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Se tournant vers Tordjman, la présentatrice évoque les plaintes des téléspectateurs qui se sont multipliées après une émission d'''Aujourd'hui madame'' sur le même sujet. Or aujourd'hui, au contraire, l'évolution des mentalités les disposerait mieux à son traitement. Pour Tordjman, l'approche des MST se complique par la culpabilité qu'ils ont longtemps fait naître chez celles et ceux qui en étaient frappés. Au XXe siècle, cette approche s'oriente vers l'information, "heureusement", mais la "chape de plomb" persiste. L'autre présentateur de l'émission, Jacques Merlino, intervient à ce point pour faire état d'une lettre de téléspectatrice atteinte de syphilis, envoyée dans la perspective de participer à cette émission pour témoigner de l'accueil discriminant dont elle a été victime à l'hôpital, or cette téléspectatrice a finalement refusé de répondre à l'invitation des journalistes "parce qu'elle a eu honte, tout simplement"- selon les termes de Martine Chardon dont la voix intervient par-dessus celle de Jacques Merlino. (10:50)
 
Se tournant vers Tordjman, la présentatrice évoque les plaintes des téléspectateurs qui se sont multipliées après une émission d'''Aujourd'hui madame'' sur le même sujet. Or aujourd'hui, au contraire, l'évolution des mentalités les disposerait mieux à son traitement. Pour Tordjman, l'approche des MST se complique par la culpabilité qu'ils ont longtemps fait naître chez celles et ceux qui en étaient frappés. Au XXe siècle, cette approche s'oriente vers l'information, "heureusement", mais la "chape de plomb" persiste. L'autre présentateur de l'émission, Jacques Merlino, intervient à ce point pour faire état d'une lettre de téléspectatrice atteinte de syphilis, envoyée dans la perspective de participer à cette émission pour témoigner de l'accueil discriminant dont elle a été victime à l'hôpital, or cette téléspectatrice a finalement refusé de répondre à l'invitation des journalistes "parce qu'elle a eu honte, tout simplement"- selon les termes de Martine Chardon dont la voix intervient par-dessus celle de Jacques Merlino. (10:50)
  
Jacques Merlino s'entretient avec Sabine Malfère, étudiante en 2e année de BEP santé. Celle-ci cherche à "faire un travail sur les maladies sexuellement transmissibles" et a du mal à se documenter, y compris à l'Institut Fournier. Martine Chardon lui demandant s'il était facile pour les personnes de son âge de parler de ce sujet, Sabine Malfère répond : "Certains jeunes ont conscience que ces maladies existent, mais pour eux, ça n'arrive qu'aux autres." Elle ajoute qu'en parler à l'école ou dans les collèges serait utile. Elle a choisi de traiter ce thème parce que c'est "tabou", elle emploie l'expression "maladies honteuses". La deuxième invitée est Madame Oberkampf qui estime que l'information doit circuler à la maison. Les parents même "libérés" restent gênés à l'idée d'évoquer le sujet. Avec ses deux fils, elle a "parlé de tout, même les sujets qui concernent les filles".  
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Jacques Merlino s'entretient avec Sabine Malfère, étudiante en 2e année de BEP santé. Celle-ci cherche à "faire un travail sur les maladies sexuellement transmissibles" et a du mal à se documenter, y compris à l'Institut Fournier. Martine Chardon, plus intéressée par l'âge de l'invitée que par sa démarche de recherche, lui demande s'il est facile pour les personnes de son âge de parler de ce sujet. Sabine Malfère répond : "Certains jeunes ont conscience que ces maladies existent, mais pour eux, ça n'arrive qu'aux autres." Elle ajoute qu'en parler à l'école ou dans les collèges serait utile. Elle a choisi de traiter ce thème parce que c'est "tabou", elle emploie l'expression "maladies honteuses". La deuxième invitée est Madame Oberkampf qui estime que l'information doit circuler à la maison. Les parents même "libérés" restent gênés à l'idée d'évoquer le sujet. Avec ses deux fils, elle a "parlé de tout, même les sujets qui concernent les filles".  
  
 
'''Un témoignage anonyme d'une femme mariée qui souffre d'un herpès génital'''  
 
'''Un témoignage anonyme d'une femme mariée qui souffre d'un herpès génital'''  
  
