Difference between revisions of "Tanka la tenancière"

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|Titre=Tanka la tenancière (Contre son père) - Танька-трактирщица - Tan’ka traktišica
 
|Titre=Tanka la tenancière (Contre son père) - Танька-трактирщица - Tan’ka traktišica
 
|Année de production=1929
 
|Année de production=1929
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|Fiche_ERC=Oui
 
|Format film=35 mm
 
|Format film=35 mm
 
|Format couleur=Noir et blanc
 
|Format couleur=Noir et blanc
 
|Format son=Muet
 
|Format son=Muet
|Réalisateurs=Vinogradov;;;;
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|Réalisateurs=B. Svetozarov;
 
|Référents scientifiques=D. M. Rossijskij;A. A. Smorodina;;;
 
|Référents scientifiques=D. M. Rossijskij;A. A. Smorodina;;;
|Pays de production=Union soviétique
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|Pays de production=Russie;
 
|Langues origine=ru;
 
|Langues origine=ru;
|Sous-titrage et transcription=Non
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|Sous-titrage et transcription=Oui
 
|Archives détentrices=RGAKFD;;;;
 
|Archives détentrices=RGAKFD;;;;
|Administration de la notice=Alexandre Sumpf
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|Genre dominant=Fiction
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|Administration de la notice=Aleksandra Mouillie-Bannikova;
 
|Durée=42
 
|Durée=42
 
|Clé de tri=Tanka la tenancière
 
|Clé de tri=Tanka la tenancière
 
|Vidéo sur FTP=tanka_la_tenanciere
 
|Vidéo sur FTP=tanka_la_tenanciere
|Sujet=<translate>La grippe : détection, voies de contamination, symptômes, soins, prévention</translate>
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|Audience=Inconnue
|Sujets médico-sanitaires évoqués=Grippe - Hygiène sur le lieu de vie et de travail - Activité physique
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|Avertissement images choquantes=Non
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|État de la fiche=Validée
 
|État de la fiche=Validée
|Images de reportage=Oui
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|Avertissements=Standard
|Images en plateau=Oui
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|Images d'archives=Oui
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|Cartons=Oui
 
|Cartons=Oui
 
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|Interview=Non
 
|Interview=Non
|Musique et bruitages=Oui
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|Images communes avec d'autres films=Non
 
