Difference between revisions of "Services de santé : compilation d'évacuation de blessés et de cadavres (1916-1918)"

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|Titre=Services de santé : compilation d'évacuation de blessés et de cadavres
 
|Titre=Services de santé : compilation d'évacuation de blessés et de cadavres
|Année de production=1916-1918
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|Année de production=1918
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|Société de production=Service Cinématographique des Armées;
 
|Archives détentrices=ECPAD;;;;
 
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|Administration de la notice=Julie Goetz; Elea Herbin; Emmanuel Nuss;
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|Texte=Les dispositifs médicaux mis en place pendant la Première Guerre Mondiale pour évacuer les soldats blessés.
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|Texte=Les dispositifs mis en place pendant la Première Guerre Mondiale par les services de santé de l’armée française pour évacuer les soldats blessés et les cadavres.
 
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|Texte=Ce document présente les divers dispositifs médicaux mis en place pendant la Grande Guerre pour soigner mais aussi évacuer les soldats français du champ de bataille. On y voit les différents moyens de transports permettant de déplacer ces blessés, mais également l’organisation des soldats et du corps médical sur le front.
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|Texte=Ce film présente les différents moyens de transports des blessés, mais également l’organisation du corps médical sur le front. Plusieurs séquences sont tournées sur les champs de bataille et mettent en scène des cadavres. La caméra s’attarde longuement sur certains d’entre eux. Plusieurs scènes d’évacuation de blessés par des brancardiers dans des tranchées ou encore à travers une fenêtre de maison sont également montrées.
 
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|Texte=Pendant la Première Guerre Mondiale, un manque de personnel médical et matériel se fit ressentir dès le début de la guerre en raison de la mobilisation. L’armée cherche donc à engager des brancardiers notamment auprès des instituteurs et curés, mais également un personnel soignant auprès d’étudiants en médecine.  
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|Texte=Pendant la Première Guerre Mondiale, un manque de personnel médical et matériel se fait ressentir dès le début du conflit en raison de la mobilisation. L’armée cherche donc à engager des brancardiers notamment auprès des instituteurs et curés, mais également un personnel soignant auprès d’étudiants en médecine.
Par ailleurs, la vie pendant cette guerre des tranchées est très difficile, à la fois pour les soldats mais également pour le corps médical. Il y a évidemment de nombreux blessés à évacuer au plus vite, et une véritable chaîne médicale est mise en place pour faciliter cela. Les blessés sont tout d’abord transportés par des brancardiers au poste de secours le plus proche pour y recevoir les premiers soins, puis ils sont emmenés derrière les lignes de front, pour être ensuite amenés par des ambulances dans des hôpitaux d’évacuation à l’arrière, lesquels sont très généralement des bâtiments réquisitionnés par l’armée, comme par exemple des écoles ou établissements religieux.
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Par ailleurs, la vie pendant cette guerre des tranchées est très difficile, à la fois pour les soldats mais également pour le corps médical. Il y a évidemment de nombreux blessés à évacuer au plus vite, et une véritable chaîne médicale est mise en place pour faciliter cela. Les blessés sont tout d’abord transportés par des brancardiers au poste de secours le plus proche pour y recevoir les premiers soins, puis ils sont emmenés derrière les lignes de front, pour être ensuite amenés par des ambulances dans des hôpitaux d’évacuation à l’arrière, lesquels sont très généralement des bâtiments réquisitionnés par l’armée, comme par exemple des écoles ou des établissements religieux.
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La mise en pratique de ces mesures est cependant difficile. Face aux nouvelles blessures se révèle un manque de moyens techniques et surtout de moyens matériels pour s’occuper d’un nombre de blessés qui s’avère être beaucoup plus élevé que les premières estimations. S’y ajoute un manque de coordination entre le front et l’arrière avec des difficultés de transport vers les hôpitaux qui se font souvent dans de mauvaises conditions. On dénonce également un manque cruel d’effectif et une mauvaise répartition du personnel présent. Ces difficultés se font plus facilement ressentir durant la bataille de Verdun en 1916, où les services de santé doivent se réorganiser sur place pour pouvoir s’occuper des rapatriements et des opérations à effectuer immédiatement sur les blessés les plus touchés. Malgré cela, les demandes ne restent que partiellement satisfaites.
 
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|Texte=Ce film souligne l’efficacité du corps médical concernant le transport de soldats blessés d’un point à l’autre. Il informe le spectateur des différents dispositifs mis en place par l’Etat pour ses soldats. Les plans fixes permettent d’observer vraiment la situation. Peu de gros plans hormis sur les cadavres dont certains sont recouverts d’insectes, ce qui laisse penser qu’ils sont sur place depuis un certain temps.
 
