Difference between revisions of "Les névroses post-traumatiques"

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|Générique Principal=Images René Gosset /
 
Son Joël Courtinat /
 
Son Joël Courtinat /
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dédié à la mémoire de Raymond de Saussure /
 
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Acteur Alexandre Rignault dans le rôle du Professeur Charcot
 
Acteur Alexandre Rignault dans le rôle du Professeur Charcot
|Sujet=<translate>Les névroses post-traumatique : brèf rappel historique et succession de cas cliniques.</translate>
 
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|Résumé=<translate>Le film retrace l'histoire de la névrose post-traumatique de Charcot et Freud à la période contemporaine pour poursuivre sur des exemples de différents cas cliniques, en situation de consultation, et poser ainsi différents problèmes : celui de la difficulté de différenciation entre « paralysies hystériques et atteintes neurologiques », mais aussi celui de la faible reconnaissance du trouble qui amème à une multiplication des examens médicaux, souvent sans penser le symptôme comme un langage, une communication alternative aux mots. L'isolement social, la douleur et la détresse des patients, la stigmatisation en tant que « simulateur » seront aussi abordés. Le film se place principalement comme un élément pédagogique pour aider le praticien au diagnostic. </translate>
 
|Résumé=<translate>Le film retrace l'histoire de la névrose post-traumatique de Charcot et Freud à la période contemporaine pour poursuivre sur des exemples de différents cas cliniques, en situation de consultation, et poser ainsi différents problèmes : celui de la difficulté de différenciation entre « paralysies hystériques et atteintes neurologiques », mais aussi celui de la faible reconnaissance du trouble qui amème à une multiplication des examens médicaux, souvent sans penser le symptôme comme un langage, une communication alternative aux mots. L'isolement social, la douleur et la détresse des patients, la stigmatisation en tant que « simulateur » seront aussi abordés. Le film se place principalement comme un élément pédagogique pour aider le praticien au diagnostic. </translate>
 
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|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=<translate>Chaque cas est présenté ou commenté par un commentaire en voix off. Chaque cas pose une nouvelle question (sociale ou médicale). Un premier témoignage de patient, sur le vif, sans commentaires, précède un supplément de commentaires qui rajoute des informations ou pose des questions. Au moment où la question de la non reconnaissance du trouble se pose, les entretiens de patients deviennent extrêment émouvants et dures pour celui-ci. L'utilisation du gros plan montre l'émotion monter, puis un plan plus large permet de retrouver une distance pudique, devant le patient dont la voix se trouble ; coupure brutal par le commentaire et enchaînement par un nouveau cas. </translate>
 
|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=<translate>Chaque cas est présenté ou commenté par un commentaire en voix off. Chaque cas pose une nouvelle question (sociale ou médicale). Un premier témoignage de patient, sur le vif, sans commentaires, précède un supplément de commentaires qui rajoute des informations ou pose des questions. Au moment où la question de la non reconnaissance du trouble se pose, les entretiens de patients deviennent extrêment émouvants et dures pour celui-ci. L'utilisation du gros plan montre l'émotion monter, puis un plan plus large permet de retrouver une distance pudique, devant le patient dont la voix se trouble ; coupure brutal par le commentaire et enchaînement par un nouveau cas. </translate>
 
|Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?=<translate>Le sujet est présenté par un préambule écrit qui défile sur fond du célèbre tableau de Charcot donnant un cours à la Salpêtrière. La narration est documentaire, après un rappel historique de cette pathologie, construite sous la forme d'une reconstitution de cours de Charcot, les séquences de consultations de cas cliniques se succèdent sous le seul élément sonore des commentaires en voix off. </translate>
 
|Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?=<translate>Le sujet est présenté par un préambule écrit qui défile sur fond du célèbre tableau de Charcot donnant un cours à la Salpêtrière. La narration est documentaire, après un rappel historique de cette pathologie, construite sous la forme d'une reconstitution de cours de Charcot, les séquences de consultations de cas cliniques se succèdent sous le seul élément sonore des commentaires en voix off. </translate>
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|Public=<translate>Corps médical : « La projection de ce film est strictement réservée au corps médical »</translate>
|Audience locale, nationale, internationale ?=Les archives du CRI comportent la traduction des commentaires et dialogues du film en anglais,  sous le titre The post-traumatic neuroses – From Charcot to Freud, ce qui suggère que le film connut une audience internationale.
 
 
|Descriptif libre=<translate>Encart : « La projection de ce film est strictement réservée au corps médical. » sur fond noir.
 
|Descriptif libre=<translate>Encart : « La projection de ce film est strictement réservée au corps médical. » sur fond noir.
 
Logo : Cinémathèque Delagrange
 
Logo : Cinémathèque Delagrange
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CNASM (Centre National de Documentation Audiovisuelle en Santé Mentale) - DVD et VHS</translate>
 
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Revision as of 15:43, 6 June 2016

 

Les névroses post-traumatiques – De Charcot à Freud...


