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'''Colline de vacances et angoisses de vieux'''
 
'''Colline de vacances et angoisses de vieux'''
  
Nous retrouvons Mme Langlois qui se présente à un guichet pour obtenir les remboursements des frais de soins. La responsable au guichet lui explique les démarches. Ces explications sont données sans ellipse : ce qui prévaut est le contenu informatif, au détriment du rythme du récit filmique. Dans une épicerie, madame Langlois rencontre une connaissance qui lui apprend que sa fille est envoyée dans un établissement installé dans la campagne. Vues riantes sur un château et ses environs d'où elle écrit à sa mère. « La famille a droit à une protection, c’est la Caisse d’Allocations Familiales qui assume ce rôle. » Suivent différentes scènes de puériculture pour montrer que le système de la sécurité sociale contribue à financer l’organisation de colonies de vacances et à gérer des garderies d’enfants « afin que leurs mères puissent travailler en toute quiétude. » Dans la même épicerie, un homme vient faire quelques emplettes. L'épicière lui demande des nouvelles de sa femme. IL hausse des épaules. Intérieur sombre d’un appartement modeste. Au premier plan, une vieille femme coud. Dans la profondeur de champ, la porte s’ouvre, entre le vieil homme que nous avons vu dans l'épicerie. C'est un autre exemple de la démarche propre à Bachelart et Nozet d'opérer des transitions fluides d'un récit à un autre, porté chacun par des personnages amenés à se croiser et ainsi se passer le relais de la narration. Ce souci chorégraphique, nous le retrouvons dans ''Hôpital silence'' qu'ils réalisent en 1958.  
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Nous retrouvons Mme Langlois qui se présente à un guichet pour obtenir les remboursements des frais de soins. La responsable au guichet lui explique les démarches. Ces explications sont données sans ellipse : ce qui prévaut est le contenu informatif, au détriment du rythme du récit filmique. Dans une épicerie, madame Langlois rencontre une connaissance qui lui apprend que sa fille est envoyée dans un établissement installé dans la campagne. Vues riantes sur un château et ses environs d'où elle écrit à sa mère. « La famille a droit à une protection, c’est la Caisse d’Allocations Familiales qui assume ce rôle. » Suivent différentes scènes de puériculture pour montrer que le système de la sécurité sociale contribue à financer l’organisation de colonies de vacances et à gérer des garderies d’enfants « afin que leurs mères puissent travailler en toute quiétude. » Dans la même épicerie, un homme vient faire quelques emplettes. L'épicière lui demande des nouvelles de sa femme. Il hausse des épaules. Intérieur sombre d’un appartement modeste. Au premier plan, une vieille femme coud. Dans la profondeur de champ, la porte s’ouvre, entre le vieil homme que nous avons vu dans l'épicerie. C'est un autre exemple de la démarche propre à Bachelart et Nozet d'opérer des transitions fluides d'un récit à un autre, porté chacun par des personnages amenés à se croiser et ainsi se passer le relais de la narration. Ce souci chorégraphique, nous le retrouvons dans ''Hôpital silence'' qu'ils réalisent en 1958. La vieille femme, assise, demande :
  
 
- C’est toi ?
 
- C’est toi ?
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- Qui veux-tu que ce soit ?
 
- Qui veux-tu que ce soit ?
  
