Crack (1999)

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Crack


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Title Crack
Series Accro
Year of production 1999
Country of production France
Director(s)
Duration 13 minutes
Format Parlant - Couleur -
Original language(s) French
Production companies La Cinquième

Main credits

(français)
Une série écrite par Patrice Grellet et Serge Hefez ; Réalisateur - Damien Vercaemer ; Journalistes - Sarah Lebas, Julie Zwobada ; Comité scientifique - Nicole Maestracci, Dr. Patrick Aeberhard, Dr. William Lowenstein, Anne Coppel, Pr. Bernard Roques, Dr. Didier Jayle ; Consultante juridique - Odile Horion ; et al. Avec la participation de - La mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, du Ministère de la Jeunesse et des Sports, du Comité Français d'éducation pour la santé, du CNC, et du CRIPS.

Content

Theme

(français)
Ce reportage, constitutif d'une série d'épisodes à visée informative et pédagogique est écrit par Pascal Grellet et Serge Hefez. Il évoque le problème d'une drogue appelée "crack", et permet au spectateur d'en comprendre l'histoire, les effets et propose une solution aux éventuels toxicomanes pour s'en sortir et réduire les risques liés à la consommation de cette drogue.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Dans les années 90, le crack fait partie de ces drogues dont la consommation devient de plus en plus forte. Présente depuis la fin des années 80 en France, l'augmentation des saisies est inquiétante et le documentaire entreprend d'expliquer en plusieurs points en quoi consiste le crack, qui est concerné, les effets, la façon d'agir et les risques de la substance, et propose ensuite au spectateur des méthodes pour se sortir de cet engrenage tout en limitant les risques sanitaires pour les toxicomanes, non sans rappeler les peines encourues. Enfin, le documentaire se referme sur une note plutôt positive car les personnes interrogées ne consomment plus de crack, sans cependant oublier de rappeler que cette drogue constitue un gouffre financier poussant aux pires extrémités, à fortiori quand les personnes les plus touchées sont également les plus pauvres et les plus marginalisées.

Context

(français)
Face à la forte augmentation de l'usage et des saisies de crack entre 1997 et 1998, ce documentaire vise à informer la population des risques encourus par la consommation de cette drogue. Cette substance apparue à Paris dans les années 1987-1989 concerne une population très marginalisée. C'est dans ce contexte alarmant où plus d’un tiers des usagers en consomment tous les jours, plusieurs fois par jour, et le plus souvent associé à de l’héroïne (90% des cas), à de l’alcool, à des produits de substitution, ou à des médicaments que ce documentaire à été tourné.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : Yes.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : Yes.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Ce documentaire a pour but de sensibiliser la population sur le crack, d'informer sur l'apparence, les effets de cette drogue, d'expliquer son fonctionnement sur le cerveau, ses effets secondaires et d'en rappeler la dangerosité. Il montre également par une explication de l'histoire de cette substance que les populations les plus exposées sont les plus pauvres, les plus isolées, et concentrées dans les grandes villes, mais qu'il est possible de se sortir de l'engrenage, tout en prévenant que la tâche ne sera pas aisée.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La médecine paraît relativement impuissante, car aucun produit de substitution n'existe pour les toxicomanes accros au crack. En revanche, elle permet parfaitement d'expliquer les effets, et les risques liés à la consommation de cette substance et peut permettre de dissuader d'éventuels potentiels consommateurs.

De plus la thérapie psychologique couplée à une reconstruction du lien social et une réinsertion au sein de la vie active peuvent aider ces personnes à retrouver un avenir et à s'éloigner du crack.

Le secteur de la santé est présenté quant à lui comme ayant un rôle à jouer dans la diminution des risques, en proposant des kits d'injection stériles, ainsi qu'un circuit de recyclage des seringues pour éviter des contaminations directes comme indirectes.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Le documentaire fut présenté dans les années 2000 sur la chaîne "La Cinquième"

Presentations and events associated with the film

(français)
Inconnus.

Audience

(français)
National, voire international (mais francophone), la chaîne étant également diffusée en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et au sein de la principauté monégasque.

