Médecins des prisons - 2e partie (1976)

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Médecins des prisons - 2e partie


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Title Médecins des prisons - 2e partie
Series Médicale
Year of production 1976
Country of production France
Director(s)
Duration 60 minutes
Format Parlant - Couleur - 16 mm
Original language(s) French
Production companies Antenne 2
Archive holder(s) INA
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Main credits

(français)
Médecins des prisons - Deuxième partie

Une émission de Igor Barrere, Pierres Desgraupes, Etienne Lalou

Présentée par Etienne Lalou

Content

Theme

(français)
Le rôle des médecins en prison, la vie et la santé des détenus, les prisons de Fleury-Mérogis, la dépression en prison Suite d'un autre documentaire intitulé "Médecins des prisons - 1ère partie"

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
L'animateur Etienne Lalou visite la prison de Fleury-Mérogis et interviewe ses détenus, ses médecins et certains membres de l'administration sur la question de la médecine en prison.

Context

(français)
Après la Seconde Guerre mondiale, un document nommé “Principes formulés en mai 1945 par la commission de réforme des institutions pénitentiaires françaises” annonce que le but premier de la peine de prison est la réinsertion. Cela conduit à la “réforme Amor”, prenant le nom du directeur de l’administration pénitentiaire française de l’époque. Le traitement du prisonnier doit être humain, adapté à son crime et à sa personnalité. On supprime les pratiques jugées dégradantes comme le port obligatoire de sabots, le port des fers pour les condamnés à mort…

Le sanatorium de Liancourt est créé en 1947, le centre d’observation psychiatrique à Château-Thierry en 1950. Il s’agit avant tout de sortir les détenus les plus problématiques des autres prisons. Des annexes psychiatriques sont ajoutées à de nombreuses prisons, surtout dans un but d’observation des criminels les plus perturbés par les criminologues. Dans les années 1960, les personnels médicaux et sociaux sont augmentés dans les prisons françaises. Des formations universitaires spécifiques à la médecine pénitentiaire apparaissent.

En 1972, les aménagements de peine pour bonne conduite sont créés car les prisons françaises sont surpeuplées. En 1975, l’administration pénitentiaire se dote de centres de détention de plus en plus orientés vers la réinsertion. En 1976, l’administration pénitentiaire française dépend du ministre de la Justice Jean Lecanuet, ministre du gouvernement de Jacques Chirac. La prison de Fleury-Mérogis est ouverte en 1968 car la prison de la Santé est vétuste et surpeuplée. L’établissement pour jeunes adultes ouvre en 1967 une maison d’arrêt pour femmes en 1968. Cette prison se présente à l'époque comme nouvelle, moderne et bien équipée par rapport aux prisons plus anciennes.

En 1971, un groupe d'intellectuels (Michel Foucault, Pierre Vidal-Naquet, Jean-Marie Domenach) créé le Groupe d'Information sur les Prisons suite à des grèves de la faim de détenus et prévenus. Leur but est de donner la parole aux prisonniers, trop marginalisés et jamais écoutés selon eux. Le GIP et les grèves d'ateliers de prisons qui éclatent au début des années 1970 mettent ce groupe social oublié sur le devant de la scène médiatique. Une mutinerie a lieu à Toul en décembre 1971, et en janvier 1972 à Nancy. Le GIP est dissolu en 1972 mais son action est prolongée par le Comité d'Action des Prisonniers fondé en novembre 1972.

