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Renforcer l’autonomie des hôpitaux dans leur gestion et leur management en externe comme en interne :
 
Renforcer l’autonomie des hôpitaux dans leur gestion et leur management en externe comme en interne :
  
Etablir des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyen sources d’une véritable autonomie avec la gouvernance régionale.
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Etablir des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyen sources d’une véritable autonomie avec la gouvernance régionale.
Renforcer la gouvernance interne par les pôles d’activité, en redéfinissant leur périmètre pour conduire à l’excellence clinique, en recherche et en enseignement. Le chef de pôle est nommé par vote de la communauté médicale et approuvé par le Directoire. Le projet et le contrat de pôle sont les outils supports pour garantir l’autonomie de l’entité « pôle » qui doit être régulièrement évalué.
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Renforcer la gouvernance interne par les pôles d’activité, en redéfinissant leur périmètre pour conduire à l’excellence clinique, en recherche et en enseignement. Le chef de pôle est nommé par vote de la communauté médicale et approuvé par le Directoire. Le projet et le contrat de pôle sont les outils supports pour garantir l’autonomie de l’entité « pôle » qui doit être régulièrement évalué.
  
 
''Refondre le systèmes des soins de ville :''
 
''Refondre le systèmes des soins de ville :''
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Cette GT sera pilotée par un bureau composé de trois collèges : un collège des représentants des professionnels de santé, un collège de professionnels non-inscrits dans des structures syndicales, un collège institutionnel et citoyen. Elle contractualisera avec la gouvernance régionale (l’URCAM) selon des objectifs et des moyens en phase avec les missions.
 
Cette GT sera pilotée par un bureau composé de trois collèges : un collège des représentants des professionnels de santé, un collège de professionnels non-inscrits dans des structures syndicales, un collège institutionnel et citoyen. Elle contractualisera avec la gouvernance régionale (l’URCAM) selon des objectifs et des moyens en phase avec les missions.
 
Correspondant à une vraie décentralisation de la gouvernance des soins de ville à l’échelle territoriale, cette GT sera responsable de la bonne réalisation des missions des professionnels de santé de ville (accès aux soins, permanence des soins ambulatoires (PDSA) formation des internes, santé publique, bon fonctionnement des pôles médicaux de proximité…) et de l’adéquation des moyens financiers et technologiques avec ces missions. Outre le budget de fonctionnement, elle gérera des budgets de certaines missions comme la PDSA.
 
Correspondant à une vraie décentralisation de la gouvernance des soins de ville à l’échelle territoriale, cette GT sera responsable de la bonne réalisation des missions des professionnels de santé de ville (accès aux soins, permanence des soins ambulatoires (PDSA) formation des internes, santé publique, bon fonctionnement des pôles médicaux de proximité…) et de l’adéquation des moyens financiers et technologiques avec ces missions. Outre le budget de fonctionnement, elle gérera des budgets de certaines missions comme la PDSA.
    Chaque territoire sera obligatoirement doté d’une gouvernance territoriale, ce qui devrait conduire à la constitution de près de 550 structures. Le respect du cahier des charges prévus par la loi sera vérifié par les URCAM (i.e. la gouvernance régionale des soins).
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Chaque territoire sera obligatoirement doté d’une gouvernance territoriale, ce qui devrait conduire à la constitution de près de 550 structures. Le respect du cahier des charges prévus par la loi sera vérifié par les URCAM (i.e. la gouvernance régionale des soins).
 
Sous la responsabilité de la gouvernance territoriale, des pôles médicaux de proximité (PMP) seront créés pour structurer l’offre et garantir la bonne réalisation des missions prioritaires à l’échelle locale.
 
Sous la responsabilité de la gouvernance territoriale, des pôles médicaux de proximité (PMP) seront créés pour structurer l’offre et garantir la bonne réalisation des missions prioritaires à l’échelle locale.
 