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Title Les névroses post-traumatiques – De Charcot à Freud...
Year of production 1975
Country of production
Director(s) Éric Duvivier
Albert Luzuy
Scientific advisor(s)
Duration 43 minutes
Format Parlant - Couleur - 16mm
Original language(s) French
Production companies Science et films
Commissioning body Laboratoire Delagrange
Archive holder(s) CILCERIMESCNASM
Warning: this record has not been reviewed yet and may be incomplete or inaccurate.

Main credits

Content

Theme

<translate>Les névroses post-traumatique : brèf rappel historique et succession de cas cliniques.</translate>

Main genre

Synopsis

<translate>Le film retrace l'histoire de la névrose post-traumatique de Charcot et Freud à la période contemporaine pour poursuivre sur des exemples de différents cas cliniques, en situation de consultation, et poser ainsi différents problèmes : celui de la difficulté de différenciation entre « paralysies hystériques et atteintes neurologiques », mais aussi celui de la faible reconnaissance du trouble qui amème à une multiplication des examens médicaux, souvent sans penser le symptôme comme un langage, une communication alternative aux mots. L'isolement social, la douleur et la détresse des patients, la stigmatisation en tant que « simulateur » seront aussi abordés. Le film se place principalement comme un élément pédagogique pour aider le praticien au diagnostic. </translate>

Context

<translate></translate>

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

<translate>Chaque cas est présenté ou commenté par un commentaire en voix off. Chaque cas pose une nouvelle question (sociale ou médicale). Un premier témoignage de patient, sur le vif, sans commentaires, précède un supplément de commentaires qui rajoute des informations ou pose des questions. Au moment où la question de la non reconnaissance du trouble se pose, les entretiens de patients deviennent extrêment émouvants et dures pour celui-ci. L'utilisation du gros plan montre l'émotion monter, puis un plan plus large permet de retrouver une distance pudique, devant le patient dont la voix se trouble ; coupure brutal par le commentaire et enchaînement par un nouveau cas. </translate>

How are health and medicine portrayed?

<translate>Le sujet est présenté par un préambule écrit qui défile sur fond du célèbre tableau de Charcot donnant un cours à la Salpêtrière. La narration est documentaire, après un rappel historique de cette pathologie, construite sous la forme d'une reconstitution de cours de Charcot, les séquences de consultations de cas cliniques se succèdent sous le seul élément sonore des commentaires en voix off. </translate>

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

<translate>Circuit médical</translate>

Presentations and events associated with the film

<translate></translate>

Audience

<translate>Corps médical : « La projection de ce film est strictement réservée au corps médical »</translate>

Local, national, or international audience

Description

<translate>Encart : « La projection de ce film est strictement réservée au corps médical. » sur fond noir. Logo : Cinémathèque Delagrange

Le tableau de Brouillet Une leçon clinique de Charcot à la Salpêtrière en fond, un texte défile : « Les malades de ce film ont tous été victimes d'un accident de transport ou de travail qui a déclenché des troubles névrotiques. Il ne s'agit dans aucun cas du « syndrome subjectif des traumatisés du crâne » ; ils présentent les symptômes regroupés par Charcot dès 1885 sous le terme de « névrose hystéro-traumatique » associant parfois hystérie et neurasthénie. Ces études cliniques ont été décisives pour Freud puisqu'elles ont marqué un tournant dans l'orientation de ces travaux et l'ont mis sur la voie de la découverte de la psychanalyse. » Un zoom avant s'effectue au fur et à mesure sur Charcot et la femme qu'il tient (sur le tableau).

Suivent des bruits de train, alors que la caméra balaye une gravure représentant un train, un accident, des personnes ensanglantés au sol - bruits de cris ; accompagnés du commentaire : « Tout récemment, l'hystérie mâle a été étudiée en Amérique par Messieur Podnam et Walton. Principalement à la suite de traumatismes et plus spécialement des accidents de chemin de fer, les victimes demandent tout naturellement des dommages et intérêts aux compagnies. On plaide ; des miliers de dollards sont dans la balance. Ces éclats nerveux, graves et tenaces, qui se présentent à la suite des collisions de ce genre, et qui mettent les victimes dans l'impossibilité de se rendre à leur travail ou de se livrer à leurs occupations pendant des périodes de plusieurs mois ou même de plusieurs années, ne sont souvent que de l'hystérie, rien que de l'hystérie. »

Le titre et le générique apparaît sur plusieurs vues de la la façade de l'hôpital de la Salpêtrière, dont la grille s'ouvre au paroxysme de la musique (Richard Strauss, Introduction (Einleitung) de Also Sprach Zarathustra, 1886 (insipiré d'un poème de Nietzsche) ; musique rendue célèbre par le générique de 2001, Odysée de l'espace, S. Kubrick, 1968).

Un nouveau commentateur lit un passage des Oeuvres Complètes de J.M. Charcot, portant sur un cas clinique – sous des images de la couverture du livre, de la page lue, et d'une gravure illustrant l'accident dont il est question. Pour illustrer le propos, des scènes de cours de Charcot en amphithéâtre ont été reconstituées par des acteurs. Le son vient de l'acteur jouant Charcot mais aussi des commentaires en voix off.