Une troisième invitée est une femme âgée, affligée d'un herpès génital, qui souhaite conserver l'anonymat. Filmée de dos, elle déclare qu'elle participe à cette émission parce qu'elle veut "aller au fond des choses". C'est une émission de télévision médicale traitant de ce sujet qui l'a mise sur la piste de ce diagnostic. "D'après ce qu'ils en disaient, j'ai conclu que ça correspondait trait pour trait à ce que j'avais." Une consultation chez le gynécologue a confirmé ses soupçons. N'ayant eu de relations qu'avec son mari, elle a pensé que c'était lui qui lui avait transmis la maladie. Le médecin l'a mise en garde contre un jugement hâtif. Elle a par ailleurs des problèmes gynécologiques, des "genres d'inflammations" qui ont pu mettre les médecins consultés sur d'autres pistes. Elle parait très informée, emploie des mots précis comme "prurit", "hystéro-graphie".Pendant son témoignage, le contrechamp se fait sur Tordjman qui reste mutique. Siboulet revient sur le fait qu'elle a été informé par ne émission TV, comme s'il voulait insister sur l'importance des médias dans la vulgarisation du savoir médical. Il ajoute : "Ne vous inquiétez pas, ce que vous avez n'est pas bien grave!", passant sur le fait qu'elle en a souffert depuis dix ans. Martine Chardon interroge le Dr. Tordjman à propos du fait que l'herpès est l'"une des maladies psycho-somatiques les plus frappantes". Tordjman répond que le praticien doit prendre en compte "le choc moral" dont souffre le patient qui a appris la nature de sa maladie et doit faire en sorte que le conjoint en soit averti pour "éviter ce ping-pong meurtrier de la contamination". Si certaines personnes souhaitent ne pas savoir ce genre d'informations qui les perturbent, de plus en plus d'autres veulent être informés sur "la transmissibilité des maladies sexuelles". (20:31)
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Une troisième invitée est une femme âgée, affligée d'un herpès génital, qui souhaite conserver l'anonymat. Filmée de dos, elle déclare qu'elle participe à cette émission parce qu'elle veut "aller au fond des choses". C'est en voyant une émission de télévision médicale traitant de ce sujet qu'elle a été mise sur la piste du bon diagnostic. "D'après ce qu'ils en disaient, j'ai conclu que ça correspondait trait pour trait à ce que j'avais." Une consultation chez le gynécologue a confirmé ses soupçons. N'ayant eu de relations qu'avec son mari, elle a pensé que c'était lui qui lui avait transmis la maladie. Le médecin l'a mise en garde contre un jugement hâtif. Elle a par ailleurs des problèmes gynécologiques, des "genres d'inflammations" qui ont pu mettre les médecins consultés sur d'autres pistes. Elle parait très informée, emploie des mots précis comme "prurit", "hystéro-graphie". Pendant son témoignage, le contrechamp se fait sur Tordjman qui reste mutique. Siboulet revient sur le fait qu'elle a été informée par une émission TV, comme s'il voulait insister sur l'importance des médias dans la vulgarisation du savoir médical. Il ajoute : "Ne vous inquiétez pas, ce que vous avez n'est pas bien grave!", passant sur le fait qu'elle affirme qu'elle en a souffert depuis dix ans. Martine Chardon interroge le Dr. Tordjman à propos du fait que l'herpès est l'"une des maladies psycho-somatiques les plus frappantes". Tordjman répond que le praticien doit prendre en compte "le choc moral" dont souffre le patient qui a appris la nature de sa maladie et doit faire en sorte que le conjoint en soit averti pour "éviter ce ping-pong meurtrier de la contamination". Si certaines personnes souhaitent ne pas savoir ce genre d'informations qui les perturbent, de plus en plus d'autres veulent être informés sur "la transmissibilité des maladies sexuelles". (20:31)
  
 
'''Exposé médical des maladies vénériennes : comment expliquer en situation d'émission-débat'''
 
'''Exposé médical des maladies vénériennes : comment expliquer en situation d'émission-débat'''
  