L’accès aux soins primaires à tout moment permettra de désengorger les urgences hospitalières. La reconstruction d’une offre efficace en PDSA passera par la formation des internes aux soins d’ugence, une rémunération adéquate des maîtres de stage et des internes, un paiement par les patients identique en ville et à l’hôpital, une sécurisation des sites de PDSA. Parmi les missions des pôles médicaux de
 
L’accès aux soins primaires à tout moment permettra de désengorger les urgences hospitalières. La reconstruction d’une offre efficace en PDSA passera par la formation des internes aux soins d’ugence, une rémunération adéquate des maîtres de stage et des internes, un paiement par les patients identique en ville et à l’hôpital, une sécurisation des sites de PDSA. Parmi les missions des pôles médicaux de

Revision as of 19:57, 2 September 2021

 

Les hôpitaux


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Title Les hôpitaux
Series Le Monde où vous vivez
Year of production 1964
Country of production France
Director(s) Colette Thiriet
Scientific advisor(s) Henri Péquignot
Duration 21 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Original language(s) French
Production companies IPN
Commissioning body CNDP
Archive holder(s) Canopé (CNDP)

Main credits

(français)
« C'était une émission de Jacques Terrasson »« Directeur de la photographie André Villard »« Réalisation Colette Thiriet »

Content

Medical themes

Theme

(français)
Histoire de l'hôpital et présentation de ce qu'il est aujourd'hui.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Un animateur présente l'hôpital en l'inscrivant dans son histoire, puis invite deux acteurs de la vie hospitalière à débattre de la qualité de ses services aujourd'hui. "Reportage en CHU sur les appareillages modernes et l'accueil du malade, puis discussion en plateau sur la couverture hospitalière en France avec Mr Faucon, Secrétaire général de la Fédération hospitalière de France et Vice-président de la Fédération internationale, et le Docteur Prettignot (?), professeur à la Faculté de médecine de Paris." [résumé MédiaScérén]

Context

(français)
Le film se situe ans après la grande réforme hospitalière de 1958, initiée par Robert Debré, avec la modernisation structurelle du système et la création des CHU qui combinent le soin, l'enseignement et la recherche. Les mesures liées à la réforme sont les suivantes.

Refondre l'hôpital

Le management des hôpitaux sera géré à l’échelle régionale et non plus locale. Les élus régionaux remplacent les élus locaux dans le collège du conseil de surveillance des hôpitaux.

Pour instaurer un management plus coopératif entre les soignants et les administratifs, c’est la communauté médicale et non le directeur de l’établissement qui choisira ses représentants au Directoire par un vote et le profil des dirigeants sera diversifié (au-delà de EHESP) Favoriser et professionnaliser l’évolution des médecins vers des postes managériaux pour réaliser un renouvellement profond de la conception et de la pratique du management médical.

Renforcer l’autonomie des hôpitaux dans leur gestion et leur management en externe comme en interne :

Etablir des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyen sources d’une véritable autonomie avec la gouvernance régionale. Renforcer la gouvernance interne par les pôles d’activité, en redéfinissant leur périmètre pour conduire à l’excellence clinique, en recherche et en enseignement. Le chef de pôle est nommé par vote de la communauté médicale et approuvé par le Directoire. Le projet et le contrat de pôle sont les outils supports pour garantir l’autonomie de l’entité « pôle » qui doit être régulièrement évalué.

Refondre le systèmes des soins de ville :

