Le B.C.G. te protègera (1957)

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Le B.C.G. te protègera


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Title Le B.C.G. te protègera
Year of production 1957
Country of production France
Director(s)
Duration 20 minutes
Format Parlant - Couleur - 16 mm
Original language(s) French
Commissioning body Comité National de Défense contre la TuberculoseTHERAPLIX
Archive holder(s) ECPAD
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Main credits

(français)
Le comité national de défense contre la tuberculose et THERAPLIX vous ont présenté le BCG te protégera. Production P&TH. GAILLARD –AUDIOVISION avec la collaboration de G .ALBINGRE, G.LEBOUET, P&L LONGUET, Schémas de F. BOUDAULT, text dit par : BARÇAY

Content

Medical themes

Theme

(français)
L’adoption mitigée de la vaccination du BCG


Incitation adressée à la population française, et en particulier aux parents d'enfants en âge d'être vaccinés, de participer à la mise en oeuvre de la vaccination obligatoire des enfants dans les écoles.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Le film montre que face à son exposition permanente des maladies, l’homme n’a cessé d’adopter des moyens médicaux et des stratégies pour se protéger. Il a fortement agi pour l’éradication de diverses maladies telles la diphtérie, la variole et la fièvre jaune. Cependant, avec les exploits du vaccin du BCG, l’homme manifeste un certain retissement au point que ledit vaccin est bien accepté dans certains pays et presque refoulé d’autres notamment en France.


Après une intervention d'un médecin qui déplore le nombre insuffisant d'enfants vaccinés contre la tuberculose en France, une saynète met en scène des parents qui hésitent à suivre l'injonction pour leur propre enfant. Suivent un schéma animé qui explique le principe du vaccin et un exposé sur l'action de vaccination dans le monde.

Context

(français)
En 1930, après que 72 enfants vaccinés aient contractés la tuberculose à Lubeck, le programme de vaccination connait un sérieux revers, l’enquête prouve que l’Institut Pasteur avait fourni des souches saines et que ce sont les médecins de Lubeck qui sont coupables de négligence scandaleuse et ils sont condamnés à la prison ferme tandis que l’Institut Pasteur est mis hors de cause. La vaccination massive des enfants des enfants est réintroduite après 1932 mais elle est boycottée par pays certains d’où le slogan « le BCG te protégera » pour sensibiliser les pays réticents au bien-fondé du vaccin de BCG.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : Yes.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le film articule différents registres pour sensibiliser le spectateur : la parole experte du médecin, les données chiffrées par des schémas animés, les explications métaphoriques par le film d'animation, les saynètes de fiction montrant un couple auquel le spectateur pourrait s'identifier.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La médecine est ici valorisée: efficacité du vaccin, expertise du médecin intervenant, générosité de l'action de vaccination au profit des pays en voie de développement. Il reste un passage qui fait part d'une critique envers un système de prise en charge que périme de plus en plus la mise en place de la vaccination (vaccination dans les écoles obligatoire depuis 1950), et le développement du traitement par antibiotique (streptomycine mise au point en 1943)

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Facultés et écoles de médecine, villes (marchés, industries alimentaires, aéroport) établissements scolaires des zones rurales et des villages

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Professeurs et Docteurs de la médecine, Etudiants en médecine ; infirmières ; élèves ; bébés et enfants de bas âge.

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Le film est structuré en plusieurs parties


-La décimation de l’homme par certaines maladies


Dans cette première partie, notre film présente un espace spécifique d’une ville ou un village ou une végétation verdoyante et d’imposants bâtiments cohabitent et juste à côté jonchent des corps humains décimés par de grandes épidémies.


_L’isolement des malades et des moyens de protection.


Ici le film montre un lépreux bizarrement vêtu tel un mendiant et portant tous ses effets pour quitter les tiens. C’est ainsi que l’homme pour se protéger des maladies, l’homme décide d’isoler de son cadre de vie certains maladies comme les lépreux et les pesteux. Pour procéder aux soins de ceux-ci les médecins se trouvent dans l’obligation de se maquiller tels qu’en témoignent les images de médecins chargés de cette tâche. Les médecins sont drapés en de grandes soutanes coiffés, d’un grand chapeau, le visage maquillé pareil à celui d’un oiseau ou se dressent de grands yeux et un bec.


-La découverte de la vaccination et les maladies.


Le film aborde cette partie en nous présentant deux hommes arrêtés dans un laboratoire ou l’un habillé en costume noir assorti d’un noeud présente à l’autre un récipient qui contiendrait un liquide ou un produit qui serait le résultat d’une recherche par rapport à une maladie. Aussi, le film présente- t-il un laborantin qui regarde dans un microscope ou il visualise des parasites, des microbes et des virus. Aussi l’on observe une laborantine assise dans un laboratoire entourée d’éprouvette et de microscope procède au mélange de produits.

L’ensemble de ces procédés aboutit de à la découverte de nom de la vaccination. Grace à cette découverte de nombreuses maladies telles la diphtérie la fièvre jaune et la variole se sont raréfiées.


