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Musique lyrique. Vue générale sur un village bordé par une rivière asséchée. Mention inforgraphique : "Ganges (Hérault). Juin 1982". Rue de village, encaissée entre des alignements de façades hautes. Intérieur d'une fabrique, des pans de tissu sont insérés dans des machines industrielles. En commentaire, une voix d'homme : Nous fabriquons des bas,des collants, et nos cherchons à faire des articles de qualité" qui s'adressent à un public jeune. Travelling sur des femmes activant les machines, le visage concentré, le geste sûr. En commentaire, la même voix d'homme précise que le personnel s'est réduit de 60 à 30. Dézoom sur des chevalets métalliques chargés de robes. Dans son bureau, l'homme poursuit son explication. Il est assis devant un buffet de style Louis Philippe qui rappelle que l'activité est ancienne, et derrière une table chargé de cartons d'emballage et de mollets humains en plastique. L'entreprise doit subir les assauts de la concurrence chinoise et celle "derrière le rideau de fer." Il ajoute qu'il doit assurer 75% de charges d'un salaire, dont 30% à la sécurité sociale. Ces deux séquences rappellent donc que l'employeur investit dans le système de couverture social quand il rémunère son personnel. En plan poitrine, face caméra, le patron ajoute qu'il faudra cesser avec ce système qui sclérose les esprits, empêche les initiatives, et qu'il faudra suivre le modèle d'autres pays comme les Etats-Unis qui ont adopté des systèmes d'assurances personnelles dans le cadre du travail. "Ceci créé de obligations mais évite que ce pays soit un pays d'assistés." Le film inclut donc l'exemple d'un patron de conviction libérale qui voudrait en finir avec le principe de solidarité globale qui prévaut en France (08:35).
 
Musique lyrique. Vue générale sur un village bordé par une rivière asséchée. Mention inforgraphique : "Ganges (Hérault). Juin 1982". Rue de village, encaissée entre des alignements de façades hautes. Intérieur d'une fabrique, des pans de tissu sont insérés dans des machines industrielles. En commentaire, une voix d'homme : Nous fabriquons des bas,des collants, et nos cherchons à faire des articles de qualité" qui s'adressent à un public jeune. Travelling sur des femmes activant les machines, le visage concentré, le geste sûr. En commentaire, la même voix d'homme précise que le personnel s'est réduit de 60 à 30. Dézoom sur des chevalets métalliques chargés de robes. Dans son bureau, l'homme poursuit son explication. Il est assis devant un buffet de style Louis Philippe qui rappelle que l'activité est ancienne, et derrière une table chargé de cartons d'emballage et de mollets humains en plastique. L'entreprise doit subir les assauts de la concurrence chinoise et celle "derrière le rideau de fer." Il ajoute qu'il doit assurer 75% de charges d'un salaire, dont 30% à la sécurité sociale. Ces deux séquences rappellent donc que l'employeur investit dans le système de couverture social quand il rémunère son personnel. En plan poitrine, face caméra, le patron ajoute qu'il faudra cesser avec ce système qui sclérose les esprits, empêche les initiatives, et qu'il faudra suivre le modèle d'autres pays comme les Etats-Unis qui ont adopté des systèmes d'assurances personnelles dans le cadre du travail. "Ceci créé de obligations mais évite que ce pays soit un pays d'assistés." Le film inclut donc l'exemple d'un patron de conviction libérale qui voudrait en finir avec le principe de solidarité globale qui prévaut en France (08:35).
  