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
[Générique d’introduction] Des vidéos d’illustration, au nombre de 4, apparaissent simultanément et se déplacent sur l’écran. Des lignes rouges apparaissent pour laisser place à des demi cercles, et au milieu de l’écran se dessine une sorte de cible au milieu de laquelle « ACCRO », le nom du programme, apparaît.

[0’10] : Plan sur le métro, des gens descendent et une main est filmée prenant de petits morceaux de crack, et allumant une canette de soda.

[0’18] : Alternance entre plans de personnes descendant et montant dans le métro et gens qui se droguent dans cette même station.

[0’28] : Sam 40 ans, filmé en extérieur et à visage découvert : « La première fois, ça m’a plutôt secoué, physiquement mais je pensais pas que ca aurait été si loin que ça quoi »

[0’38] : Plan sur une femme, à contrejour. Audrey 44 ans, visage caché et filmée devant un décor de café, témoigne : « Vraiment c’est l’enfer, un tunnel tout noir tout noir et puis après vous avancez puis après y’a pas… y’a pas y’a pas de sortie, pas de jour, pas de fenêtres, y’a rien, voilà. C’est, vous avancez dans le noir. »

[0’52 : Carton] Qu’est-ce que c’est ?

[0’55] Dr Serge Hefez, médecin psychiatre : « Crack. C’est le bruit des petits cristaux qui se consument. En effet le crack est un dérivé de la cocaïne, qui se présente sous forme de caillou ou de galette. Ce caillou se volatilise facilement quand on le fait chauffer, on peut alors inhaler les vapeurs de crack dans une pipe spéciale. Il peut être fumé avec du tabac ou du cannabis, ou même être injecté par voie intraveineuse. Un flash de quelques secondes, une accoutumance quasi instantanée et des dégâts irréversibles au cerveau. Pour cette cocaïne du pauvre, on braque, on tue, on se prostitue dans de nombreux pays du monde et aux Etats Unis comme aux Antilles, le crack a déjà occasionné de considérables ravages. »

[1’34 : Carton] Ca concerne qui ?

[1’36] Audrey : « La première fois que j’ai pris du crack je me suis retrouvée dans un endroit, un genre de squat et j’étais avec des personnes qui fumaient ça, et la personne a pris mon caillou et me l’a mis sur un doseur et j’ai fumé le premier caillou »

[1’57] Carte et vidéo illustrant une scène de prise de crack à l’appui, une voix off féminine explique : « Plusieurs millions d’Américains en auraient consommé depuis 1985. Aux Etats Unis, et dans les îles Caraïbes, son faible prix de 1 à 3 dollars la dose, met le crack à la portée des adolescents. »

[2’08] Une carte de la France apparait, la voix off continue : « Le crack est apparu à Paris dans les années 1987-1989, et les saisies ont augmenté de plus de 50% entre 1997 et 1998, elles n’étaient que de 25kgs contre près de 350 kgs pour l’héroïne. Le crack concerne une population le plus souvent marginalisée. Plus d’un tiers des usagers en consomment tous les jours, plusieurs fois par jour. Rarement utilisé seul, il est associé à de l’héroïne pour 90% des crackers, à de l’alcool, à des produits de substitution, ou à des médicaments. »

[2’40] Dr. Hefez, accompagné d’une vidéo d’illustration sur la consommation de crack : « En France le crack est consommé principalement dans quelques grandes villes, ainsi que dans les départements français des Antilles. La consommation de crack se fait souvent en groupe. Il est fumé dans une canette aplatie et percée de quelques trous, ou dans des pipes, bricolées avec des doseurs de verre, des bouteilles plastique. Rapidement proposé à une clientèle au faible pouvoir d’achat, il intéresse grandement les trafiquants car son effet bref et intense favorise la surconsommation. »

[3’07 : Carton] Qu’est-ce que ça fait ?