Ambiance morne d’un foyer miné par les épreuves économiques. Le mari explique « qu’il en a eu pour 500 francs. » La discussion ne se détend qu’avec l’arrivée du facteur. Le visage de la femme venue lui ouvrir s’éclaire quand il lui annonce qu’il vient lu remettre un mandat de la pension vieillesse. « On aimerait le voir plus souvent ! » Le commentaire reprend : « La société se devait d’assurer une vieillesse décente à tous les travailleurs. » Cette séquence réaliste montre que le film se refuse à l’angélisme. La sécurité sociale ne fait pas miroiter un monde parfait, elle vient soulager les plus démunis, les plus vulnérables aux aléas économiques de la vie.
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Court dialogue qui témoigne de la solitude sociale de ce vieux couple miné par les épreuves économiques. Le mari explique que son passage à la pharmacie lui a coûté 500 francs. » La discussion ne se détend qu’avec l’arrivée du facteur. Le visage de la femme venue lui ouvrir s’éclaire quand il lui annonce qu’il vient lu remettre un mandat de la pension vieillesse. « On aimerait vous voir plus souvent ! » Le commentaire reprend : « La société se devait d’assurer une vieillesse décente à tous les travailleurs. » Cette séquence réaliste montre que le film se refuse à l’angélisme. La sécurité sociale ne fait pas miroiter un monde parfait, elle vient soulager les plus démunis, les plus vulnérables aux aléas économiques de la vie.
  
Transition sur la présentation de la Caisse Régionale d’Assurance Vieillesse : nouveaux halls, nouveaux guichets, nouveaux fichiers. Pour calculer la pension, une « machine électro-comptable » devient nécessaire. C’est « mécaniquement qu’elle calcule le montant des paiements pour Mr. Mercier ». Travellings respectueux sur les câbles et les mécaniques de l’appareil.
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Transition sur la présentation de la Caisse Régionale d’Assurance Vieillesse : nouveaux halls, nouveaux guichets, nouveaux fichiers. Pour calculer la pension, une « machine électro-comptable » devient nécessaire. C’est « mécaniquement qu’elle calcule le montant des paiements pour Mr. Mercier ». Travellings le long  des câbles et des mécaniques de l’appareil.
  
  

Revision as of 16:32, 9 January 2019

 

Sécurité sociale

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Title Sécurité sociale
Year of production 1957
Country of production France
Director(s) Bernard Bachelart
Henri Nozet
Duration 22 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Original language(s) French
Production companies Institut Pédagogique National
Commissioning body CNDP
Archive holder(s) CNDP
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Main credits

(français)

Content

Theme

(français)
Présentation de la sécurité sociale : son rôle, son fonctionnement.

Main genre

Synopsis

(français)
Présentation de la vie ordinaire dans une bourgade. Mais son atmosphère apaisée ne doit pas nous tromper : certains de ses habitants vivent dans le besoin, familles touchées par la maladie, personnes âgées… La Sécurité Sociale permet de leur garantir un secours. Scènes domestiques et séquences dans les locaux des administrations alternent pour nous montrer comment la Sécurité Sociale, instituée depuis 1945, intervient auprès de ceux qui peinent en silence.

Context

(français)
Mise en place depuis 1945, la Sécurité sociale favorise la démocratisation de l’accès aux soins. Elle propose notamment un accompagnement financier et administratif en cas de maladie et lors de la vieillesse.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Quelques saynètes de fiction tournées dans un cadre domestique sont appelées à rendre concrètes, auprès du spectateur, les missions de la Sécurité Sociale.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Le film ne se centralise pas sur l’action médicale. Il insiste sur le rôle d’auxiliaire de l’institution de Santé que joue la Sécurité Sociale.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Télévision scolaire

Presentations and events associated with the film

(français)
Bulletin de la Radio-Télévision scolaire distribué aux enseignants abonnés.