 
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Entretien au Ministère de la solidarité
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Dans une vaste pièce, situation d'entretien : deux femmes assises face à face dans un sofa circulaire, un opérateur les filme. Mention infographique : "Salon du Ministère de la Solidarité Paris (juin 1982)." Une des deux femmes en plan poitrine. Mention infographique : "Nicole Questiaux" (Ministre de la Solidarité nationale enterre 1981 et 1982 sous le premier gouvernement Mauroy))."C'est vrai que quand l'emploi ne va pas, la solidarité ne va pas. Pourquoi? Parce qu'elle est financée sur les salaires. mais dire que pour celà il faut attaquer le système de sécurité sociale c'est ignorer l'idée même qu'en ont les gens;" C'est un système égalitaire qui contribue à la richesse du pays. C'est un réel coût mais ce ne diot pas être considéré comme un poids sur les entreprises parce que "cet argent retourne dans l'économie". Dans les villages où les retraités sont nombreux, s'ils n'avaient pas d'argent à dépenser, "que deviendrait le petit commerce?" Et qu'en est-il des établissements hospitaliers et des maisons d'enfants financés par la sécurité sociale? Nicole Questiaux évoque les temps plus anciens où ce système de solidarité n'existait pas, om les personnes âgées devaient composer sans la retraite. Par ce rappel, qui plaide en faveur du maintien du système, ''Question de solidarité'' résonne avec la version de 1969 de ''La sécurité sociale.'' (10:40)
 
Dans une vaste pièce, situation d'entretien : deux femmes assises face à face dans un sofa circulaire, un opérateur les filme. Mention infographique : "Salon du Ministère de la Solidarité Paris (juin 1982)." Une des deux femmes en plan poitrine. Mention infographique : "Nicole Questiaux" (Ministre de la Solidarité nationale enterre 1981 et 1982 sous le premier gouvernement Mauroy))."C'est vrai que quand l'emploi ne va pas, la solidarité ne va pas. Pourquoi? Parce qu'elle est financée sur les salaires. mais dire que pour celà il faut attaquer le système de sécurité sociale c'est ignorer l'idée même qu'en ont les gens;" C'est un système égalitaire qui contribue à la richesse du pays. C'est un réel coût mais ce ne diot pas être considéré comme un poids sur les entreprises parce que "cet argent retourne dans l'économie". Dans les villages où les retraités sont nombreux, s'ils n'avaient pas d'argent à dépenser, "que deviendrait le petit commerce?" Et qu'en est-il des établissements hospitaliers et des maisons d'enfants financés par la sécurité sociale? Nicole Questiaux évoque les temps plus anciens où ce système de solidarité n'existait pas, om les personnes âgées devaient composer sans la retraite. Par ce rappel, qui plaide en faveur du maintien du système, ''Question de solidarité'' résonne avec la version de 1969 de ''La sécurité sociale.'' (10:40)

Revision as of 19:07, 11 January 2019

 

Question de solidarité

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Title Question de solidarité
Series Kaléïdoscopie
Year of production 1982
Country of production France
Director(s) Micheline Paintault
Duration 28 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Original language(s) French
Commissioning body CNDPMinistère de l'Education Nationale
Archive holder(s) Canopé
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Main credits

(français)
Gén. début : "Kaléidoscopies" Gén. fin : Horine Cristi - auteur / Kirchner Odile - auteur / Paintault Micheline - auteur / Bellon Roger - musicien / Paintault Micheline - réalisatrice / Nous remercions les habitants du département de l'Hérault de leur aimable collaboration... copyright Ministère de l'Education Nationale - CNDP France 1982

Content

Medical themes

Theme

(français)
Explication du principe et de la mise en oeuvre de l'institution de la Sécurité sociale, en particulier sur le plan de la prise en charge publique des arrêts de travail pour causes de maladie, à l'exemple de situations vécues dans le contexte de la production viticole dans l'Hérault.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)

Context

(français)

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)

How are health and medicine portrayed?

(français)

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
établissements scolaires

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Elèves de secondaire

Local, national, or international audience

Description

(français)
Préambule : de la difficulté de s'adresser à la Sécurité sociale par téléphone