[3’09] Audrey répond : « On a l’impression d’être au-dessus des gens, au-dessus de tout quoi. On a l’impression que le QI il se multiplie par pi, et puis…et cætera et puis y’a un flash. »

[3’23] Sam renchérit « Y’a aussi un désir sexuel vachement fort à ce moment-là. »

[3’27] Dr. Hefez, accompagné de scènes précédemment utilisées de personnes fumant du crack : « Les crackers recherchent en effet cette sensation fulgurante. Proche du flash. Un effet euphorisant puissant, une sensation de plaisir intense, de chaleur corporelle, de stimulation psychique et physique majeure. L’effet du crack est différent de celui induit par la cocaïne. Il agit en quelques secondes mais son action est extrêmement brève, de l’ordre de 5 à 15 minutes. »

[3’47] Sam : « Au moment ou l’effet s’estompe alors là on entend des bruits partout, on devient paranoïaque et on est vraiment renfermés sur soi, mais avec une sensation de détresse totale. C’est pas physique si vous voulez, c’est euh…très pénible. C’est une détresse psychologique. »

[4’13] Dr. Hefez reprend la parole et sur l’écran gauche, de petites têtes de personnages dessinés illustrent les émotions décrites de façon simultanée : « Parfois c’est l’angoisse, source de violences qui domine, voire une véritable crise de paranoïa. L’usager entre dans un état de stress infernal et de mal-être intense. L’illusion du bonheur a fini et se transforme en dépression profonde. Dès qu’il a fini de fumer son caillou, il part en rechercher un autre. Ce cercle de la dépendance psychique s’installe donc très rapidement, et certains accros vont jusqu’à fumer 40 doses par jour. »

[4’37] Audrey : « Ça agit beaucoup sur la vue, sur le comportement, la gestuelle, la diction aussi. Ça agit beaucoup sur tout ce qui est dents, le cheveu aussi, enfin ça agit sur tout quoi. »

[4’57] Dr. Hefez, sur l’écran gauche une liste apparaît et liste les effets secondaires : « Les effets physiques liés au crack sont très préoccupants. Aux problèmes décrits par Audrey s’ajoutent des lésions pulmonaires fréquentes, responsables de fièvres, de douleurs et de difficultés respiratoires. Les abcès et les brûlures des lèvres sont fréquents. Les crackers souffrent aussi souvent de problèmes digestifs, cardiaques et neurologiques. »

[5’15 : Carton] Sur quoi ça agit ?

[5’18] Voix off, accompagnée d’une illustration animée d’un personnage inspirant et expirant : « La vapeur de crack, lorsqu’elle est inhalée gagne directement les alvéoles pulmonaires. Ces alvéoles, si on les dépliait, formeraient une surface d’échange de plus de 70m². La taille d’un terrain de tennis. (Un terrain de tennis apparaît.) Ceci explique que le produit passe si rapidement dans le sang artériel et le cerveau et que les effets soient encore plus rapides qu’avec une injection. Comme la cocaïne, le crack augmente la concentration cérébrale d’un neurotransmetteur, la dopamine. (Illustration vulgarisée d’un système de transmission neurologique) La dopamine intervient dans la régulation des sensations de plaisir à l’intérieur d’un véritable système de récompense cérébrale. C’est la stimulation de ce système de récompense qui explique la dépendance psychique à la plupart des drogues. » (Une illustration du cerveau du personnage apparaît)

[6’00 : Carton] Les risques

[6’01] Sam : « Ça vous met dans des états le crack, c’est terrible hein, ça vous fait sortir de vos gonds, vous devenez irascible, vous agressez tout le monde, il vous en faut tout le temps, vous devenez complètement incontrôlable hein. Vous pouvez frapper quelqu’un, vous pouvez vous suspendre à la fenêtre du 18e étage… »

[6’21] Dr. Hefez, accompagné d’une liste énonçant les risques du crack : « Ce sont effectivement les principaux risques du crack. Le délire paranoïaque aigu, une montée de violence incontrôlable, dans les ghettos noirs des États-Unis, on ne compte plus les suicides et les crimes commis sous l’effet de cette drogue. Il y a aussi tous les risques immédiats liés à l’injection. En dehors des risques de transmission des virus, du SIDA et des hépatites, les poussières, c’est-à-dire l’injection d’impuretés, provoquent fièvres, frissons, et douleurs intenses. Chez les femmes enceintes, le crack est responsable de malformations gravissimes pour le fœtus. A ces risques s’ajoutent ceux liés aux conditions de vie des crackers, manque de sommeil, fatigue, mauvaise alimentation, et parfois, prostitution. »

[7’00] Audrey : « Quand on est une femme hein, c’est la façon la plus…la plus facile, c’est une facilité, la plus facile c’est de se prostituer et d’avoir l’argent. »

[7’10 : Carton] Besoin d’aide ?