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|Texte=Les services de santé et donc le corps médical sont présents tout au long du film, puisque ce-dernier met l’accent sur les différents dispositifs médicaux dont les soldats français disposaient pendant la Grande Guerre.
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|Texte=Le personnel du service de santé est représenté à plusieurs reprises (brancardiers, ambulanciers, infirmières, quelques médecins) mais les actes médicaux en tant que tels sont absents, à l’exception d’une vérification de la respiration par un médecin sur un patient. Certaines séquences insistent en revanche sur la forte présence de femmes dans les services de santé (ambulancières et infirmières, parfois médaillées).
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Ces extraits semblent vouloir mettre en valeur différents postes afin de montrer la diversité des postes mais également l’importance du rôle des femmes : même si elles ne combattent pas se montrent indispensables au bon fonctionnement des services.La santé et la médecine sont avant tout présentées par les différents métiers des services de santé présent tout au long du film (ambulanciers, brancardiers, médecins, infirmières). Aucun d’acte médical à proprement parler n’est diffusé dans ce film qui met l’accent sur les différents dispositifs médicaux dont disposent les soldats français.
 
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|Texte=Ce film débute avec un plan d’ensemble sur une base militaire de soins médicaux, où circulent plusieurs infirmiers et médecins en blouses, ainsi que quelques soldats. Sur le plan suivant, on voit plusieurs véhicules alignés faisant office d’ambulances. Un soldat monte dans celui au premier plan et part en marche arrière pour sortir du cadre.
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Changement d’image. Un soldat avance en boitant sur des planches en bois, d’abord dos à la caméra, puis il se dirige vers elle. Sur le plan suivant, la caméra reste à la même place mais on voit désormais un autre blessé, se déplaçant cette fois-ci en béquilles. Puis, le premier blessé réapparaît sur le plan suivant, le décor restant toujours le même, mais marche désormais normalement. Il en va de même pour le second blessé, puisque ce-dernier marche lui aussi normalement et sans béquilles sur le plan suivant.
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Plan panoramique. Ce film débute dans un hôpital militaire de campagne. Plusieurs infirmiers et médecins en blouses, ainsi que quelques soldats, circulent dans les allées. Plan d’ensemble. Des ambulances automobiles sont alignées. Un soldat monte dans le véhicule au premier plan et effectue une marche arrière.
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Plan moyen. Un soldat avance en boitant sur des planches en bois, d’abord dos à la caméra, puis il se dirige vers elle. Plan identique. La caméra est à la même place. Un autre blessé se déplace cette fois-ci en béquilles. Retour au premier blessé. L’environnement est toujours le même. Il marche désormais normalement. Il en va de même pour le second blessé, qui se déplace sans béquilles sur le plan suivant.
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Plan d’ensemble. A l’intérieur d’une chambre d’hôpital, un médecin procède à des examens sur un soldat alité, assisté par plusieurs religieuses qui notent les résultats.
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Plan panoramique lent en extérieur. Quelques dizaines de personnes sont rassemblées, dont le personnel médical de l’hôpital ainsi que des mutilés, tandis qu’un homme achève son discours adressé aux soldats blessés assis devant lui. Plan moyen, une infirmière est assise sur un banc et est entourée de deux soldats blessés avec qui elle discute. Plan d’ensemble à contre-jour, ces trois personnes marchent ensemble entre les palmiers au bord d’un lac alors que le soleil se couche à l’arrière-plan.
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Plans rapprochés taille, plan moyen et plan américain. Des femmes présentes à divers titres à l’hôpital, (infirmières, patientes, ou encore visiteuses) se succèdent face à la caméra, parfois entourées de militaires et de civils. Certaines d’entre elles portent des insignes et médailles témoignant de leur statut d’infirmières de la Grande Guerre, surnommées « anges blancs ».
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[03’05]
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Plan d’ensemble. Des soldats circulent dans une tranchée en transportant un de leurs camarades sur un brancard et se dirigent vers un poste de secours de première ligne (scène analogue au film « Nos soldats au front »). Plan moyen et plans généraux. Un soldat a la tête bandée par son camarade, un autre a le bras en écharpe et est encadré par deux autres militaires. Une colonne sanitaire avance sur une route. Des soldats, apparemment allemands (port de la casquette et du casque d’acier M1916) extraient l’un des leurs, blessé, hors d’une tranchée. Sur un chemin de gué, un ambulancier ou infirmier, visible de dos, en croise trois autres transportant un blessé sur une charrette. Autre plan moyen. Un blessé est chargé sur son brancard dans une ambulance automobile de « l’American Field Service ». Plan d’ensemble. Un prisonnier allemand blessé (port de la casquette) est extrait par la fenêtre d’une maison, toujours sur un brancard et chargé dans un camion sanitaire.
  
