sont trop petits et qu’elle devrait "arrêter de manger du chocolat, pour l’amour du ciel ǃ". Elle fronce les sourcils en voyant la photo du père de la jeune fille sur la table de chevet. La voix off laisse entendre que "sans aide, [Valerie] sera handicapée à vie".
06:28-06:45 Le destin qui attend Valerie
Un interlude de trois scènes explique les difficultés qui guettent une adolescente en surpoids. Une vitrine de magasin apparaît. Une pancarte indique The Outsize House Limited [magasin de vêtements spécialisé dans les grandes tailles]. La voix off décrit ce qui l’attend : "Elle devra acheter des robes grande taille." La scène change. Il s’agit d’une fête où l’on voit une fille assise, seule, (possiblement Valerie dans quelques années) tandis que les autres dansent. "Elle fera tapisserie dans les soirées." La scène change encore pour montrer une fontaine à eau en arrière-plan et une piscine pleine de monde au premier plan. Des adolescentes en bikini et des garçons en maillot de bain circulent autour de la piscine alors qu’une fille (peut-être Valerie une fois encore) se tient debout, entièrement habillée, au bord de la piscine. "Elle n’osera pas se déshabiller à la piscine."
Le commentaire continue alors qu’on revient à Mme Brown, assise à sa table (elle est vêtue différemment, ce qui suggère qu’il s’agit d’un autre jour) : "Elle deviendra une grosse femme essoufflée comme Mme Brown."
06:48-07:41 Diner chez les Grant
Retour sur le troisième enfant présenté au début : Jimmy Grant. Il est également assis à table avec sa famille. Il mange avec appétit puis demande à être resservi en purée et saucisses. La voix off souligne que M. Grant est maigre, lui. Mme Grant essaye d’amadouer Tom, le petit frère de Jimmy, pour qu’il termine son assiette mais il se lève de table sans finir. Jimmy sort un papier de sa poche et le donne à sa mère tout en prenant une tasse de thé et une tranche de pain blanc. Sa mère lit la lettre qui vient du médecin scolaire. Celui-ci lui recommande d'emmener Jimmy consulter parce qu’il prend trop de poids. Mme Grant répond à voix haute que son fils est "costaud, c’est tout". Jimmy prend un air penaud mais M. Grant confirme l’observation du médecin : "Il est gros." Le spectateur est témoin de leur discussion : Mme Grant explique qu’elle n’a pas le temps d’y aller mais son mari lui répond que "si le médecin le dit", il faut qu'elle y aille.
07:41-10:20 Consultation médicale
Dans le cabinet du médecin. Jimmy est en sous-vêtements ; une femme médecin le mesure et le pèse. Elle utilise une pince à pli cutané pour mesurer la masse graisseuse au niveau de son bras et conclut que Jimmy est en surpoids de 30 %. On comprend à ce moment-là que la voix off était celle de ce médecin depuis le début. Le médecin s’assoit à son bureau avec Mme Grant. Elle lui explique que Jimmy est "beaucoup trop gros" et que "c’est mauvais pour sa santé". Mme Grant pose des questions, notamment à propos des glandes de son fils, illustrant parfaitement les croyances populaires et et les informations erronées qui circulent à l’époque sur l’obésité des enfants. Le médecin lui répond que son fils est un enfant tout à fait normal. Au même moment, Jimmy entre dans la pièce pour venir se tenir debout derrière sa mère. Lorsque le médecin annonce que la seule solution est qu'il fasse un régime, Jimmy fait la grimace et sa mère prend un air inquiet. La caméra zoome sur le visage de la femme médecin qui explique d’un air grave et ferme que si Jimmy continue à trop manger et ne fait pas de sport, il deviendra un homme obèse. Changement de plan. M. Brown apparaît vêtu d’un costume et montant des escaliers. Il est à bout de souffle et s’arrête à la moitié des marches tandis qu’un homme plus mince que lui le dépasse en courant. Retour sur Mme Grant, Jimmy et le médecin qui explique que les kilos en trop sont mauvais pour le cœur et les poumons de l'enfant et qu’ils diminuent son espérance de vie. Mme Grant demande si Jimmy ne pourrait pas prendre des comprimés mais le médecin objecte que leur effet ne serait que temporaire. Jimmy sort un bonbon de sa poche mais d’un signe, sa mère a la sagesse de lui interdire de le manger. La voix off ajoute un commentaire alors que M. Brown réapparaît à l’écran. Il est assis dans son fauteuil et fait des mots croisés. Il déboutonne son cardigan pendant que la voix off dit qu’il est "plus facile [pour les parents] de surveiller le poids de leurs enfants car ils auront du mal à maigrir une fois adulte". Retour au cabinet médical. Le médecin explique ce que sont les calories et le rôle que jouent les féculents, le sucre et les protéines. Elle tient à la main un livret illustrant ce que Jimmy devrait manger (10:20-10:27). Elle donne également une fiche d’informations à Mme Grant tout en les raccompagnant. Souriante, Mme Grant exprime sa reconnaissance. Elle aurait souhaité avoir ces informations beaucoup plus tôt.
À l’extérieur de la clinique. Mme Brown et son fils Ronnie se rendent à leur tour chez le médecin alors que les Grant en sortent. Ronnie est en train de se goinfrer de chips. Les deux mères se mettent à bavarder. La famille Brown sert de contre-exemple aux recommandations du médecin; ils représentent le triste résultat qu’on obtient quand on ne suit pas les conseils du médecin.
11:06-11:15 Les Grant tiennent compte des recommandations médicales
Mme Grant sert à son mari du poisson sans sauce avec des légumes verts. Le dessert est constitué de fruits frais. Elle empêche Jimmy de remettre du sucre dans son thé en lui tapotant gentiment la main.
11:16-11:47 Mais les Brown continuent à "avoir plaisir à manger"
Mme Grant est invitée à prendre le thé chez Mme Brown. Sans état d’âme, Mme Brown lui propose un gâteau au glaçage rose et des brioches mais Mme Grant n’en prend qu’une fine part. Mme Brown explique que, dans sa famille, ils sont "gros, un point c’est tout". Elle continue en disant que son mari et elle "aiment que leurs enfants aient plaisir à manger", tout en dévorant un morceau de gâteau. La différence entre Mme Brown et Mme Grant est flagrante. La seconde est plus posée et se tient mieux.
11:48 – 12:51 La guérison d'un enfant trop gros

