Difference between revisions of "Les Villages Sanatoriums de haute altitude - Le Saranac Français"

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|Titre=Les Villages Sanatoriums de haute altitude - Le Saranac Français
 
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|Année de production=1924
 
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|Texte=« Les Villages Sanatoriums de haute altitude ; Le Saranac Français ; “The French Saranac” ; Association reconnue d’utilité publique ; Siège Social : 4, Rue Castellane, PARIS ».
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|Texte=Au début des années 30 la tuberculose enlève 150 000 français par an. Afin de remédier à ce fléau, l’Association de Villages Sanatoriums propose de construire un village sanatorium sur le modèle du village Trudeau à saranac (Etats-Unis). C’est au cœur d’une nature préservée, sur le plateau de Passy Praz-Coutant (1300 m d’altitude) situé en Haute-Savoie, que l’association a décidé d’établir son projet. Proche du village d’Assy, de la station de chemin de fer du Fayet-St. Gervais et complètement abrité du vent par la chaîne des Fiz, le plateau est l’endroit idéal pour la construction d’une telle structure. Après avoir établi le contexte historique et géographique du projet, nous assistons à la pose de la première pierre du village sanatorial le 30 juin 1924. Au beau milieu d’une prairie de montagne, des hommes et des femmes, certainement des membres de l’Association et des futurs donateurs, prennent part aux festivités. L’évènement est franco-américain. Le docteur Bruno, promoteur du projet leur expose les plans du futur village tandis que MM. Trouillot, Préfet de la Haute-Savoie représentant le gouvernement, et le Comte de Guébriant, Vice-Président de l’Association, posent la première pierre du village. L’aide apportée par les philanthropes américains est mise en avant. Le Docteur Bruno, après un exposé technique du village sanatorium, annonce que dès octobre 1925 une centaine de malades pourront y faire leur cure. Après un vin d’honneur, la journée inaugurale se termine par la visite du plateau supérieur de Pleine-Joux et une promenade au Lac Vert.
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|Texte=Au début des années 1930, la tuberculose tue 150 000 Français par an. Afin de remédier à ce fléau, l’Association de Villages Sanatoriums propose de construire un village sanatorium sur le modèle du village Trudeau de Saranac (Etats-Unis). C’est au cœur d’une nature préservée, sur le plateau de Passy Praz-Coutant (1300 m d’altitude) situé en Haute-Savoie, que l’association a décidé d’établir son projet. Proche du village d’Assy, de la station de chemin de fer du Fayet-St. Gervais et complètement abrité du vent par la chaîne des Fiz, le plateau est l’endroit idéal pour la construction d’une telle structure. L’exposé du contexte historique et géographique du projet est suivi de la cérémonie de pose de la première pierre du village sanatorial le 30 juin 1924. Au beau milieu d’une prairie de montagne, des hommes et des femmes, certainement des membres de l’Association et des futurs donateurs, prennent part aux festivités. L’évènement est franco-américain. Le docteur Bruno, promoteur du projet leur expose les plans du futur village tandis que MM. Trouillot, Préfet de la Haute-Savoie représentant le gouvernement, et le Comte de Guébriant, Vice-Président de l’Association, posent la première pierre du village. L’aide apportée par les philanthropes américains est mise en avant. Le Docteur Bruno, après un exposé technique du village sanatorium, annonce que dès octobre 1925 une centaine de malades pourront y faire leur cure. Après un vin d’honneur, la journée inaugurale se termine par la visite du plateau supérieur de Pleine-Joux et une promenade au Lac Vert.
 