Audience

(français)
élèves de secondaire

Local, national, or international audience

Description

(français)
Introduction : dans un bourg, quelques usagers pris sur le vif

Le film ouvre sur la vue en plongée d’un marché dans une petite ville. Nous apprendrons à 10:58 qu'elle se situe en Eur et Loir. C'est un autre exemple de l'effort que poursuit le CNDP pour situer ses films en dehors du cadre parisien. PG, de part et d’autre d’un buisson, des enfants se canardent à l’aide de sarbacanes. La vie d’une société paisible, apaisée. La musique champêtre cesse sur les vues d’un chantier. « Les adultes sont au travail, un travail fatiguant certes, mais qui apporte bien des satisfactions. » La caméra serre sur une vieille dame entrain de coudre, une autre en train d'écrire. « Et pourtant, ce n’est qu’un reflet incomplet de la véritable vie de cette bourgade. » Vu en légère plongée, un homme alité à l'hôpital va s'asseoir sur un fauteuil roulant en prenant en main ses jambes invalides. Un enfant alité dans sa chambre, auquel un médecin vient rendre visite. Celui-ci diagnostique une appendicite en lui palpant le ventre. Il recommande une hospitalisation à sa mère qui assiste à l'examen. Elle ne répond pas, regarde dans le vide. « Il y a des gens qui ne peuvent plus travailler. Pour certains, c’est l’âge qui interrompt toute activité rémunératrice. Pour d’autres, c’est un accident qui a contraint de cesser le travail. Pour d’autres encore, c’est la maladie. » Un ouvrier à l’usine, travelling dans la salle des machines. En écoutant sa conversation avec un de ses collègues, on comprend que c’est le père du petit malade. Il fait part de son inquiétude, son collègue le rassure en lui rappelant que les frais d’hospitalisation vont être pris en charge par la sécurité sociale. Le père répond : "Ah oui, mais, une opération pour un gosse, c'est une opération!" La sécurité sociale ôte le souci d'argent mais pas la tristesse de voir son enfant à l'hôpital au lieu d'être à la maison. il est surprenant de voir, avec cet aveu du père, cet "en trop" dans la scène, compte tenu qu'il s'agit d'un film exposant le principe et le fonctionnement de la Sécurité sociale, comme s'il s'agissait de suggérer les limites de son soutien.


Dans les lieux de l\'institution : vocation et fonctionnement

Façade de bâtiment. Une femme entre. Int. jour, elle se dirige dans un grand hall vers un guichet disponible. Le commentaire précise que c'est Mme Langlois qui vient chercher les papiers nécessaires pour se faire rembourser les frais occasionnés par l'opération de son fils. Le commentaire rappelle ensuite que la sécurité sociale a été créée en 1945 pour assurer la « protection des salariés et de leurs familles. » Nous retrouvons l’ouvrier : c’est le père, Mr. Langlois, employé dans un atelier de mécanique. Flash back sur son inscription au moment de son embauche. Premier bureau, une femme exécute sa déclaration d’emploi. Second bureau, la CPAM lui constitue un dossier et une carte d’assuré. Gros plan sur la fabrication de la carte. Commentaire : « un contrat suppose des droits mais aussi des devoirs » : il est appelé à cotiser à hauteur de 6% de son salaire, de même son employeur cotise à hauteur de 10% de ce même salaire. Par quelques travellings, sur des crépitements de machine à écrire, le plan décrit les locaux du service de comptabilité, vaste salle salle occupée par des bureaux et des tiroirs à fichiers. Plans rapides sur une salle de réunion déserte pour évoquer le conseil d'administration chargé de contrôler les versements. Le commentaire précise qu'il est composé de représentants des salariés pour les trois quarts, et de représentants des employeurs pour le reste.


Colline de vacances et angoisses de vieux

Nous retrouvons Mme Langlois qui se présente à un guichet pour obtenir les remboursements des frais de soins. La responsable au guichet lui explique les démarches. Ces explications sont données sans ellipse : ce qui prévaut est le contenu informatif, au détriment du rythme du récit filmique. Dans une épicerie, madame Langlois rencontre une connaissance qui lui apprend que sa fille est envoyée dans un établissement installé dans la campagne. Vues riantes sur un château et ses environs d'où elle écrit à sa mère. « La famille a droit à une protection, c’est la Caisse d’Allocations Familiales qui assume ce rôle. » Suivent différentes scènes de puériculture pour montrer que le système de la sécurité sociale contribue à financer l’organisation de colonies de vacances et à gérer des garderies d’enfants « afin que leurs mères puissent travailler en toute quiétude. » Dans la même épicerie, un homme vient faire quelques emplettes. L'épicière lui demande des nouvelles de sa femme. Il hausse des épaules. Intérieur sombre d’un appartement modeste. Au premier plan, une vieille femme coud. Dans la profondeur de champ, la porte s’ouvre, entre le vieil homme que nous avons vu dans l'épicerie. C'est un autre exemple de la démarche propre à Bachelart et Nozet d'opérer des transitions fluides d'un récit à un autre, porté chacun par des personnages amenés à se croiser et ainsi se passer le relais de la narration. Ce souci chorégraphique, nous le retrouvons dans Hôpital silence qu'ils réalisent en 1958. La vieille femme, assise, demande :

