Saba (Саба) (1929)

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Saba (Саба)

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Title Saba (Саба)
Year of production 1929
Country of production
Director(s) Mikhaïl Tchiaoureli (Михайл Чиаурели)
Scientific advisor(s)
Duration 2100 mètres (6 parties)
"mètres(6parties)" ne peut pas être attribué à un type de déclaration de numéro avec une valeur de 2100.
minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 35mm
Original language(s) Russe
Production companies Goskinprom Gruzii
Archive holder(s) Gosfilmofond
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Main credits

Content

Theme

<translate>Lutte antialcoolique. Effets de l’alcoolisme sur le travail et la vie de famille</translate>

Main genre

Synopsis

<translate>Saba est un conducteur de tramway de la ville de Tiflis (aujourd’hui Tbilissi) marié et père du petit Vakhtang. Les habitudes locales et la pression de ses collègues le poussent à boire son salaire plutôt que le consacrer au bien-être de sa famille. Malgré les reproches de son épouse, Saba s’enfonce dans l’alcoolisme, devient violent, perd son emploi et ruine sa femme, qui finit par divorcer. Il ne vit plus que pour et par l’alcool. Un soir, pris de boisson et de regrets quant à sa vie passée, il s’empare du volant d’un tramway et le lance dans une course folle à travers la ville. Vakhtang a le malheur de croiser le chemin de son père, qui ne peut stopper le véhicule à temps. Prostré, ce dernier est livré à la justice de ses camarades au cours d’un procès d’exemplification (agit-soud). A travers Saba, c’est le procès des effets sanitaires et sociaux de l’alcool qui est fait. Le collectif de l’usine s’accuse de n’avoir pas su aider un camarade et plaide un allègement de la peine ; sa femme, arrivée avec son fils sauvé par les médecins, achève de convaincre le jury en lui pardonnant. Saba, réintégré, devient un conducteur modèle. Le film se clôt par un défilé de pionniers manifestant contre l’alcoolisme, mené par Vakhtang.</translate>

Context

<translate>Si les bolcheviks n’ont jamais vraiment aboli la « loi sèche » de prohibition de décembre 1914, ils ne relancent la production étatique d’alcool que progressivement, dans la seconde moitié des années 1920. Tandis que le monopole de production et de vente rapporte de plus en plus à l’État, des voix font entendre leur protestation contre le fléau de l’alcoolisme, considéré par les hygiénistes sociaux soviétiques comme la seconde « maladie sociale » à abattre, après la syphilis. Dès 1924, des films de fiction et des séquences d’actualités filmées engagent la lutte sur ce terrain. En 1927, deux films inscrivent sur les écrans cette thématique déjà bien développée par une série de brochures de vulgarisation : L’alcool, le travail et la santé de A.N. Tiagai (Mejrabpom-Rus) et Alcool de You. Genik (Sovkino). On publie aussi nombre de « procès d’agitation », petites pièces de théâtre jouées par des amateurs, rédigées en particulier par le docteur Boris Sigal ou le docteur Abram Berliand. En 1928, au moment où est fondée la Société de lutte contre l’alcoolisme (Общество борьбы против алькоголизма) sous le patronage de Nikolaï Boukharine, paraît Le cinéma à la place de la vodka. Sergueï Syrtsov y plaide un développement exponentiel de l’exploitation cinématographique, dont les revenus se substitueraient alors à ceux de la vente d’alcool ; et un investissement massif des écrans soviétiques par le thème antialcoolique. Le nouveau studio de la République de Géorgie profite des circonstances favorables pour proposer à un jeune réalisateur d’illustrer cette question en l’adaptant aux conditions « nationales » géorgiennes. Cette fiction s’inscrit donc plus largement dans la campagne de propagande autour du nouveau mode de vie (новый быт) soviétique, opposé en tous points à celui de l’ancien régime : sain, responsable, collectif et non individualiste, rationnel. </translate>

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : <Template-oui

a) La première et la dernière séquence montrent un plan large de la ville de Tiflis vue depuis un terril. b) Dans la scène finale de procès apparaissent des photographies d’alcooliques atteints de diverses maladies, en particulier des maladies de peau. Des images d’alcooliques ivres morts placées au même moment sont peut-être tournées sur le vif dans les rues.>.

  • Set footage  : no.
  • Archival footage  : no.
  • Animated sequences  : no.
  • Intertitles  : no.
  • Host  : no.
  • Voice-over  : no.
  • Interview  : no.
  • Music and sound effects : no.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

<translate></translate>

How are health and medicine portrayed?

<translate>La tonalité judiciaire de l’ensemble du film (outre le procès d’exemplification, il y a aussi le procès du divorce au milieu du film) imprègne la représentation d’une maladie condamnée avant tout sur le plan moral, politique, citoyen. Les médecins n’apparaissent pas en tant qu’experts, au procès par exemple ; on ne voit de milieu sanitaire qu’au début de la 6ème partie, quand Vakhtang est opéré après avoir été écrasé par son père. La représentation de la clinique obéit aux codes en vigueur : silence, propreté, blancheur des blouses, appareillage. La seconde moitié de la 4ème partie critique les conférenciers antialcooliques. L’un d’eux, en tournée en Géorgie, doit accepter de boire à l’occasion du banquet traditionnel organisé en son honneur. Il ne tient pas l’alcool, devient incohérent, et ridiculise la cause qu’il défend.</translate>

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

<translate>Le film a été projeté en avant-première le 15 mai 1929 au collectif de traminots de la ville de Tiflis, qui a fourni le matériel et les figurants du film. Leur résolution votée à l’unanimité vante la réussite de Tchiaoureli. Le film a ensuite été autorisé à tous publics et exploité en URSS (durée inconnue).</translate>

Presentations and events associated with the film

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Audience

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Local, national, or international audience

Description

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Supplementary notes

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Contributors

  • Record written by : Alexandre Sumpf, date d’entrée : 26 janvier 2013