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|Langue=fr
|Texte=Expert de l’enseignement et de l’éducation par le cinéma, Jean-Benoît Lévy a réalisé plus de 300 documentaires au cours des années trente. Il est responsable de nombreux films de prévention contre la tuberculose et de propagande hygiéniste réalisés pour le compte du Ministère de l'agriculture, du Ministère de la Santé et la Ville de Paris. Ce film a donc une visée préventive, informative et promotionnelle. Il a été tourné cinq ans après l’existence légale des sanatoriums, c’est-à-dire entre la loi Honnorat du 7 septembre 1919 et le décret du 10 mai 1968 autorisant ces établissements à recevoir des malades d’autres pathologies que la tuberculose. Le site du plateau d’Assy fut choisi par le Dr Alexandre Bruno en 1921 pour ses conditions de desserte, de climat et d’orientation. Destiné aux classes moyennes, le concept est développé par l’Association des Villages-Sanatoriums de Haute Altitude, fondée le 8 juillet 1922 sous l’égide de personnalités telles que le Comte de Guébriant. L’architecture suivant le modèle américain du Dr Trudeau fut confiée à l’architecte-paysagiste Robert-Edouard André. Le tout fut financé par des donateurs privés dont Emile Deutsch de la Meurthe et l’ensemble fut inauguré en 1924.
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|Texte=Expert de l’enseignement et de l’éducation par le cinéma, Jean-Benoît Lévy a réalisé plus de 300 documentaires au cours des années 1920 et 1930, dont de nombreux films de prévention contre la tuberculose et de propagande hygiéniste réalisés pour le compte du Ministère de l'Agriculture, du Ministère de la Santé et la Ville de Paris. Ce film a donc une visée préventive, informative et promotionnelle. Il a été tourné cinq ans après la légalisation de l’existence des sanatoriums par la loi Honnorat du 7 septembre 1919. Le site du plateau d’Assy fut choisi par le Dr Alexandre Bruno en 1921 pour ses conditions de desserte, de climat et d’orientation. Destiné aux classes moyennes, le concept fut développé par l’Association des Villages-Sanatoriums de Haute Altitude, fondée le 8 juillet 1922 sous l’égide de personnalités telles que le Comte de Guébriant. L’architecture, suivant le modèle américain du Dr Trudeau, fut confiée à l’architecte-paysagiste Robert-Edouard André et le financement fut assuré par des donateurs privés dont Emile Deutsch de la Meurthe. L’ensemble fut inauguré en 1924.
 
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|Texte=Le film suit un déroulement logique. Il pose un problème (la France ne dispose pas de moyens suffisants pour combattre la tuberculose) et donne une solution (la construction d’un village sanatorium). Une fois ce constat posé, le spectateur n’a plus qu’à se laisser porter par la suite de l’exposé. Alternant cartons explicatifs et images, le film présente une grande clarté dans son enchaînement. Il en ressort une impression de naturel et de constance. De plus, tout est amené progressivement. Partant d’un contexte général (vue générale de la vallée de l’Arve et chaînes montagneuses), on se rapproche graduellement du lieu en question. Cette approche progressive a pour but de mettre en confiance le spectateur et d’éveiller une certaine curiosité. Ensuite, la façon dont est filmée la pose de la première pierre donne l’impression de faire partie de la cérémonie. Le plans sont rapprochés et chaque action est expliquée en détails.
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|Texte=Le film suit un déroulement logique. Il pose un problème (la France ne dispose pas de moyens suffisants pour combattre la tuberculose) et donne une solution (la construction d’un village sanatorium). Une fois ce constat posé, le spectateur n’a plus qu’à se laisser porter par la suite de l’exposé. Alternant cartons explicatifs et images, le film présente une grande clarté dans son enchaînement. Il en ressort une impression de naturel et de constance, tout est amené progressivement. Partant d’un contexte général (vue générale de la vallée de l’Arve et chaînes montagneuses), on se rapproche graduellement du lieu en question. Cette approche progressive a pour but de mettre en confiance le spectateur et d’éveiller une certaine curiosité. Ensuite, la façon dont est filmée la pose de la première pierre donne l’impression de faire partie de la cérémonie. Les plans sont rapprochés et chaque action est expliquée en détail
 
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|Texte=Ce film renvoie une image de la santé et de la médecine comme primordiales et devant faire l’objet de certains réajustements. Après un constat quelque peu alarmant, c’est finalement un message d’espoir qui est passé au spectateur. Une nature paisible, de magnifiques paysages et une cérémonie d’inauguration festive viennent le rassurer et le convaincre qu’il s’agit là d’un excellent projet.
 