Mme Grant est assise sur une chaise, Jimmy est debout à côté d’elle. Tous deux arborent un sourire fier. Jimmy est allé chez le coiffeur depuis la dernière fois où nous l’avons vu et on peut désormais voir son regard. Ils se trouvent au cabinet du médecin qui les complimente pour leurs efforts et remarque que Jimmy a gagné en confiance. Elle ajoute même qu’il pourra bientôt remporter toutes les courses de son école. À ce moment-là, une scène imaginaire montre un groupe d’enfants participant à une course que Jimmy remporte, encouragé et applaudi fièrement par sa mère depuis les gradins. Mme Brown est assise à côté d’elle, le regard vide et la mine renfrognée. Très gros plan sur le visage du médecin face caméra qui explique comment "guérir un enfant trop gros". Elle souligne les exemples de bon et de mauvais comportement qui ont présentés tout au long du film. Elle insiste sur la responsabilité des parents, et principalement celle des mères, en parlant directement au spectateur avec un grand sérieux et des accents dramatiques. Sa dernière phrase est une référence directe au titre du film : "Laisser vos enfants trop manger, c’est faire preuve d’une cruelle bonté".

00:00-01:35 In the schoolyard

The opening scene resonates with the sound of laughter and children run into the schoolyard, where they play before heading home. From a wide shot of the school yard, the camera zooms in on two children. The voiceover introduces the two boys, who are playing with a basketball. “On the right, Ronnie Brown, age 10½, nearly 9 stone. On the left, Jimmy Grant, same age, much the same weight.” The view shifts to a group of girls laughing and pointing, in front of them a girl walks alone: “In the front, Valerie Smith, age 11, 7 stone 12.” The scene shifts, assumedly to the walk home, Ronnie and Jimmy are with other children that crowd around an ice cream truck. Valerie walks out of a sweet shop with a paper bag in her hand. We see the stares of older women, as she walks by. We return to Ronnie, now alone, as he messily devours an ice cream cone in front of the truck.

01:35-03:22 A good filling meal for the Brown family
We then see Ronnie in a close up, again with food around his mouth, now at the table at home with his family. The voiceover “Fatness begins at home.” The camera zooms back and we see the family members, his mother and father and younger sister. The table is spread with a rich flaky meat pie, bread and cakes. The voiceover continues to describe what Mrs Brown, with the best of intentions has prepared, “a good filling meal for her family” and then rhetorically asks, “it’s filling, but is it good for them?” We then witness the scene as Mrs Brown encourages them to all have more, with the voiceover commenting their habits and lifestyle, in a somewhat judgemental tone. Mr Brown is described as “also very much overweight. Works at a desk, doesn’t take exercise, poor expectation of life.” Ronnie sits down in front of the television with a soda, the voiceover says “pity he hasn’t heard of things like saccharin”, the artificial sweetener. We hear a crowd cheering as swimmers race in a competition on the television. Mr and Mrs Brown are described as “breathless”, and then we see Mrs Brown scold and strike her daughter and then apologize with a sweetie. As the camera frames the television screen, we are struck by the swimmers’ physical activity that is in stark contrast to Ronnie’s unhurried movements. With the words, “If only Mrs Brown knew more about food", the voiceover makes a shift from observing their family life, to instructing us, the spectator, on what she doesn’t know.