|Images communes avec d'autres films=Non
|Audience locale, nationale, internationale ?=Inconnue
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|Sous_titrage_film_fr=Aleksandra Mouillie-Bannikova; Élisabeth Fuchs;
|Générique Principal=Youri Genik
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|Sujet={{HT_Sujet
|Résumé=<translate>Après avoir rappelé le nombre de victimes de la grippe « espagnole » de 1918, le film montre un malade soviétique et isole le virus de la grippe. Les symptômes, d’abord observés sur une fouine à qui l’on a inoculé le virus, se développent en quelques jours : température haute, faiblesse, forts maux de crâne. Le problème est que cette maladie gêne le système productif en incapacitant le travailleur ; et qu’elle est extrêmement contagieuse. Il faut impérativement se soigner (faire baisser la fièvre) et prendre des mesures d’hygiène (aération, stérilisation). En cas contraire, des complications sont à attendre : pneumonie, surdité. Sur le lieu de travail, la prévention passe par l’information et le nettoyage. A l’Institut de médecine expérimentale, on teste des traitements sur des souris, guéries en six jours ; dans l’Institut Melnikov de la région de Moscou, on a inventé un antivirus et un processus de soins par lampes à quartz. Le film s’achève, classiquement, par une ode à l’activité physique et au sport.</translate>
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|Langue=fr
|Contexte=<translate>Avant 1917, l’écrasante majorité des films médicaux projetés en Russie provenait de l’étranger. Le tournant dans la production intervient en 1927 avec l’implication du principal médecin militaire de l’époque, le général Nikolaj N. Burdenko, chirurgien en chef de l’Armée rouge, qui dirige le film Premiers secours en cas d’accident. C’est lui, et ses proches collaborateurs L. A. Korejsha, B. V. Egorov, M. Ju. Rappoport, etc., qui travaillent étroitement avec les cinéastes spécialisés comme V. N. Karin, engagé dans le film technique depuis 1924 ; ou P. V. Mosjagin, lui-même très actif pendant la Seconde Guerre mondiale.  
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|Texte=Fiction édifiante destinée à prévenir contre l'alcoolisme dans les milieux populaires et à promouvoir, à travers le parcours de l'héroïne Tanka, les structures éducatives et culturelles destinées à la jeunesse.
Tous deux travaillent au studio de Moscou des films de vulgarisation, d’enseignement et scientifiques (Mostekhfilm). Le studio a été fondé en 1933 sur les lieux du studio Khanjonkov sur la rue Lesnaja à Moscou. Il a produit environ 400 films entre 1933 et 1941, en majorité consacrés aux questions industrielles. Pendant la guerre la reconversion se signale par le changement de nom en Voentekhfilm au 1er janvier 1941. Le studio produit de plus de 100 films d’instruction militaire et presque autant de films de médecine militaire – environ 200 films en trois années et demi. La guerre permet donc une intensification notable de la production.
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}}
Les productions sur les infections ne sont pas légion : dans les années 1920, l’accent était placé sur la syphilis, la tuberculose et le trachome (Le Poids du passé, 1929) – trois « maladies sociales ». La Grippe semble être le premier film soviétique sur la question ; pourtant, dans l’inventaire des films recommandés sur les questions sanitaires et médicales publié en 1949 par Lazar Soukharebski, le film n’est pas mentionné ; un film homonyme produit en 1942 par Sibtekhfilm, signé P. Vainstein et bénéficiant du même consultant (Rossijskij) est le seul à figurer dans la section consacrée à cette maladie.</translate>
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|Générique principal={{HT_Gén
|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=<translate></translate>
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|Langue=fr
|Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?=<translate></translate>
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|Texte=Scénario K. Minaev B. Svetozarov<br />
|Où le film est il projeté ?=<translate></translate>
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Réalisateur B. Svetozarov <br />
|Communications et événements associés au film=<translate></translate>
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Caméraman V. Popov<br />
|Public=<translate>tout public</translate>
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Décorateur V. Kovriguin
|Descriptif libre=<translate>Séquences d’animation
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Globe terrestre animé en introduction : l’épidémie de grippe « espagnole » de 1918
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|Résumé={{HT_Rés
Schéma animé : contamination par les postillons
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|Langue=fr
 
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|Texte=Pendant la période de la NEP, dans un grand village. Un koulak local fait travailler sa belle-fille, Tanka, dans la taverne qu'il possède. Tanka est amie avec les pionniers et rêve du jour où elle sera acceptée dans leur équipe. Pour distraire les jeunes gens du village et les éloigner des débits de boissons, Sestrin, un instituteur et membre du Komsomol, organise un club de théâtre. Le koulak persuade le provocateur Sevka de tuer l'enseignant. Tanka entend leur conversation et tente de sauver Sestrin. Cela lui vaut d'être battue puis jetée dans une cave par son beau-père. Mais tout finit bien : les membres du Komsomol arrivent au bon moment pour sauver Tanka, les ennemis sont dénoncés et punis, les pionniers acceptent Tanka dans leur groupe, et un vrai salon de thé va s’ouvrir dans la taverne.
Carton au début du film : 20 millions de morts de la grippe « espagnole » de 1918.
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|Contexte={{HT_Cont
Voix off : ton posé, pédagogique.
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|Langue=fr
 