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|Texte=Le film est projeté au cours de conférences qui se déroulent aussi bien en province, lorsqu’elles sont organisées par les Offices régionaux, qu’à Paris dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne ou au Gaumont Palace, en présence alors des représentants de l’Etat, comme M. Herriot, le Ministre de l’Instruction publique.
 
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|Texte='''Introduction : Le Village Sanatorium en France, une oeuvre qui s’impose'''
  
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Le film débute par une série de cartons posant le contexte historique. Un constat est établi : « La tuberculose enlève annuellement plus de 150.000 Français ; Il y a à peine 12.000 lits pour tuberculeux pulmonaires, il en faudrait au moins 50.000. » De plus, nous apprenons qu’il n’existe pas en France de sanatoriums de haute altitude et que le nombre de lits à la disposition des tuberculeux de la classe moyenne et presque insignifiant. L’Association des Villages Sanatoriums a donc résolu de combler cette double lacune sous une forme neuve : « LE VILLAGE SANATORIUM sur le type du village Trudeau à Saranac (Etats-Unis). »  
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Le film débute par une série de cartons posant le contexte historique et établissant un constat : « La tuberculose enlève annuellement plus de 150.000 Français ; Il y a à peine 12.000 lits pour tuberculeux pulmonaires, il en faudrait au moins 50.000. » De plus, nous apprenons qu’il n’existe pas en France de sanatoriums de haute altitude et que le nombre de lits à la disposition des tuberculeux de la classe moyenne et presque insignifiant. L’Association des Villages Sanatoriums a donc résolu de combler cette double lacune sous une forme neuve : « LE VILLAGE SANATORIUM sur le type du village Trudeau à Saranac (Etats-Unis). »
  
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'''Contexte géographique du projet'''
 
  
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'''Contexte géographique du projet'''
  
Un carton descriptif, suivi de deux vidéos à l’appui, pose le contexte géographique. Comme indiqué, il s’agit d’une vue générale de la vallée de l’Arve (Haute-Savoie) avec « à gauche la Chaîne des Fiz abritant complètement les plateaux de Passy des vents du Nord. » ; « en bas, l’Arve, la Station du Chemin de Fer du Fayet-St. Gervais » et « au fond le Mont-Blanc. » Sur le premier film, au premier plan, des arbres s’agitent sous l’effet du vent. Au second plan, un épais brouillard vient quasiment masquer la chaîne montagneuse visible par contraste avec le ciel. Sur une seconde prise de vue est visible au premier plan un pré avec quelques graminées et ombellifères en fleur ainsi qu’un massif d’arbustes ; au second plan figure toujours le massif montagneux embrumé.
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Un carton descriptif pose le contexte géographique. Le focus s’ouvre. Plans généraux. La vallée de l’Arve (Haute-Savoie) avec « à gauche la Chaîne des Fiz abritant complètement les plateaux de Passy des vents du Nord. » ; « en bas, l’Arve, la Station du Chemin de Fer du Fayet-St. Gervais » et « au fond le Mont-Blanc. » Au premier plan, les arbres s’agitent sous l’effet du vent ; au second plan, un épais brouillard vient quasiment masquer la chaîne montagneuse visible par contraste avec le ciel. Le focus change. Sur le second plan général est visible au premier plan un pré avec quelques graminées et ombellifères en fleur ainsi qu’un massif d’arbustes ; au second plan figure toujours le massif montagneux embrumé. Le focus se referme.
  
