Pasteur (1922)

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Pasteur


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Title Pasteur
Year of production 1922
Country of production France
Director(s) Jean Benoit-Lévy
Jean Epstein
Scientific advisor(s) René Vallery Radot
Duration 44 minutes
Format Muet - Noir et blanc - 16 mm
Original language(s) French
Commissioning body Ministère de l'Agriculture
Archive holder(s) Cinémathèque du Ministère de l'Agriculture
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Main credits

Content

Theme

<translate></translate>La vie et l’œuvre de Louis Pasteur

Main genre

Synopsis

<translate></translate> La vie et l’œuvre de Louis Pasteur. Portrait d'un homme voué à la science dès son enfance abimée dans l’étude. Ses découvertes dans le domaine de la fermentation et leurs applications.

Context

<translate></translate> Le film est réalisé 27 ans après la mort de Louis Pasteur, 34 ans après la fondation de l'Institut Pasteur. En En 1919, à l'Institut Pasteur, Calmette et Guérin expérimentent leur vaccin antiberculeux sur des bovidés.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

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How are health and medicine portrayed?

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Broadcasting and reception

Where is the film screened?

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Presentations and events associated with the film

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Audience

<translate></translate> tout public. Par ses contenus pédagogiques et la profusion de ses cartons, le film peut servir de support d'enseignement.

Local, national, or international audience

Description

<translate></translate> Ouverture en plan moyen sur des microscopes alignés sur une paillasse. Carton : « Collection du Ministère de l’agriculture » Nouveau plan de microscope avec un livre ouvert à ses côtés. Carton : « Il y avait en Pasteur un besoin de compatir, de soulager, un sentiment humanitaire qui le faisait pour ainsi dire citoyen du monde entier. – René Vallery Radot » Le ton hagiographique est donné, il n’est pas anodin que cette citation soit extraite du livre qui constitue la référence du film comme l’indique le générique. Nouveau plan sur un microscope et des fioles sur une paillasse (visiblement ces plans sont employés comme plans de coupe qui rythme la succession de cartons), nouveau carton : « L’œuvre de Pasteur est admirable ; elle montre son génie ; mais il faut avoir vécu dans son intimité pour connaître toute la bonté de son cœur. – Dr. Roux ». Le « mais » dans la phrase sert l’intention hagiographique : il ne s’agit pas de relativiser les compétences du scientifique mais d’y ajouter un aspect plus valorisant encore, de conjoindre dans la même figure le savant hors pair et le plus ou moins saint homme. Avant même que le récit n’ait commencé, le spectateur a affaire à une personnalité humaine inatteignable. Nouveau carton écrit dans la même orientation : « Pasteur n’est pas seulement l’un des plus grands savants qui aient illustré l’histoire de la science ; il apparaît comme un incomparable bienfaiteur de l’humanité. » L’affaire est entendue avant même que la première touche cinématographique n’ait été apporté au portrait. A remarquer que cet éloge est le fait d’un médecin qui l’appuie ainsi de sa caution professionnelle. Nouveau carton : « Pasteur est l’homme qui a révélé les microbes et le rôle prodigieux de ces infiniment petits, maîtres de la vie et de la mort. » Nouveau carton : « Avant Pasteur, les hommes étaient à la merci de ces terribles maladies, la plupart épidémiques, qui s’appellent la peste, le choléra, la diphtérie, le typhus, pour ne citer que les plus meurtrières… » Nouveau carton : « Ces maladies sont d’origine microbienne. En découvrant le rôle de ces microbes, Pasteur a donc sauvé et sauve encore des millions de vies humaines. Il aura été dans la réalité un tueur de monstres égal au plus fameux des héros de la légende antique. » Dernière nature morte de laboratoire : fiole sur paillasse.