Une gouvernance territoriale (GT) des soins de ville de proximité à l’échelle d’au plus quatre bassins de vie (couvrant environ 120 000 habitants mais dont le périmètre dépendra aussi des besoins de santé) sera créée. Cette GT sera pilotée par un bureau composé de trois collèges : un collège des représentants des professionnels de santé, un collège de professionnels non-inscrits dans des structures syndicales, un collège institutionnel et citoyen. Elle contractualisera avec la gouvernance régionale (l’URCAM) selon des objectifs et des moyens en phase avec les missions. Correspondant à une vraie décentralisation de la gouvernance des soins de ville à l’échelle territoriale, cette GT sera responsable de la bonne réalisation des missions des professionnels de santé de ville (accès aux soins, permanence des soins ambulatoires (PDSA) formation des internes, santé publique, bon fonctionnement des pôles médicaux de proximité…) et de l’adéquation des moyens financiers et technologiques avec ces missions. Outre le budget de fonctionnement, elle gérera des budgets de certaines missions comme la PDSA. Chaque territoire sera obligatoirement doté d’une gouvernance territoriale, ce qui devrait conduire à la constitution de près de 550 structures. Le respect du cahier des charges prévus par la loi sera vérifié par les URCAM (i.e. la gouvernance régionale des soins). Sous la responsabilité de la gouvernance territoriale, des pôles médicaux de proximité (PMP) seront créés pour structurer l’offre et garantir la bonne réalisation des missions prioritaires à l’échelle locale. L’accès aux soins primaires à tout moment permettra de désengorger les urgences hospitalières. La reconstruction d’une offre efficace en PDSA passera par la formation des internes aux soins d’ugence, une rémunération adéquate des maîtres de stage et des internes, un paiement par les patients identique en ville et à l’hôpital, une sécurisation des sites de PDSA. Parmi les missions des pôles médicaux de proximité, l’optimisation des parcours des patients chroniques passera par l’établissement d’un contrat thérapeutique entre le patient, l’assurance maladie et le médecin coordinateur (le médecin traitant, la plupart du temps). Ce contrat thérapeutique comportera les engagements de chaque partie pour réaliser une prise en charge optimale et optimiser la qualité de vie du patient. Il comprendra entre autres le programme personnalisé de soins et les informations clés à connaître sur la pathologie. Ce contrat sera signé par les parties au moment de la reconnaissance par l’Assurance Maladie de la nature « Affection de longue durée » de la pathologie, ouvrant droit au remboursement à 100% Ces pôles médicaux de proximité, sous la responsabilité de la gouvernance territoriale, seront évalués régulièrement par les Pouvoirs Publics (Institut pour la Qualité et l’Equité en Santé (IQES), pôle institutionnel de santé publique, cf infra) dans un objectif d’amélioration des pratiques et d’atteinte des objectifs fixés. Cette évaluation permettra que la labéllisation des pôles par l’IQES soit fluide, facile à gérer pour les professionnels et vécue comme source d’amélioration des pratiques et des conditions de vie professionnelles. La participation de l’ensemble des professionnels de santé à ce PMP sera libre et les membres resteront indépendants. L’incitation à l’adhésion sous forme de convention sera liée à l’accès à des moyens technologiques et à des fonctions support qui amélioreront sensiblement la qualité des pratiques.

Afin de mieux valoriser l’enseignement médical en ville, un doublement du nombre d’enseignants en médecine générale sera proposé.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : Yes.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : Yes.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : Yes.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
La visée de cette émission est pédagogique. Les enfants en classe étant le public visé, le documentaire privilégie la mise en scène de patients enfants. De même, l'animateur cherche à simplifier son discours en s'appuyant sur des exemples tirés de la vie courante. Cependant, la dernière séquence qui met en jeu, lors d'un débat rassemblant des spécialistes, la gouvernance de l'institution hospitalière et son inscription territoriale, échappe complètement au contrôle de l'animateur et sans doute à l'attention des enfants.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La partie documentaire de l'émission présente tous les aspects de l'hôpital : la prise en charge du malade, les possibles interventions menées, la vie du malade guidée par le personnel soignant. Il s'agit de montrer l'hôpital comme une structure multiple, renfermant à la fois les soins permis par l'avancée de la recherche médicale et les différents services structurant la vie quotidienne.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Télévision

Presentations and events associated with the film

(français)
Dossier pédagogique CNDP

Audience

(français)
Scolaire

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Introduction : présentation du sujet

En caméra subjective, une voiture emboutie au son d'une sirène. En très gros plan, l'inscription « Hôpital Marmottant ». Sans transition, un animateur en plateau qui présente le sujet de l'émission. S'adressant directement aux jeunes téléspectateurs, il leur évoque l'hôpital : « Certains ou certaines d'entre vous ont connu son ambiance, souvenez-vous. » Il ne dissimule pas l'idée qu'un séjour hospitalier est une épreuve : « Vous subissez : votre destin ne vous appartient plus. »