-La réticence de la population française face au vaccin BCG


Le film présente un médecin vêtu d’une blouse et arrêté qui révèle la persistance de la tuberculose en France car 28 des enfants admis dans son propre service sont atteints de la tuberculose et 2 de la méningite. Aussi, le film présente t’il une infirmière qui aide des bébés contaminés et couchés dans des berceaux à recevoir des traitements. Enfin, le film montre un enfant qui remet sa convocation de vaccination à sa maman qui à son tour rejoint son époux dans leur salon ou les deux assis face à face discutent mais ne parviennent à trouver la nécessité de faire vacciner leur enfant.


-La tuberculose et son lot de difficultés en France


Un homme étendu dans son lit d’hôpital, son épouse assise dans une chaise dans une salle de l’hôpital évoque à tout de rôle les difficultés d’ordre relationnel, professionnel rencontrés par le fait de la contamination de leur fille. Aussi, un homme en chemise rayée de couleur rouge et noire. Enfin un homme entouré de son épouse et de ses quatre enfants raconte sa contamination celles de son épouse et ses trois enfants et leur admission dans un préventorium.


-Le rôle du BCG dans l’organisme


Le film montre une maison neuve et vide (assimilée à l’organisme humain) et deux bonhommes dont l’un assimilé au BCG et l’autre au bacille tuberculeux). Par toutes images, il nous révèle les actions du BCG et du bacille tuberculeux dans le corps humain. En effet, si le BCG parvient à être le premier occupant du corps humain, il préserve des organes (la tranchée, les poumons et les bronches) d’être attaqués par le bacille du BK.


-Les manières des différents tests de tuberculose


Le film présente des infirmières et des médecins assis qui effectuent les tests de cuti, de timbres sur des enfants. Ensuite une infirmière est présentée fait la comparaison des résultats de deux catégories d’enfants ayant subis le test trois jours auparavant. Par la constatation d’un test négatif elle procède à des vaccinations du BCG à travers la hanche et par carification.


- Les lieux et les personnes cibles de la vaccination


Le film nous montre une mère qui accompagne ses enfants chez le médecin de famille, une autre qui sort avec les tiens du centre de vaccination du dispensaire. Aussi, le film présente- t-il des petits écoliers en rang et aidés par les enseignantes et les infirmières recevoir les doses de vaccination du BCG des salles de l’école. Encore, le film nous montre des étudiants en Médecine sur un terrain de Handball à qui on leur propose la vaccination une personnelle d’une compagnie aérienne et ceux des industries alimentaires.


-La preuve de l’efficacité de la vaccination.


Le film présente un médecin assis dans un fauteuil d’une salle d’attente d’un hôpital présentant les bienfaits de la vaccination de la vaccination du BCG dans la vie des enfants vaccinés. Aussi le film présente différentes catégories d’élèves et d’enfants vaccinés et ceux et non vaccinés. Encore le film montre une réunion tenue dans une salle d’un hôpital ou le responsable révèle à ses collègues assis autour d’une même table les preuves de l’efficacité du vaccin BCG .Enfin le film montre des séances de vaccination du BCG dans les pays africains et asiatiques ou hommes, femmes et enfants tout âge en rang reçoivent sous les tentes les doses de vaccination du BCG


Bibliographie éventuelles des participants au film sont présentées


Dans ce film apparaissent plusieurs personnes : infirmières, étudiants en médecine, enfants, mères, laborantins et enseignants-chercheurs mais ce sont seulement deux personnages dont leurs identités nous ont été clairement révélées à savoir le Professeur Camille Guérin et Albert Calmette. Par conséquent, l’étude de la bibliographie se portera que sur ceux –ci.


A-Camille Guérin


De nationalité française, il nait le 22 Décembre 1872 à Portiers en France. Il est fils d’un entrepreneur de travaux publics mort de tuberculose en 1882.Guérin étudie la médecine vétérinaire de 1892 à 1896 à l’école nationale vétérinaire d’al fort tout servant d’assistant au pathologiste Edmond Nocard (1850-1903).

Diplômé en 1896, il rejoint l’institut Pasteur de Lille en 1897 et commence à travailler avec Albert Calmette. D’abord préparateur du sérum anti venin du serpent et le vaccin contre la variole. En 1900, il se consacre à la vaccination jennérienne et la tuberculose. En 1905, il est nommé chef de laboratoire et poursuit les travaux sur la prévention de la variole du médecin anglais Edward Jenner.

Guérin découvre en 1905 que le bacille de la tuberculose bovine (Mycobactérium bovis) peut immuniser les animaux sans déclencher la maladie. Par la suite, il s’emploie avec Calmette à développer des stratégies de réduction de la virulence de Mycobactérium par des cultures successives. En 1908, après obtention d’une préparation immunologique active, Calmette et lui publient les résultats de leurs travaux sur ce qu’ils nomment le vaccin Bilé de Calmette et Guérin (B .C. G). En 1915, leurs recherches interrompues par l’occupation de Lille sont reprises en 1918après la libération de celle-ci. Finalement en 1921, après 230 passages de culture de BCG, ils obtiennent un vaccin utilisable chez l’homme. En 1924, les pouvoirs publics autorisent l’extension de l’usage du BCG sur les nouveau- nés.