Enfance, Ecole Normale (02.20)

Carton : « A Dôle-du-Jura dans une humble maison de la rue des tanneurs ». Plan général sur un village derrière un plan d’eau. Vues en plan moyen des façades hautes et étroites des maisons modestes, serrées l’une contre l’autre. Plan serré sur une plaque de pierre où il est écrit que Pasteur est né dans la maison où elle a été disposée. Carton : « Pasteur est né le 27 décembre 1822 à deux heures du matin. » Une fenêtre éclairée dans l’obscurité. Par les carreaux, nous voyons la neige tomber. « L’enfance de Pasteur s’écoulait à Arbois où son père avait une tannerie. » Plans sur le parapet qui surplombe la rivière du village. « Le Principal du collège d’Arbois parlait souvent au père de Pasteur du brillant avenir que l’Ecole Normale pouvait ouvrir à son fils, travailleur acharné. » Plan à la remorque du carton : en plan d’ensemble, deux hommes debout, vêtus en bourgeois, parlent à un troisième que nous voyons assis de dos. Une femme mutique, assise à l’écart, coud et écoute. La porte s’ouvre, un jeune homme entre. L’un des homes debout le convoque. Ouverture et examen des cahiers de classe pendant que le jeune homme va s’installer pour reprendre son travail, interrompu par le trajet qui sépare l’école de la maison. Un des hommes vient auprès de lui, plongée. Avec une main sur l’épaule : « L'Ecole Normale, que dis-tu de ça ? » Portrait du jeune homme méditant, nimbé d’un blanc cotonneux. « En 1843, à l’Ecole Normale… » Plans de l’école déserte. « Préparateur, il consacrait ses heures de loisir à de remarquables études sur les cristaux. » Plan sur Pasteur dans une sous-pente, de nouveau plongé dans un livre. « Biot, illustre savant, voulut bien recevoir ce jeune homme et examiner ses travaux 1848 ». (06.00) Scène de la rencontre, on s’assied à une table remplie de fioles. Examen d’un cristal à la loupe, gros plan sur l’œil qui scrute. Le Dr. Biot est l’archétype du vieux savant, solitaire et passionné, une calotte couvrant un tas hirsute de cheveux blancs. Il a reconnu un pair chez le jeune homme. Effusions : « Mon cher enfant, j’ai tant aimé les sciences dans la vie que cela me fait battre le cœur. » Il lui serre la main avec une fervente vigueur au moment où ils se séparent.


Strasbourg, Lille, retour à l’Ecole Normale (07.10)

« Grâce à la valeur de ses premiers résultats, Pasteur fut nommé très jeune encore à Strasbourg… » Panoramique en plongée sur les toits typiques surmontés par la fameuse cathédrale. Autres plans touristiques tournés dans le pittoresque quartier de la Petite France. « … Professeur à la Faculté des sciences. » Plan sur une façade (Institut Lebel ?). « … et à trente-deux ans Doyen de la Faculté des sciences de Lille (1854). » Plans sur d’anonymes bâtiments universitaires. « … où il commence ses travaux sur les fermentations (1857-1860). » Des bulles s’accumulent dans le cou d’un ballon à col de cygne. « Les fermentations sont dues à la vie d’organismes microscopiques. » Vue d’observation au microscope. « Revenu comme Administrateur à l’Ecole Normale, le jeune maître entouré de ses disciples dévoués.. » Des hommes réunis autour d’une table placée devant les rayonnages d’une bibliothèque : concertation studieuse . « … s’attache à l’étude des putréfactions (1860). » « On croyait à cette époque que les putréfactions et les germes qi les accompagnent se faisaient spontanément grâce à une prétendue force végétative. » Ouverture à l’iris sur une préparation qui n’est pas présentée. « Pasteur instruit par ses études sur les ferments ne peut admettre cette doctrine.. » « Il prépare donc des liquides de choix pour le développement de ces germes stérilise par ébullition par ces liquides, c’est-à-dire les débarrasse de tous les germes. » « Des liquides stérilisés placés dans un ballon à col de cygne que les germes ne peuvent traverser, restent indéfiniment limpides. » Beaucoup de cartons, peu d’images dans cette première partie qui n’a inspiré aucune réelle mise en scène. « Il ne peut donc être question de générations spontanées. Mais il suffit de mettre le liquide au contact des germes déposés le long du col, en inclinant le ballon, pour que le liquide s’altère rapidement. » Sur fond noir, gros plan d’une main tenant un ballon qui contient un fond de liquide. « Voici des ballons scellés, il y a soixante ans, par Pasteur ; leur contenu ne s’est pas altéré. » Sur fond noir, un ensemble de ballons. « Dans l’état actuel de la science, la doctrine des générations spontanées est une chimère. Pasteur ». « Certains liquides comme ceux contenus dans l’eau de foin de Pouchet… » Dans un verre, des brins de foin baignant dans un fond d’eau. Images micro-cinématographiques montrant des formes noires oblongues animées de mouvements spasmodiques. « … sont plus résistants que d’autres, et pour les détruire, on est obligé de chauffer les liquides de culture de 105° - 110° dans un bain de chlorure de sodium. » Le plan suit de nouveau le commentaire en carton. Une main anonyme s’affaire à une préparation. « Pasteur obtient encore la stérilisation des vases en verre par la chaleur sèche dans un four qui porte son nom : Pasteur. » Le four Pasteur avec les vases en verre dedans. « La théorie des germes de Pasteur permet au savant écossais Lister de mener à bonne fin le système antiseptique auquel la chirurgie moderne doit ses bienfaisants et merveilleux résultats. » En plan moyen, des chirurgiens enfilent des gants et rassemblent leurs outils rutilants de propreté. A remarquer que cette scène restitue l’époque du film, opérant ainsi une projection dans le temps.


