Maladies des moutons (1928)

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Maladies des moutons

Title Maladies des moutons
Year of production 1928
Country of production France
Director(s) Jean Benoit-Lévy
Scientific advisor(s) G. Moussu
Duration 19 minutes
Format Muet - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) French
Production companies Edition Française Cinématographique
Commissioning body Ministère de l’agriculture
Archive holder(s) INACinémathèque du Ministère de l'agriculture
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Main credits

Content

Theme

<translate>Présentation de quelques maladies parasitaires chez les moutons, leurs causes, leurs symptômes, leurs conséquences anatomiques et cliniques, ainsi que leur prévention</translate>

Main genre

Synopsis

<translate>« La distomatose est due à la douve, ver parasite qui vit dans le foie, trouble son fonctionnement et suce le sang. Les moutons sont contaminés par ingestion des herbes infestées. Pour éviter l'apparition de la maladie, il convient de traiter par chaulage les zones avoisinant étangs, rivières et marécages. La strongylose est une autre maladie parasitaire dont les vers ronds se fixent dans la caillette de l'intestin. Les moutons atteints peuvent mourir en quelques semaines. Il faut désinfecter les pâturages au sulfate de fer ou épandre des scories. La coccidiose intestinale due à un organisme microscopique atteint les agneaux qu'elle paralyse et provoque des diarrhées. La stomatite ulcéreuse est une ulcération de la muqueuse de la bouche (chancre baveux). Le tournis n'a pas de traitement, les animaux doivent aller en boucherie. L'autopsie du cerveau montre la lésion formée par la larve du ténia (coenure). L'echinococcose est provoquée par un autre ténia. Ces deux parasites sont transmis par les chiens. » (Institut National de l'Audiovisuel)</translate>

Context

<translate>La France des années 20 était encore majoritairement rurale et, les règles d'hygiène des étables et bergeries n'étant pas encore très développées, de fréquentes maladies se déclaraient et décimaient parfois les troupeaux, menaçant parfois l'existence des exploitations agricoles voire celle des familles paysannes qui les géraient. Cette situation nécessitait souvent le recours à la médecine vétérinaire qui, à la différence de la médecine humaine, était alors assez peu représentée au cinéma. Ce film est donc destiné à la fois aux paysans et aux vétérinaires, spécialement ceux en formation à l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort, le plus ancien centre de formation de la profession en France, où enseigne le docteur G. Moussu, conseiller scientifique de ce film.</translate>

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : yes.
  • Set footage  : no.
  • Archival footage  : no.
  • Animated sequences  : yes.
  • Intertitles  : yes.
  • Host  : no.
  • Voice-over  : no.
  • Interview  : no.
  • Music and sound effects : no.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

<translate>Comme l'ensemble des films documentaires muets à vocation pédagogique réalisés dans les années 20 en France, ce film est logique dans son déroulement : on part d'un cas concret (la maladie), pour étudier les causes (le parasite), puis les conséquences (mauvais état des organes) et terminer par les traitements préventifs et curatifs.</translate>

How are health and medicine portrayed?

<translate>La médecine et la santé, qui sont ici vétérinaires, sont représentées dans leurs principaux aspects (diagnostic, examen, dissection, traitement médical, prévention). Bien que certaines séquences soient assez difficilement soutenables, la précision dans la restitution de la santé et de la médecine vétérinaire donne à ce film un intérêt certain pour le public concerné.</translate>