En 1975, le philosophe Michel Foucault dresse une histoire des prisons dans son ouvrage Surveiller et punir qui connaît un grand succès. Il y explique que la prison est un lieu d'utilisation de la psychiatrie et de méthodes disciplinaires pour modifier l'individu dans sa personnalité de criminel.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : Yes.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le film dirige le regard du spectateur vers les médecins et les détenus, filmés en plans poitrines, plans moyens voire en gros plans lors des interviews. Les soignants comme les patients sont humanisés et les détenus sont écoutés par l'animateur, y compris lorsqu'ils critiquent la prison et son rôle dans la société. Les plans larges sur des couloirs de prisons, des façades et des portes à barreaux rappellent constamment l'enfermement et le manque d'espace dont souffrent les prisonniers, et qui sont des conditions d'exercice de la médecine très particulières. Les gardiens sont peu montrés ; ils ne sont montrés qu'en plans larges et moyens, exerçant leur rôle (notamment en ouvrant et fermant des portes). C'est leur rôle de surveillance et de coupure d'avec le monde qui est mis en avant. Ils ne sont pas interviewés, même lorsque leurs conditions de travail sont abordées.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La santé et la médecine sont montrées comme une aide apportée aux détenus : divers médecins expliquent la souffrance des détenus, leurs automutilations qui sont des appels à l'aide, et la réponse des médecins. Les détenus en dépression expliquent les soins qui leur sont donnés. Mais d'autres médecins et détenus montrent que les soins ne sont qu'une façon de pallier aux mauvaises conditions de vie en prison, pour éviter des morts et donc protéger l'administration pénitentiaire. La médecine et surtout ses praticiens sont montrés comme étant divisés entre les intérêts des prisonniers et ceux de l'administration. Ce documentaire peut également viser à rassurer les Français inquiétés par les mutineries de prisonniers du début des années 1970 et alertés par le Groupe d'Information sur les Prisons.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Télévision nationale

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Familial, grand public

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
L’entrée en prison et introduction du documentaire : 00’00 à 8’28

-00’00 à 2’01 : générique avec la musique des deux autres documentaires sur la médecine pénitentiaire et un plan très large sur la façade de la prison et les grilles de la cour, avec un panoramique latéral. Il s’agit de la prison de Fleury-Mérogis. plans larges sur des fenêtres de la prison, puis sur une camionnette passant une porte en fer. Plans moyens sur des hommes faisant sortir un détenu de la camionnette, accompagné d’un gardien. Les deux hommes entrent dans un hall de prison, accompagnés par un autre gardien. La voix off de l’animateur rappelle qu’un médecin interviewé dans la première partie du documentaire affirmait qu’il ne faut pas psychiatriser la prison. Le gardien qui accueille le détenu. la voix explique que l’entrée en prison est en elle-même un traumatisme.

-2’02 à 4’00 : gros plan sur des plaques numérotées ; un gardien prend une plaque numérotée “5111” et la place sur une porte de cellule, puis ouvre la porte et demande au détenu de sortir pour être photographié. Après la séace de photographie, le gardien demande au détenu derrière une grille diverses informations. La voix off de l’animateur explique que la privation de liberté mais aussi le traitement inhumain, qui transforme le sujet en objet, créent des troubles de la personnalité.

-4’01 à 6’27 : plan américain en contre-plongée sur un gardien en uniforme, qui traite des documents avec une imprimante. La voix off de l’animateur dit que la claustrophobie et la séquestration créent un sentiment d’abandon qui donne lieu à des suicides, des automutilations et l’ingestion de corps étrangers. Le gardien prend les empreintes digitales du détenupuis lui demande de lui donner ses affaires. La voix off de l’animateur demande si l’intervention des médecins de prison doit avoir lieu sur le plan physique ou sur le plan mental, s’il faut intervenir dès l’entrée, et si la condition pénitentiaire est une question médicale ou uniquement sociale. Il annonce que la seconde partie du documentaire veut répondre à cette question.

-6’28 à 8’28 : plan moyen sur une salle aux murs blancs, avec un gardien assis à un bureau. Il demande au détenu de se déshabiller. Le prisonnier, de dos, s’exécute. Le gardien fouille ses vêtements et les passe au détecteur de métaux. Plan large sur le prisonnier debout dans une machine de radiographie. Plan moyen sur le détenu derrière une table. Plan moyen sur le gardien accompagnant le prisonnier jusqu’à une cellule. La voix off de l’animateur explique qu’à Fleury-Mérogis, plus grande prison de France, il a rencontré un jeune prisonnier.


Rencontre avec un jeune détenu suicidaire : 8’29 à 14’45

-8’29 à 9’08 : plan très large sur un long couloir blanc contenant des portes de cellules des deux côtés. La voix off explique que ce jeune prisonnier a tenté de se suicider. Plan moyen sur un gardien ouvrant une porte de prison. La voix off continue de parler du détenu rencontré.

-9’09 à 12’52 : plan poitrine sur un jeune détenu assis devant une fenêtre à barreaux. Il a 23 ans et avait déjà fait plusieurs peines de prison. L’animateur lui demande pourquoi il a tenté de se suicider à plusieurs reprises. Le détenu lui dit qu’il y a de nombreuses raisons : le défi, montrer aux gardiens qu’ils ne tuent plus physiquement dans cette prison moderne mais qu’ils tuent moralement. Il ne semble pas imaginer un changement positif dans la société si les hommes sont méprisés et conditionnés.

