Illustrations de quelques activités répétitives chez le nourrisson (1981)

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Titre :
Illustrations de quelques activités répétitives chez le nourrisson
Year of production :
Country of production :
Director(s) :
Duration :
17 minutes
Format :
speaking film - Color - Super 8 mm
Original languages :
Subtitles and transcription :
Archive holder(s) :
Corpus :
Documents attachés :
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Main credits

(français)

Le générique principal est simple, à l’image du reste du film. Il est présenté sous forme de cartons tapuscrits qui indiquent :

  • le titre : “Illustrations de quelques activités répétitives chez le nourrisson”
  • le sous-titre : “Observations longitudinales de 2 à 23 mois : Vincent”
  • les réalisateurs

Le titre et le sous-titres, très explicites et descriptifs, indiquent qu’il s’agit d’un film de recherche.

Le public visé est donc, d’après le titre, spécialisé et probablement professionnel de la petite enfance. Enfin, on donne l’année durant laquelle le film a été publié (ou du moins terminé), 1981.

Content

Theme

(français)

Etude longitudinale du développement normal d'un bébé de ses 2 à 23 mois.

Main genre

Search film

Synopsis

(français)

Context

(français)

Les réalisateurs

Ce film est issu du don d’une partie des archives de Marguerite Auzias à l’hôpital Sainte-Anne. Il est l’une des réalisations issues de sa collaboration prolifique avec Julian de Ajuriaguerra, figure fondatrice de la neuropsychiatrie de l’enfant et de l’adolescent en France.

Il est médecin, chercheur et neuropsychologue, elle est neuropsychologue spécialiste de la littérature. Tous deux se passionnent tout particulièrement pour le développement de l’enfant, la motricité et en particulier la graphie. Ils sont à l’origine de la graphothérapie clinique, encore d’actualité de nos jours à l’hôpital Sainte-Anne où elle est née. Ajuriaguerra a ainsi été le premier spécialiste à parler de dysgraphie. Il a côtoyé Suzanne Borel-Maisonny et son impact sur l’orthophonie est indéniable, tout comme celui sur la psychomotricité, la neuropsychiatrie et la pédopsychiatrie.

Dans cette vidéo, ils s’associent à David Séchan et Irène Casati , psychologue, clinicienne et chercheure, proche collaboratrice de Ajuriaguerra, spécialisée dans les interactions chez les enfants et la construction des liens familiaux.


Le mot des réalisateurs : La production filmique de Julian de Ajuriaguerra

Collaboratrice de Julian de Ajuriaguerra, Marguerite Auzias décrit les intentions et les modalités de sa production filmique : "Julian de Ajuriaguerra réalise plusieurs films d'étude durant ses années d'enseignement au Collège de France où il tient la Chaire de Neuropsychologie du développement de 1976 à 1982. Pendant ces années, il anime avec son équipe des recherches sur le nourrisson. Ils ont été réalisés à partir de séquences de films de recherches longitudinales sur le développement normal du nourrisson durant les deux premières années de la vie. Ces films, selon Julian de Ajuriaguerra, doivent permettre de mettre en évidence les perspectives évolutives et comparatives du développement. Ils contribuent à une sémiologie propre à l'enfant dans un but thérapeutique. Selon lui, photographie et film sont des outils de recherche qui permettent une observation concrète et précise des fonctionnements et leur mise en relation avec l'état comportemental du moment. Ils sont à même de susciter une émotion qui fait mieux comprendre le sens et l'essence des comportements étudiés. Pour certaines études, il choisit de filmer les bébés nus, car il veut observer les corps des bébés en mouvement et ainsi mettre en évidence l'interrelation tonico-émotionnelle. Certaines séquences sont tournées dans des situations de tout-venant, sans préparation spéciale, le bébé allant et venant selon son bon plaisir, les parents lui parlant, l'embrassant, le câlinant, le nourrissant, le baignant, l'habillant, l'endormant ou jouant avec lui selon l'heure. Pour certaines recherches, cependant, des situations standardisées sont aménagées en fonction d'un sujet délimité comme les déplacements, les mouvements spontanés avant sept mois comme le planeur, des comportements de tendresse. Ces situations standardisées aménagées sont toujours organisées dans le milieu normal de l'enfant, sa salle de crèche, ou son domicile. Les bébés, familiarisés de longue date avec les membres de l'équipe et les séances de filmage, finissent par ignorer la caméra et le caméraman. Cela permet d'éviter tout effet de sidération. On recueille avec la caméra ce que les bébés donnent à voir. Il en ressort un stock de documents filmiques très précieux. Le film constitue une observation à disposition. Ces documents sont ensuite analysés dans le détail ; c'est le matériau d'élaboration patiente à l'aide de grilles d'analyse. Puis vient le temps de la discussion et l'élargissement de celle-ci à des problèmes connexes et plus vastes englobant le thème étudié. Pour Julian de Ajuriaguerra, les théories évoluent, mais les descriptions restent, il est alors nécessaire d'aboutir à une sémiologie riche et précise. Ces films sont d'une qualité particulière. Ce ne sont pas des films à thèse cherchant à passer un message ni des films pédagogiques ; ce sont des films d'observation, imparfaits du point de vue technique, mais montrant des bébés dans des situations bien définies, qui se comportent en fonction de leur âge, selon leurs penchants naturels et leur humeur du moment. Ils ont la fraîcheur de leurs comportements spontanés." (d'après le commentaire Marguerite Auzias, Présentation des films de recherche de l'équipe Ajuriaguerra - Auzias, Centre Hospitalier Sainte-Anne, 2017).