Seconde partie : les recherches de Pasteur sur les fermentations, leurs applications

« Continuant le cycle de ses études sur les fermentations, Pasteur établit la fabrication du vinaigre sur des bases scientifiques et rend ainsi la prospérité à une industrie défaillante. » « Les mérites éclatants de Pasteur l’emportèrent sur des cabales d’ennemis acharnés. Pasteur fut élu à l’académie des sciences. 1862 » Le report scrupuleux des dates des faits énoncés montre que la démarche du film est de constituer un exposé biographique de valeur historique. Autour d’une table noire, dans une pièce à fond noir (l’économie du tournage ne permet donc pas de décors ?), un ballet d’hommes agités par de vives discussions. La scène est montrée sous différents angles. « Napoléon (le petit, NDR) qui s’intéressait à la recherche qui se poursuivait dans le petit laboratoire de la rue d’Ulm, voulut s’entretenir avec Pasteur. 1863. » La scène est reconstituée dans un bureau : de qui ? Trois hommes échangent : qui est qui ? « Toute mon ambition, sire, est de pouvoir arriver à la connaissance des maladies putrides et contagieuses. Pasteur »

« Les maladies du vin ». « S’attaquant aux maladies du vin, Pasteur conseille aux viticulteurs de chauffer à 50° ou 60° pour détruire la vitalité des germes nocifs. 1864 » Plan qui restitue l’opération, montrant une silhouette d’homme ceint d’un tablier qui porte des bouteilles dans un seau, referme son couvercle, puis rouvre le couvercle et retire els bouteilles. Le plan est cerné de noir. « L’opération pratiquée industriellement mit un terme aux déboires des viticulteurs. » Un joli plan Lumière tourné dans une manufacture viticole où des hommes entrent dans le champ pour rouler des tonneaux jusqu’à une machine qu’on devine être stérilisatrice. « Les levures qui font fermenter le jus de raison viennent dans l’air qui dépose des levures en grande abondance à la surface des grappes et du sol. » (15.50) « Si donc on enveloppe les grappes dans du coton avant maturité, le jus de ces raisins mûris à l’abri des levures ne fermente pas. » En plan moyen, deux mains, toujours anonymes, enveloppent de coton une grappe de raisin, attachant l’enveloppe avec du fil. « Mais si, dans ce jus, on dépose la poussière de la surface des sols ou du sol, le jus fermente immédiatement. » En gros plan, une main tient une feuille de vigne, l’autre en racle la surface avec la lame d’un canif. « Ainsi, Pasteur a sauvé le vin ». Plan général sur les vendanges, cueillette et écrasement du raisin. « L’industrie de la bière ne lui doit pas moins de reconnaissance. Là encore, Pasteur n’a pas seulement travaillé pour la France, sa patrie… » « … Mais pour le monde entier, et les Allemands, par exemple devraient lui élever une statue sur la place de Munich. » Nouvelle dette allemande ? Ou bien, Pasteur acteur de la réconciliation franco-allemande ? « Pasteur dépose de bonnes levures de brasserie dans un moût de bière stérilisée qui est au contact de l’air par le tube recourbé du ballon. » « Cette fermentation se passe à 20° (fermentation haute) et donne en 4 jours une bière comestible. Par ce moyen d’aération et de haute température, c’est une sorte de levure spéciale qui donne la bière. » Sur fond noir, une main dispose un alambic. Suite des expériences pasteuriennes sur la bière, avec des plans qui, finalement, ne montrent rien d’autre que des mains maniant des outils chimiques qui pourraient servir une toute autre expérience. L’essentiel, de toute façon, est la conclusion héroïque : « Ces recherches donnèrent un magnifique essor en France à la culture du houblon et à l’industrie de la bière. » Quelques plans sur des plants de houblon, fabriques et machines, enfin une pinte mousseuse sur fond noir. (20.50) Nouveau développement des recherches de Pasteur sur les maladies du ver à soie. L’intervention de Pasteur a permis de sauver l’industrie du vers à soie dans le midi de la France. Il rapproche des ferments les corpuscules qu’il identifie : il les regroupe sous le nom de « microbes ».

