Difference between revisions of "Témoignages sur les trithérapies"

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|Contexte=Le film est produit par Comment dire. Comment Dire est un organisme de formation et de conseil en communication sociale spécialisé dans le counseling. Depuis sa création en 1991, Comment Dire développe ses activités dans les domaines de la formation de professionnels de santé et d'acteurs associatifs. La structure élabore des guides pédagogiques, assure la production de vidéo-formation pour fournir un appui méthodologique aux équipes de santé. Comment Dire a édité 5 guides de counseling et produit 3 vidéo-formation dans le domaine de l'infection par le VIH et de l'hépatite C. Ses fondatrices sont Maryline Rébillon, psychologue et formatrice ayant travaillé pendant plusieurs années comme éducatrice à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, et Catherine Tourette-Turgis, maître de conférences en Education à la Santé à l'université de Rouen (France). Comment dire est agrée par le ministère de la santé.
 
|Contexte=Le film est produit par Comment dire. Comment Dire est un organisme de formation et de conseil en communication sociale spécialisé dans le counseling. Depuis sa création en 1991, Comment Dire développe ses activités dans les domaines de la formation de professionnels de santé et d'acteurs associatifs. La structure élabore des guides pédagogiques, assure la production de vidéo-formation pour fournir un appui méthodologique aux équipes de santé. Comment Dire a édité 5 guides de counseling et produit 3 vidéo-formation dans le domaine de l'infection par le VIH et de l'hépatite C. Ses fondatrices sont Maryline Rébillon, psychologue et formatrice ayant travaillé pendant plusieurs années comme éducatrice à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, et Catherine Tourette-Turgis, maître de conférences en Education à la Santé à l'université de Rouen (France). Comment dire est agrée par le ministère de la santé.
 
|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=Le spectateur est invité à la compassion envers les épreuves traversées par les malades, corollaires des bienfaits d’ailleurs reconnus par les séropositifs de la trithérapie. Le public professionnel visée en invité à prendre les considérations les plaintes des malades. Les malades apparaissent actifs, revendicatifs, ils connaissent bien leurs traitements et cherchent des solutions (régimes alimentaires, conseils trouvés auprès d’autres malades…) aux problèmes posés par les traitements
 
|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=Le spectateur est invité à la compassion envers les épreuves traversées par les malades, corollaires des bienfaits d’ailleurs reconnus par les séropositifs de la trithérapie. Le public professionnel visée en invité à prendre les considérations les plaintes des malades. Les malades apparaissent actifs, revendicatifs, ils connaissent bien leurs traitements et cherchent des solutions (régimes alimentaires, conseils trouvés auprès d’autres malades…) aux problèmes posés par les traitements
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|Descriptif libre=Témoignages sur les trithérapies s’ouvre sur un paysage à la fin de la nuit, quand les formes sont encore indistinctes. La silhouette d'un arbre se détache sur un ciel encore sombre, des lumières clignotantes signalent un local technique en veille. La bande son fait entendre un vrombissement, peut-être celui d'un générateur, de ceux qu'on perçoit dans le calme relatif qui précède l'agitation du matin. Le plan suivant montre une chambre brusquement éclairée. Un homme dans un lit cligne des yeux, se passe la main sur le visage. Son premier geste est de puiser un tube de médicament dans une boîte qu’il a placée à son chevet. Il l’avale et boit un verre d’eau également situé à portée de main. Nous avons vu un patient prendre le médicament prescrit à l'heure prescrite. Nous avons éprouvé l’interruption de son sommeil et la hantise de manquer une prise. Plus loin dans la même séquence, nous voyons le personnage habillé, assis dans son salon, devant une table basse sur laquelle il a disposé des groupes de cachets et de gélules. « Ça à 7 h le matin, ça à midi, ça à 18 h, ça pendant le dîner et ça à 23 h, explique-t-il. Bon celle-là est plus difficile à prendre parce qu'effectivement il faut la faire fondre. Quand on est à l'extérieur c'est pas facile. Quand on la croque, il faut avoir de l'eau sur soi ou alors il faut aller dans un bistrot et ça nous coûte assez cher. » Plus loin encore, le personnage décrit les effets secondaires, raconte comment ils l’ont empêché de continuer son travail et entraîné la rupture avec sa compagne. Ici, ses commentaires prennent une autre portée que s’ils étaient entendus dans un hôpital ou chez un médecin, par ce que la mise en scène qui a précédé, par le procédé de reconstitution, ancre son témoignage dans le territoire du patient, dans son chez soi, à l’heure intime du réveil. Il est possible d’y sentir la marque de La pudeur et l’impudeur, journal vidéo que Hervé Guibert avait tourné entre 1990 et 1991, alors qu’il était atteint du SIDA. Là aussi, le vécu de la maladie est palpable par des prises de vues dans l’environnement intime du réalisateur. A chaque fois, le regard privilégie l’infra-ordinaire de l’existence pour tenter d’approcher la réalité brute de la maladie.
 