Les théories

Julian de Ajuriaguerra et son équipe ont pu être influencés par Piaget (1896-1980), référence contemporaine en psychologie du développement. Cette vidéo sur les activités répétitives illustre notamment le stade 1 dit “sensori-moteur”, s’étalant de 0 à 2 ans et s’appuyant sur les réactions circulaires (répétitions) à l’origine des schèmes. Les schèmes se définissent comme une “structure ou l'organisation des actions telles qu'elles se transfèrent ou se généralisent lors de la répétition de cette action en des circonstances semblables ou analogues" (La psychologie de l’enfant, p. 11).

Structuring elements of the film

  • Reporting footage : No.
  • Set footage : No.
  • Archival footage : No.
  • Animated sequences : No.
  • Intertitles : No.
  • Host : No.
  • Voix off : No.
  • Interview : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)

Le film dirige le regard du spectateur en centrant entièrement l’attention sur le nourrisson et son univers. Il n’y a pas de voix off et le son est minimal, permettant d’observer exclusivement les mouvements et activités répétitives du bébé. Les adultes sont rarement visibles, apparaissant seulement par une main ou un bras, à l’exception de sa mère et de sa petite sœur qui font de brèves apparitions. La caméra met l’accent sur les mouvements du corps, les gestes répétés et les expressions émotionnelles du bébé, toujours placé sur un tapis, ce qui crée un cadre stable d’observation. L’absence d’effets techniques ou narratifs renforce le caractère scientifique et invite le spectateur à observer attentivement les comportements et leur évolution.

How are health and medicine portrayed?

(français)

Le film s’intéresse au développement naturel du nourrisson, et non à des pathologies spécifiques. Tourné entièrement au domicile de l’enfant, il ne montre aucun soin ni intervention médicale. La médecine y apparaît donc davantage comme une discipline d’observation que d’intervention.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)

Les archives des films scientifiques du fonds Ajuriaguerra-Auzias indiquent que ce film était diffusé dans des contextes de recherche et universitaires, notamment lors de cours et de séminaires au Collège de France si l'on se fie à la "liste numérotée des films numérisés" publiée en 2016 par le centre hospitalier Sainte-Anne. Ils servaient à illustrer le comportement du nourrisson (dans les travaux de Julian de Ajuriaguerra par exemple). Les archives indiquent que ce genre de film était également projeté lors de réunions scientifiques.

Presentations and events associated with the film

(français)

Etant donné que le public de ce film est scientifique et qu’il s’agit d’un film de recherche uniquement, il ne semble pas qu’il y ait eu de communication autour de la projection de celui-ci.

Audience

(français)

Le film était destiné aux étudiants en psychologie, en médecine, ainsi qu’aux chercheurs et aux cliniciens, tels que les psychomotriciens. Les archives des films scientifiques des fonds Ajuriaguerra-Auzias indiquent également que ce genre de film était usuellement projeté pour des chercheurs et des docteurs, lors de réunions scientifiques, pour analyser des comportements observés notamment. Étant donné qu’il s’agit d’un film de recherche, son usage, et sa réception sont à visée pédagogique et analytique, pour le public spécialisé cité ci-dessus.