-12’53 à 14’45 : analyse des prisonniers suicidaires par un médecin de prison. plan poitrine sur le Dr Proust, médecin interne déjà interviewé dans la première partie du documentaire. Il dit que la prison peut être révélatrice de certains troubles qui n’existaient pas avant et qui n’auraient pas existé chez le sujet si ce dernier n’avait pas été emprisonné. Il y a plus de psychopathes en prison qu’ailleurs. Il cite le père de la sociologie Emile Durkheim pour étayer ses propos. Sa citation comporte une erreur ; il cite une étude de Durkheim qu’il date de 1930 alors que ce sociologue est mort en 1917.


La première rencontre avec le personnel psychiatrique : 14’46 à 20’20

-14’46 à 15’30 : plan américain sur plusieurs gardiens autour d’une porte en fer dans un couloir de prison. Ils font entrer deux détenus. Plan moyen sur une salle avec plusieurs hommes assis à des bureaux et un médecin debout devant eux. La voix off de l’animateur explique qu’à leur arrivée, les prisonniers sont soumis à un interrogatoire permettant au personnel médical de connaître leurs problèmes psychologiques. Présente le docteur Yvert, médecin chef de l’hôpital psychiatrique de la prison de la Santé.

-15’31 à 18’40 : plan poitrine sur le docteur Yvert, qui explique que le personnel médical de rencontre tous ceux qui entrent en prison dans la soirée qui suit leur arrivée. Plan poitrine sur le médecin qui supervisait le remplissage des questionnaire dans la salle précédente ; il est assis à une table face à un détenu filmé de dos. Il lui pose de nombreuses questions sur sa situation médicale et personnelle.

-18’41 à 20’20 : reprise du plan poitrine sur le docteur Yvert, qui explique que ce premier entretien est une prise de contact ; tous les détenus n’ont pas besoin des médecins psychiatres et il ne veut pas psychiatriser la délinquance. plan large sur un couloir de prison blanc et moderne avec de lourdes portes de cellules. Panoramique vers le haut pour filmer un médecin marchant sur un couloir en mezzanine. La voix de l’animateur s’adresse à un homme en lui rappelant que l’avant-veille, il était dans un état dépressif.


L’importance du médecin de prison pour les détenus : 20’21 à 35’46

-20’21 à 23’32 : plan large sur une cellule comportant un portant à vêtements, un lavabo, un petit bureau. L’animateur est visible de dos, assis sur une chaise basse, alors que le détenu à qui il s’adresse et derrière le bureau, sur une chaise haute. Le détenu est en dépression. Les médecins l’aident surtout avec des médicaments, qu’ils aimeraient remplacer par des travaux manuels, ce qui est impossible en prison. La caméra zoome sur le détenu, qui est filmé en plan américain. Il se confie volontiers au médecin. La caméra zoome encore sur son visage qui est filmé en gros plan. L’animateur hors champ lui demande s’il sera débarrassé de ce problème une fois revenu à la vie civile et le prisonnier en semble persuadé.

-23’33 à 26’15 : plan très large filmé depuis une passerelle entre deux couloirs en mezzanine, au-dessus d’un couloir principal. Un homme en blouse blanche regarde dans une cellule par une fenêtre de la porte. panoramique vers le haut, pour filmer le plafond en verrière. La voix de l’animateur présente un interne en médecine et lui demande quel est son statut dans la prison. Plan poitrine sur l’interne en médecine, en costume à carreaux. Il explique qu’il est interne en médecine de prison. Plan très large sur une façade de prison et l’herbe de la cour, avec un panoramique latéral. La voix du médecin explique qu’il y a en prison une énorme demande médicale. succession de plans poitrine sur le médecin interviewé et de plan large sur des fenêtres de la prison. En prison, les gens sont seuls et tous leurs problèmes sont amplifiés. Les médecins sont donc appelés pour des maux sans importance, dus à l’anxiété.

-26’16 à 28’07 : plan moyen sur une cellule avec un lavabo, un lit et un petit bureau. L’animateur est assis sur le lit, tourné vers un détenu lui aussi assis et de face. Le détenu explique que le problème en prison est la solitude. Du contact avec d’autres détenus aiderait à combattre cette solitude. Il y a une fausse pudeur en prison car les valeurs d’amitié n’y existent pas vraiment.