Martine Chardon reprend la main pour en venir à la présentation des différentes maladies en jeu étant donné que cette émission est supposée être "essentiellement pratique". Elle les cite : "syphilis, blennorragie, gonococcie, et le SIDA, car il y a pas mal d'articles sur le SIDA? nous verrons donc à quoi il correspond." André Siboulet se lance dans "cinq minutes sur la syphilis". Il évoque la survenue de la maladie en Europe suite aux contacts pris par les explorateurs avec les indigènes des terres d'Amérique. Apparition d'un cliché microcinématographique présentant des spirochètes. Le Dr. Siboulet précise que la syphilis est une maladie "infectieuse, contagieuse, qui se contracte en général après des rapports sexuels." Il précise d'autres possibilités comme la transfusion, "mais c'est rare". Il évoque la transmission transplacentaire de la mère contaminée au foetus, distinguant la maladie "héréditaire" de cas de transmission "congénitale". Il poursuit en expliquant que les effets se produisent au bout de la période d'incubation, "qui sépare le moment du rapport du moment de manifestation clinique." Cette période est variable, de 15 à 120 jours. Le Dr. Siboulet appelle la régie à envoyer des images cliniques pour les atteintes sur les organes génitaux. A l'écran se succèdent des clichés d'organes masculins atteints par un "chancre, une ulcération" avec "une base indurée qui peut être très souple" qui s'accompagne de "ganglions dans l'aine". Pour les plaies plus marquées, le médecin appelle à passer les images plus rapidement comme s'il cherchait à ménager le regard du public. Les atteintes chez les femmes sont beaucoup plus discrètes. Les chancres sont placés dans un repli de la muqueuse, "90%, on ne les voit pas". Siboulet recommande de ne pas mettre de pommades ou de crème sur ces plaies, "il faut être très prudent." L'examen de cette plaie par grattage met "en évidence l'agent de la syphilis qui est le tréponème." Ainsi, c'est à 23:53 que le médecin nomme la bactérie montrée à l'écran à 21:32. Il faut à la téléspectatrice et au téléspectateur relier l'image à l'information qui lui correspond après plus d'une minute de délai entre l'un et l'autre, avec des informations connexes données dans l'intervalle, ce qui paraît impossible dans une situation d'absorption passive du flux télévisuel. Le Dr. Siboulet recommande de multiplier les examens de sang pendant la grossesse. La maladie est bénigne si le traitement est précoce "parce que la pénicilline garde encore toute son efficacité".
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Martine Chardon reprend la main pour en venir à la présentation des différentes maladies en jeu étant donné que cette émission est supposée être "essentiellement pratique". Elle les cite : "syphilis, blennorragie, gonococcie, et le SIDA - car il y a pas mal d'articles sur le SIDA, nous verrons donc à quoi il correspond." André Siboulet se lance dans "cinq minutes sur la syphilis". Il évoque la survenue de la maladie en Europe suite aux contacts pris par les explorateurs avec les indigènes des terres d'Amérique. Apparition d'un cliché microcinématographique présentant des spirochètes. Le Dr. Siboulet précise que la syphilis est une maladie "infectieuse, contagieuse, qui se contracte en général après des rapports sexuels." Il précise d'autres possibilités comme la transfusion, "mais c'est rare". Il évoque la transmission transplacentaire de la mère contaminée au foetus, distinguant la maladie "héréditaire" de cas de transmission "congénitale". Il poursuit en expliquant que les effets se produisent au bout de la période d'incubation "qui sépare le moment du rapport du moment de manifestation clinique." Cette période est variable, de 15 à 120 jours. Le Dr. Siboulet appelle la régie à envoyer des images cliniques qui décrivent les atteintes sur les organes génitaux. A l'écran se succèdent des clichés d'organes masculins où apparait un "chancre, une ulcération" avec "une base indurée qui peut être très souple" qui s'accompagne de "ganglions dans l'aine". Pour les plaies plus marquées, le médecin appelle à passer les images plus rapidement comme s'il cherchait à ménager le regard du public. Les atteintes chez les femmes sont beaucoup plus discrètes. Les chancres sont placés dans un repli de la muqueuse, "90%, on ne les voit pas". Siboulet recommande de ne pas mettre de pommades ou de crème sur ces plaies, "il faut être très prudent." L'examen de cette plaie par grattage met "en évidence l'agent de la syphilis qui est le tréponème." Ainsi, c'est à 23:53 que le médecin nomme la bactérie montrée à l'écran à 21:32. Il faut à la téléspectatrice et au téléspectateur relier l'information à l'image qui lui a correspondu après plus d'une minute de délai séparant l'un de l'autre, avec des informations connexes données dans l'intervalle (essentiellement centrées sur la syphilis congénitale). Une telle opération paraît impossible dans cette situation d'absorption passive du flux télévisuel. Le Dr. Siboulet recommande de multiplier les examens de sang pendant la grossesse. La maladie est bénigne si le traitement est précoce "parce que la pénicilline garde encore toute son efficacité".
  