Local, national, or international audience

Description

(français)

Cartons tapuscrits : « Illustration de quelques activités répétitives chez le nourrisson (observation longitudinale de 2 à 23 mois : Vincent - 1981 - » ; « J. de Ajuriaguerra, M. Auzias, I. Casati, D. Sechan » (0:23)

Carton tapuscrit : « 2 MOIS » (0:27)

Au centre de l’image, dans un plan moyen, Vincent, âgé de 2 mois, est dans les bras de sa mère, dans une chambre d’enfant. Elle lui parle en disant « Qu’est-ce que c’est que ça ? », tandis que le bébé fixe la caméra. À l’arrière-plan, une petite fille se tient debout et observe également la caméra. Un gros plan montre la mère tapotant doucement le dos de Vincent en disant « Allez, rote ! ». Sur un plan moyen, la petite fille pose la question « À qui ? », et la mère répond : « À Vincent ! J’ai remarqué qu’il aimait bien ta tête, bah oui, tu lui fais des grimaces tout le temps ». Vincent regarde probablement sa sœur et émet un petit cri. Dans le plan suivant, toujours dans la chambre, le bébé est installé dans un transat, et la mère est assise sur un matelas au sol à côté. Vincent observe sa mère, le poing dans la bouche, tandis qu’elle lui dit « Coucou, eh bah alors » en lui grattant la cuisse du doigt. Elle lui sourit et il lui sourit en retour et rit. Un gros plan sur le bébé lorsqu’il rit montre qu’il gigote les jambes et exprime de manière claire ses émotions et réactions motrices à la stimulation de sa mère.

Carton tapuscrit: « Appuis-frottements répétés de la main sur le visage » (01:21)

1:22 - 1:48 : Dans la scène suivante, dans un plan moyen à rapproché, Vincent reste dans son transat et observe son environnement. Un gros plan montre son visage lorsqu’il se frotte le visage avec son poing à plusieurs reprises. 1:49 - 2:07 : Dans la scène suivante, toujours dans un plan moyen, le bébé est dans les bras de sa mère face à un miroir. On les voit de dos, et leur reflet est visible. La mère dit : « C’est toi que tu regardes, c’est à toi que tu souris là hein ! » Vincent gazouille et sourit. Elle l’embrasse sur la joue, et le bébé continue de sourire, posant sa tête dans le cou de sa mère tout en maintenant son regard sur son reflet.

Carton tapuscrit : « Quelques rotations latérales de la tête et frottements insistants des pieds ("mouvement de briquet")» (2:10)

2:18 - 3:00 : Dans la scène suivante, en plan large; le bébé est nu sur un tapis. Il agite ses jambes et tourne la tête de droite à gauche. On observe qu’il semble vouloir se retourner, sans y parvenir. Ses bras restent repliés contre sa poitrine. La caméra suit son regard : il fixe en réalité ses jouets placés sur une étagère. Il continue d’agiter les jambes tout au long de la scène. Un gros plan sur son visage montre qu’il maintient son attention sur la caméra et sourit, tandis que le plan se desserre progressivement.

Carton tapuscrit : « 3 MOIS ; bouffées de rotation de la tête et ébauches de rotation du tronc.» (3:01)

03:08 - 03:32 : Dans un plan moyen, Vincent est à moitié nu et ne porte qu’un t-shirt. Il est allongé sur un tapis posé sur une table haute, près d’une fenêtre ouverte. Il tourne la tête, agite bras et jambes et amorce quelques rotations du tronc, sans parvenir à se retourner.

Cartons tapuscrits : « 4 MOIS » (03:33) ; « Appuis itératifs du front avec petits fouissements , la zone d'absence de cheveux est dûe aux frottements répétés (alopécie mécanique). » (03:38 - 03:49 )

03:49 - 04:44 : Dans la scène suivante,dans un plan large, Vincent, âgé de 4 mois, se trouve en extérieur, allongé à plat ventre sur une couverture. Il est entièrement nu. On remarque un manque de cheveux à l’arrière du crâne, attribué à une alopécie mécanique, comme indiqué par le carton explicatif. Vincent parvient à s’appuyer sur ses avant-bras et ses mains qui agrippent la couverture pour relever la tête et regarder devant lui, en tapant simultanément du pied. Il ne maintient cette position que quelques secondes avant de reposer la tête face contre le sol. Dans le plan moyen/rapproché suivant, filmé de face, le bébé reste dans la même position et fait l’effort de lever la tête pour regarder la caméra. On observe un enchaînement de mouvements où il repose puis relève la tête pour observer son environnement.