Changement de décor. A l’intérieur d’une chambre d’hôpital, un médecin procède à des examens sur un soldat alité, assisté par plusieurs religieuses qui notent les résultats.
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Plans moyens. Des membres du service de santé sont regroupés sur une péniche voguant sur un cours d’eau. L’embarcation arbore un drapeau blanc avec une croix rouge et passe sous plusieurs ponts endommagés. Des soldats veillent sur ceux-ci et sur la berge. Un officier fait sa ronde à cheval.
  
Changement de décor. Sur ce plan en extérieur, quelques dizaines de personnes sont rassemblées, comprenant le personnel médical de l’hôpital ainsi que des mutilés, tandis qu’un homme achève son discours adressé aux soldats blessés assis devant lui. Sur le plan suivant, une infirmière est assise sur un banc et est entourée de deux soldats blessés avec qui elle discute. Puis, sur un plan différent, on revoit ces trois personnes marcher ensemble avec le coucher du soleil en arrière-plan.
+
[07’11]
  
Plusieurs plans se succèdent ensuite, montrant les femmes qui sont présentes à l’hôpital, qu’elles soient infirmières, patientes, ou encore visiteuses. Certaines d’entre elles portent des insignes et médailles témoignant de leur statut d’infirmières de la Grande Guerre, ou encore « anges blancs ».  
+
Plans panoramiques. Dans une zone de cantonnement, des soldats font de l’exercice sur barres parallèles et barre fixe, se reposent, discutent en fumant la pipe, boivent tout en lisant le journal ou écrivent à leurs familles. Autres plans panoramiques. Des tombereaux bâchés ou remplis de sacs de sable sont stationnés dans la rue principale d’un village dont les maisons ont été endommagées par les combats (toitures arrachées et fenêtres, portes et volets manquants). Quelques ambulances automobiles, à côté desquelles se tiennent des soldats, sont garées devant des bâtiments dans le même état. Plan moyen en plongée. Le cadavre d’un soldat est recouvert d’un brancard. Plans d’ensemble et plans moyens. Des soldats transportent leurs camarades sur des brancards, en empruntant parfois des passages percés dans le mur. Des blessés sont allongés à l’extérieur sur leurs civières alignées et y reçoivent des soins.
  
Changement de décor. Ce plan présente des soldats circulant dans une tranchée tout en transportant un de leur camarade dans un brancard, afin de se diriger vers un poste de secours de première ligne. Les plans suivants montrent des soldats blessés, certains portant des bandages autour de la tête, d’autres le bras en écharpe, tandis que d’autres soulèvent leurs camarades dans des brancards ou les déplacent à l’aide de charrues. Un de ces plans présente également une ambulance américaine, sur laquelle est écrite l’inscription « American field service », et dans laquelle sont glissés les brancards des blessés pour pouvoir les transporter plus facilement.
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[10’03]
  
Dans la séquence suivante, la caméra est posée sur un bateau portant un drapeau blanc avec une croix rouge et qui circule sur un court d’eau à travers le front.
+
Plan panoramique, plan d’ensemble et plan moyen en plongée. Un champ en fleur, au milieu duquel est étendu un cadavre, face contre terre. Un paradis pour les mouches qui y grouillent. D’autres cadavres de soldats, vraisemblablement allemands (présence du casque d’acier), ainsi que des débris et restes d’équipements militaires sont successivement montrés.
  
Changement de décor. Des soldats se reposent dans une zone de cantonnement : certains discutent en fumant la pipe, d’autres boivent tout en lisant le journal, tandis que certains écrivent à leurs familles. Plan panoramique d’un bâtiment en ruines, devant lequel son garées quelques ambulances et se tiennent des soldats. Sur le plan suivant, la caméra reste statique et filme des cadavres de soldats à moitié couverts. Les plans qui suivent montrent des soldats transportant leurs camarades dans des brancards, et également des blessés allongés à l’extérieur et qui reçoivent des soins.
+
[11’39]
  
Changement de décor. Plan d’ensemble d’un champ en fleur, au milieu duquel est étendu un cadavre, face contre terre. Le plan suivant filme ce même soldat, mais cette fois-ci de près. Les séquences qui suivent montrent les unes après les autres des cadavres de soldats français, ainsi que des débris et restes d’équipements militaires.
+
Plan d’ensemble. Plusieurs soldats et patients, ainsi que des membres du corps médical, sont évacués d’un hôpital.
  