Un second carton, accompagné de plusieurs séquences filmées, vient progressivement préciser le lieu en question. Sur la première séquence, nous pouvons voir le petit village de Bay (1000 m d’altitude) situé à l’entrée des hauts plateaux de Passy ainsi que les forêts entourant le plateau. Il est précisé dans le carton que le village le plus proche, Assy (1100 m d’altitude) se situe à 3 km environ des établissements futurs. Au premier plan, quelques maisons montagnardes et des arbres fruitiers. Au second plan, les montagnes au sommet enneigé. Le vent semble omniprésent. La seconde séquence se situe au pied des massifs montagneux et présente un environnement particulièrement préservé. Elle est directement suivie par une prise de vue sur un toit en chaume et en bois typique des chalets d’alpage traditionnels. La séquence suivante présente une scène dans laquelle un paysan accompagne un cheval attelé a une petite charrette transportant un jeune garçon et quelques outils. La scène se passe en milieu rural, sur un chemin de terre bordé par une ferme d’alpage, des arbres et quelques coupes de bois.
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[2’46’’]
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Un second carton, accompagné de plusieurs séquences filmées, vient progressivement préciser le lieu en question. La première séquence présente le petit village de Bay (1000 m d’altitude) situé à l’entrée des hauts plateaux de Passy ainsi que les forêts entourant le plateau. Il est précisé dans le carton que le village le plus proche, Assy (1100 m d’altitude) se situe à 3 km environ des établissements futurs. Le focus s’ouvre. Au premier plan, quelques maisons montagnardes et des arbres fruitiers. Au second plan, les montagnes au sommet enneigé. Le vent semble omniprésent. Le focus change à chaque séquence. La seconde se situe au pied des massifs montagneux et présente un environnement particulièrement préservé. Elle est directement suivie par une prise de vue sur un toit en chaume et en bois typique des chalets d’alpage traditionnels. La séquence suivante présente une scène dans laquelle un paysan accompagne un cheval attelé à une petite charrette transportant un jeune garçon et quelques outils. Image idyllique et symbolique du milieu rural, sur un chemin de terre bordé par une ferme d’alpage, des arbres et du bois coupé. Le focus se referme.
  
'''Pose de la première pierre du village sanatorium'''
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[2’46’’]
 
