Maurice Tubiana

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Maurice Tubiana est chercheur en biologie et cancérologue français. Son parcours : docteur en médecine (1945), interne en médecine (1946) dans le laboratoire de Frédéric Joliot-Curie, puis docteur en physique (1947), professeur agrégé de physique médicale (1952) et radiologue des hôpitaux de Paris (1958). Il avait séjourné aux États-Unis pour étudier la biophysique à l'université de Berkeley avec notamment John D. Lawrence (1948-1949). Il apprécie son enseignement « fondé sur la biologie moderne et l'alliance de la rigueur scientifique et l'intuition clinique ».

Il est chef du laboratoire des isotopes et du bêtatron à l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif (1952), puis chef du département des radiations (1959-1982), professeur de radiothérapie expérimentale et clinique à la faculté de médecine de Paris (1963-1989), directeur de l'unité de recherche Inserm 66 de radiobiologie clinique (1966-1982), conseiller médical à la Direction des enseignements supérieurs (1968-1970), membre du conseil d’administration de l’Inserm (1970-1974) et directeur de l'Institut Gustave-Roussy (1982-1988). Il est l'auteur de plus de trois cents publications scientifiques et de quelques livres, parmi lesquels sa très connue Introduction à la radiobiologie.

Nommé expert consultant à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1957 et à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en 1960, il a été membre du comité scientifique de l'OMS, président des comités scientifiques de l'AIEA, membre de la Commission scientifique et technique de l’Euratom (1968-1972) et de l'Agence internationale pour la recherche sur le cancer.

En compagnie des Professeurs Claude Got, Gérard Dubois, François Grémy et Albert Hirsch, il élabore, en 1989, un plan de santé publique (alcoolisme, tabagisme, prévention des maladies graves). Son ennemi numéro un est alors le tabac, coupable de 60 000 morts, le plus grand fléau d’entre les fléaux dénonce-t-il, devant l’alcool.

Il est intervenu à la Conférence internationale sur les accidents nucléaires et le futur de l'énergie tenue à Paris du 15 au 17 avril 1991 avec un exposé intitulé "Leçons tirées de Tchernobyl".

Dans les polémiques autour des choix énergétiques, il conclut qu’entre le charbon, le pétrole, le gaz et le nucléaire, c’est ce dernier qui induit les moindres risques sanitaires ; au chapitre de la pollution, il affirme que moins de 1 % des cancers sont dus à l’environnement, et non 40 %, comme on le prétend, et rappelle que l’alcool et le tabac sont responsables de 28 % des cancers. Il préside le comité d'experts sur le cancer de l'Union européenne de 1986 à 1994. Son décès survient en 2013.