Tranquillisants (1999)

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Tranquillisants


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Title Tranquillisants
Series Accro
Year of production 1999
Country of production France
Director(s)
Duration 12 minutes
Format Parlant - Couleur - VHS
Original language(s) French
Production companies La Cinquième
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Main credits

(français)

Contents

Theme

(français)
Tranquillisants : effets souhaités et indésirables, risque de dépendance

Main genre

Documentaire

Abstract

(français)
Les tranquillisants sont perçus comme la solution de facilité face aux maux psychiques, qu'ils soient de l'ordre de l'angoisse et/ou des troubles liés à l'insomnie. Le revers de leur efficacité se situe dans leur haut risque de dépendance. Ce documentaire présente les points de vue de patients et soignants, qui témoignent chacun des avantages et inconvénients liés à une prise au long cours des psychotropes.

Context

(français)
Documentaire produit en 1999, dans un contexte de stress généralisé notamment en lien avec les notions de rentabilité, productivité... Où le monde va de plus en plus vite.

Structuring elements of the film

  • Reporting images  : Yes.
  • Studio pictures  : No.
  • Archive footage  : No.
  • Animation sequences  : Yes.
  • Inter-titles  : No.
  • Animator  : No.
  • Voice over  : No.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the movie direct the spectator's view?

(français)
Le spectateur est invité à reconnaître l'utilité des anxiolytiques, ainsi que la difficulté à sortir de la dépendance. Il s'agit effectivement d'un type de drogue et l'importance d'un accompagnement professionnel est soulignée.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Santé et médecine sont présentées sous forme de statistiques, de faits. Les voix des patients et médecins s'accordent à l'unisson.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Le film est projeté à la télévision.

Communications and events associated with the movie

(français)

Audience

(français)
Ce documentaire est destiné à un public plutôt adulte.

Local, national, or international audience

National

Free-form description

(français)
Le documentaire commence avec le témoignage d'Isabelle, patiente. Ayant d'abord essayé les anxiolytiques pour l'aider à "passer l'hiver", elle en a ensuite éprouvé le besoin pour bien dormir et "empêcher le cerveau de trop travailler la nuit". Le médecin généraliste Dr Anne Vellay est interviewée de face et déclare que "les gens accrochés à ces médicaments [...] ne peuvent plus s'en passer ou pensent qu'ils ne peuvent plus s'en passer ; ne peuvent pas dormir sans en prendre ou ne peuvent pas fonctionner, agir sans en prendre".

S'ensuit une séquence pédagoqique et illustrée par des pictogrammes, qui rythmera régulièrement le documentaire. Une question apparaît à l'écran : Qu'est-ce que c'est ? Dr Serge Hefez, médecin psychiatre apparaissant sur le côté de l'écran, présente le produit de manière informative. Il utilise un champ lexical à connotation négative. Il explique qu'il est question de médicaments traitant l'anxiété et appartenant à la classe des benzodiazépines. Il précise qu'ils sont efficaces, bien tolérés, ne provoquent généralement pas à court terme d'effets secondaires ou de dépendance. Peut-être en possédez-vous dans votre armoire à pharmacie. Or est alors énoncée la première mise en garde vis-à-vis de ces substances très efficaces mais à haut risque de dépendance.".

Ca concerne qui ? Selon le Dr Vellay, toute la population peut être touchée par le problème quelque soit le niveau d'étude, l'origine sociale, la profession, l'âge. Une voix off cite de nombreux chiffres et statistiques illustrant l'importante proportion de consommateurs de psychotropes. Elle insiste a fortiori sur le risque de dépendance chez certains. Nous apprenons qu'au moment du tournage 60% de la population française se plaint de mal-être. Tranquillisants et hypnotiques s'inscrivent aux sources-mêmes d'une souffrance psychique malheureusement très commune, dans un contexte social de performance, de réussite et d'obligation au bonheur qui laisse peu de place au désarroi ou à la tristesse.

Qu'est-ce que ça fait ? effets recherchés : aider à l'endormissement pour être en forme le lendemain matin. Sur l'angoisse pure : quand on prend un tranquillisant a priori on est en partie calmé : la tension interne qu'on ressent disparaît. En effet, les bzd favorisent le calme et la détente. Dans le même temps ils ont tendance à provoquer somnolence, apathie, ralentissement des réflexes et relâchement des muscles. A dose plus élevée, ils sont prescrits pour l'effet hypnotique (faciliter le sommeil et lutter contre l'insomnie). Ces médicaments sont également indiqués pour combattre crises de panique, phobies, TOC. Pris pendant de courtes périodes et sur stricte prescription médicale, ils permettent de surmonter un moment difficile. Effets indésirables : Il y a les troubles de mémoire, concentration et parfois pour de petites quantités de psychotropes, un oubli total de quelques heures ; ce qui est extrêmement angoissant pour les gens. Les médicaments provoquent fréquemment des amnésies qui peuvent être gênantes pour les étudiants anxieux en période d'examen, voire des confusions chez des personnes âgées qui peuvent se perdre dans leur propre quartier. Enfin ils ont parfois tendance à augmenter l'appétit.

Les risques : la prise régulière de ces médicaments commence souvent dans le strict respect des règles. Un médecin les prescrit en réponse à une indication très précise. Il suffit parfois d'une prise régulière sur plusieurs semaines pour que le corps s'y habitue et s'équilibre d'une nouvelle manière. Lorsqu'on arrête, le corps réclame en renforçant les symptômes. L'insomnie devient totale, les angoisses encore plus fortes. C'est ce que l'on appelle le rebond. On ne songe alors bien sûr qu'à en reprendre. Souvent, ces médicaments traînent dans les armoires à pharmacie, prescrits dans d'autres circonstances ou pour un autre membre de la famille. C'est le début d'une automédication hélas très banalisée même auprès des jeunes enfants. Isabelle : "j'ai réalisé que j'étais dépendante le jour où j'ai voulu arrêter."

Lorsque l'usage devient abusif, il peut s'installer une tolérance.

Notes complémentaires

(français)

Références et documents externes

(français)


Contributeurs