  
Dans cette séquence, nous assistons à la pose de la première pierre du village sanatorium sur le plateau de Passy Praz-Coutant (1300 m d’altitude) situé en Haute-Savoie, le 30 Juin 1924. Grâce à un plan large, nous pouvons voir que la scène se déroule dans une prairie, au beau milieu d’une forêt de conifères. Quelques chalets et tentes ont été disposés pour l’évènement. Un focus est ensuite fait sur l’évènement en question. Un rassemblement important de personnes, hommes et femmes, prend part aux festivités tandis que les drapeaux français et américains flottent conjointement dans le vent. Comme expliqué dans le carton suivant, « Le docteur Bruno promoteur du projet expose les plans du futur village : bâtiments centraux entourés des chalets de cure ; situation privilégiée du plateau, magnifiques forêts, protection contre les vents, abondance des eaux de source, route d’accès. » Il est attentivement écouté par un groupe de personnes, dont une femme habillée en blanc avec laquelle il s’entretient. Après les explications du docteur Bruno, et devant plusieurs centaines de personnes, « MM. Trouillot, Préfet de la Haute-Savoie représentant le gouvernement, et le Comte de Guébriant, Vice-Président de l’Association, posent la première pierre » du village sanatorium. Le Préfet débute l’opération en déposant du mortier à l’endroit prévu. La pierre est ensuite rapidement ajustée par un professionnel puis scellée par le Comte de Guébriant à l’aide d’un marteau. Une fois l’opération terminée, « M. le Comte de Guébriant remercie les Fondateurs de l’Association, et fait ressortir l’aide apportée par des philanthropes américains. » A la suite d’une courte averse, deux enfants viennent offrir des bouquets au Comte et l’embrassent. Ensuite, « Le Docteur Bruno, Secrétaire Général, fait l’exposé technique du village sanatorium et annonce que dès octobre 1925 une centaine de malades pourront y faire leur cure. » Après de vifs applaudissements commence le vin d’honneur, toujours dans la prairie, sur des tables d’appoint. Le champagne coule à flot et l’ambiance est festive. Par une succession de plans, nous nous éloignons de la scène pour avoir une vision d’ensemble de la prairie, de la forêt et de la montagne. L’animation et les festivités sont toujours visibles mais de loin.  
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'''Pose de la première pierre du village sanatorium'''
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Dans cette séquence, nous assistons à la pose de la première pierre du village sanatorium sur le plateau de Passy Praz-Coutant (1300 m d’altitude) situé en Haute-Savoie, le 30 Juin 1924. Plan panoramique fixe. Quelques chalets et tentes ont été disposés pour l’évènement dans une prairie, au beau milieu d’une forêt de conifères. Autres plans généraux et plan d’ensemble. Un nombre important de personnes, hommes et femmes, prend part aux festivités tandis que les drapeaux français et américains flottent conjointement dans le vent. Carton : « Le docteur Bruno promoteur du projet expose les plans du futur village : bâtiments centraux entourés des chalets de cure ; situation privilégiée du plateau, magnifiques forêts, protection contre les vents, abondance des eaux de source, route d’accès. » Autre plan d’ensemble. Il est attentivement écouté par un groupe de personnes, dont une femme habillée en blanc avec laquelle il s’entretient. Après les explications du docteur Bruno, et devant plusieurs centaines de personnes, « MM. Trouillot, Préfet de la Haute-Savoie représentant le gouvernement, et le Comte de Guébriant, Vice-Président de l’Association, posent la première pierre » du village sanatorium. Nouveaux plans généraux et plan d’ensemble. Le Préfet débute l’opération en déposant du mortier à l’endroit prévu. La pierre est ensuite rapidement ajustée par un professionnel puis scellée par le Comte de Guébriant à l’aide d’un marteau.  
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Une fois l’opération terminée, « M. le Comte de Guébriant remercie les Fondateurs de l’Association, et fait ressortir l’aide apportée par des philanthropes américains. » Plans d’ensemble. Après une probable courte averse (un homme ferme son parapluie), deux enfants viennent offrir des bouquets au Comte et l’embrassent. Ensuite, « Le Docteur Bruno, Secrétaire Général, fait l’exposé technique du village sanatorium et annonce que dès octobre 1925 une centaine de malades pourront y faire leur cure. » Plans d’ensemble et plan généraux. Après de vifs applaudissements commence le vin d’honneur, toujours dans la prairie, sur des tables d’appoint. Le champagne coule à flot et l’ambiance est festive. Plan panoramique fixe de la prairie, de la forêt et de la montagne. L’animation et les festivités sont toujours visibles mais de loin. Fermeture à l'iris.
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'''Visite du plateau supérieur de Pleine-Joux et promenade au Lac Vert'''
 
'''Visite du plateau supérieur de Pleine-Joux et promenade au Lac Vert'''
  
[6’26’’]
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Un groupe de personnes, probablement celles ayant participé aux festivités, se promène dans un pré d’herbes hautes. Il s’agit du plateau supérieur de Pleine-Joux (1450 m d’altitude), dominant Servoz. La chaîne du Mont-Blanc est visible en arrière-plan. Chacun finit par regagner sa voiture respective. La dernière séquence présente le Lac Vert aussi appelé le miroir du Mont-Blanc (1300 m d’altitude) situé à 1 km du plateau.
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Nouveaux plans généraux et plans d’ensemble. Un groupe de personnes, probablement celles ayant participé aux festivités, se promène dans un pré d’herbes hautes. Il s’agit du plateau supérieur de Pleine-Joux (1450 m d’altitude), dominant Servoz. La chaîne du Mont-Blanc est visible en arrière-plan. Chacun finit par regagner sa voiture respective. Plan général.La dernière séquence présente le Lac Vert aussi appelé le miroir du Mont-Blanc (1300 m d’altitude) situé à 1 km du plateau.
  