03:23-04:08 A balanced meal
Animated sequence as an interlude to explain healthy eating. A white plate appears on a blue background, three coloured circles represent three kinds of food: orange for protein, blue for carbohydrate and yellow for fat, as if they exemplified the three parts of a meal. The explanation goes one step further as a number of examples of each category are illustrated. Eggs, milk, cheese, meat, fish: “Protein for growth and to replace old tissues.” Milk, bread, pasta, cakes: “Carbohydrate for energy.” Milk, cheese, butter, margarine: “Fat for warmth and as a further source for energy.” Then a fourth category is added: vitamins, which are represented by a green circle, with examples oranges, lettuce, tomatoes. This together makes up “a balanced meal.”

04:09-04:35 Fatness runs in families
We then return to the dinner scene in the Brown household. Mrs Brown nibbles on a jaffa cake as she begins to clear away the dishes and Mr Brown reads the newspaper. The voiceover gives us some background explanation, “Mrs Brown thinks that fatness runs in families and can’t be helped.”

04:36-05:39 Unhealthy practices
Six scenes of six mothers and babies as an interlude to illustrate the way that good intentions can lead to unhealthy practices. First we see the profile of a woman breastfeeding a baby. The voiceover explains “The trouble often starts as a baby. Food is our joy and Mother’s arms our refuge, so we identify eating with pleasure and security to our cost later on.” The scene shifts to another woman and another baby, this time weighing a sitting baby in a scale in what appears to be a medical office. The commentary explains that we rationalise that a baby gaining weight is proof of successfully giving it what it needs, concluding “a plump one doesn’t thrive any better than a lean one.” The scene shifts yet again to a baby sitting at the table in a kitchen, crying as a woman tries to feed it with a spoon. Although the baby turns it head away and pushes the spoon repeatedly, the woman manages to get a spoonful in. The voiceover explains that some mothers equate food with love. And then a fourth baby, with a woman preparing a baby bottle and adding an extra spoonful or two of sugar. A fifth scene shows a baby in a pram in the sun with a large orange ice lolly in its fingers, the voiceover suggesting it is “to keep baby quiet.” The last scene shows a woman walking across a park with a toddler, a shopping bag and a pushchair. She stops and puts the toddler in the pushchair, “mothers in a hurry can cut down on baby’s exercise.”

05:40-06:28 The Smith home
The camera returns to main storyline and the children introduced in the beginning. We follow Valerie, who comes from a broken home, as she arrives home and unlocks the door. We understand that she lives alone with her mother. A close-up of a framed black and white photo of a man, presumably her father, is on her bedside table, “when he left home for good, she began eating chocolate to console herself. Now she can hardly leave the stuff alone.” We see her sit on the bed and take a candy bar from the bag from the sweet shop and open it as she opens a book. Her mother walks in, putting on her kid gloves, with her handbag on her arm. She tells Valerie her tea is waiting for her and mind she washes up. Disdainfully, her mother notes that she’s growing out of her dress and tells her “for pete’s sake, stop eating that chocolate.” She frowns as she gives a quick glance at the photo on the bedside table. The voiceover suggests “without help, she’ll be handicapped for life.”

06:28-06:48 What fate awaits for Valerie
An interlude of three scenes explains the difficulties a teenage girl will confront as a result of being overweight. The view of a storefront comes into focus, a sign in the shop window reads The Outsize House Limited. The voiceover describes what awaits her “she’ll have to buy outsize dresses.” The scene shifts to a party where one girl (perhaps Valerie in a few years) sits alone, while others dance: “She’ll be left on her own at dances.” With a water fountain in the background, an outdoor swimming pool in the foreground is full of activity. Teenage girls in bikinis and boys in swim trunks walk around, while one girl (again perhaps Valerie) stands fully dressed on the pool’s edge: “She’ll be too embarrassed to undress at the swimming pool.” The commentary continues as the scene returns to Mrs Brown sitting at her table (with a different dress on, assumedly a different day than the previous scene): “she’ll turn to a fat, breathless woman like Mrs Brown.”

