Mario Marret

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Réalisateur de documentaires. Résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale, il a travaillé comme radio pour les services secrets alliés. De 1951 à 1953, il a participé comme cinéaste et radio aux expéditions menées par PE Victor en Terre Adélie. Dans ce cadre, il a réalisé « Images d'un été ». Cinéaste militant, il inscrit ses réalisations dans le registre du documentaire naturaliste et participe à l'aventure du collectif de cinéastes « Medvedkine ». Il collabore alors avec Chris Marker pour A bientôt j'espère. Réalisé en 1967, ce film suit la grande grève de la Rhodiaceta (usines textile de Besançon) qui annonce le mouvement de mai 68. Les ouvrirers concernés, ne se reconnaissant pas à travers ce film, Chris Marker, et un certain nombre de cinéastes militants décident de leur donner les moyens de prendre eux-mêmes la parole, mettant du matériel à leur disposition et les formant aux techniques cinématographiques. Mario Marret devient psychanalyste dans les années soixante-dix. Un témoignage anonyme sur un site internet dédié aux missions de Paul-Emile Victor le décrit comme « fraternel, humain, clairvoyant, protecteur, un homme trempé au même titre que tous ceux et celles avec lesquels il a oeuvré dans ses engagements. »

En 1965, François Porcile écrit à son sujet : "Cinéaste minutieux et lyrique de l'expédition antarctique, Mario Marret a poursuivi une oeuvre hybride, dans l'ensemble assez inégale. A côté du Ferronier, hommage discret à Georges Rouquier, il faut retenir Un enfant d'Iréli, recueil sensible d'impressions soudanaises. Ses oeuvres récentes sont plus discutables, en particulier Allo Charcot, où l'auteur retrouve la triste tradition du documentaire plat et ennuyeux." - François Porcile, Défense du court métrage français, Paris, 1965, p. 281.

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