Fonctionnement de l'hôpital, mise en perspective historique

Nouvelle séquence documentaire. Plans d'un couloir, d'une chambre stérile, des instruments de chirurgie sur une table. Séquence d'opération : plans sur les appareils, sur un poumon artificiel, sur un rein artificiel, sur un laboratoire pour montrer la spécialisation des soins. Séquence sur la vie quotidienne de l'hôpital avec : - les repas : plans sur les assiettes pleines, sur les enfants mangeant dans leurs lits avec l'aide d'une infirmière. - les soins journaliers administrés par des infirmières. Tous ces plans sont extraits de "Hôpital silence", film CNDP de Bernard Bachelart réalisé en 1958. Il est intéressant de voir que dans le film original, aucun commentaire ne leur est associé, le film se présentant comme une évocation immersive dans les lieux de l'hôpital, selon une structure mosaïcale qui emprunte au registre de la symphonie urbaine. Pour Les hôpitaux, la bande-son originale des plans recyclés est remplacée par une musique d'orgue abstraite sur laquelle se superpose le commentaire de l'animateur qui insiste sur la modernité des équipements, la conception diététique des repas et la présence importante du personnel infirmier. Il semble que le commentaire se construit en direct, réagissant au défilement des images, à la manière d'un commentaire de rencontre sportive. À noter que ce procédé se manifeste aussi dans un autre film de Colette Thiriet, également réalisé en 1964 : Le travail à la chaîne. Transition avec la séquence historique : « Mais l'hospitalisé a-t-il toujours bénéficié de soins éclairés ? » Gravures, estampes, dessins pour décrire des "hôtels dieux où l'on accueille des enfants, des malades sans que soit pris en compte la nature du mal dont ils souffrent. Au XIVe siècle, les services deviennent différenciés avec les constructions de Bicêtre et La Salpétrière. "Mais les constructions hospitalières conservent l'aspect sombre de casernes." Si les laboratoires se développent, le "régime de la salle commune" tend à persister. Les débats sur le système hospitalier ont su prendre en compte l'amélioration de l'accueil des malades. Cette dernière observation prépare la transition avec le débat qui fait l'objet de la dernière séquence.

Le débat : la priorité de l'hôpital aujourd'hui : la qualité de la performance médicale ou celle de l'accueil et du séjour?

Retour au plateau : l'animateur est assis à une table, entouré de deux invités : M. Faucon, Secrétaire général de la Fédération hospitalière de France et Vice-président de la Fédération internationale, et le Dr Henri Péquignot, présenté comme "Professeur à la Faculté de médecine de Paris" (il est gérontologiste).La discussion, engagée par l'animateur, s'engage sur la qualité des services proposés par l'hôpital. Il s'agit d'abord de rappeler la complexification récente de la répartition territoriale du service hospitalier : hôpitaux ruraux, centres hospitaliers, CHU se complètent pour répondre à toute la gamme de complexité des cas. Si le Dr Péquignot insiste sur le fait que "chaque hôpital a le potentiel technique approprié", il laisse M. Faucon déplorer qu'il n'en est pas de même du point de vue de l'accueil et des conditions de séjour. Celui-ci reconnaît toutefois que la salle commune a presque disparu et qu'il s'agit d'un progrès indéniable. Pour le Dr Péquignot, il s'agit de faire appel au citoyen pour combler ces carences du système. En quelque sorte, il sollicite l'enfant -élève qui est supposé regarder le film en tant que futur contribuable. Il est évident, de toute façon, que l'émission, à ce stade, ne lui est plus directement adressée, mais à son entourage adulte, parents et cadres enseignants.
M. Faucon rappelle que la gestion de l'hôpital est confiée à des médecins, mais aussi à des élus comme le maire et des conseillers municipaux. Le Dr Péquignot insiste sur la nécessité d'équiper davantage les hôpitaux pour les rendre plus performants. Selon lui, un pays défend son rang par "la qualité de ses hôpitaux". Il s'agit, entre lui et M. Faucon, de la confrontation de deux points de vue : il s'agit d'améliorer pour l'un la performance, pour l'autre les conditions de séjour. En toile de fond, la réforme hospitalière de 1958 initiée par Bernard Debré, avec la mise en place des CHU et le développement de l'appareil gestionnaire de l'hôpital dont les médecins ne sont plus le centre.

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : France Garat, Joël Danet