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Latest revision as of 15:35, 7 April 2020

 

Les Villages Sanatoriums de haute altitude - Le Saranac Français


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Title Les Villages Sanatoriums de haute altitude - Le Saranac Français
Year of production 1924
Country of production France
Director(s) Jean Benoit-Lévy
Scientific advisor(s)
Duration 07 minutes
Format Muet - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) French
Archive holder(s)

Main credits

(français)
« Association reconnue d’utilité publique ; Siège Social : 4, Rue Castellane, PARIS ».

Content

Medical themes

Theme

(français)
La pose de la première pierre du village sanatorium de Passy-Praz-Coutant.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Au début des années 1930, la tuberculose tue 150 000 Français par an. Afin de remédier à ce fléau, l’Association de Villages Sanatoriums propose de construire un village sanatorium sur le modèle du village Trudeau de Saranac (Etats-Unis). C’est au cœur d’une nature préservée, sur le plateau de Passy Praz-Coutant (1300 m d’altitude) situé en Haute-Savoie, que l’association a décidé d’établir son projet. Proche du village d’Assy, de la station de chemin de fer du Fayet-St. Gervais et complètement abrité du vent par la chaîne des Fiz, le plateau est l’endroit idéal pour la construction d’une telle structure. L’exposé du contexte historique et géographique du projet est suivi de la cérémonie de pose de la première pierre du village sanatorial le 30 juin 1924. Au beau milieu d’une prairie de montagne, des hommes et des femmes, certainement des membres de l’Association et des futurs donateurs, prennent part aux festivités. L’évènement est franco-américain. Le docteur Bruno, promoteur du projet leur expose les plans du futur village tandis que MM. Trouillot, Préfet de la Haute-Savoie représentant le gouvernement, et le Comte de Guébriant, Vice-Président de l’Association, posent la première pierre du village. L’aide apportée par les philanthropes américains est mise en avant. Le Docteur Bruno, après un exposé technique du village sanatorium, annonce que dès octobre 1925 une centaine de malades pourront y faire leur cure. Après un vin d’honneur, la journée inaugurale se termine par la visite du plateau supérieur de Pleine-Joux et une promenade au Lac Vert.

Context

(français)
Expert de l’enseignement et de l’éducation par le cinéma, Jean-Benoît Lévy a réalisé plus de 300 documentaires au cours des années 1920 et 1930, dont de nombreux films de prévention contre la tuberculose et de propagande hygiéniste réalisés pour le compte du Ministère de l'Agriculture, du Ministère de la Santé et la Ville de Paris. Ce film a donc une visée préventive, informative et promotionnelle. Il a été tourné cinq ans après la légalisation de l’existence des sanatoriums par la loi Honnorat du 7 septembre 1919. Le site du plateau d’Assy fut choisi par le Dr Alexandre Bruno en 1921 pour ses conditions de desserte, de climat et d’orientation. Destiné aux classes moyennes, le concept fut développé par l’Association des Villages-Sanatoriums de Haute Altitude, fondée le 8 juillet 1922 sous l’égide de personnalités telles que le Comte de Guébriant. L’architecture, suivant le modèle américain du Dr Trudeau, fut confiée à l’architecte-paysagiste Robert-Edouard André et le financement fut assuré par des donateurs privés dont Emile Deutsch de la Meurthe. L’ensemble fut inauguré en 1924.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le film suit un déroulement logique. Il pose un problème (la France ne dispose pas de moyens suffisants pour combattre la tuberculose) et donne une solution (la construction d’un village sanatorium). Une fois ce constat posé, le spectateur n’a plus qu’à se laisser porter par la suite de l’exposé. Alternant cartons explicatifs et images, le film présente une grande clarté dans son enchaînement. Il en ressort une impression de naturel et de constance, tout est amené progressivement. Partant d’un contexte général (vue générale de la vallée de l’Arve et chaînes montagneuses), on se rapproche graduellement du lieu en question. Cette approche progressive a pour but de mettre en confiance le spectateur et d’éveiller une certaine curiosité. Ensuite, la façon dont est filmée la pose de la première pierre donne l’impression de faire partie de la cérémonie. Les plans sont rapprochés et chaque action est expliquée en détail