Changement de décor. Plusieurs soldats et patients, ainsi que des membres du corps médical, sont évacués d’un hôpital.
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[14’15]
 
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|Notes complémentaires={{HT_Notes

Latest revision as of 11:53, 3 April 2020

 

Services de santé : compilation d'évacuation de blessés et de cadavres


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Title Services de santé : compilation d'évacuation de blessés et de cadavres
Year of production 1918
Country of production France
Director(s)
Scientific advisor(s)
Duration 14 minutes
Format Muet - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) French
Production companies Service Cinématographique des Armées
Archive holder(s) ECPAD

Main credits

(français)

Content

Theme

(français)
Les dispositifs mis en place pendant la Première Guerre Mondiale par les services de santé de l’armée française pour évacuer les soldats blessés et les cadavres.

Main genre

Synopsis

(français)
Ce film présente les différents moyens de transports des blessés, mais également l’organisation du corps médical sur le front. Plusieurs séquences sont tournées sur les champs de bataille et mettent en scène des cadavres. La caméra s’attarde longuement sur certains d’entre eux. Plusieurs scènes d’évacuation de blessés par des brancardiers dans des tranchées ou encore à travers une fenêtre de maison sont également montrées.

Context

(français)
Pendant la Première Guerre Mondiale, un manque de personnel médical et matériel se fait ressentir dès le début du conflit en raison de la mobilisation. L’armée cherche donc à engager des brancardiers notamment auprès des instituteurs et curés, mais également un personnel soignant auprès d’étudiants en médecine.

Par ailleurs, la vie pendant cette guerre des tranchées est très difficile, à la fois pour les soldats mais également pour le corps médical. Il y a évidemment de nombreux blessés à évacuer au plus vite, et une véritable chaîne médicale est mise en place pour faciliter cela. Les blessés sont tout d’abord transportés par des brancardiers au poste de secours le plus proche pour y recevoir les premiers soins, puis ils sont emmenés derrière les lignes de front, pour être ensuite amenés par des ambulances dans des hôpitaux d’évacuation à l’arrière, lesquels sont très généralement des bâtiments réquisitionnés par l’armée, comme par exemple des écoles ou des établissements religieux.

La mise en pratique de ces mesures est cependant difficile. Face aux nouvelles blessures se révèle un manque de moyens techniques et surtout de moyens matériels pour s’occuper d’un nombre de blessés qui s’avère être beaucoup plus élevé que les premières estimations. S’y ajoute un manque de coordination entre le front et l’arrière avec des difficultés de transport vers les hôpitaux qui se font souvent dans de mauvaises conditions. On dénonce également un manque cruel d’effectif et une mauvaise répartition du personnel présent. Ces difficultés se font plus facilement ressentir durant la bataille de Verdun en 1916, où les services de santé doivent se réorganiser sur place pour pouvoir s’occuper des rapatriements et des opérations à effectuer immédiatement sur les blessés les plus touchés. Malgré cela, les demandes ne restent que partiellement satisfaites.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : Yes. (d’autres films sur les Services de santé de l’Armée mais également avec des films traitants de troubles physiques et névralgiques)

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Ce film souligne l’efficacité du corps médical concernant le transport de soldats blessés d’un point à l’autre. Il informe le spectateur des différents dispositifs mis en place par l’Etat pour ses soldats. Les plans fixes permettent d’observer vraiment la situation. Peu de gros plans hormis sur les cadavres dont certains sont recouverts d’insectes, ce qui laisse penser qu’ils sont sur place depuis un certain temps.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Le personnel du service de santé est représenté à plusieurs reprises (brancardiers, ambulanciers, infirmières, quelques médecins) mais les actes médicaux en tant que tels sont absents, à l’exception d’une vérification de la respiration par un médecin sur un patient. Certaines séquences insistent en revanche sur la forte présence de femmes dans les services de santé (ambulancières et infirmières, parfois médaillées). Ces extraits semblent vouloir mettre en valeur différents postes afin de montrer la diversité des postes mais également l’importance du rôle des femmes : même si elles ne combattent pas se montrent indispensables au bon fonctionnement des services.La santé et la médecine sont avant tout présentées par les différents métiers des services de santé présent tout au long du film (ambulanciers, brancardiers, médecins, infirmières). Aucun d’acte médical à proprement parler n’est diffusé dans ce film qui met l’accent sur les différents dispositifs médicaux dont disposent les soldats français.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Salles de cinéma.

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Grand public.