« Ebranlé par une grave maladie, Pasteur poursuit néanmoins, à Alais, ses recherches, grâce au dévouement de sa femme, admirable collaboratrice de toute sa vie. » De même que ses parents ont à peine été évoqués, il n’a pas été question de sa femme jusqu’à présent. Qui est-elle ? A-t-elle-même un prénom ? Quand se sont-ils mariés ? Il semble que le film soit réticent à mettre en scène la vie privée de Louis Pasteur, de l’envisager autrement que comme scientifique. D’ailleurs il enchaîne sur la description de la méthode d’observation microscopique de Pasteur.


Troisième partie. Découverte du principe de la vaccination.

Application des recherches de Pasteur sur les maladies en sériculture. Plans de sites et scènes de travail relatifs à l’industrie de la soie. Les machines à tisser en action. Transition patriotique : « Au Congrès séricole de Mila, en 1876, Pasteur revendiqua pour la France toute entière l’honneur de ses découvertes. Aux applaudissements qui l’accueillaient… » Plans de coupe sur des mains qui applaudissent. « … il répondit : ‘Nous Français, courbés sous la douleur de la patrie mutilée, montrons une fois de plus que les grandes douleurs peuvent faire surgir els grandes pensées et les grandes actions. Je bois à la lutte pacifique de la science.’ » Même plan d’applaudissements. Visiblement, l’économie de ce film est des plus restreintes. Nouvelles applications sur les maladies du charbon, maladie qui « décimait des troupeaux du monde entier. » Analyse du sang de mouton charbonneux par Pasteur. Des mains manipulent des vases en verre au-dessus d’un bec Benzène. « Les microbes sont séparés du liquide par filtration. » Le liquide non infiltré tue le mouton qui l’absorbe. Après filtration, le même liquide ne produit aucun effet sur la maladie. Ce sont bien les microbes qui sont en cause. Après les moutons, développement sur les poules malades. Les expérimentations pratiquées sur elles confirment les résultats de de celles pratiquées sur les moutons. « Pasteur, cependant, constate qu’en inoculant aux poules des cultures vieillies, atténuées, les poules ainsi inoculées non seulement ne meurent pas, mais résistent ensuite à l’inoculation des cultures jeunes. » Nouvelles expériences soutenues par la Société d’agriculture de Milan. Scène de vaccination d’un mouton. On leur inocule ensuite le « virus virulent de la maladie charbonneuse. » Ils sont indemnes. Plan sur un Pasteur attablé à son bureau avec une expression méditative. Plan de tonte d’un mouton : quel rapport ? En quoi la tonte intervient dans le processus de vaccination ? Le pittoresque rural suppléé les plans vagues d’expérimentation ; aucun cinéma ici n’explique les recherches de Pasteur ni ne restitue l’aventure qu’elle représente.


Troisième partie (34.00)

Supplementary notes

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Contributors

  • Record written by : Joël Danet