Carton qui indique le titre de la série : "Kaléidoscopies". En voix off, une voix de femme filtrée par un téléphone : "Assurances maladies bonjour...". En plan américain, une jeune femme dans une cabine téléphonique. La composition du plan est très fermée : les parois et la toiture de la cabine encadrent la jeune femme ; autour de la cabine et en transparence derrière sa paroi vitrée on aperçoit une façades à coins de peirre et l'encadrement d'une fenêtre : surcharge de lignes qui enserrent le personnage. La jeune femme tient un combiné dans une main, de l'autre le boîtier du combiné fixé à la cabine, comme si elle avait besoin de s'arrimer à un objet pendant la conversation. Elle explique qu'elle est en arrêt maladie depuis trois semaines et qu'elle "n'a pas touché son argent". La voix dans le téléphone lui demande son numéro d'immatriculation. La jeune femme sort sa carte de son sac à mains, commence la lecture, s'interrompt et demande : " Qui ça? " d'une voix soucieuse. Dans le téléphone, la voix d'une autre femme dit : "Allô?". La jeune femme paraît surprise par ce changement d'interlocutrice, regarde dans le vide, puis se ressaisit et reprend : "Allô? Madame? Voilà, je suis en arrêt maladie depuis trois semaines et je n'ai toujours pas touché mon argent...". Dézoom, nous voyons que la cabine où elle se trouve est installée à un carrefour urbain. Le titre apparaît en surimpression : "Questions de solidarité". Une musique au piano, de tonalité enjouée, couvre la voix de la jeune femme qui continue sa conversation. On l'entend dire : "Mon numéro?", indiquant de cette manière qu'elle doit répéter l'information qu'elle vient de donner. (00:38)


Interrogations, demandes et coups de gueule au guichet

Pont routier dans le prolongement d'un boulevard, des bus passent. En surimpression, la mention infographiée : "Montpellier (Hérault) Juin 1982". Int. du bus, par la transparence de la paroi vitrée du véhicule, travelling le long des façades d'un bâtiment au fronton duquel est écrit : "Sécurité sociale - caisse primaire d'assurance maladie". Le bus s'immobilise devant un abri avec un panneau qui indique l'arrêt "sécurité sociale". Dans l'axe du boulevard, une femme âgée en train de marcher en tournant vers le bord cadre droit, puis panoramique dans le même axe qui revient vers la façade du bâtiment de la Sécurité sociale entrevu tout à l'heure. Int. du bâtiment, un grand hall où des personnes sont assises en rang devant des guichets et des bureaux semi-cloisonnés. Gros plan sur un panneau d'affichage électronique qui indique un nombre pendant que retentit un signal sonore : c'est le système d'appel des usagers. Contrechamp sur un jeune homme qui lève les yeux dans sa direction et se dirige vers le guichet. Il annonce qu'il est au chômage depuis un an, il vient d'être victime d'un accident et souhaite savoir s'il est couvert. La responsable au guichet le rassure : il n'y a pas de problème puisqu'il est toujours indemnisé par l'ASSEDIC. Cut. La vielle femme que nous avons vu entrer dans le bâtiment a remplacé le jeune homme. La responsable lui répond : "Pour les renseignements concernant la retraite, c'est en face, à la caisse vieillesse, derrière les plantes." Zoom sur la paroi vitrée d'un bureau installé dans le hall. La vieille dame s'est assise en face d'une responsable qui lui apprend qu'elle va étudier le parcours professionnel de son mari. "Il aura plusieurs retraites, commence à lui répondre la responsable, parce qu'il a appartenu à..." La scène est interrompu par un homme qui se présente à la porte du bureau. Quoiqu'elle lui demande de retourner attendre son tour, il insiste : il se plaint de la décision prise par la Sécurité sociale de retirer de l'argent sur le compte de sa mère. En off, la voix de la responsable : "Attendez votre tour, on vous expliquera." Il obtempère en maugréant. Pourquoi cette scène? Sans doute pour montrer les incompréhensions et inquiétudes auxquelles les guichetiers doivent quotidiennement faire face. (03:22)


