La semaine en Europe (1945)

From Medfilm
Jump to: navigation, search

 

La semaine en Europe

Pour voir ce film dans son intégralité veuillez vous connecter.
If you have trouble viewing subtitles, try using a different web browser.
Title La semaine en Europe
Year of production 1945
Country of production Italie
Director(s)
Duration 07 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) Italian
Subtitles and transcription ItalianFrench
Archive holder(s) ECPAD
Warning: this record has not been reviewed yet and may be incomplete or inaccurate.

Main credits

(français)
LA SETTIMANA EUROPEA

Content

Medical themes

Theme

(français)
Actualités cinématographiques.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Centenaire de la naissance de Röntgen.
Divers événements politiques et culturels.

Context

(français)
L’Istituto Luce est un diffuseur et producteur de films informatifs et d’actualités. Crée en 1924, l’Institut devient au fil des années le principal instrument public de la propagande italienne. Le 9 novembre 1943, l’Institut Luce signe un accord avec la Deutsche Wochenschau GmbH, principale société de production allemande sous le contrôle du ministère de la propagande de Joseph Goebbels. Par cet accord, l’Institut s’engageait à diffuser dans les cinémas italiens des images de propagande filmées par les troupes allemandes. La Settimana Europea est donc créée pour diffuser hebdomadairement ces images de propagande au service du IIIème Reich, des images des exploits glorieux des troupes allemandes mais aussi de manifestations pacifiques dans les territoires occupés.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le film est composé de plusieurs reportages, chacun d'une durée très courte. Ces reportages comportent plusieurs types de plans cinématographiques. Un narrateur accompagne le spectateur en présentant le contexte derrière chaque scène, et l'oriente, se faisant alors la voix de la propagande allemande. Les soldats allemands sont glorifiés par le narrateur, et sont montrés souriants, malgré la retraite de l'armée allemande sur tous les fronts. La musique elle-même contribue à cette ambiance de "joie", censée laisser au spectateur une bonne impression de l'armée allemande et de ses "progrès".

How are health and medicine portrayed?

(français)
La médecine est d'abord représentée par le premier reportage, sur l'anniversaire de la découverte des rayons X par Wilhelm Röntgen. Le film montre plus précisément l'utilisation moderne des rayons X par la médecine militaire (l'armée allemande) et civile (l’hôpital de la Charité). Le thème apparait plus implicitement dans le reste du film. En effet, les chasseurs alpins de la Wehrmacht participant à une compétition de ski sont salués pour leurs prouesses physiques, et les soldats de la garnison de Budapest sont montrés blessés et soignés. La médecine (et de manière générale, le thème de la santé) est utilisée ici à des fins de propagande. Pour le producteur, il ne s'agit pas de saluer les progrès de la médecine, mais de faire l'éloge de la nation allemande au travers de ce thème.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Projection dans les cinémas des régions italiennes contrôlées par le régime de Mussolini.

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Italiens, grand public.

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
[00’12]

