La dépression jour après nuit (1985)

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La dépression jour après nuit


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Title La dépression jour après nuit
Year of production 1985
Country of production France
Director(s) Éric Duvivier
Scientific advisor(s)
Duration 18 minutes
Format Parlant - Couleur -
Original language(s) French
Commissioning body Rhône-Poulenc
Archive holder(s) CILCERIMES
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Main credits

(français)
Guy DARCOURT, Eric SOUÊTRE, Edouard SALVATI, Jean-Luc BELUGOU (Clinique de psychiatrie et de psychologie médicale, faculté de médecine, Nice)

Patrick LEMOINE, Jacques MOURET, Patrick SANCHEZ (Unité de psychiatrie biologique, Hôpital Le Vinatier, Lyon ; Laboratoire de physiologie, U.E.R. médicale Lyon-Sud)

Images : Antoine ROCH, Pol BRIAND

Animation : Nicole ARMAGNAC, Yolande LE BEC

Réalisation : Éric DUVIVIER

Content

Theme

(français)
Les étapes de sommeil et la dépression.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
On nous démontre, à l’aide de témoignages et graphiques, la corrélation entre les troubles des étapes de sommeil et la dépression, les raisons biologiques à cette corrélation, et les traitements.

Context

(français)
Reconnue officiellement comme maladie en 1980 (inscription dans le troisième Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), la dépression a vu les recherches à son propos multipliées dans les années 1980. La même période voit une augmentation de la recherche sur les étapes de sommeil.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : Yes.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : Yes.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Partant d’abord de l’explication générale des cycles, puis se focalisant sur la dépression, il montre l’importance de la recherche médicale, et l’avancement technologique que représentent les ordinateurs.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Le film se focalise sur la recherche médicale surtout. Celle-ci est, de toute évidence, présentée comme novatrice et trouvant des solutions multiples, tout en ouvrant des perspectives d’avenir.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Circuit médical / Universités

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Médecins, enseignants-chercheurs et étudiants en médecine

Local, national, or international audience

Local

Description

(français)
En introduction, une voix-off aborde les rapports entre cycles naturels et activité humaine (saisons, ensoleillement), pour en arriver au sujet même : les rythmes circadiens (cycles de 24 heures). Elle présente, à l’aide de graphiques animés, la synchronisation entre ces cycles et la température du corps humain, ainsi que les taux de cortisone et de mélatonine.

Cette synchronisation se fait avec le cycle jour-nuit (la lumière), mais aussi les rythmes sociaux (prise de repas, sommeil, travail). On prend ensuite comme exemple de désynchronisation les voyages transcontinentaux (appelée aujourd’hui le syndrome du décalage horaire) : les différents paramètres cités mettent en moyenne ainsi jusqu’à dix jours pour se synchroniser avec le nouvel horaire.

Après quatre minutes, et ayant courtement abordé le sujet de la qualité du sommeil selon la phase de sommeil dans laquelle se situe un sujet, la voix-off introduit le sujet de la dépression. L’humeur dépressive est, elle aussi, cyclique : un témoignage vidéo rapportent comment des individus sont de meilleure humeur en soirée qu’en journée. Ce témoignage rapporte également les étapes de sommeil de la personne interrogée, ce qui permet d’enchaîner avec les troubles des cycles biologiques chez les dépressifs. Scientifiquement, on mesure ceux-ci aux taux hormonaux et des paramètres physiologiques, et on observe surtout l’évolution de ceux-ci. De même, on mesure durant le sommeil la tension musculaire, les mouvements oculaires, et l’activité cérébrale par électro-encéphalogramme. On en obtient, après analyse automatiques d’un ordinateur, un « hypnogramme ».

Les résultats montrent qu’au niveau des températures corporelles, les phases chez le dépressif sont décalées dans le temps, et moins amples que la moyenne. Pour le taux de cortisone, le taux moyen est plus élevé mais les taux minimum et maximum sont moins amples que la moyenne. Les taux de mélatonine enfin, sont « effondrés » durant la nuit du dépressif.

On explique cela par les cycles du sommeil observés : le sommeil lent en début de nuit est fortement raccourci, tandis que le sommeil paradoxal arrive quasiment instantanément, suivi d’une phase de quasi-éveil quelques heures après le début du sommeil. On compare ensuite, à l’aide de graphiques animés sur écran d’ordinateur, les phases de sommeil entre le sujet moyen et le sujet dépressif. On observe que la seconde partie de la nuit est beaucoup plus instable (nombreux micro-réveils), mais que la principale différence est la latence d’apparition du sommeil paradoxal en début de sommeil. Enfin, le sommeil d’un dépressif sous antidépresseurs tricycliques est plus stable, et ses taux retournent tous dans la moyenne.

Au bout de la douzième minute, on aborde les moyens non-chimiques de traiter les troubles cycliques de la dépression : par exemple, modifier les horaires de sommeil. La privation d’une nuit entière de sommeil provoque ainsi une courte amélioration de l’humeur ; de même, une privation partielle de sommeil peut avoir le même effet, lorsque celle-ci est faite dans la seconde moitié de la nuit. Le simple décalage des horaires de sommeil est un autre moyen illustré. Ainsi, décaler le sommeil de six heures en avant améliore également l’humeur du patient. Si ces méthodes permettent une amélioration immédiate, elles ne sont toutefois utiles qu’à court terme ; tandis que les antidépresseurs permettent une amélioration lente, mais sur le long terme.

On parle ensuite des dépressions inscrites dans des cycles à échelle plus large, comme la dépression saisonnière dite « d’automne ». Suit un témoignage d’une femme qui décrit sa fatigue, sa frilosité, et son envie de sucreries durant les mois de fin d’année. On peut observer sur de nouveaux graphiques qu’il y a corrélation entre la baisse des taux de mélatonine, les équinoxes, et les taux de suicide. Ces dépressions, dues à l’exposition raccourcie à lumière du jour, sont montrées comme pouvant être traitées grâce à des lampes assez puissantes pour émuler la lumière du soleil. La voix-off conclut enfin en disant que l’approche chrono-biologique de la dépression complète les connaissances cliniques, et apporte de nouvelles possibilités thérapeutiques et pistes de recherche.


Fonds Eric Duvivier code 594.

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Mathieu Hoffmann