Combat Fatigue Irritability (1945)

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Combat Fatigue Irritability

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Title Combat Fatigue Irritability
Year of production 1945
Country of production États-Unis
Director(s) Gene Kelly
Actor(s) Gene Kelly
Lauren Gilbert
Jocelyn Brando
Duration 35 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) English
Subtitles and transcription EnglishFrench
Commissioning body U.S. Navy
Archive holder(s) United States National Library of Medicine
Warning: this record has not been reviewed yet and may be incomplete or inaccurate.

Main credits

(français)
UNITED STATES NAVY TRAINING FILM

RESTRICTED
P. S. L. 1945

COMBAT FATIGUE IRRITABILITY

Content

Medical themes

Theme

(français)
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un jeune sous-marinier dont le sous-marin a coulé lors d'une attaque japonaise est hospitalisé dans un service de psychiatrie de la Navy. Lors de groupes de parole animés par le psychiatre du service, il est amené à se remémorer les événements qui l'ont conduit à souffrir d'"irritabilité par épuisement au combat" (inclus aujourd'hui dans le "syndrome de stress post-traumatique"). C'est en acceptant ses émotions (peur, soulagement d'être sorti du sous-marin, culpabilité concernant ses camarades décédés dans l'attaque, etc) qu'il pourra "redevenir lui-même', sortir de l'hôpital et reprendre la vie civile.

Main genre

Fiction

Synopsis

(français)

Context

(français)
Ce film fait partie d'un vaste corpus de films consacrés aux troubles psychologiques et psychiatriques des soldats tournés par la Navy ou d'autres divisions de l'armée américaine dans les années 1940 et 1950.

Ce corpus comprend :
Combat Exhaustion (1943)
Introduction To Combat Fatigue (1944)
The Inside Story (1944)
The_N.P._Patient (1944)
Insomnia (1945)
Assignment Home (1945)
Combat Fatigue Psychosomatic Disorders (1946)
Let there be light (1946)
Shades of grey (1948)
Combat Psychiatry - The Battalion Medical Officer (1954)

Combat Psychiatry - The Division Psychiatrist (1954)

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le film fait un appel à Gene Kelly, un acteur dont la carrière a commencé à prendre de l'ampleur depuis quelques années. (Il a débuté à Broadway dans la comédie musicale Leave it to me en 1938 et est véritablement remarqué dans Pal Joey en 1940. Il tourne Pour moi et ma mie avec Judy Garland en 1942, film dont le succès et les critiques positives lui valent une certaine notoriété. En 1944, il tourne La Reine de Broadway avec Rita Hayworth. Le succès est retentissant. Son film suivant, Escale à Hollywood avec Frank Sinatra, lui vaut d'être nommé pour l'oscar du meilleur acteur.)
Les nombreux flashbacks qui émaillent le film correspondent à des moments où le héros raconte ce qui lui est arrivé aux participants du groupe de parole. Ses séquences sont bien évidemment beaucoup plus vivantes que s'il se trouvait juste assis sur sa chaise en train de parler. Elles permettent au spectateur de se représenter ce qui lui est arrivé et de percevoir ses émotions.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Le personnel médical (auxiliaire sanitaire, psychiatre) est à la fois ferme et bienveillant. Le médecin fait venir le héros dans son bureau pour l'encourager à s'exprimer au sein du groupe de parole car c'est pour lui la clé de son rétablissement. Les soldats bénéficient de prises en charge variées (médicaments, entretiens individuels avec le médecin, entretiens informels avec les auxiliaires sanitaires, groupe de parole, ergothérapie, activités sportives, etc.)

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Casernes militaires.

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Soldats de l'US Navy.

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Le titre du film Combat Fatigue Irritability se superpose à des cadrans qui étaient probablement reconnaissables pour les destinataires d'origine du film (soldats de l'US Navy). Il s'agit de cadrans qui se trouvaient dans la salle des machines des sous-marins. (On apprendra plus tard que le héros devait garder les yeux rivés sur eux en permanence et que cela lui posait problème.)