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|Texte=Ce film est l'un des premiers gros succès du cinéma de l'époque soviétique. Le cinéma se classe alors au deuxième rang en matière de rentabilité, après la vodka. Parallèlement, les médias soviétiques lancent un large débat sur le développement du cinéma soviétique. Les gens du monde du cinéma doivent décider dans quelle direction ils vont diriger l’art qui leur est confié : vers une complexité et une expérimentation excessives, uniquement comprises par les élites, ou vers la masse des spectateurs afin d’unir la nation. <br />
Piano et cordes, assez dramatique ; bien plus joyeux pour le finale sur l’activité sportive</translate>
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Au cours de la même année, 1929, des sociologues mènent des enquêtes auprès de jeunes gens qui révèlent un tableau déprimant du point de vue des idéologues : seuls 0,6% des garçons et 1,5% des filles rêvent d’imiter les héros de la Révolution. Les rêves d'avenir de la plupart des adolescents sont les suivants : être enseignant (10,4%), employé (8,9%), ingénieur (5,6%), ainsi que princesse, femme noble, homme riche et même prêtre. Très peu rêvent d’être communiste (2,2%), homme politique (1,1%) ou commissaire (0,3%), et encore moins veulent devenir militaire et policier. Les autorités en concluent qu'il faut changer tout le système idéologique. L'un des premiers domaines concernés sera le cinéma. <br />
|Notes complémentaires=<translate></translate>
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''La Nouvelle Babylone'' (ainsi que ''Le Cuirassé Potemkine'') et ''Tanka la tenancière'' suggèrent deux voies possibles pour le développement du cinéma soviétique dans les années 30. Le film de Kozintsev et Trauberg, tourné sous l’influence de l’article d’Eisenstein ''La quatrième dimension au cinéma'',  est très complexe, ambitieux, et accompagné par la musique atonale de Chostakovitch. Il suggère d'aller plus loin dans la voie de l'avant-garde. Au contraire, le film de Svetozarov est clair, narratif, avec une histoire policière attrayante, des personnages simples et compréhensibles. C'est lui qui a finalement montré le chemin sur lequel le cinéma soviétique s'est engagé.<br />
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Au cours de ces débats passionnés, le réalisateur du film Svetozarov fut licencié (sans raison officielle). Il ne s’éloigna pas complètement du cinéma, mais se consacra surtout au genre documentaire. Svetozarov était originaire de la campagne, ce qui lui permit de montrer dans son film une image fidèle de la vie paysanne, avec ses détails, ses mœurs, ses comportements, ses costumes.
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|Texte=Sumpf, Alexandre, ''Film and Anti-alcohol Campaigns in the Soviet Union of the 1920s'' in Christian Bonah, David Cantor and Anja Laukötter, eds., ''Health Education Films in the Twentieth Century'',  University of Rochester Press, Rochester, 2018.<br /> Федор Раззаков. Гибель советского кино. Интриги и споры. 1918-1972 ЭКСМО.2009<br />Géry, Catherine, ''KinoFabula - Essais sur la littérature et le cinéma russes'', Presses de l'Inalco, Paris, 2016
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Latest revision as of 16:04, 18 April 2021

 

Tanka la tenancière (Contre son père) - Танька-трактирщица - Tan’ka traktišica

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Title Tanka la tenancière (Contre son père) - Танька-трактирщица - Tan’ka traktišica
Year of production 1929
Country of production Russie
Director(s) B. Svetozarov
Scientific advisor(s) D. M. Rossijskij
A. A. Smorodina
Duration 42 minutes
Format Muet - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) Russian
Subtitles and transcription French
Archive holder(s) RGAKFD

Main credits

(français)
Scénario K. Minaev B. Svetozarov

Réalisateur B. Svetozarov
Caméraman V. Popov

Décorateur V. Kovriguin

Content

Theme

(français)
Fiction édifiante destinée à prévenir contre l'alcoolisme dans les milieux populaires et à promouvoir, à travers le parcours de l'héroïne Tanka, les structures éducatives et culturelles destinées à la jeunesse.