Etude de cas dans une exploitation viticole

Panoramique sur des champs de vigne traversés par des routes de campagne, qui aboutit à lIndication infographiées : "Pinet (Hérault) 1982". Dans les champs de vigne, des ouvriers coupent les grappes de raisin. Commentaire : une voix d'homme évoque une exploitation familiale du vin. La période est difficile parce que le peronne est réduit par rapport à quatre ans plus tôt. "Depuis 1970, les charges sociales employeurs ont été multipliées par six." Le coût du vin de consommation courante n'a pas du tout augemnté de façon proportionnelle. Un jeune homme face caméra, une pipe à la main, parle devant des fûts. "Je ne peux pas embaucher. De plus, il y a la concurrence des vins italiens." Il explique qu'en plus de la production, il a choisi d'assurer la vente et le suivi commercial. "Ce qui nous fait un surcroît de travail." Retour dans les vignes, le jeune homme interpelle un ouvrier. "Pourquoi vous êtes seul?" L'ouvrier lui répond que son collègue a ressenti des douleurs à son ventre. Le patron hausse des épaules soupire : "Bon ben là, il va se faire opérer, ça va nous faire deux mois d'arrêt de travail, encore une fois !" De retour dans la propriété, il rejoint un autre homme à sa terrasse. Ils discutent de la manière de se répartir le travail pour palier l'absence de l'ouvrier qui va se faire hospitaliser. "Avec le poids des charges sociales que nous avons, je ne pense pas que ce soit raisonnable d'embaucher quelqu'un." Pano sur les bâtiments de la propriété : l'enjeu est de pouvoir la conserver. (06:31)


Autre étude de cas : une fabrique de vêtements

Musique lyrique. Vue générale sur un village bordé par une rivière asséchée. Mention inforgraphique : "Ganges (Hérault). Juin 1982". Rue de village, encaissée entre des alignements de façades hautes. Intérieur d'une fabrique, des pans de tissu sont insérés dans des machines industrielles. En commentaire, une voix d'homme : Nous fabriquons des bas,des collants, et nos cherchons à faire des articles de qualité" qui s'adressent à un public jeune. Travelling sur des femmes activant les machines, le visage concentré, le geste sûr. En commentaire, la même voix d'homme précise que le personnel s'est réduit de 60 à 30. Dézoom sur des chevalets métalliques chargés de robes. Dans son bureau, l'homme poursuit son explication. Il est assis devant un buffet de style Louis Philippe qui rappelle que l'activité est ancienne, et derrière une table chargé de cartons d'emballage et de mollets humains en plastique. L'entreprise doit subir les assauts de la concurrence chinoise et celle "derrière le rideau de fer." Il ajoute qu'il doit assurer 75% de charges d'un salaire, dont 30% à la sécurité sociale. Ces deux séquences rappellent donc que l'employeur investit dans le système de couverture social quand il rémunère son personnel. En plan poitrine, face caméra, le patron ajoute qu'il faudra cesser avec ce système qui sclérose les esprits, empêche les initiatives, et qu'il faudra suivre le modèle d'autres pays comme les Etats-Unis qui ont adopté des systèmes d'assurances personnelles dans le cadre du travail. "Ceci créé de obligations mais évite que ce pays soit un pays d'assistés." Le film inclut donc l'exemple d'un patron de conviction libérale qui voudrait en finir avec le principe de solidarité globale qui prévaut en France (08:35).

Entretien au Ministère de la solidarité

Dans une vaste pièce, situation d'entretien : deux femmes assises face à face dans un sofa circulaire, un opérateur les filme. Mention infographique : "Salon du Ministère de la Solidarité Paris (juin 1982)." Une des deux femmes en plan poitrine. Mention infographique : "Nicole Questiaux" (Ministre de la Solidarité nationale enterre 1981 et 1982 sous le premier gouvernement Mauroy))."C'est vrai que quand l'emploi ne va pas, la solidarité ne va pas. Pourquoi? Parce qu'elle est financée sur les salaires. mais dire que pour celà il faut attaquer le système de sécurité sociale c'est ignorer l'idée même qu'en ont les gens;" C'est un système égalitaire qui contribue à la richesse du pays. C'est un réel coût mais ce ne diot pas être considéré comme un poids sur les entreprises parce que "cet argent retourne dans l'économie". Dans les villages où les retraités sont nombreux, s'ils n'avaient pas d'argent à dépenser, "que deviendrait le petit commerce?" Et qu'en est-il des établissements hospitaliers et des maisons d'enfants financés par la sécurité sociale? Nicole Questiaux évoque les temps plus anciens où ce système de solidarité n'existait pas, om les personnes âgées devaient composer sans la retraite. Par ce rappel, qui plaide en faveur du maintien du système, Question de solidarité résonne avec la version de 1969 de La sécurité sociale. (10:40)

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Joël Danet