Carton tapuscrit : « Rotations axiales renouvelées : roulement de la position dorsale à la position latérale.» (04:45 - 04:52)

04:53 - 05:25 : Dans un plan moyen / rapproché, Vincent est allongé sur le dos, toujours nu et au même endroit. Il regarde la caméra en souriant et tente de se retourner. Il parvient à se mettre sur le côté gauche, mais n’arrive pas encore à effectuer la rotation complète.

Carton tapuscrit : «5 MOIS» (5:25)

5:30 - 5:36 : carton tapuscrit : “L’acte et l’effet”, dans la réaction circulaire : le schème de “gratter”

5:37 - 6:32 : Vincent apparait nu, au sol, sur une couverture à carreau blanc et bleu. Il gratte la couverture de sa main droite et cela produit un son qui semble lui faire plaisir car il sourit. Ce plaisir l’incite à répéter cette activité plusieurs fois. Cela correspond à la phase de réaction circulaire primaire théorisée par Piaget et au mécanisme d’assimilation recognitive. La caméra zoome sur son visage juste après un grattement pour bien capter son air joyeux.

Carton tapuscrit : «6 MOIS» (6:33)

6:38 - 6:54 : carton tapuscrit : Vincent s’implique dans deux activités itératives, centrées sur le corps propre, renouvelées par le plaisir en tire :

  • claquements des lèvres,
  • grattements effleurés différenciés du pénis entraînant l’érection.

6:55 - 7:07 : Vincent claque des lèvres de façon répétitive, couché sur un tapis rayé multicolore.

07:08 : Sur le même tapis, Vincent touche son pénis de façon répétée. La caméra effectue un zoom sur sa main qui touche son pénis. Sa maman est présente hors champ, sur un canapé. On la voit lorsque la caméra repasse en plan large et qu’elle tend un jouet à Vincent pour détourner son attention de son pénis.

Carton tapuscrit : «7 MOIS» (7:54)

7:58 - 8:01 : Carton tapuscrit : Un “jeu d’exercice” inlassable

8:02 - 10:04 : Couché au sol sur un tapis blanc, l’enfant se retourne, se relève, se laisse tomber en boucle. Il apprécie cette activité : il sourit quand il se relève et on l’entend babiller joyeusement. Des voix se font entendre dans le fond, parfois pour encourager Vincent. Une femme lui donne un jouet et il continue la même activité avec le même objet dans les main.

Carton tapuscrit : «9 MOIS» (10:05) : Vincent sourit dans les bras de sa maman.

10:10 - 10:23 : Carton tapuscrit : « Thèmes et variations des jambes et de l’axe » : battre des pieds, battre des mains.

10:24 - 11:00 : Couché sur un tapis blanc, Vincent occupe tout le cadre et bat des mains et des jambes. Il applaudit avec ses pieds puis, dans un plan assis et via un processus imitatif de sa sœur, il applaudit avec ses mains.

11:01 - 11:13 : Vincent est au plan principal ainsi que sa sœur, à la maison. Il fait bravo avec sa petite soeur, assis. Il semble réagir aux sons des applaudissements de sa sœur ainsi que de la personne hors-champ (probablement sa mère). Il tourne la tête vers la source du son, et regarde sa petite sœur taper des mains. Il suce son pouce.

Carton tapuscrit : «10 MOIS» (11:13)

11:17 - 11:21 : Carton tapuscrit : "La vibration axiale rapide"

11:22- 11:42 : Vincent est au premier plan. Le champ s’élargit. Bébé est nu, tenu en dessous des bras par sa mère. Il cherche le sol (qui n’est pas très loin) de ses pieds. Il fait également des mouvements des bras de haut en bas, et gazouille. Il semble apprécier ce qu’il fait et s’amuser, car il sourit. Il semble chercher un contact avec ses pieds, et regarde en bas comme s’il voulait marcher. La maman dit “on te met par terre ?”

11:46 : La maman le pose pour qu’il puisse marcher. Elle dit “bah on va t’y mettre” et le tient par le tronc tandis qu’elle le laisse essayer de marcher.

11:47 - 11:55 : Carton tapuscrit : "Appel réitéré au jeu de poursuite, dans son ambiguïté"

11:56 - 12:10 : Suite du plan précédent, Bébé fait maintenant des petits pas avec sa mère le tenant sous les bras. Il essaye d'arriver vers une autre personne qui l'encourage. Il semble content d'y arriver.