Martine Chardon demande au Dr. Siboulet d'expliquer la nature et les effets de la blennorragie et la gonococcie. Le médecin sourit en rappelant qu'il doit faire des explications rapides pour convenir au tempo télévisuel : "On fait des flashs". Ceci ne l'empêche pas de faire des détours en la nommant "la plus vieille maladie du monde" et en rappelant que Rabelais la dénommait "pisse chaude". Elle se manifeste par "un écoulement au niveau des organes génitaux" (dix secondes plus tard, un cliché clinique montre un cas de cet écoulement depuis l'orifice uro-génital). Là encore, elle donne sujet à un paradoxe. Si on est bien armé pour lutter contre elle, il n'en reste pas moins que le nombre de cas augmente. En France, il faut parler de 450000 cas par an, et au Brésil de 20000 cas par jour. "C'est une maladie qui monte bien qu'on la traite très facilement". Après une période d'incubation de 3-4 jours, la gonococcie se manifeste par une "sécrétion purulente au niveau de la verge". Chez la femme, elle ne se manifeste pas, si bien que c'est la maladie dont elle témoigne chez le mari qui l'incite à consulter. A l'écran, plusieurs clichés de l'organe génital féminin dont les atteintes sont invisibles. Si chez l'homme, la maladie est locale, elle est générale chez la femme "puisqu'on ne fait pas le diagnostic tout de suite". Le médecin fait une pause puis demande : "Vous voulez que je commente un peu les images?" Or ces images étant déjà passées, et comme il coûte à la télévision de les diffuser étant donné leurs contenus, il devient évident que le médecin a raté pour de bon l'occasion de les commenter. Cette absence de coordination entre parole et images au moment d'une explication de santé publique résulte d'une absence de séquençage stricte de l'émission. Cette explication se déclenche selon l'initiative de la présentatrice, sans que la régie puisse raccorder de manière exacte le lancement des images avec les parties correspondantes dans une réponse faite "à chaud". (28:41)
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Martine Chardon demande au Dr. Siboulet d'expliquer la nature et les effets de la blennorragie et la gonococcie. Le médecin sourit en rappelant qu'il doit faire des explications rapides pour convenir au tempo télévisuel : "On fait des flashs". Ceci ne l'empêche pas de faire des détours en périphrasant la gonococcie comme "la plus vieille maladie du monde" et en rappelant que Rabelais la dénommait "pisse chaude". Elle se manifeste par "un écoulement au niveau des organes génitaux" (dix secondes plus tard, un cliché clinique montre un cas de cet écoulement depuis l'orifice uro-génital). Là encore, elle donne sujet à un paradoxe. Si on est bien armé pour lutter contre elle, il n'en reste pas moins que le nombre de cas augmente. En France, il faut parler de 450000 cas par an, et au Brésil de 20000 cas par jour. "C'est une maladie qui monte bien qu'on la traite très facilement". Après une période d'incubation de 3-4 jours, la gonococcie se manifeste par une "sécrétion purulente au niveau de la verge". Chez la femme, elle ne se manifeste pas, si bien que c'est la maladie dont elle témoigne chez le conjoint qui l'incite à consulter (ce dernier contenu est déjà énoncé dans l'émission "Attention aux maladies vénériennes" de l'''Emission médicale'' de 1969 également dans Medfilm) . A l'écran, plusieurs clichés de l'organe génital féminin dont les atteintes sont invisibles. Si chez l'homme, la maladie est locale, elle est générale chez la femme "puisqu'on ne fait pas le diagnostic tout de suite". Le médecin fait une pause puis demande : "Vous voulez que je commente un peu les images?" Or ces images étant déjà passées, et comme il coûte à la télévision de les diffuser étant donné leurs contenus, il devient évident que le médecin a raté pour de bon l'occasion de les commenter. Cette absence de coordination entre parole et images au moment d'une explication de santé publique résulte d'une absence de séquençage stricte de l'émission. Cette explication se déclenche selon l'initiative de la présentatrice, sans que la régie puisse raccorder de manière exacte le lancement des images avec les parties correspondantes dans une réponse faite "à chaud". (28:41)
  
 
Madame Oberkampf saisit l'occasion de l'évocation faite par Siboulet de la recrudescence des maladies au Brésil pour évoquer le cas des homosexuel, "nombreux là-bas", qui s'y exposent par le "lubrifiant" qu'ils emploient. Martine Chardon essaie de recadrer un débat qui risque de verser dans la conversation de comptoir. Pour Siboulet, les homosexuels sont davantage menacés de manière générale parce qu'ils changent souvent de partenaires, "mais les moeurs changent."
 
Madame Oberkampf saisit l'occasion de l'évocation faite par Siboulet de la recrudescence des maladies au Brésil pour évoquer le cas des homosexuel, "nombreux là-bas", qui s'y exposent par le "lubrifiant" qu'ils emploient. Martine Chardon essaie de recadrer un débat qui risque de verser dans la conversation de comptoir. Pour Siboulet, les homosexuels sont davantage menacés de manière générale parce qu'ils changent souvent de partenaires, "mais les moeurs changent."

Revision as of 16:11, 31 October 2020

 

Maladies d'amour: danger


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Title Maladies d'amour: danger
Series Aujourd'hui la vie
Year of production 1983
Country of production France
Director(s) André Veyret
Scientific advisor(s) André Siboulet
Gilbert Tordjman
Duration 60 minutes
Format Parlant - Couleur - Digital Video
Original language(s) French
Production companies France 2
Commissioning body ORTF
Archive holder(s) INA
Warning: this record has not been reviewed yet and may be incomplete or inaccurate.

Main credits

(français)
Rédaction : Dominique Rouchaud - Christiane Cardinal / Emission préparée par Martine Chardon / Réalisée par André Veyret.

Content

Theme

(français)
Actualité du péril vénérien, moyens mises en oeuvre pour la contenir.

Main genre

Émission de plateau

Synopsis

(français)
Emission consacrée aux maladies vénériennes (sexuellement transmissibles) : causes, manifestations, conséquences. Avec la participation du docteur André Siboulet, directeur du centre OMS MST, à l'Institut Alfred Fournier à Paris et du docteur Gilbert Tordjman, de l'Institut Mondial de sexologie et auteur de "Le Couple : réalités et problèmes" (Hachette). Les maladies sexuellement transmissibles abordées au cours de l'émission sont : la syphilis (diapos manifestations syphilitiques), la blennorragie ou gonococcie (diapo), la salpingite, le sida, maladie récente observée principalement chez les homosexuels et atteignant l'Europe après l'Amérique, l'herpès génital. Il est aussi question du manque d'information du public concernant les MST et de l'éducation nécessaire des adolescents, des tabous et du sentiment de culpabilité souvent attachés aux MST et entraînant dans le couple un climat de trouble. Témoignage de madame X. (garde l'anonymat) atteinte d'un herpès génital. Melle S. Malfère, 18 ans, 2ème année de BEP-Santé, parle de la difficulté de trouver de la documentation sur les MST. (Notice INA).