Heures de repos dans un service de psychiatrie de l'armée
Int. jour. Dans l'une des salles d'un établissement hospitalier militaire, deux rangées de lit se font face à face. De jeunes hommes couchés sur les lits ou assis entre les lits discutent de façon indistincte. Un auxiliaire apporte un médicament à un patient couché en lui expliquant que le médecin a dit que cela le soulagerait. Le patient avale le cachet sans enthousiasme et sans croiser le regard du soignant. Il se recouche, le regard dans le vide. Des photos de son épouse et de ses enfants sont posées sur sa table de nuit. Travelling sur l'une des rangées de lit, ce qui permet d'avoir un aperçu de la diversité des patients : deux d'entre eux lisent des magazines, un autre est immobile sur une chaise et garde les yeux baissés, deux soldats bavardent. Nouveau plan sur deux hommes qui jouent aux cartes. Le premier est plongé dans ses réflexions, le second s'impatiente. Un auxiliaire sanitaire vient le chercher car le docteur Bush demande à le voir. Le soldat, Lucas, jure et jette ses cartes sur le lit avant de se lever et de suivre l'auxiliaire. (01:40)

Entretien entre le soldat Lucas et le docteur Bush Le médecin commence par proposer une cigarette à Lucas. Lucas refuse mais le médecin s'en allume une. Il a remarqué que Lucas ne s'exprime pas pendant les séances de groupe de parole. Lucas est assis sur sa chaise les bras croisés, un peu de travers. Il regarde le médecin en coin, d'un air maussade et légèrement agressif. Il lui répond de même mais de façon assez laconique. Le médecin lui fait remarquer que les autres "vident leur sac" (get a few things off their chests) pendant ces séances puis l'interroge sur le navire sur lequel il se trouvait : le Montandan qui a été coulé par une torpille japonaise dans l'archipel des Philippines.


[0 :23 - 1 :41]

Dans cette scène, le fond général montre un hôpital militaire où sont soignés d'anciens soldats américains. Sur [0 : 30], le médecin s'approche du patient et lui propose de boire le médicament en lui assurant qu'il ira mieux, le patient accepte. Sur [0:44 - 1:08], les patients sont montrés en train de lire des magazines, puis deux patients sont montrés en train de discuter de la façon dont ils ont été bombardés chaque nouvelle année. Sur [1 :08 - 1 :26], deux patients sont montrés en train de jouer aux cartes, l'un dit à l'autre qu'il joue, mais l'autre ne l'entend pas, il pense peut-être profondément. Puis, il répond et continue à jouer. Sur [1 :26] le médecin s'approche et appelle le patient, ce dernier jette les cartes et jure.

[1 :41 - 6 :05]

Cette scène présente un dialogue entre un psychiatre et un patient convoqué. Le médecin propose une cigarette, évoquant ainsi la faveur du patient pour une conversation confidentielle, le patient refuse. Viennent ensuite les questions du psychiatre et les réponses du patient. Le patient dit au psychiatre qu'il est pompier de profession et commence à parler de sa maladie, à savoir comment, en tant que marin sur un navire, il avait du mal à garder son sang-froid pendant son service sur le navire. Quand le patient s'en souvient, il a des tremblements dans les mains. Le médecin analyse ensuite l'état psychologique du patient dans une situation critique, en expliquant que la peur est normale et peut arriver à tout le monde. Le patient l'écoute calmement.

[6 :05 - 7 :47]

Dans cette scène, le patient discute ensuite avec un autre médecin de son comportement dans une situation critique sur le navire. Avec ce médecin, le patient se comporte de manière plus grossière et méfiante. Le médecin lui recommande de suivre une thérapie de groupe.

[7 :47 - 9 :34]

La scène commence par l'histoire de Lucas, qui doit faire face à des responsabilités quotidiennes dans lesquelles il se comporte de manière inadéquate. Il est impoli envers un soldat qui lui rappelle qu'un marin doit avoir une apparence soignée, envers un serviteur qui l'a envoyé dans une autre ville pour qu'il puisse obtenir de l'argent. Dans toutes les situations, Lucas se comporte mal.

[9 :34 - 11 :47]

Dans cette scène, Lucas est en thérapie de groupe, le médecin parle des peurs qu'ils avaient avant la guerre, qu'ils ont acquises pendant la guerre et qu'ils vivront avec eux après la guerre. Les patients participent à la conversation, et le médecin est pardonné de raconter leur histoire.

[11 :47 - 15 :25]

La scène commence par le retour de Lucas chez lui, accueilli par ses parents et sa fiancée. Dans la scène suivante, Lucas et sa famille dînent et parlent du service de Lucas, qui souffre d'un trouble de stress post-traumatique, ce qui le conduit à une dépression nerveuse, il s'enfuit de la maison.

