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|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=<translate>Bien qu’il s’agisse d’un film de fiction avec un scénario imaginaire, son objectif est de promouvoir le métier d’infirmière-visiteuse. Avec le personnage de Margot, le spectateur découvre le quotidien de la profession (accueil au dispensaire, visite à domicile) et ses différentes facettes (assistante du médecin, conseillère des patients). Plusieurs plans rapprochés sur Margot, de profil et de face, ont une fonction allégorique parfois renforcé par une surimpression de panoramas de paysages ruraux : ils subliment l’infirmière-visiteuse comme un ange-gardien et son voile s’apparente à celui d’une religieuse. Par son sacerdoce laïc, elle est la mère protectrice des habitants du village en remplacement de l’Eglise, selon le dogme radical-socialiste de la Troisième République.</translate>
 
|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=<translate>Bien qu’il s’agisse d’un film de fiction avec un scénario imaginaire, son objectif est de promouvoir le métier d’infirmière-visiteuse. Avec le personnage de Margot, le spectateur découvre le quotidien de la profession (accueil au dispensaire, visite à domicile) et ses différentes facettes (assistante du médecin, conseillère des patients). Plusieurs plans rapprochés sur Margot, de profil et de face, ont une fonction allégorique parfois renforcé par une surimpression de panoramas de paysages ruraux : ils subliment l’infirmière-visiteuse comme un ange-gardien et son voile s’apparente à celui d’une religieuse. Par son sacerdoce laïc, elle est la mère protectrice des habitants du village en remplacement de l’Eglise, selon le dogme radical-socialiste de la Troisième République.</translate>
 
|Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?=<translate>Le film est centré sur les personnages de l’infirmière-visiteuse Margot et de son assistante et amie Mabu. A travers elles, ce sont les deux piliers de la médecine rurale de l’époque qui sont présentés : l’accueil au dispensaire et les visites à domicile. Toutefois, Les deux femmes se placent dans une chaîne qui fait aussi intervenir le docteur Rigal pour les soins et M. Cozette, l’instituteur, pour la prophylaxie. A travers le malheur et la consolation de la famille Croixrault, l’accent est aussi mis sur la tuberculose et les actions à mettre en œuvre pour la combattre.</translate>
 
|Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?=<translate>Le film est centré sur les personnages de l’infirmière-visiteuse Margot et de son assistante et amie Mabu. A travers elles, ce sont les deux piliers de la médecine rurale de l’époque qui sont présentés : l’accueil au dispensaire et les visites à domicile. Toutefois, Les deux femmes se placent dans une chaîne qui fait aussi intervenir le docteur Rigal pour les soins et M. Cozette, l’instituteur, pour la prophylaxie. A travers le malheur et la consolation de la famille Croixrault, l’accent est aussi mis sur la tuberculose et les actions à mettre en œuvre pour la combattre.</translate>
|Où le film est il projeté ?=<translate>Cinémas publics</translate>
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|Où le film est il projeté ?=<translate>Salles de cinéma de France</translate>
 
|Communications et événements associés au film=<translate>Manifestation d’hygiène sociale organisée le 20 février 1931 à la Sorbonne par le Ministère de la Santé Publique et le Comité National de Défense contre la Tuberculose avec M. Foulon, sous-secrétaire d’Etat au Ministère du Travail, et le professeur Couvelaire.</translate>
 
|Communications et événements associés au film=<translate>Manifestation d’hygiène sociale organisée le 20 février 1931 à la Sorbonne par le Ministère de la Santé Publique et le Comité National de Défense contre la Tuberculose avec M. Foulon, sous-secrétaire d’Etat au Ministère du Travail, et le professeur Couvelaire.</translate>
 
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Revision as of 09:56, 10 January 2017

 

Le voile sacré


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Title Le voile sacré
Year of production 1930
Country of production France
Director(s) Jean Benoit-Lévy
Scientific advisor(s) Louis Devraigne
Actor(s) Maria Fromet
Jeanne Richard
Hédouin
Raphaël Liévin
Duration 98 minutes
Format Muet - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) French
Production companies Edition Française Cinématographique
Archive holder(s) AFF
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Main credits

Content

Theme

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Main genre

Synopsis

<translate>Ce film réalisé en 1930 par Jean Benoit-Lévy est la suite du long-métrage « La Future Maman » tourné par ce même réalisateur cinq ans plus tôt. La mère Mabu est devenue l’épicière du village tandis que la jeune Margot prépare son concours d’infirmière-visiteuse. Elle est reçue première et obtient d’être affectée auprès du Dr. Rigal, le médecin du canton. A ses côtés et avec l’aide de Mabu, Margot effectue des consultations de nourrissons, visite les adultes et enfants malades à domicile. Elle se lie d’amitié avec M. Cozette, l’instituteur, qui organise la projection d’un film sur la diphtérie. A l’issue de celle-ci, les bébés et enfants sont vaccinés contre cette maladie. Lorsque le jeune Pierre Croixrault décède de la tuberculose, Margot, M. Cozette et le Dr. Rigal proposent à ses parents d’accueillir des enfants tuberculeux. De même, la mésaventure de Marie, fille-mère, conduit à l’ouverture d’une maternité. Tous ces efforts sont couronnés par la visite du Ministre de la Santé Publique qui récompense Mabu et Margot, devenue entre-temps Mme Cozette et qui poursuit sa mission.</translate>

Context

<translate>Si Florence Nightingale (1820-1910) a été la première infirmière civile, les métiers de la santé sont encore dominés par les hommes au dix-neuvième siècle. En France, l’infirmerie est assurée par des religieuses qui assistent les médecins dans l’accomplissement des soins médicaux et qui se dévouent totalement à l’accompagnement des malades, qu’elles identifient au Christ souffrant. Le cas de Madeleine Blès (1842-1921), première femme française à exercer la médecine à partir de 1875, reste l’exception et le corps médical demeure misogyne à l’égard des infirmières. Cependant, une première école d’infirmière est ouverte à Paris en 1905 par Léonie Chaptal (1873-1937).