How are health and medicine portrayed?

(français)
Ce film renvoie une image de la santé et de la médecine comme primordiales et devant faire l’objet de certains réajustements. Après un constat quelque peu alarmant, c’est finalement un message d’espoir qui est passé au spectateur. Une nature paisible, de magnifiques paysages et une cérémonie d’inauguration festive viennent le rassurer et le convaincre qu’il s’agit là d’un excellent projet.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Le film est projeté au cours de conférences qui se déroulent aussi bien en province, lorsqu’elles sont organisées par les Offices régionaux, qu’à Paris dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne ou au Gaumont Palace, en présence alors des représentants de l’Etat, comme M. Herriot, le Ministre de l’Instruction publique.

Presentations and events associated with the film

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Audience

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Grand public.

Local, national, or international audience

National

Description

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Introduction : Le Village Sanatorium en France, une oeuvre qui s’impose

[00’00]

Le film débute par une série de cartons posant le contexte historique et établissant un constat : « La tuberculose enlève annuellement plus de 150.000 Français ; Il y a à peine 12.000 lits pour tuberculeux pulmonaires, il en faudrait au moins 50.000. » De plus, nous apprenons qu’il n’existe pas en France de sanatoriums de haute altitude et que le nombre de lits à la disposition des tuberculeux de la classe moyenne et presque insignifiant. L’Association des Villages Sanatoriums a donc résolu de combler cette double lacune sous une forme neuve : « LE VILLAGE SANATORIUM sur le type du village Trudeau à Saranac (Etats-Unis). »

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Contexte géographique du projet

[01’08]

Un carton descriptif pose le contexte géographique. Le focus s’ouvre. Plans généraux. La vallée de l’Arve (Haute-Savoie) avec « à gauche la Chaîne des Fiz abritant complètement les plateaux de Passy des vents du Nord. » ; « en bas, l’Arve, la Station du Chemin de Fer du Fayet-St. Gervais » et « au fond le Mont-Blanc. » Au premier plan, les arbres s’agitent sous l’effet du vent ; au second plan, un épais brouillard vient quasiment masquer la chaîne montagneuse visible par contraste avec le ciel. Le focus change. Sur le second plan général est visible au premier plan un pré avec quelques graminées et ombellifères en fleur ainsi qu’un massif d’arbustes ; au second plan figure toujours le massif montagneux embrumé. Le focus se referme.

[01’51]

Un second carton, accompagné de plusieurs séquences filmées, vient progressivement préciser le lieu en question. La première séquence présente le petit village de Bay (1000 m d’altitude) situé à l’entrée des hauts plateaux de Passy ainsi que les forêts entourant le plateau. Il est précisé dans le carton que le village le plus proche, Assy (1100 m d’altitude) se situe à 3 km environ des établissements futurs. Le focus s’ouvre. Au premier plan, quelques maisons montagnardes et des arbres fruitiers. Au second plan, les montagnes au sommet enneigé. Le vent semble omniprésent. Le focus change à chaque séquence. La seconde se situe au pied des massifs montagneux et présente un environnement particulièrement préservé. Elle est directement suivie par une prise de vue sur un toit en chaume et en bois typique des chalets d’alpage traditionnels. La séquence suivante présente une scène dans laquelle un paysan accompagne un cheval attelé à une petite charrette transportant un jeune garçon et quelques outils. Image idyllique et symbolique du milieu rural, sur un chemin de terre bordé par une ferme d’alpage, des arbres et du bois coupé. Le focus se referme.