[15 :25 - 18 :52]

Dans cette scène, Lucas s'enfuit de chez lui et se rend dans un bar où il commande un verre au barman. Au bar, Lucas entame une conversation avec le barman. Une conversation s'engage entre Lucas et le barman, ce dernier l'interroge sur ses récompenses, Lucas lui en parle et lui dit qu'il souffre du syndrome de stress post-traumatique, ce qui l'amène à s'en prendre au barman, qui le chasse du bar.

[18 :52 - 20 :10]

Dans cette scène, Lucas rentre chez lui après une bagarre dans un bar. Ses parents remarquent son retour mais ne se lèvent pas pour l'accueillir. Le lendemain, Lucas lit le journal, les petits frères jouent par terre en lançant des avions en papier. Un avion vole entre Lucas et le papier qu'il tient, Lucas souffre de stress post-traumatique, ce qui le déséquilibre. Il s'en prend à ses frères et est pris à témoin par sa fiancée.

[20 :10 - 20 :47]

Dans cette scène Lucas rencontre ses amis, dans laquelle ils célèbrent la rencontre, cette scène démontre que le trouble de stress post-traumatique de Lucas n'est pas présent.

[20 :47 - 21 :52]

Dans cette scène, Lucas, sa fiancée et ses parents vont à l'église, la scène montre l'impact positif que le service religieux a sur Lucas, les parents font attention à eux, tout le monde est heureux.

[21 :52 - 23 :48]

Cette scène montre également la manifestation du syndrome de stress post-traumatique qui a affecté la relation personnelle de Lucas avec sa fiancée. Il la réprimande pour son changement d'avis et l'abandonne au milieu de la forêt.

[23 :48 - 25 :59]

Cette scène illustre aussi la manifestation du syndrome de stress post-traumatique. Au début, on voit l'atmosphère amicale de deux hommes qui se sont réunis pour chasser le lièvre. Au milieu de la scène, alors que Lucas s'apprête à tirer sur le lièvre, il a un flash-back qui le déséquilibre psychologiquement et provoque une dépression nerveuse.

[25 :59 - 27 :24]

Cette scène montre à Lucas pourquoi il est venu à la Croix-Rouge et pourquoi il ne veut pas rentrer chez lui. Alors qu'il raconte ses histoires, son état empire, il fait une dépression nerveuse et le médecin l'emmène dans sa chambre.

[27 :24 - 28 :42]

Le médecin fait sortir Lucas de la salle de thérapie de groupe pour l'emmener dans la salle et lui propose de s'allonger sur le canapé. Il le calme, lui donne un sédatif et retourne dans la salle de thérapie de groupe.

[28 :42 - 30 :06]

Dans cette scène, le médecin commence la thérapie de groupe en racontant à Lucas comment il a survécu au naufrage et en citant ce qui lui est arrivé en temps de paix et comment cela a affecté son maintien dans la société.

[30 :06 - 34 :55]

Dans la scène finale, le médecin en thérapie de groupe résume l'histoire de Lucas, un patient qui, en tant que simple soldat sur un navire, était un bon soldat et un bon être humain et qui a souffert de troubles post-traumatiques après un naufrage. Ce syndrome a affecté sa vie paisible : il est devenu impoli envers les autres, s'est emporté contre sa femme, est devenu l'instigateur de bagarres et a généralement mené une vie autodestructrice. Le principal problème était que personne ne le comprenait et que lui-même ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Cependant, le travail et l'activité physique l'ont aidé. À la fin de la scène, le médecin a expliqué que Lucas était déprimé depuis longtemps et il leur a clairement montré comment y faire face.

[34 :55 - 35 :05]

La dernière partie du film.

Supplementary notes

(français)
Sur le site Medical Movies on the Web, Combat Fatigue Irritabillity est analysé par Michael Sappol de l'History of medecine Division de la National Library of Medicine. Titre de l'article: Gene Kelly's unknown wartime star turn. https://www.nlm.nih.gov/hmd/collections/films/medicalmoviesontheweb/combatfatigueessay.html (consulté le 9 juillet 2018)


À (20ː57), Lucas, sa fiancée et les parents de cette dernière assistent à un concert (ou à un office religieux). Les deux solistes chantent la première strophe d'un poème de James Shirley (1596-1666) intitulé the Glories of Our Blood and State dans lequel le poète dénonce la vacuité des exploits guerriers et les souffrances liées à la guerre, y compris pour la psyché des soldats (But their strong nerves at last must yield).

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Ivan Melnik, Élisabeth Fuchs