C’est la Première Guerre Mondiale qui permet aux femmes d’accéder pleinement à la fonction d’infirmière, du fait d’un grand nombre de blessés et de l’envoi des infirmiers hommes dans les zones de combat. C’est donc dans les hôpitaux de l’arrière qu’elles accomplissent leur « devoir » et leur mission. Pour lutter contre la recrudescence de la tuberculose, une première école d’infirmières-visiteuses est créée en 1916 à l’hôpital Laënnec de Paris sous l’égide du Ministre d’Etat Louis Bourgeois. Celui-ci fait passer la même année une loi instituant des « dispensaires d’hygiène sociale et de préservation antituberculeuse ».

Le lent processus de professionnalisation des infirmières se poursuit après le conflit. En 1922 est créé le « Brevet de Capacité Professionnelle d’Infirmière », délivré dans les dix écoles spécialisées existant en France. Cependant, malgré une intense campagne de recrutement, le métier d’infirmière visiteuse d’hygiène souffre d’une mauvaise image : salaires bas, longues distances à parcourir à bicyclette par tous les temps, condescendance et méfiance de la part des médecins qui craignent de perdre leur clientèle, suspicion et hostilité des patients attachés à leurs habitudes et qui acceptent mal les conseils de ces femmes issues de la bonne société. Deux d’entre elles, Céline Lhotte et Marthe Hébert, ont laissé des témoignages sur le difficile exercice de leur profession au quotidien.

Le manque de personnel nécessite parfois le recours au bénévolat. Cependant, le métier d’infirmière-visiteuse parvient à se faire une place parmi les professions de la santé et de la médecine. Celles qui l’exercent sont de plus en plus nombreuses et gagnent en compétence et en reconnaissance. En 1932 est créé par décret le diplôme d’assistance sociale, qui réunit en 1938 les infirmières-visiteuses en charge de la tuberculose et celle s'occupant de l’enfance. </translate>

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : Yes. La Diphtérie (1926) de Jean Benoit-Lévy

How does the film direct the viewer’s attention?

<translate>Bien qu’il s’agisse d’un film de fiction avec un scénario imaginaire, son objectif est de promouvoir le métier d’infirmière-visiteuse. Avec le personnage de Margot, le spectateur découvre le quotidien de la profession (accueil au dispensaire, visite à domicile) et ses différentes facettes (assistante du médecin, conseillère des patients). Plusieurs plans rapprochés sur Margot, de profil et de face, ont une fonction allégorique parfois renforcé par une surimpression de panoramas de paysages ruraux : ils subliment l’infirmière-visiteuse comme un ange-gardien et son voile s’apparente à celui d’une religieuse. Par son sacerdoce laïc, elle est la mère protectrice des habitants du village en remplacement de l’Eglise, selon le dogme radical-socialiste de la Troisième République.</translate>

How are health and medicine portrayed?

<translate>Le film est centré sur les personnages de l’infirmière-visiteuse Margot et de son assistante et amie Mabu. A travers elles, ce sont les deux piliers de la médecine rurale de l’époque qui sont présentés : l’accueil au dispensaire et les visites à domicile. Toutefois, Les deux femmes se placent dans une chaîne qui fait aussi intervenir le docteur Rigal pour les soins et M. Cozette, l’instituteur, pour la prophylaxie. A travers le malheur et la consolation de la famille Croixrault, l’accent est aussi mis sur la tuberculose et les actions à mettre en œuvre pour la combattre.</translate>

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

<translate>Salles de cinéma de France</translate>

Presentations and events associated with the film

<translate>Manifestation d’hygiène sociale organisée le 20 février 1931 à la Sorbonne par le Ministère de la Santé Publique et le Comité National de Défense contre la Tuberculose avec M. Foulon, sous-secrétaire d’Etat au Ministère du Travail, et le professeur Couvelaire.</translate>

Audience

<translate></translate>

Local, national, or international audience

Description

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Supplementary notes

<translate> HENRY Stéphane, « Les infirmières-visiteuses dans l’entre-deux-guerres en Haute-Normandie entre professionnalisme officiel et bénévolat officieux ». In : Genre & Histoire n°5 (automne 2009), Association Mnémosyne, Paris, 2009

HENRY Stéphane, « Histoire et témoignages d’infirmières visiteuses (1905-1938) ». In : Recherche en soins infirmiers n°109 (2012/2), Association de Recherche en Soins Infirmiers (ARSI), Paris, 2012, 108 p. </translate>



Contributors

  • Record written by : Emmanuel Nuss