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

<translate>Villages, écoles vétérinaires</translate>

Presentations and events associated with the film

<translate></translate>

Audience

<translate>Grand public et spécialistes</translate>

Local, national, or international audience

Description

<translate>La distomatose


Le film s'ouvre sur l'image de trois moutons présentant un aspect miséreux, avec une laine terne et qui s'effiloche, signe d'une distomatose. Un manque de sang, ou anémie, ou un épuisement extrême, ou cachexie, est révélé par un examen de l’œil gauche d'un mouton, dont la couleur « blanc porcelaine » de la muqueuse est révélée par un gros plan. Cette maladie est due à la succion du sang et au trouble du fonctionnement du foie, qui sont causés par un ver plat : la douve. Le foie d'un mouton est présenté en suspension puis sur une table de dissection. Une incision du foie libère, dans une coupelle, une mare de sang dont sont retirées quatre douves, qui sont visibles par un plan rapproché. Une animation retrace leur naissance et leur développement, qui commence après le rejet de leurs œufs avec les déjections, lorsque la hausse printanière des températures permet leur évolution dans des pâturages humides ou marécageux. Le profil en coupe d'un œuf de douve apparaît d'abord seul puis dans son environnement, avec la douve à l'état embryonnaire, à un grossissement de 800 fois. Cet embryon microscopique sort de l’œuf et, tel un alevin, évolue librement dans l'eau pour pénétrer dans le corps d'un mollusque, de préférence la "limnea truncatula". Il en ressort de nouvelles larves, quasiment invisibles et nées de la multiplication estivale du parasite, qui évoluent à la surface de l'eau aussi librement que des têtards et se fixent sur les plantes, laissant tomber leurs queues. A travers un feuillage apparaît un troupeau de moutons pâturant et absorbant le parasite qui, après son passage dans le tube digestif, arrive dans le foie où il devient la douve, laquelle est révélée par des traînées blanches sur un foie entaillé au couteau. C'est de la fin de l'automne au début du printemps que se développe cette maladie, dont le nombre de douves définit la gravité. Les images suivantes montrent un foie très atteint, dont l'entaille au couteau révèle la gravité de l'état. Apparaît ensuite, attaché par une corde autour du cou, un animal très atteint et qui a perdu la moitié de sa laine. Les trois méthodes d'administration du traitement curatif, à base d'extrait éthéré de fougère mâle, sont ensuite présentées : la première consiste à entrouvrir la gueule du mouton et à lui ingurgiter deux cuillerées de cet extrait ; la seconde méthode se fait à l'aide d'une seringue dont la tige est introduite dans la gueule ; la troisième utilise un piston qui accueille sur son embout une capsule, laquelle est introduite par une impulsion sur le piston dans la gueule du mouton, maintenue ouverte par un manchon en bois percé d'une trou circulaire en son milieu. Les images suivantes montre le chaulage d'une prairie, seul traitement permettant d'éviter l'apparition de la maladie. Il doit être effectué dès la baisse printanière des eaux sur des zones de trente mètres au bord des rivières, étangs et marécages. Les grandes quantités utilisées, de 500 à 1000 kg, tuent les embryons et chassent les mollusques.


La strongylose


L'image de trois moutons à l'apparence miséreuse souligne que cette maladie a un développement plus rapide que la distomatose et est causé par la fixation de vers ronds de 2 à 3 centimètres de longueur dans la caillette et l'intestin, comme le montre les images suivantes. La piqûre de l'estomac et de l'intestin par ces parasites entraîne une succion du sang et des troubles de la digestion pouvant provoquer la mort des malades en quelques semaines, notamment pour les plus jeunes, tel cet agneau mourant qui apparaît à l'image. Le traitement curatif est la médication avec des sels de cuivre ou d'autres substances antiparasitaires, qui sont données à la ration avec une cuillère ou une seringue voire, comme cela est visible à l'image, injecté dans le rumen via une canule qui est ensuite prudemment retirée. La prévention de la strongylose consiste à s'abstenir de déverser du fumier de bergerie sur les pâturages, à faire paître les agneaux et les antenais uniquement sur des pâturages non-utilisés, et à désinfecter ceux-ci et les parcours au sulfates de fer ou au scories, avec respectivement 500 et 1000 kg/ha, comme cela est visible à l'image.