12:12 - 13:15 : On le pose sur le ventre, et Vincent en profite pour ramper. Il a l'air heureux, sourit, regarde en arrière. Il s'assoit ensuite et regarde quelqu'un en même temps que la personne passe. Il essaye de retourner à son rampage, mais à chaque fois, ses yeux concentrés sont sur la personne qu'il suit des yeux.

Carton tapuscrit : «11 MOIS» (13:08)

13:11 - 13:20 : Carton tapuscrit : "Le plaisir de la maîtrise des déplacements et de la situation, au cours du ménage du quatre pattes."

13:20 : La caméra suit des yeux Vincent qui fait du quatre-pattes. Il semble très heureux de faire des allers-retours, et ne réagit pas à la proposition de la mère le prendre dans ses bras. Il sourit et rigole et gazouille aux blagues des adultes présents avec lui.

Carton tapuscrit : «14 MOIS» (14:16)

14:23 - 14:34 : Carton tapuscrit : "Où la protestation itérative de la tête prend sa valeur symbolique de communication dans un cadre culturel donné."

14:36 - 15:02 : Vincent est en couche, il marche dans le salon sous le regard de deux femmes. Il est heureux et gazouille pendant que sa mère le fait "prisonnier"'. La mère dit "je te garde" et Vincent fait non de la tête. Il dit des mots qui ne semblent pas avoir de sens tout en continuant à marcher.

15:08 : Vincent revient avec un petit ballon. Il le montre en souriant à un adulte mais refuse de le donner en faisant non de la tête quand l'adulte tente de le prendre en main, s'éloignant.

Carton tapuscrit : «23 MOIS» (15:26)

15:29 : Vincent est de dos, le cadre s'élargit depuis sa tête pour montrer qu'il dessine sur un grand tableau blanc. Il tient un feutre et dessine aussi haut qu'il peut, sur ses genoux.

16:06 : Se tourne et sourit en disant un mot à quelqu'un derrière la caméra. Le plan change, et il est toujours en train de dessiner dans un plan plus serré, et répète "c'est la porte". Il pointe une partie de son dessin du doigt et acquiesce quand la maman demande s'il s'agit bien de la porte. Il en dessine plusieurs.

Carton tapuscrit : "Dans tes premiers dessins d'enfant, quand tu commençais à crayonner... C'est tourner et faire tourner et répéter qui était ton plaisir;" (16:28 - 16:41)

Carton tapuscrit : "Tu lançais sans plan et sans recherche des tournantes lignes de façon qu'elles sortant des tourbillons sans arrêt :" (16:42 - 16:52)

Carton tapuscrit : "âge de la perpétuation, tu en profitais sur place, en rond, sans te lasser, reprenant, reprenant, recommençant. Solaire sans le savoir." "Henri Michaux, Poèmes d'angles, N.R.F, 1981." (16:53)

Supplementary notes

(français)

Notes complémentaires :

Cette vidéo s’insère dans une série de vidéos descriptives sur le développement de l’enfant utilisées dans un cadre scientifique, pédagogique et de recherche.

Voici quelques autres vidéos faisant partie du même fonds d'archives :


Bien qu’Arnold Gesell et Julian de Ajuriaguerra soient contemporains et qu’ils aient tous deux eu recours au film pour observer le développement de l’enfant, leurs approches théoriques divergent nettement. En effet, leurs visions du développement sont différentes, comme le montre Ajuriaguerra :

« Quelle importance faut-il accorder aux stimulations environnantes ? GESELL a considéré qu'au cours des premières années de la vie, se déploient de manière ordonnée et prédéterminée les capacités inhérentes dont le développement ne peut être accéléré par aucune stimulation. C'est la politique de « laissez-les seuls ». Mais l'opinion de GESELL était erronée : en effet il existe suffisamment de données démontrant que le développement n'a pas lieu dans le vide, et que le nourrisson a une tendance active à entrer en relation avec l'environnement — environnement qui le stimule à réaliser ses potentialités. »

Ainsi, Ajuriaguerra critique directement la position de Gesell, ce qui montre qu’ils s’opposent plutôt qu’ils ne s’influencent.

References and external documents

(français)

Contributors

  • Record written by : Aurélie Gsell, Shanaz Mamodraza, Laura Chappellier