Scène de patient filmé : la grande crise décrite par Charcot. Cette scène de crise peut être mise en parallèle avec celle du film réalisé par Eric Duvivier, Hystérie, langage du corps, Laboratoires Delagrange, 1967, qui met en scène la crise d'une femme mais qui est filmée de la même manière. Les seuls sons présents sont ceux des cris de l'homme. Le commentaires explique que l'accident est un « provocateur de la névrose » et que bien qu'il n'y ait pas d'origines organiques, la notion de conflit psychique introduite par Freud est décisice.

Un nouveau patient introduit le terme de synistrose. Ici, le cas permet de soulever la difficultée de dissocier le trouble de la simulation (notamment pour les cas de demandes d'indemnisation). Le patient et médecin parlent en italien (pas de sous-titres), le patient suivant en allemand. Les archives du CRI indiquent que l'abscence de sous-titres est intentionel par la mention : « dialogues italo-allemand (pas de s/ titres)). Un commentaire sur le cas clinique filmé distingue les paralysies hystériques des atteintes neurologiques, par une comparaison de la marche de deux hémiplégiques. Suit un examen clinique d'un patient, certes rétabli sous « narcose barbiturique », mais « le retour à la vigilance entraîne la réapparition du symptôme » : montre l'importance de l'état de conscience, d'où suit une épreuve de sommeil avec enregistrement électroencéphalographique et électromyographique qui permet de montrer que la contracture cesse pendant le sommeil.

Plusieurs séquences de patients filmés, en situation de consultation. Le comportement des patients est assimilé à un langage : « La relation avec ce type de malade s'avère souvent difficile. Le malade, rivé à sa douleur, ne livre rien en dehors d'elle. Ce comportement est un langage, une forme de communication. Le malade tente à attirer l'attention de son entourage sur sa détresse morale, sur sa faiblesse physique. Il se pose en victime. Ces visages (…) expriment tous un martyre silencieux, mime pathétique de la souffrance. », commentaire durant lequel se succèdent les gros plans sur des visages de patients.

Un autre patient en consultation, explique ses symptômes ; il dit « mais je suis pas fou (…) c'est comme ma mère, on me prend toujours pour un imbécile ». Un autre patient, transplanté, explique son éloignement familial. Les conditions de travail des immigrés seraient favorables à la névroses – images de bâtiments en travaux et en chantier. Un gros plan sur une personne qui passe au feu rouge, sous des bruits de crissement de pneus introduit le témoignage du patient suivant dont le commentaire présente son cas (« neurasthénie après accident en traversant un passage clouté »). Le patient parle ; s'alternent gros plan/ très gros plan/ plan plus large pour voir le dos du médecin (ce qui pose la situation de consultation) ; ce cas pose le problème de la difficulté de reconnaissance du trouble par les experts médicaux légaux. Un nouveau patient se présente lui même (pas de commentaire introductif) et poursuit sur le problème de la multiplication d'examens couteux », « alors que le problème, est ailleurs ». Un nouveau cas montre que la névrose post-traumatique peut aussi concerner les plus jeunes (ici, un garçon d'une quinzaine d'années). Les malades se succèdent encore ; l'un d'abord allongé, parle de son père violent dans son enfance, puis assis, explique comment il se retrouve en conflit brutal avec un supérieur exigeant.

Le dernier cas, très interéssant, possède des troubles très importants de la parole suite à un accident qui causa la mort de sa femme. Cet homme, très alerte, sait que sa situation est probalement d'origine inconsciente. Le même patient est montré sept ans après, présentant une régression impressionante des troubles ; il raconte les différents diagnostiques (psychiques ou organiques) posés par plusierurs médecins, son traitement et son ressenti de façon très claire : « c'est clair que pour moi, c'est toujours grimper, grimper, et je ne suis pas encore en haut vous savez ».

Sous la musique douce du générique, les visages modifiés des patients se succèdent. « Malgré les travaux de Charcot et Freud, les mécanismes de la névrose post-traumatique, les symptômes de conversion et même l'hypnose sont loin d'être élucidés. Mais c'est à partir de ces recherches que Freud a jeté les bases de la psychopathologie moderne et prouvé l'existence de l'inconscient. Il élabore la théorie psychanalytique fondée sur les notions de pulsion et de défence, de refoulement et de conflit. Dépassant les perspectives mécanistes de ses contemporains, Freud introduit la dimension véritablement humaine du désir. »

Fonds Eric Duvivier code 425.</translate>

Supplementary notes

<translate>CIL - Cote 425 + dossier sur le film (brochure recto-verso avec fiche technique et synopsis en français, commentaires en français et en anglais, deux autorisations de patients)

CERIMES - DVD n° 08654 (+ U-matic + BétaSP)

CNASM (Centre National de Documentation Audiovisuelle en Santé Mentale) - DVD et VHS</translate>



Contributors

  • Record written by : Caroline Ruebrecht