(français)

Context

(français)
Dans presque tous les pays développés, après un doublement provisoire des contaminés à l'occasion des deux guerres mondiales, l'arrivée des traitements par sulfamides puis par antibiotiques a donné l'espoir de pouvoir éradiquer, sinon toutes, du moins les plus graves des MST, et jusque vers 1965, la diminution continue des nouvelles contaminations l'a laissé espérer. Mais depuis cette date, en raison probablement du changement de comportement sexuel des jeunes générations, les contaminations ont triplé ou quadruplé durant une dizaine d'années puis, après une stagnation de 1975 à 1985, régressent à nouveau, mais très lentement, depuis 1986. Cf. Jean-Noël Biraben, "Le rôle des maladies sexuellement transmissibles en démographie historique", Population, année 1996, pp.1041-1057.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : Yes.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : Yes.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
L'émission se déroule sur le principe de l'émission-débat, ou talk show, terme en usage depuis 1973. Il suppose de combiner informations et divertissement, faisant un spectacle de la conversation qui s'engage entre des invités choisis autant pour leur spécialité que pour leur charisme supposé, arbitrée par une présentatrice ou un présentateur qui ont pour souci de rythmer l'échange et de le vulgariser en se faisant la voix du public par des interventions qui reprennent les termes que celui-ci emploie. Dans Aujourd'hui la vie, ces termes sont mis à disposition des journalistes par le courrier des téléspectatrices et téléspectateurs envoyé avant l'émission dont le sujet a été annoncé dans une émission précédente avec un appel à témoignages.

How are health and medicine portrayed?

(français)

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
télévision, 2e chaîne, 14h04

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
tut public : aucune restriction d'accès n'est indiquée

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Préambule : les thèmes des prochaines émissions, une manière de rappeler la ligne éditoriale d'Aujourd'hui la vie

Le générique de l'émission consiste en un dessin et son titre. Le dessin représente une jeune femme vêtue à la dernière mode, une femme plus âgée courbée pour lancer une balle (ou une boule de pétanque?), un homme, casque sur les oreilles, occupé à téléphoner. Ce dessin peut être interprété comme une représentation stéréotypée de chaque catégorie qui y figure : les femmes soignent leur apparence, les plus âgées sont dynamiques, les hommes sont actifs. Le titre infographié "Aujourd'hui la vie" met les mots "La vie" au-dessus d'une petite vague, comme pour rappeler le changement intervenu depuis le temps où l'émission s'appelait : "Aujourd'hui Madame."

La présentatrice est montrée en plan taille sur fond rouge. Au fur et à mesure de son propos, et selon les contenus de celui-ci, ce fond est occupé par des photographies d'illustration. L'adresse de la présentatrice : "Bonjour madame, bonjour mademoiselle, bonjour monsieur" est une manière de rappeler que l'émission, anciennement intitulée "Aujourd'hui Madame", ne s'adresse pas exclusivement au public féminin. La présentatrice annonce le sujet des futures émissions pour lesquelles elle demande des lettres de témoignages : "votre été français", "le plaisir en plus", "collection de haute couture hiver 84", "Les bofs et les fonceurs". Pour le second sujet, la présentatrice précise : "Il s'agit bien du plaisir amoureux et sexuel, un domaine que nous n'avons pratiquement pas abordé. Ce droit au plaisir, les couples d'aujourd'hui le revendiquent, les femmes surtout, qui en ont longtemps été exclues". Ainsi, l'émission consacrée à la nécessité de contenir les maladies vénériennes en résurgence, évoque en introduction l'épanouissement sexuel, en particulier féminin, comme une revendication contemporaine. Le discours sanitaire à suivre est mis en tension avec cette attente qui continue de se manifester et devenir un sujet médiatique depuis les années soixante, mais cette fois en l'orientant davantage sur les femmes. La présentatrice ajoute que cette demande "sincère" explique la multiplication des stages, des cours, des publications à ce sujet depuis trois ans, témoignant d'un regain d'actualité, en ce début des années 80, de la libération sexuelle comme horizon social, associée cette fois à une demande "de formation et d'information". L'appel à témoignages sur des initiatives en ce sens, toujours dans le cadre du couple, se conclut par : "Quels scrupules, quelles hésitations avez-vous eu à vaincre? Quel bilan faites-vous de cette expérience?"

Le dernier sujet portant sur la mode, la présentatrice propose aux téléspectatrices de s'inscrire pour assister à des défilés, Elle ajoute : "Si des hommes ont envie de se prononcer sur cet art que demeure la haute-couture française, ils seront les bienvenus." Aujourd'hui la vie reste bien une émission qui privilégie le public féminin selon des approches qui sont supposées l'intéresser en premier lieu. Par ailleurs, ces appels à témoignages signifient que l'émission est supposée s'écrire, sinon avec les téléspectateurs, à partir de leurs expériences. L'adresse postale où faire parvenir les courriers est indiquée sur fond rouge : "Aujourd'hui la vie - 5, 7 rue de Montessuy 75 331 Paris cedex 07." Le fait qu'Antenne 2 n'y figure laisse penser que l'émission se présente comme une production autonome, un environnement médiatique en soi. (04:48)