Déjà en 1919, Guérin est devenu chef du service à l’institut Pasteur de Lille. Il prend en 1928, la direction du service de la tuberculose à l’institut Pasteur de Paris. En 1939, il devient vice-président du comité national de Défense contre la tuberculose. En 1948, il est président du premier Congrès international du BCG et, en 1951, président de l’Académie de médecine. En 1955, il reçoit le grand prix de la recherche scientifique de l’Académie des sciences. Il meurt le 09 Juin 1961 soit à 88 ans à l’hôpital Pasteur de Paris et est inhumé aux côtés de son épouse Marie à Châtellerault.


B-Albert Calmette


De son vrai Léon Charles Albert Calmette, il est fils d’un préfet et nait le 21 Juillet 1863 à Nice (Alpes Maritimes) en France. Il est frère d’Emile Calmette (1851-1934), médecin inspecteur des Armées et de Gaston Calmette (1858-1934) directeur du figaro de 1903 à 1914 assassiné en 1914 par Henriette Cailloux l’épouse du Ministre des Finances socialiste Joseph Cailloux. Il est élève de l’Ecole de médecine navale de Brest ou il suit l’enseignement d’Armand Corre. En 1883, il commence à exercer à Hong Kong, dans le corps médecins de marine ou il étudia la malaria, sujet de sa thèse de doctorat qu’il soutient en 1886. Ensuite, il est envoyé à Saint Pierre et –Miquelon, puis il exerce en Afrique en Afrique Occidentale, au Gabon et au Congo ou il continue d’étudier non seulement la malaria mais aussi la maladie du sommeil et la pellagre.

En 1890, après un stage de bactériologie dans le laboratoire du Docteur Emile Roux puis associé aux recherches de Louis Pasteur il est chargé par ce dernier de fonder l’institut Pasteur de Saigon ou il produit le vaccin contre la rage. Calmette se consacre à la toxicologie à l’immunologie étudie le vaccin des serpents des abeilles des poisons des plantes et le curasse. Aussi organise t-il la production de vaccin contre la variole et la rage et mène des recherches sur le choléra et sur la fermentation de l’opium et du riz.

En 1894, revenu en France il met au point les premiers antivenins contre les morsures de serpent par l’utilisation de sérums de chevaux vaccinés et immunisés (le sérum de Calmette). Ses travaux sont repris par le médecin brésilien Vital Brazil à l’instituto Butantan de Sao Paulo. Calmette participe à la mise au point du premier sérum immunisateur cotre la peste bubonique (la peste noire) en collaboration avec Alexandre Yersin qui avait découvert son agent pathogène, Yersina pestis et il se rend au Portugal pour étudier une épidémie à Porto et à aider à la combattre. A partir de 1895, il poursuit d’autres recherches à l’institut Pasteur de Lille dont Roux lui confie la direction qu’il assumera pendant 25 ans. En Janvier 1901, il fonde le dispensaire alors appelé Emile Roux (appelé aujourd’hui Calmette) qui était le second après à avoir été créé en France spécifiquement pour lutter contre la tuberculose. Ce dispensaire servira de modèle à ceux préconisés par la loi Léon Bourgeois en 1916.

En1904, il fonde la Ligue du Nord contre la tuberculose qui existe toujours. En 1905, il fait partie avec Edouard Imbeaux de membres fondateurs de l’Association générale des ingénieurs, architectes, et hygiénistes municipaux devenue quelques années l’Association générale des hygiénistes municipaux (AGHTM) puis l’Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement (ASTEE). En 1909, il participe à la fondation de l’antenne d’Alger. Le principal travail scientifique de Calmette qui lui apporte une gloire mondiale et à attacher son nom à l’histoire de la médecine est la mise sur pied du vaccin contre la tuberculose. De 1908 à 1921. Guérin et Calmette s’efforcent de produire des souches en moins virulentes grâce à des transferts dans des cultures successives. Enfin en 1921, ils utilisent le BCG avec succès sur des nouveau- nés. Au cours de la première guerre mondiale, il est nommé adjoint du Directeur du service de Santé de la première légion militaire à Lille mais ne peut rejoindre la ville occupée par des troupes allemandes. Il organise des hôpitaux militaires auxiliaires. En 1917, il est nommé sous-directeur adjoint de l’Institut Pasteur de Paris. Lequel institut il le rejoint avant la fin de la guerre du fait de l’occupation de Lille par les troupes allemandes. Il est élu à l’académie de médecine en 1919, à l’académie d’outre-mer en 1922, et à l’académie des sciences des sciences en 1927.

Calmette meurt le 29 Octobre 1933 soit à 70 ans à Seine à Paris.

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Adou Koffi Boa