La coccidiose intestinale (agneaux)


Après le deuxième générique débute l'étude d'autres maladies intestinales telles que la coccidiose intestinale, laquelle touche surtout les agneaux chez qui elle provoque, comme le montre l'image, un paralysie de leurs pattes et une perte générale de leur force musculaire. Elle est due à une diarrhée provoquée par un organisme microscopique vivant dans l'intestin. Une animation montre d'abord des glandes dans la profondeur desquelles se sont agglutinés ces parasites connus sont le nom de coccidies, puis la contraction et la segmentation du protoplasme de l'une d'entre elles. La maladie est transmise aux agneaux par des sporocystes, lesquels résultent de la multiplication des coccidies, qui sont rejetées avec les déjections. L’animation montre l'ouverture du micropyle, permettant aux segments du protoplasme de s'échapper. Le traitement consiste en la prise par l'agneau de thymol, de salicylate de soude ou de tannoforme mélangés à du lait, comme cela est visible à l'image. Un traitement dès la début de la diarrhée entraîne généralement une guérison, l'agneau retrouvant une activité normale.


La stomatite ulcéreuse


Cette maladie, qui touche aussi bien les agneaux que les moutons, affecte la bouche et provoque une ulcération de la muqueuse. Un mouton est amené de force devant la caméra. On lui entrouvre la gueule et un plan rapproché puis un gros plan permettent de constater les premiers symptômes. Les images suivantes montrent l'évolution de la maladie, bien caractérisée au bout de trois à quatre jours. Le même mouton est à nouveau amené de force devant la caméra et un plan rapproché puis un gros plan montrent une gueule déformée et souillée par l'écume. Enflés, la bouche et le nez ne permettent plus à l'animal de manger normalement. Un autre gros plan sur la langue et l'intérieur de la gueule, maintenue ouverte avec un morceau de bois, met en évidence les graves lésions qui y sont présentes. Les cas très graves, appelés « chancre baveux » par les bergers, se caractérisent par une impossibilité totale de manger et une boisson abondante. Trois traitements sont possibles : lavage matinal et vespéral de la cavité buccale, avec une eau bouillie et légèrement salée et à l'aide d'une seringue dont la tige est introduite dans la gueule du mouton ; utilisation du novarsenobenzol, dont une capsule est vidée dans un soufflet puis saupoudrée dans la cavité buccale ; injection médicamenteuse pour les cas les plus graves. Une bonne application du traitement choisi entraîne généralement une disparition de la maladie dans les huit jours, comme tend à le prouver l'image paisible d'un troupeau évoluant à côté d'un berger et de son chien.


Le tournis


Comme l'indique son nom et comme cela est visible à l'image, un mouton atteint de tournis tourne sur lui-même à intervalles réguliers puis fini par tomber. Du fait de l'absence de traitement, l'envoi à la boucherie est la seule solution. Cette maladie est causée par le ténia "coenurus cerebralis", dont la larve provoque des lésions au niveau du cerveau, ce que confirme l'entaillage au marteau de celui-ci lors de son autopsie. L'image d'une autre autopsie met en évidence le coenure provenant d'un œuf du ténia, coenurus vivant dans l'intestin du chien, qui apparaît à son tour à l'image. Des lésions graves sont provoquées, par les larves de ce ténia, dans le foie et les poumons des moutons, comme le souligne l'image d'un poumon très atteint : une entaille dans celui-ci fait ressortir les larves blanches.


L'échinococcose


C'est un autre ténia ("ténia echinococcus"), dont le dessin apparaît à l'écran, qui est la cause de cette maladie. Pour éviter l'apparition de celle-ci ou du tournis, les têtes et les abats crus des moutons, chèvres et bovidés ne doivent jamais être donnés au chiens et ceux-ci doivent être débarrassés des ténias deux ou trois fois par an. Le film se termine, ironiquement, sur l'image de morceaux de viande ovine crues qui sont donnés à un chien, c'est-à-dire exactement ce qu'il ne faut pas faire.</translate>

Supplementary notes

<translate></translate>



Contributors

  • Record written by : Emmanuel Nuss