-28’08 à 34’45 : retour au plan poitrine sur le médecin interne en costume à carreaux. L’animateur lui demande si les détenus racontent leur vie. L’interne répond que les médecins peuvent déclencher l’envie de raconter, et ce qui est raconté n’est pas toujours facile à entendre : événements difficiles, problèmes pour lesquels les médecins n’ont aucun pouvoir… Il voit aussi l’aspect politique de la prison : on trouve en prison les mêmes problèmes que dans la société extérieure. Il est interrompu par une annonce dans un microphone, qui appelle les détenus pour le déjeuner. Il voit en prison une interdiction de la parole pour les moins éduqués et une reproduction des privilèges pour les mieux placés dans la société extérieure, et un système d’exploitation. Cela l’intéresse. Il pense que les médecins de prison conservent leur métier pour des raisons passionnelles. plan très large filmé par une fenêtre de la prison, en contre-plongée, sur la cour ou des détenus marchent. L’animateur demande au médecin quel est le pouvoir du médecin de prison ; l’interne répond qu’il est considérable mais doit être bien utilisé. Le médecin endosse aussi le rôle de responsable des incidents, et a le rôle de parapluie en échange du pouvoir qui lui est donné. Il note une démission des pouvoirs publics.


Les luttes des détenus : 35’46 à 45’35

-35’46 à 38’14 : plan poitrine sur un détenu. Il est soigné pour une tuberculose et un problème de thyroïde. Il a été libéré quelques jours plus tôt et revient en prison pour être soigné. Il voulait un sursis lui permettant de demander des médicaments à emporter dans son pays d’origine, mais il ne l’a pas obtenu. Plan moyen sur le détenu et l’animateur de dos, tous deux assis, et un homme en costume debout à côté d’eux. Il explique que des détenus étrangers refusent de retourner dans leur pays, pour des raisons médicales ou politiques, et veulent un sursis dans leur expulsion. plans poitrines sur l’homme en costume et le détenu. Le médecin pense que le détenu a effectivement une maladie sérieuse à traiter en France.

-38’15 à 39’13 : plan poitrine sur l’interne en costume à carreaux. L’animateur lui demande s’il se sent manipulé. Le médecin pense que son rôle est d’empêcher des scandales avec des décès en prison, et non la réinsertion. Il n’a aucun pouvoir pour l’intérêt des détenus.

-39’14 à 43’36 : plan américain ; animateur assis à côté d’un détenu sur un lit d’hôpital. Il est en grève de la faim depuis seize jours et a du mal à parler. Il persistera jusqu’à sa libération ou sa mort. Il s’estime en détention arbitraire et est huissier de justice, accusé d’abus de confiance. Il pense que son arrestation est illégale. Il se dit très suivi par les médecins bien qu’il refuse tout soin. gros plans sur son visage. Il ne voit pas d’autres moyens de lutte car il y a un blocage judiciaire.

-43’37 à 45’35 : plan poitrine sur l’interne en costume à carreaux. Il pense qu’il ne faut pas laisser un patient mourir lors d’une grève de la faim. Mais il pense également qu’il peut l’aider à faire sa grève de la faim. Il faut choisir et être pour ou contre la grève de la faim, donc pour ou contre l’administration.


Guérir en prison : 45’36 à 56’55

-45’36 à 47’24 : plan large sur un couloir de prison avec des portes de cellule et des hommes en blouse blanche. La voix de l’animateur demande si l’on peut guérir les gens en prison. Son interlocuteur répond que ce n’est pas le but de la prison. plan poitrine sur le docteur Yvert. Il y a dans la prison un désir de vengeance et de sanction. C’est dans l’après-guerre que l’on s’est soucié du devenir des détenus. Le rôle du psychiatre est d’apporter une connaissance sur la personnalité du délinquant.

-47’25 à 50’41 : plan moyen sur un homme déjà interviewé plus tôt, assis sur son lit de cellule avec l’animateur. Il est allé voir le médecin car il avait tenté de se suicider. Il a eu des médicaments puis a eu une prise de conscience grâce au médecin. Il a redécouvert des valeurs : la joie, les émotions, en parlant avec le médecin. Il peint pour aller mieux.