[7’13] Dr. Hefez, sur l’écran de gauche, une vidéo d’illustration d’une personne consommant du crack : « Le traitement des consommateurs de crack est difficile car il n’existe aucun produit de substitution comme peut l’être la méthadone pour l’héroïne. Difficile aussi en raison du craving, ce besoin impérieux de prendre de la drogue. Le manque de crack provoque un état dépressif majeur, et le soutien de médicaments, de psychothérapies ainsi que d’une aide à la réinsertion sociale sont indispensables. L’exclusion sociale dont les crackers sont victimes rend les structures de soin classiques difficilement accessibles, voire inadaptées à leurs besoins. (A gauche du docteur, on voit un homme entrer dans un établissement nommé Espoir Goutte d’Or.) C’est souvent au sein de boutiques de première ligne, de foyers d’hébergement d’urgence, que le premier pas vers la guérison pourra s’effectuer. »

[7’49] On voit une personne, une femme d'âge plutôt avancé, accompagnée d’un membre de l’association entreprendre des démarches pour entrer dans un centre. « J’vais expliquer : ici il y a trois règles, pas de deal, les toilettes c’est les toilettes, pas de shoot, et pas de business. Et y’a aussi une chose que j’ajouterai, c’est que tout ça englobe la violence, donc pas de violence. » « D’accord » répond la personne.

[8’03] Voix off : « Au cœur du 18e arrondissement de Paris, près des lieux de consommation de crack, l’Espoir Goutte d’Or. Une association unique en son genre, ouverte à tous les usagers de drogues. Ici, 60% sont des crackers. EGO, c’est un espace, une écoute, une démarche. »

[8’20] Akim, l’accueillant EGO, explique : « Ici ce qu’on cherche, c’est créer du lien, entre eux d’abord, entre eux. Surtout pour les nouveaux. Et entre eux et nous, de manière à ce qu’il n’y ait pas de différence. Ici y’a pas celui qui sait et celui qui sait pas. »

[8’35] Voix off : « Un moment essentiel de la vie de l’association, le déjeuner. Préparé et servi par Mirella. »

[8’41] Plan rapproché sur Mirella, l’animatrice NutrEGO, en discussion avec une personne hors champ, à laquelle elle dit d’un ton enjoué « Je te le mets de côté, va ! » en cuisinant, pendant qu’en bruit de fond, les conversations des gens se font entendre.

[8’45] Voix off : « Redonner un rythme est une des bases de la prise en charge. Et ça commence par le repas, tous les jours à heure fixe. »

[8’51] Mirella explique : « Ils oublient toutes les choses élémentaires. Ils oublient de se laver, ils oublient de dormir, ils oublient de manger, ils oublient tout. Donc ici ils viennent manger, premièrement on leur demande de se laver les mains, donc c’est un réapprentissage aux choses normales de la vie, et à travers tout ça ça leur fait quand même un pan où ils se posent quoi, (plan sur les différentes personnes prenant leur repas) où ils se ressourcent un petit peu et quelque part ils reparlent de choses normales. »

[9’18] Akim s’installe avec deux autres personnes, et ensemble, ils préparent un plateau de Scrabble. Il demande : « Alors, ça y est, vous êtes prêts ? ». La voix off commente : « Ego c’est un espace où rencontrer l’autre est possible. » Un plan rapproché sur le visage souriant d’un homme est montré. « Toxicomanes et habitants du quartier s’y côtoient tous les jours. Autant d’après-midi gagnées sur la recherche du caillou de crack, la galette. »

[9’33] Michel, l’homme filmé précédemment en train de sourire dit alors à la caméra : « Tous les jours je viens ici, de 13h jusqu’à 19h. Ça m’évite d’aller, euh…chercher la galette. »