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
[00’00]

Plan panoramique. Ce film débute dans un hôpital militaire de campagne. Plusieurs infirmiers et médecins en blouses, ainsi que quelques soldats, circulent dans les allées. Plan d’ensemble. Des ambulances automobiles sont alignées. Un soldat monte dans le véhicule au premier plan et effectue une marche arrière.

[00’27]

Plan moyen. Un soldat avance en boitant sur des planches en bois, d’abord dos à la caméra, puis il se dirige vers elle. Plan identique. La caméra est à la même place. Un autre blessé se déplace cette fois-ci en béquilles. Retour au premier blessé. L’environnement est toujours le même. Il marche désormais normalement. Il en va de même pour le second blessé, qui se déplace sans béquilles sur le plan suivant.

Plan d’ensemble. A l’intérieur d’une chambre d’hôpital, un médecin procède à des examens sur un soldat alité, assisté par plusieurs religieuses qui notent les résultats.

[01’49]

Plan panoramique lent en extérieur. Quelques dizaines de personnes sont rassemblées, dont le personnel médical de l’hôpital ainsi que des mutilés, tandis qu’un homme achève son discours adressé aux soldats blessés assis devant lui. Plan moyen, une infirmière est assise sur un banc et est entourée de deux soldats blessés avec qui elle discute. Plan d’ensemble à contre-jour, ces trois personnes marchent ensemble entre les palmiers au bord d’un lac alors que le soleil se couche à l’arrière-plan.

Plans rapprochés taille, plan moyen et plan américain. Des femmes présentes à divers titres à l’hôpital, (infirmières, patientes, ou encore visiteuses) se succèdent face à la caméra, parfois entourées de militaires et de civils. Certaines d’entre elles portent des insignes et médailles témoignant de leur statut d’infirmières de la Grande Guerre, surnommées « anges blancs ».

[03’05]

Plan d’ensemble. Des soldats circulent dans une tranchée en transportant un de leurs camarades sur un brancard et se dirigent vers un poste de secours de première ligne (scène analogue au film « Nos soldats au front »). Plan moyen et plans généraux. Un soldat a la tête bandée par son camarade, un autre a le bras en écharpe et est encadré par deux autres militaires. Une colonne sanitaire avance sur une route. Des soldats, apparemment allemands (port de la casquette et du casque d’acier M1916) extraient l’un des leurs, blessé, hors d’une tranchée. Sur un chemin de gué, un ambulancier ou infirmier, visible de dos, en croise trois autres transportant un blessé sur une charrette. Autre plan moyen. Un blessé est chargé sur son brancard dans une ambulance automobile de « l’American Field Service ». Plan d’ensemble. Un prisonnier allemand blessé (port de la casquette) est extrait par la fenêtre d’une maison, toujours sur un brancard et chargé dans un camion sanitaire.

Plans moyens. Des membres du service de santé sont regroupés sur une péniche voguant sur un cours d’eau. L’embarcation arbore un drapeau blanc avec une croix rouge et passe sous plusieurs ponts endommagés. Des soldats veillent sur ceux-ci et sur la berge. Un officier fait sa ronde à cheval.

[07’11]

Plans panoramiques. Dans une zone de cantonnement, des soldats font de l’exercice sur barres parallèles et barre fixe, se reposent, discutent en fumant la pipe, boivent tout en lisant le journal ou écrivent à leurs familles. Autres plans panoramiques. Des tombereaux bâchés ou remplis de sacs de sable sont stationnés dans la rue principale d’un village dont les maisons ont été endommagées par les combats (toitures arrachées et fenêtres, portes et volets manquants). Quelques ambulances automobiles, à côté desquelles se tiennent des soldats, sont garées devant des bâtiments dans le même état. Plan moyen en plongée. Le cadavre d’un soldat est recouvert d’un brancard. Plans d’ensemble et plans moyens. Des soldats transportent leurs camarades sur des brancards, en empruntant parfois des passages percés dans le mur. Des blessés sont allongés à l’extérieur sur leurs civières alignées et y reçoivent des soins.

[10’03]

Plan panoramique, plan d’ensemble et plan moyen en plongée. Un champ en fleur, au milieu duquel est étendu un cadavre, face contre terre. Un paradis pour les mouches qui y grouillent. D’autres cadavres de soldats, vraisemblablement allemands (présence du casque d’acier), ainsi que des débris et restes d’équipements militaires sont successivement montrés.

[11’39]

Plan d’ensemble. Plusieurs soldats et patients, ainsi que des membres du corps médical, sont évacués d’un hôpital.

[14’15]

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Julie Goetz, Elea Herbin, Emmanuel Nuss