-50’42 à 56’55 : plans larges sur du personnel de prison dans les couloirs. L’animateur demande au docteur Yvert comment les médecins sont vus par les détenus. plan poitrine sur le docteur Yvert. Il est vu comme un expert qui consigne les paroles des détenus ; les détenus sont méfiants ou réservés. Puis une relation se noue et le psychiatre devient un thérapeute. Il peut aussi être vu comme un médecin traitant, qui appartient au système mais qui vient de l’extérieur et qui peut aider. Il parle aussi des surveillants, qui partagent des conditions difficiles avec les prisonniers.


Les surveillants de prison : 56’56 à 1’06’16

-56’56 à 1’03’48 : plan large sur une cabine de surveillant, dans un hall. Plan poitrine sur M. Bonaldi, directeur de la prison de la Santé et syndiqué à Force Ouvrière. Il parle de la condition des surveillants : la prison est le lieu qu’ils surveillent mais aussi un lieu de vie. Ils sont importants car ainsi les détenus ne vivent pas seuls. Il pense qu’une fois le crime sanctionné, le secteur de la neutralisation du criminel s’ouvre mais doit aboutir à la réinsertion. Le rôle du surveillant peut ressembler à de l’assistance sociale, mais les institutions ne sont pas adaptées à cette réalité. Il trouve normal que les détenus voient un ennemi chez les surveillants ; ils représentent la justice répressive. Il y a une opposition entre ceux qui gardent et ceux qui sont gardés. Or le but commun est celui de la sortie des condamnés. L’animateur parlent de révolte du personnel ; le directeur la trouve justifiée car le rôle des surveillants est difficile avec peu de considération. plans larges sur les couloirs de la prison et des portes de cellules, avec une caméra portée à l’épaule.

-1’03’49 à 1’05’39 : plan poitrine sur le docteur Yvert. Il aime être un soutien thérapeutique pour ceux qui ont besoin d’aide. Son métier n’est pas si différent du psychiatre à l’extérieur de la prison. Il croit à la possibilité d’évolution de la personnalité.

-1’05’40 à 1’06’16 : plan poitrine sur le directeur de la prison. Selon lui, surveillant de prison est une vocation qui s’apprend. Travailler avec autrui est un beau métier même lorsqu’il s’exerce en prison.


Conclusion

-1’06’17 à 1’06’56 : plans très larges sur la prison ; la voix off de l’animateur qui rappelle des manifestations de prisonniers ayant eu lieu quelques années plus tôt. Elle pourrait avoir rétabli le dialogue.

-1’06’57 à 1’07’24 : images en noir et blanc sur des femmes devant une porte de prison, à qui on dit que les visites sont impossibles à cause d’une rébellion de prisonniers. Elles s’en indignent et l’une d’elles, interviewée par un journaliste, s’en prend aux gardiens.

-1’07’25 à : plan large sur la grande porte de prison. La voix off explique que bien traiter les détenus est dans l’intérêt de toute la société. autres images d’archives : interview d’un représentant de l’administration pénitentiaire qui pense que la situation est résolue, et qu’il était d’accord avec certaines revendications. Le salaire des détenus en atelier est abordé. conclusion : explique qu’il faut humaniser la prison pour éviter une explosion dans les prisons. musique et générique.

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)
-CARLIER Christian, Histoire de Fresnes, prison “moderne” : de la genèse aux premières années, Paris, Syros, 1998

-FIZE Michel, Une prison dans la ville : histoire de la “prison modèle” de la Santé, 1867-2014, Paris, Buchet-Chastel, 2015

-Michel Foucault, Surveiller et Punir

-MASMOUDI Wafa Harrar, “Le statut du détenu malade”, Droit, Santé et société, n°5-6, 2018, p.59 à 77

-MILLY Bruno, Soigner en prison, Paris, PUF, 2001

-MUCCHIELLI Laurent (dir.), Histoire de la criminologie française, Paris, L’Harmattan, 1995

-PETIT Jacques-Guy (dir.), Histoire des galères, bagnes et prisons, XIIIe-XXe siècles : introduction à l’histoire pénale de la France, Toulouse, Privat, 1991

-VIMONT Jean-Claude, La prison : à l’ombre des hauts murs, Paris, Gallimard, 2004


Contributors

  • Record written by : Juliette Reichenbach