[9’43] Voix off : « Un lieu de vie, un lieu d’entraide également. Les usagers de drogues peuvent aussi entamer des démarches sociales. »

[9’47] Gros plan sur un homme en train de consommer une boisson, puis sur Sophie, accueillante chez EGO : « L’aspect social bah, ça va du juridique, à l’hébergement, aux questions administratives, à l’accès aux droits, à la COTOREP, à la Sécu, on essaie de renseigner les gens et de les orienter et parfois on file un petit coup de pouce parce qu’on connaît une structure, on a un partenariat privilégié, on pousse un petit peu pour aider les gens. Sinon le truc c’est quand même de faire de l’orientation. C’est pas de faire à leur place. »

[10’13] Alors que Michel sort de la structure et part au loin, la voix off commente : « Respect, repères, convivialité, des petits riens qui peuvent permettre à certains de retrouver une identité, et peut être un jour de s’en sortir. »

[10’26 : Carton] Réduire les risques

[10’29] Dr. Hefez, accompagné d’une vidéo d’illustration d’une personne consommant du crack : « Comment réduire les risques chez ceux qui sont pris au piège de cette dangereuse consommation ? Pour ceux qui s’injectent le crack, réduire les risques c’est les aider à ne jamais partager leur seringue, (une vidéo d’un kit d’injection est diffusée du côté gauche de l’écran, alors que le docteur parle) ainsi que la cuillère, le coton, le citron et l’eau qui servent à dissoudre le produit. Des steribox sont disponibles dans les pharmacies, les programmes d’échanges de seringues, les distributeurs, implantés dans les grandes villes. Comme on l’a vu, réduire les risques c’est amorcer une prise en charge sociale (une vidéo d’illustration d’une personne consommant du crack est diffusée en simultané) en proposant des lieux où l’on peut se reposer ou se doucher, dormir et manger, tout en rencontrant des professionnels. »

[11’02 : Carton] Conséquences judiciaires

[11’04] Voix off, avec illustrations de code, et de tribunal : « L’article L-628 du code de la santé publique s’applique au crack. Cet article définit l’usage illicite de stupéfiants comme un délit réprimé d’un an d’emprisonnement et/ou d’une amende de 25 000 francs. Mais depuis juin 1999 le ministre de la justice a demandé au procureur d’éviter l’emprisonnement pour les simples usagers. La vente ou l’offre de produits illicites est réglementée par le nouveau code pénal, il prévoit une peine de 5 ans d’emprisonnement et/ou de 500 000 francs d’amende. »

[11’36 : Carton] Et après ?

[11’38] Sam : « Malheureusement, de l’héroïne à la méthadone, j’ai fait une escale sur le crack, et l’avion a redécollé là, donc je souhaite de plus revenir à ce port. »

[11’49] Audrey : « Ça y est c’est j’ai dit, j’ai fermé la porte, c’est…c’est, c’est…c’est, c’est bon quoi, je…même si j’avais du crack devant moi, je pense pas que j’y retoucherais, non. Je pense pas du tout que j’y retoucherais. Je…non, c’est trop, c’est trop, c’est trop dur. Et c’est sale en plus. »

[12’11] Dr. Hefez, reprend la parole, à sa gauche l’écran note les informations les plus pertinentes de son discours : « Les cailloux s’ajoutent aux cailloux, et de quart d’heure en quart d’heure, c’est chaque fois 50 francs qu’il s’agit de trouver. La drogue du pauvre fait dépenser 2 à 3000 francs par jour et c’est la délinquance ou la prostitution obligatoire (les vidéos illustratives de consommation de crack vues précédemment sont rediffusées) dans un contexte de violence et de criminalité extrême. En proposant du crack plutôt que des drogues moins dangereuses, les trafiquants s’adressent à une population sans repères sociaux, prête à tout pour trouver l’argent nécessaire à une consommation qui devient vite effrénée. »

[12’38] Générique de fin.

Supplementary notes

(français)

References and external documents



Contributors

  • Record written by : Dellya Methazem