Main genre

Fiction

Synopsis

(français)
Pendant la période de la NEP, dans un grand village. Un koulak local fait travailler sa belle-fille, Tanka, dans la taverne qu'il possède. Tanka est amie avec les pionniers et rêve du jour où elle sera acceptée dans leur équipe. Pour distraire les jeunes gens du village et les éloigner des débits de boissons, Sestrin, un instituteur et membre du Komsomol, organise un club de théâtre. Le koulak persuade le provocateur Sevka de tuer l'enseignant. Tanka entend leur conversation et tente de sauver Sestrin. Cela lui vaut d'être battue puis jetée dans une cave par son beau-père. Mais tout finit bien : les membres du Komsomol arrivent au bon moment pour sauver Tanka, les ennemis sont dénoncés et punis, les pionniers acceptent Tanka dans leur groupe, et un vrai salon de thé va s’ouvrir dans la taverne.

Context

(français)
Ce film est l'un des premiers gros succès du cinéma de l'époque soviétique. Le cinéma se classe alors au deuxième rang en matière de rentabilité, après la vodka. Parallèlement, les médias soviétiques lancent un large débat sur le développement du cinéma soviétique. Les gens du monde du cinéma doivent décider dans quelle direction ils vont diriger l’art qui leur est confié : vers une complexité et une expérimentation excessives, uniquement comprises par les élites, ou vers la masse des spectateurs afin d’unir la nation.

Au cours de la même année, 1929, des sociologues mènent des enquêtes auprès de jeunes gens qui révèlent un tableau déprimant du point de vue des idéologues : seuls 0,6% des garçons et 1,5% des filles rêvent d’imiter les héros de la Révolution. Les rêves d'avenir de la plupart des adolescents sont les suivants : être enseignant (10,4%), employé (8,9%), ingénieur (5,6%), ainsi que princesse, femme noble, homme riche et même prêtre. Très peu rêvent d’être communiste (2,2%), homme politique (1,1%) ou commissaire (0,3%), et encore moins veulent devenir militaire et policier. Les autorités en concluent qu'il faut changer tout le système idéologique. L'un des premiers domaines concernés sera le cinéma.
La Nouvelle Babylone (ainsi que Le Cuirassé Potemkine) et Tanka la tenancière suggèrent deux voies possibles pour le développement du cinéma soviétique dans les années 30. Le film de Kozintsev et Trauberg, tourné sous l’influence de l’article d’Eisenstein La quatrième dimension au cinéma, est très complexe, ambitieux, et accompagné par la musique atonale de Chostakovitch. Il suggère d'aller plus loin dans la voie de l'avant-garde. Au contraire, le film de Svetozarov est clair, narratif, avec une histoire policière attrayante, des personnages simples et compréhensibles. C'est lui qui a finalement montré le chemin sur lequel le cinéma soviétique s'est engagé.

Au cours de ces débats passionnés, le réalisateur du film Svetozarov fut licencié (sans raison officielle). Il ne s’éloigna pas complètement du cinéma, mais se consacra surtout au genre documentaire. Svetozarov était originaire de la campagne, ce qui lui permit de montrer dans son film une image fidèle de la vie paysanne, avec ses détails, ses mœurs, ses comportements, ses costumes.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)

How are health and medicine portrayed?

(français)

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)

Local, national, or international audience

Unknown

Description

(français)

Supplementary notes

(français)
Ce film a eu une seconde partie qui est actuellement perdue.

References and external documents

(français)
Sumpf, Alexandre, Film and Anti-alcohol Campaigns in the Soviet Union of the 1920s in Christian Bonah, David Cantor and Anja Laukötter, eds., Health Education Films in the Twentieth Century, University of Rochester Press, Rochester, 2018.
Федор Раззаков. Гибель советского кино. Интриги и споры. 1918-1972 ЭКСМО.2009
Géry, Catherine, KinoFabula - Essais sur la littérature et le cinéma russes, Presses de l'Inalco, Paris, 2016


Contributors

  • Record written by : Aleksandra Mouillie-Bannikova
  • French subtitles : Aleksandra Mouillie-Bannikova, Élisabeth Fuchs


Erc-logo.png Cette fiche a été rédigée et/ou traduite dans le cadre du projet BodyCapital, financé par l'European Research Council (ERC) et le programme de l'Union européenne pour la recherche et l'innovation Horizon 2020 (grant agreement No 694817).