Succession de plans fixes. Photo de Röntgen, inscription « IN DIESEM HAUSE ENTDECKTE W.C.RÖNTGEN IM JAHRE 1895 DIE NACH IHM BENANNTEN STRAHLEN » (Dans cette maison en 1895, W.C. Röntgen a découvert les rayons portant son nom). Plans sur l’extérieur et l’intérieur de ses bureaux à Würzburg, et sur les appareils avec lesquels Röntgen a fait ses premières expériences. Le film enchaine sur un exemple de l’utilisation moderne des rayons X par l’armée allemande. On peut apercevoir un train, installé dans un endroit enneigé, dans lequel s’engouffrent des officiers allemands. Le narrateur précise notamment « dans des territoires allemands », sous-entendant un lieu inconnu parmi les conquêtes du IIIème Reich. Des scientifiques installent l’équipement d’imagerie médicale. Sur le matériel, on peut apercevoir la mention « Schweres Röntgen-Gerat in Kästen » (appareil lourd à rayons x en boite), démontrant une portabilité de l’équipement. Le film enchaine sur des médecins de l’hôpital de la Charité à Berlin, possédant, d’après le narrateur, l’un des appareils à rayons X les plus modernes. Plan rapproché et en plongée sur deux médecins regardant une radiographie du bassin.
[01’39]
Plan rapproché, à l’intérieur du château de Prague (Protectorat de Bohême-Moravie). Deux hommes se serrent la main, présentés par le narrateur comme étant Richard Bienert (à gauche), premier ministre du Protectorat de janvier à mai 1945, et Wilhelm Frick (à droite), ancien ministre allemand de l’intérieur et Reichsprotektor du 20 août 1943 au 5 mai 1945. Le château de Prague est alors la résidence du Reichsprotektor Frick. Plan en contreplongée, à proximité d’un portrait d’Adolf Hitler, Frick remet à Bienert des ouvrages et d’anciennes photos de Prague. Plans successifs sur ces cadeaux.
[02’26]
Plan fixe, d’ensemble, sur le Théâtre national croate à Zagreb, appelée ici de son nom allemand Agram. Plan rapproché sur un groupe de Croates et de Japonais dans les coulisses du théâtre. Le narrateur, louant la coopération culturelle entre les états de l’Axe, dévoile une représentation d’une tragédie japonaise à Zagreb. Plan panoramique sur les costumiers croates travaillant sur des costumes d’inspiration japonaise, sous la supervision de l’ambassadeur du Japon M. Mikura. Plan sur la représentation et les applaudissements du public.
[03’33]
Plan d’ensemble sur des chasseurs alpins allemands en montagne, organisant une compétition de ski à Garmisch-Partenkirchen, en Bavière. En second plan, derrière les soldats, est visible un drapeau allemand. Succession de plans rapprochés, à brèves intervalles, sur les groupes de soldats, les officiers et les skieurs. Les chasseurs s’entrainent aussi au tir, avant de reprendre la course. Le narrateur met en avant les prouesses physiques des soldats allemands, malgré le froid des Alpes.
[05’20]
Plan d’ensemble sur un terrain de hockey sur glace improvisé. Deux équipes s’y affrontent, avec de nombreux spectateurs, des soldats allemands et des civils. En arrière-plan, une forêt enneigée. Selon le narrateur, les ouvriers de deux firmes s’affrontent au profit des blessés de guerre allemands. Succession de plan panoramiques suivant le match, et de plans fixes sur les spectateurs, tous souriants.
[06’14]
La caméra se fixe sur un groupe de soldats, dont des femmes, à un poste de projecteurs antiaériens. Ces soldats sont inspectés par Konstantin Hierl, chef du service du travail du IIIème Reich. Autre plan fixe, cette fois-ci sur une colonne de soldats, passés en revue par Hierl. Celui-ci est vu remettre la croix de chevalier de la croix de fer à un soldat, sur ordre d’Hitler, raconte le narrateur.
[06’47]
Plan fixe, un blindé avance vers la caméra, transportant de nombreux soldats. Plan rapproché sur les soldats descendant du blindé, on s’aperçoit alors qu’ils sont nombreux à être blessés. D’après le narrateur, ces soldats sont des rescapés de la garnison de Budapest, assiégée depuis décembre 1944 par les troupes soviétiques. Ce n’est que le 11 février 1945 que la ville se rend, et qu’une partie de la garnison parvient à s’échapper vers les positions allemandes à l’ouest.

Les rescapés sont servis à boire et à manger. En arrière-plan, une affiche « Erfrischungshalle für Rückkämpfer aus Budapest der Waffen SS » (Buvette pour les rescapés de la Waffen SS de Budapest). A côté d’un soldat assis, un autre panneau « Halt! Fahrzeuge hier melden » (Halte ! Signalez les véhicules ici). Plusieurs gros plans sur les visages de soldats, qui apparaissent heureux malgré les blessures. La caméra s’attarde sur celles-ci, qui ne sont pas choquantes pour le public car elles sont recouvertes par des vêtements ou par des pansements : une blessure à l’œil, plusieurs à la joue, et des jambes blessées. Le narrateur insiste sur la vaillance et le courage des troupes allemandes.

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)
ANGOLIA John, For Führer and Fatherland: Political & Civil Awards of the Third Reich, R. James Bender Publishing, 1989.
RICHARDOT Philippe, Hitler face à Staline : le front de l'Est, 1941-1945, Paris, Belin [coll. Histoire], 2013, 382 p.
DEBS René, Mémoires d'un Malgré-nous, rescapé de la bataille de Budapest : février 1943 - mai 1945, Paris, L’Harmattan, 2021, 148 p.


Contributors