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Revision as of 09:34, 14 December 2016

 

Témoignages sur les trithérapies;


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Title Témoignages sur les trithérapies;
Series Contamination à VIH
Year of production
Country of production France
Director(s) Pierre-Yves Attia
Duration 52 minutes
Format Parlant - Couleur - Digital video
Original language(s) French
Production companies Comment dire
Archive holder(s) CIRDD Alsace
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Main credits

Content

Theme

L’impact des effets secondaires de la trithérapie dans la vie quotidienne des malades

Main genre

Documentaire

Synopsis

Context

Le film est produit par Comment dire. Comment Dire est un organisme de formation et de conseil en communication sociale spécialisé dans le counseling. Depuis sa création en 1991, Comment Dire développe ses activités dans les domaines de la formation de professionnels de santé et d'acteurs associatifs. La structure élabore des guides pédagogiques, assure la production de vidéo-formation pour fournir un appui méthodologique aux équipes de santé. Comment Dire a édité 5 guides de counseling et produit 3 vidéo-formation dans le domaine de l'infection par le VIH et de l'hépatite C. Ses fondatrices sont Maryline Rébillon, psychologue et formatrice ayant travaillé pendant plusieurs années comme éducatrice à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, et Catherine Tourette-Turgis, maître de conférences en Education à la Santé à l'université de Rouen (France). Comment dire est agrée par le ministère de la santé.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

Le spectateur est invité à la compassion envers les épreuves traversées par les malades, corollaires des bienfaits d’ailleurs reconnus par les séropositifs de la trithérapie. Le public professionnel visée en invité à prendre les considérations les plaintes des malades. Les malades apparaissent actifs, revendicatifs, ils connaissent bien leurs traitements et cherchent des solutions (régimes alimentaires, conseils trouvés auprès d’autres malades…) aux problèmes posés par les traitements

How are health and medicine portrayed?

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

Presentations and events associated with the film

Audience

Local, national, or international audience

Description

Témoignages sur les trithérapies s’ouvre sur un paysage à la fin de la nuit, quand les formes sont encore indistinctes. La silhouette d'un arbre se détache sur un ciel encore sombre, des lumières clignotantes signalent un local technique en veille. La bande son fait entendre un vrombissement, peut-être celui d'un générateur, de ceux qu'on perçoit dans le calme relatif qui précède l'agitation du matin. Le plan suivant montre une chambre brusquement éclairée. Un homme dans un lit cligne des yeux, se passe la main sur le visage. Son premier geste est de puiser un tube de médicament dans une boîte qu’il a placée à son chevet. Il l’avale et boit un verre d’eau également situé à portée de main. Nous avons vu un patient prendre le médicament prescrit à l'heure prescrite. Nous avons éprouvé l’interruption de son sommeil et la hantise de manquer une prise. Plus loin dans la même séquence, nous voyons le personnage habillé, assis dans son salon, devant une table basse sur laquelle il a disposé des groupes de cachets et de gélules. « Ça à 7 h le matin, ça à midi, ça à 18 h, ça pendant le dîner et ça à 23 h, explique-t-il. Bon celle-là est plus difficile à prendre parce qu'effectivement il faut la faire fondre. Quand on est à l'extérieur c'est pas facile. Quand on la croque, il faut avoir de l'eau sur soi ou alors il faut aller dans un bistrot et ça nous coûte assez cher. » Plus loin encore, le personnage décrit les effets secondaires, raconte comment ils l’ont empêché de continuer son travail et entraîné la rupture avec sa compagne. Ici, ses commentaires prennent une autre portée que s’ils étaient entendus dans un hôpital ou chez un médecin, par ce que la mise en scène qui a précédé, par le procédé de reconstitution, ancre son témoignage dans le territoire du patient, dans son chez soi, à l’heure intime du réveil. Il est possible d’y sentir la marque de La pudeur et l’impudeur, journal vidéo que Hervé Guibert avait tourné entre 1990 et 1991, alors qu’il était atteint du SIDA. Là aussi, le vécu de la maladie est palpable par des prises de vues dans l’environnement intime du réalisateur. A chaque fois, le regard privilégie l’infra-ordinaire de l’existence pour tenter d’approcher la réalité brute de la maladie.



Contributors

  • Record written by : Joël Danet