Intro : présentation du thème et des invités

Retour du générique sur un bouquet de fleur nimbé d'un gaz verdâtre. Martine Chardon sur le plateau de l'émission, elle regarde la caméra ou lit ses notes : "On les appelle MST, Maladies Sexuellement Transmissibles, on les croyait jugulées par les antibiotiques, appartenant au domaine du passé. Il n'en est rien, bien au contraire. La libération des moeurs, les déplacements, le tourisme lointain, l'IVG et la pilule ayant balayé les derniers tabous. Ajouté à celà, une sous-information généralisée, les jeunes sont de plus en plus menacés, voire plus gravement que leurs aînés. Le champ des MST s'est largement accru : à côté des maladies vénériennes classiques, apparaissent d'autres noms comme l'herpès, le SIDA." Elle poursuit en insistant sur l'aspect contagieux et la résistance de ces maladies, certaines d'entre elles étant "incurables". Ainsi, la présentation résonne avec les contenus de l'émission Médicale de 1969 Attention aux maladies vénériennes : recrudescence du péril vénérien, mise en cause de l'évolution des moeurs et du développement du tourisme, limites de la prise en charge. Martine Chardon présente ensuite les invités qui apparaissent tour à tour à l'image. D'abord, André Siboulet, directeur du centre OMS-MST de l'Institut Alfred-Fournier, chef de consultation des maladies urétro-génitales à l'Hôpital Saint-Louis (Siboulet, visiblement attentif à l'énonciation des différentes intitulés, approuve d'un battement de cils). Ensuite, Gilbert Tordjman, Président de l'Association mondiale de sexologie. La couverture de son livre Le couple : réalités et problèmes est montré à la caméra. (06:54)

Réalités de la recrudescence des maladies vénériennes

A la question de la présentatrice sur la réalité de la recrudescence des maladies en question, André Siboulet (t le nom et la fonction apparaissent infographiés) : "Il y a certainement une recrudescence, les techniques de recherches en laboratoire ont mis en évidence des maladies qu'on ne connaissait pas, qui existaient, mais qu'on a mis tout d'un coup en exergue." Pour expliquer ce regain de nuisance des MST, Siboulet revient sur les mouvements de population pour des raisons professionnelles ou touristiques : "Chacun se hâte d'aller se contaminer aux antipodes!" Il évoque ensuite l'inconscience face au danger en faisant allusion à la présentation faite en début d'émission des thématiques à venir d'Aujourd'hui la vie : "Tout à l'heure, on parlait des souvenirs de l'été français, et bien, à cause de cette inconscience, beaucoup auront des souvenirs douloureux à la fin des vacances!" Ainsi, dès le début de sa prestation, Siboulet tantôt informe, tantôt histrionne par des formules excessives et des allusions bouffonnes, comme s'il devait s'adapter à une télévision qui ne conçoit plus d'apprendre sans divertir. D'ailleurs Martine Chardon le recadre en lui répliquant que son intervention vise à faire peur, c'est-à-dire à amplifier une psychose suscitée par cette actualité des maladies vénériennes. Elle-même n'échappe pas à l'excès dans ses formulations puisqu'elle ajoute : "Aujourd'hui, tout le monde a l'impression d'être contaminé." Siboulet veut insister sur le fait qu'à toutes ces maladies correspond un "schéma thérapeutique pour les guérir." Un paradoxe se manifeste sur le plan épidémiologique général : les malades sont traités ponctuellement, isolément, et "on ne traite pas tout le monde en même temps". (08:43)

Le poids des jugements moraux et de la culpabilité

Se tournant vers Tordjman, la présentatrice évoque les plaintes des téléspectateurs qui se sont multipliées après une émission d'Aujourd'hui madame sur le même sujet. Or aujourd'hui, au contraire, l'évolution des mentalités les disposerait mieux à son traitement. Pour Tordjman, l'approche des MST se complique par la culpabilité qu'ils ont longtemps fait naître chez celles et ceux qui en étaient frappés. Au XXe siècle, cette approche s'oriente vers l'information, "heureusement", mais la "chape de plomb" persiste. L'autre présentateur de l'émission, Jacques Merlino, intervient à ce point pour faire état d'une lettre de téléspectatrice atteinte de syphilis, envoyée dans la perspective de participer à cette émission pour témoigner de l'accueil discriminant dont elle a été victime à l'hôpital, or cette téléspectatrice a finalement refusé de répondre à l'invitation des journalistes "parce qu'elle a eu honte, tout simplement"- selon les termes de Martine Chardon dont la voix intervient par-dessus celle de Jacques Merlino. (10:50)

Jacques Merlino s'entretient avec Sabine Malfère, étudiante en 2e année de BEP santé. Celle-ci cherche à "faire un travail sur les maladies sexuellement transmissibles" et a du mal à se documenter, y compris à l'Institut Fournier. Martine Chardon, plus intéressée par l'âge de l'invitée que par sa démarche de recherche, lui demande s'il est facile pour les personnes de son âge de parler de ce sujet. Sabine Malfère répond : "Certains jeunes ont conscience que ces maladies existent, mais pour eux, ça n'arrive qu'aux autres." Elle ajoute qu'en parler à l'école ou dans les collèges serait utile. Elle a choisi de traiter ce thème parce que c'est "tabou", elle emploie l'expression "maladies honteuses". La deuxième invitée est Madame Oberkampf qui estime que l'information doit circuler à la maison. Les parents même "libérés" restent gênés à l'idée d'évoquer le sujet. Avec ses deux fils, elle a "parlé de tout, même les sujets qui concernent les filles".