- C’est toi ?

- Qui veux-tu que ce soit ?

Court dialogue qui témoigne de la solitude sociale de ce vieux couple miné par les épreuves économiques. Le mari explique que son passage à la pharmacie lui a coûté 500 francs. » La discussion ne se détend qu’avec l’arrivée du facteur. Le visage de la femme venue lui ouvrir s’éclaire quand il lui annonce qu’il vient lu remettre un mandat de la pension vieillesse. « On aimerait vous voir plus souvent ! » Le commentaire reprend : « La société se devait d’assurer une vieillesse décente à tous les travailleurs. » Cette séquence réaliste montre que le film se refuse à l’angélisme. La sécurité sociale ne fait pas miroiter un monde parfait, elle vient soulager les plus démunis, les plus vulnérables aux aléas économiques de la vie.

Transition sur la présentation de la Caisse Régionale d’Assurance Vieillesse : nouveaux halls, nouveaux guichets, nouveaux fichiers. Pour calculer la pension, une « machine électro-comptable » devient nécessaire. C’est « mécaniquement qu’elle calcule le montant des paiements pour Mr. Mercier ». Travellings le long des câbles et des mécaniques de l’appareil.


Saynète sur les usagers (2) : les accidentés du travail

Saynète pour illustrer l’assistance portée aux accidentés du travail. Dans un domicile ouvrier, le mari assis avec une de ses jambes dans le plâtre. Le commentaire explique qu’il est tombé d’un échafaudage. L’épouse tourne autour de lui en soupirant et maugréant. De nouveau, le film met en scène le foyer affecté moralement par des difficultés d’ordre matériel. Dring, facteur, mandat, mais l’épouse de continuer de vitupérer dans son coin : contrairement à la saynète précédente, l’intervention de la sécurité sociale n’arrange pas tout. Au fond, c’est la présence de l’homme à la maison ne lui convient pas. Curieusement, une histoire s’amorce ici qui, furtivement, mène le film hors de son propos.


Organigramme des caisses

Il y revient vite en présentant un tableau des différentes caisses en jeu :

Sécurité sociale – invalidité, décès, maladies, accidents du travail

CPAM – prestations familiales

Caisse Régionale – assurances vieillesse


Les missions de santé

Scènes de sanatorium, des personnes infirmes apprennent de nouveaux métiers dont la pratique est compatible avec leurs handicaps, des dépistages de grandes maladies sont mis en place avec publication de brochures de prévention.


La Sécurité Sociale en France

Vues du Ministère du Travail puis sur des exemplaires du Bulletin Officiel : « L’action doit être contrôlée par l’Etat. » Sans transition, vues sur des enfants étendus sur l’herbe, puis sur les foules montant et descendant les escaliers du métro. « Plus de 26 millions de personnes, c’est-à-dire plus de 60 % de notre population sont garanties contre les aléas du lendemain. » Travelling en plongée sur une rue déserte au crépuscule du soir. Nous reconnaissons la rue de petite ville du début du film. « Ainsi, notre petite ville peut s’endormir tranquille. Une organisation rationnelle et humaine veille sur ses habitants. La Sécurité Sociale les protège journellement, en même temps qu’elle leur assure un avenir meilleur. » La caméra s’attarde sur une façade où un volet se ferme.

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Joël Danet