06:48-07:41 The Grant family at the dinner table
Then the film turns to the third child introduced at the beginning, Jimmy, who is also presented sitting at the table with his family. Jimmy Grant also eats well and we see him asking for second helpings of mash and sausages. The voiceover points out that Mr Grant is slim. Mrs Grant tries to coax Tom, Jimmy’s younger brother, to eat, but he gets up without finishing. Jimmy gives his mother a paper from his pocket, then reaches for a slice of white bread and a cup of tea. His mother reads the note, from the school doctor, recommending he be examined as he was putting on too much weight. Mrs Grant responds as Jimmy looks on sheepishly, “he’s just well built”, but Mr Grant states it out, “he is fat.” We see the discussion as she thinks she hasn’t the time, while Mr Grant says they’d better go, “the doctor says so.”

07:41-11:47 A visit to the doctor
The next scene jumps forward to the doctor’s office, Jimmy in his underclothes as the doctor measures his height and weight. She uses callipers to measure the amount of fat on his arm, concluding he is 30% overweight. We find out here that the voiceover commentary we’ve been listening to is this doctor. The doctors sits at her desk with Mrs Grant to explain that Jimmy is “much too fat” and “will damage his health if he gets any fatter.” Mrs Grant asks questions, such as about his glands – addressing common beliefs and misinformation about children and obesity. She states that he’s a perfectly normal boy as we see Jimmy enter the room and stand behind his mother. He makes a face and his mother looks concerned when the doctor says he’ll have to have a diet. The camera focuses on the doctor’s face as she explains firmly that if Jimmy doesn’t stop overeating and take more exercise, he’ll become a fat man. As she says this, we see Mr Brown in a suit, walking to a staircase, out of breath, stopping as a slimmer man runs up the stairs past him. The doctor explains that the extra weight puts a strain on heart and lungs and reduces life expectancy. Mrs Grant asks if there are tablets, but no, they’d only be temporary. Mrs Grant wisely tells Jimmy no, as he pulls a sweet from his pocket.The voiceover gives another explanation, and we see Mr Brown sitting in an armchair, working on a crossword, he unbuttons his cardigan. “It is much easier to see that child doesn’t get fat, then for him to get slim when he has grown up.” The camera switches between Mrs Grant, Jimmy and the doctor, as she explains what calories are, the role of starch and sugar and protein. She holds a booklet in her hand open to a page illustrating what Jimmy should eat (10:20-10:27). Mrs Grant is also given a diet sheet and the doctor escorts them out of the office. Smiling, Mrs Grant appreciates the lesson and wishes “she’d known about this years ago.” It is notable that the doctor mentions the danger of being hospitalized for treatment, as her remark that Mrs Grant should lose some weight as well. As we see the clinic from the outside, Mrs Brown and Ronnie walk to the door as the Grants walk out. They stop to chat as Ronnie munches on crisps. The Brown family members are used as counterexamples to the doctor’s recommendations, the ominous result if the orders aren’t heeded to.

11:06-11:15 The Grant's heed the lesson
Mrs Grant is serving Mr Grant at the dinner table fish with no sauce, green vegetables and fresh fruit. She stops Jimmy from taking too much sugar in his tea with a gentle touch on his hand.

11:16-11:47 But the Brown's just enjoy their food
Mrs Grant visits Mrs Brown for tea. Mrs Brown has no qualms about serving a pink iced cake and sweet buns, as she explains that they were “just fat people.” She goes on, “Dad and I like to see the children enjoying their food,” as she stuffs a piece of cake into her mouth. We can note the difference between them. Mrs Grant is quieter and holds herself with more poise. She reacts as she should with respect to the doctors recommendations, and she presents a role model for overweight women.

11:48-12:51 Curing the fat child

Mrs Grant is sitting in a chair, Jimmy by her side, both smiling with pride. Jimmy’s hair has been cut since we saw him last, now we can see his eyes. They are at the doctor’s office and she compliments them and comments on the self-confidence that Jimmy has gained. She goes as far as to suggest that he might begin winning races now. As she says this, an interlude imaginary scene of a group of children, including Jimmy winning a running race with his mother applauding proudly in the stands and Mrs Brown sitting beside her looks on blankly. Then, an extreme close-up of the doctor’s face as she explains “to cure a fat child…” she underlines the two examples that were presented, what should and shouldn’t be done. This reinforces the responsibility that the doctor puts on the parents, and especially mothers, by speaking directly and very seriously, if not dramatically, to the viewer. The last line of the film alludes to the title: “It’s a cruel kindness to let your child eat too much.”

Supplementary notes


References and external documents




Contributors

  • Record written by : Tricia Close-Koenig, Amélie Kratz
  • Record translated into French by : Thibault Riegert
  • French subtitles : Thibault Riegert
  • Transcription : Marion Speisser


Erc-logo.png Cette fiche a été rédigée et/ou traduite dans le cadre du projet BodyCapital, financé par l'European Research Council (ERC) et le programme de l'Union européenne pour la recherche et l'innovation Horizon 2020 (grant agreement No 694817).