Un témoignage anonyme d'une femme mariée qui souffre d'un herpès génital

Une troisième invitée est une femme âgée, affligée d'un herpès génital, qui souhaite conserver l'anonymat. Filmée de dos, elle déclare qu'elle participe à cette émission parce qu'elle veut "aller au fond des choses". C'est en voyant une émission de télévision médicale traitant de ce sujet qu'elle a été mise sur la piste du bon diagnostic. "D'après ce qu'ils en disaient, j'ai conclu que ça correspondait trait pour trait à ce que j'avais." Une consultation chez le gynécologue a confirmé ses soupçons. N'ayant eu de relations qu'avec son mari, elle a pensé que c'était lui qui lui avait transmis la maladie. Le médecin l'a mise en garde contre un jugement hâtif. Elle a par ailleurs des problèmes gynécologiques, des "genres d'inflammations" qui ont pu mettre les médecins consultés sur d'autres pistes. Elle parait très informée, emploie des mots précis comme "prurit", "hystéro-graphie". Pendant son témoignage, le contrechamp se fait sur Tordjman qui reste mutique. Siboulet revient sur le fait qu'elle a été informée par une émission TV, comme s'il voulait insister sur l'importance des médias dans la vulgarisation du savoir médical. Il ajoute : "Ne vous inquiétez pas, ce que vous avez n'est pas bien grave!", passant sur le fait qu'elle affirme qu'elle en a souffert depuis dix ans. Martine Chardon interroge le Dr. Tordjman à propos du fait que l'herpès est l'"une des maladies psycho-somatiques les plus frappantes". Tordjman répond que le praticien doit prendre en compte "le choc moral" dont souffre le patient qui a appris la nature de sa maladie et doit faire en sorte que le conjoint en soit averti pour "éviter ce ping-pong meurtrier de la contamination". Si certaines personnes souhaitent ne pas savoir ce genre d'informations qui les perturbent, de plus en plus d'autres veulent être informés sur "la transmissibilité des maladies sexuelles". (20:31)

Exposé médical des maladies vénériennes : comment expliquer en situation d'émission-débat

Martine Chardon reprend la main pour en venir à la présentation des différentes maladies en jeu étant donné que cette émission est supposée être "essentiellement pratique". Elle les cite : "syphilis, blennorragie, gonococcie, et le SIDA - car il y a pas mal d'articles sur le SIDA, nous verrons donc à quoi il correspond." André Siboulet se lance dans "cinq minutes sur la syphilis". Il évoque la survenue de la maladie en Europe suite aux contacts pris par les explorateurs avec les indigènes des terres d'Amérique. Apparition d'un cliché microcinématographique présentant des spirochètes. Le Dr. Siboulet précise que la syphilis est une maladie "infectieuse, contagieuse, qui se contracte en général après des rapports sexuels." Il précise d'autres possibilités comme la transfusion, "mais c'est rare". Il évoque la transmission transplacentaire de la mère contaminée au foetus, distinguant la maladie "héréditaire" de cas de transmission "congénitale". Il poursuit en expliquant que les effets se produisent au bout de la période d'incubation "qui sépare le moment du rapport du moment de manifestation clinique." Cette période est variable, de 15 à 120 jours. Le Dr. Siboulet appelle la régie à envoyer des images cliniques qui décrivent les atteintes sur les organes génitaux. A l'écran se succèdent des clichés d'organes masculins où apparait un "chancre, une ulcération" avec "une base indurée qui peut être très souple" qui s'accompagne de "ganglions dans l'aine". Pour les plaies plus marquées, le médecin appelle à passer les images plus rapidement comme s'il cherchait à ménager le regard du public. Les atteintes chez les femmes sont beaucoup plus discrètes. Les chancres sont placés dans un repli de la muqueuse, "90%, on ne les voit pas". Siboulet recommande de ne pas mettre de pommades ou de crème sur ces plaies, "il faut être très prudent." L'examen de cette plaie par grattage met "en évidence l'agent de la syphilis qui est le tréponème." Ainsi, c'est à 23:53 que le médecin nomme la bactérie montrée à l'écran à 21:32. Il faut à la téléspectatrice et au téléspectateur relier l'information à l'image qui lui a correspondu après plus d'une minute de délai séparant l'un de l'autre, avec des informations connexes données dans l'intervalle (essentiellement centrées sur la syphilis congénitale). Une telle opération paraît impossible dans cette situation d'absorption passive du flux télévisuel. Le Dr. Siboulet recommande de multiplier les examens de sang pendant la grossesse. La maladie est bénigne si le traitement est précoce "parce que la pénicilline garde encore toute son efficacité".