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Pose de la première pierre du village sanatorium

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Dans cette séquence, nous assistons à la pose de la première pierre du village sanatorium sur le plateau de Passy Praz-Coutant (1300 m d’altitude) situé en Haute-Savoie, le 30 Juin 1924. Plan panoramique fixe. Quelques chalets et tentes ont été disposés pour l’évènement dans une prairie, au beau milieu d’une forêt de conifères. Autres plans généraux et plan d’ensemble. Un nombre important de personnes, hommes et femmes, prend part aux festivités tandis que les drapeaux français et américains flottent conjointement dans le vent. Carton : « Le docteur Bruno promoteur du projet expose les plans du futur village : bâtiments centraux entourés des chalets de cure ; situation privilégiée du plateau, magnifiques forêts, protection contre les vents, abondance des eaux de source, route d’accès. » Autre plan d’ensemble. Il est attentivement écouté par un groupe de personnes, dont une femme habillée en blanc avec laquelle il s’entretient. Après les explications du docteur Bruno, et devant plusieurs centaines de personnes, « MM. Trouillot, Préfet de la Haute-Savoie représentant le gouvernement, et le Comte de Guébriant, Vice-Président de l’Association, posent la première pierre » du village sanatorium. Nouveaux plans généraux et plan d’ensemble. Le Préfet débute l’opération en déposant du mortier à l’endroit prévu. La pierre est ensuite rapidement ajustée par un professionnel puis scellée par le Comte de Guébriant à l’aide d’un marteau.

[04’39]

Une fois l’opération terminée, « M. le Comte de Guébriant remercie les Fondateurs de l’Association, et fait ressortir l’aide apportée par des philanthropes américains. » Plans d’ensemble. Après une probable courte averse (un homme ferme son parapluie), deux enfants viennent offrir des bouquets au Comte et l’embrassent. Ensuite, « Le Docteur Bruno, Secrétaire Général, fait l’exposé technique du village sanatorium et annonce que dès octobre 1925 une centaine de malades pourront y faire leur cure. » Plans d’ensemble et plan généraux. Après de vifs applaudissements commence le vin d’honneur, toujours dans la prairie, sur des tables d’appoint. Le champagne coule à flot et l’ambiance est festive. Plan panoramique fixe de la prairie, de la forêt et de la montagne. L’animation et les festivités sont toujours visibles mais de loin. Fermeture à l'iris.

[06’26]


Visite du plateau supérieur de Pleine-Joux et promenade au Lac Vert

[06’26]

Nouveaux plans généraux et plans d’ensemble. Un groupe de personnes, probablement celles ayant participé aux festivités, se promène dans un pré d’herbes hautes. Il s’agit du plateau supérieur de Pleine-Joux (1450 m d’altitude), dominant Servoz. La chaîne du Mont-Blanc est visible en arrière-plan. Chacun finit par regagner sa voiture respective. Plan général.La dernière séquence présente le Lac Vert aussi appelé le miroir du Mont-Blanc (1300 m d’altitude) situé à 1 km du plateau.

[07’14]

Supplementary notes

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References and external documents

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Cremnitzer Jean-Bernard, 2005, Architecture et santé ; Le temps du sanatorium en France et en Europe, Ed. Picard, Paris.

Grandvoinnet Philippe, 2014, Histoire des sanatoriums en France (1900-1945) ; Architecture thérapeutique, Métispresses, Suisse.

https://medfilm.unistra.fr/wiki/Jean_Benoit-L%C3%A9vy


Contributors

  • Record written by : Marion Sabel, Emmanuel Nuss