Martine Chardon demande au Dr. Siboulet d'expliquer la nature et les effets de la blennorragie et la gonococcie. Le médecin sourit en rappelant qu'il doit faire des explications rapides pour convenir au tempo télévisuel : "On fait des flashs". Ceci ne l'empêche pas de faire des détours en périphrasant la gonococcie comme "la plus vieille maladie du monde" et en rappelant que Rabelais la dénommait "pisse chaude". Elle se manifeste par "un écoulement au niveau des organes génitaux" (dix secondes plus tard, un cliché clinique montre un cas de cet écoulement depuis l'orifice uro-génital). Là encore, elle donne sujet à un paradoxe. Si on est bien armé pour lutter contre elle, il n'en reste pas moins que le nombre de cas augmente. En France, il faut parler de 450000 cas par an, et au Brésil de 20000 cas par jour. "C'est une maladie qui monte bien qu'on la traite très facilement". Après une période d'incubation de 3-4 jours, la gonococcie se manifeste par une "sécrétion purulente au niveau de la verge". Chez la femme, elle ne se manifeste pas, si bien que c'est la maladie dont elle témoigne chez le conjoint qui l'incite à consulter (ce dernier contenu est déjà énoncé dans l'émission "Attention aux maladies vénériennes" de l'Emission médicale de 1969 également dans Medfilm) . A l'écran, plusieurs clichés de l'organe génital féminin dont les atteintes sont invisibles. Si chez l'homme, la maladie est locale, elle est générale chez la femme "puisqu'on ne fait pas le diagnostic tout de suite". Le médecin fait une pause puis demande : "Vous voulez que je commente un peu les images?" Or ces images étant déjà passées, et comme il coûte à la télévision de les diffuser étant donné leurs contenus, il devient évident que le médecin a raté pour de bon l'occasion de les commenter. Cette absence de coordination entre parole et images au moment d'une explication de santé publique résulte d'une absence de séquençage stricte de l'émission. Cette explication se déclenche selon l'initiative de la présentatrice, sans que la régie puisse raccorder de manière exacte le lancement des images avec les parties correspondantes dans une réponse faite "à chaud". (28:41)

Madame Oberkampf saisit l'occasion de l'évocation faite par Siboulet de la recrudescence des maladies au Brésil pour évoquer le cas des homosexuel, "nombreux là-bas", qui s'y exposent par le "lubrifiant" qu'ils emploient. Martine Chardon essaie de recadrer un débat qui risque de verser dans la conversation de comptoir. Pour Siboulet, les homosexuels sont davantage menacés de manière générale parce qu'ils changent souvent de partenaires, "mais les moeurs changent."

Supplementary notes

(français)
A propos de la présentatrice et du présentateur de l'émission :

Martine Chardon

Martine Chardon a eu un parcours de journaliste partagé entre la présentation des émissions et l'animation de débats sur des sujets de société. Après un casting, elle devient speakerine pour FR3 Marseille en 1973. Elle devient speakerine pour Antenne 2 en 1976. Elle collabore ensuite à Aujourd'hui Madame dès 1980, puis anime régulièrement l'émission Aujourd'hui la vie entre 1982 et 1986. Quand TF1 ouvre son antenne le matin, en 1987, Martine Chardon prend en charge la production et l'animation des matinées puis, jusqu'à l'été 1988, elle est responsable d'une carte blanche quotidienne qui l'amène à interviewer des personnalités, politiques notamment. En 2001, elle anime des débats sur la santé dans le cadre de soirées thématiques des chaînes Forum et Planète. En 1994 et 1995, elle assure une chronique santé quotidienne pour la matinale de RMC. De 1991 à 2003, elle co-présente Agapè sur France 2 le premier dimanche de chaque mois, émission commune à Présence protestante et au Jour du Seigneur. Il s'agit de débats sur les grands problèmes d'actualité. Cette émission a reçu le Prix du Sénat pour le meilleur débat télévisé en 1998. Elle collabore à Femme Actuelle pour la rubrique santé. De 1996 à 2003, elle a régulièrement animé des débats pour le CNED, avec des scientifiques et des universitaires sur les problèmes d’éducation, réalisés en direct du Futuroscope de Poitiers et diffusés par l'Éducation nationale.

Jacques Merlino

Après des études de droit et de sciences politiques financées par des petits boulots difficiles mais formateurs, Jacques Merlino commence par piger pour le journal Le Monde, puis pour L'Express, Elle et finalement la télévision où il entre à Antenne 2 en 1977. Il y exerce tous les métiers du journalisme audiovisuel. D'abord grand reporter spécialisé en économie, il devient présentateur du journal de 23 h en 1981. Trois ans plus tard, il est producteur et présentateur d'Aujourd'hui la vie. Lorsque cette émission s'arrête, il revient à la rédaction pour diriger le service de politique étrangère où il couvre les grandes crises qui ont marqué le dernier quart du vingtième siècle. En 2012, Ii publie Profession Reporter, un livre de mémoires sur les coulisses du grand reportage.

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Joël Danet