Difference between revisions of "Le sida, tu ne l’attraperas pas"

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|Texte=Le titre du film apparaît sur fond blanc, puis le générique sur fond orange, en caractères dessinés et peints dans un registre naïf qui rappelle la gamme formelle de Nikki de Saint Phalle. <br />Une femme habillée avec des tissus chatoyants et aux couleurs vives, est assise sur une table aux couleurs vive, en fond un miroir avec de nombreux objets posés devant sur la tablette. Elle rédige une lettre adressée à Laura et Philip, ses enfants. Elle est lue en off : « hier soir, j’ai rencontré un virologue qui étudie le virus du sida et un médecin qui soigne les personnes malades du sida. Voilà ce que j’ai appris ».<br />'''Expliquer le SIDA'''<br />Les séquences qui suivent sont en animation, avec des personnages colorés, sur des fonds unis de couleur vive. Une femme explique ce que signifie les initiales SIDA et VIH. Les modes de transmission du virus (sperme, sécrétions vaginales, sang) sont expliqués et représentés par des dessins (exemple : une seringue, une femme enceinte pour la transmission mère enfant…).<br />Un autre personnage expose la différence entre séropositivité et sida. Le virus est représenté dans un vaisseau sanguin, des anticorps s’ajoutent au schéma.  Ils se développent contre le virus.  Pendant une période qui peut atteindre une dizaine d’année, une personne séropositive n’est pas forcément malade. Un autre personnage explique que grâce à la science, le fonctionnement de la maladie a été élucidé très vite. Il existe déjà des traitements pour retarder la maladie. <br />'''Encouragement au dépistage'''<br />La séquence suivante invite au dépistage. « Si vous vous posez des questions » -  un point d’interrogation apparaît à l’écran - « faites le test qui vous permet de savoir si vous avez été en contact avec le virus. » Le personnage conseille d’aller voir un médecin. <br />Le film revient sur la recherche. « Tous les jours, des chercheurs font des progrès. » Un chercheur en blouse blanche est représenté, se tenant le menton, avec plein d’idées matérialisées sous des formes géométriques au dessus de sa tête.<br />'''Les modes de transmission'''<br />La séquence suivante rappelle avec humour de nombreuses situations où il ne faut pas avoir peur du risque de transmission du virus. « Le sida, tu ne l’attraperas pas par : un chat, un moustique, des couverts, dans les toilettes publiques, des livres, chez le coiffeur etc… » A chaque fois, un dessin représente ce dont il est question.<br />Une femme est montrée de dos placée au centre d’un personnage qui ressemble à un rapace. « Le virus du sida se transmet en faisant l’amour, un homme peut le transmettre à un homme, un homme à une femme, une femme à un homme ou à son bébé. »<br />La séquence suivante réaffirme que le nombre de contaminations chez les jeunes ne cessent d’augmenter. « Il est vrai que les couples qui sont toujours fidèles n’ont rien à craindre, mais comme tu n’es pas un ange et que les histoires d’amour ne durent pas toujours, et que bien connaître son partenaire n’est pas suffisant, préserve toi ». Scène de boîte de nuit sur une musique de Talkingheads (David Byrne chante : 'Qu'est-ce que j'ai fait ce soir-là ?'). « Dragueur fais gaffe ! En te protégeant, tu protèges les autres, le sida est facile à éviter, utilise des préservatifs, ils sont dans le coup et c’est aussi un bon moyen de contraception». Le « dragueur » est un personnage jeune, blond, en costume. Il apparaît sur fond rose un préservatif qui se déroule, avec des motifs colorés dont des cœurs rouges.Le commentaire propose de prendre son temps en amour et vante les mérite du romantisme.  Elle affirme le préservatif comme un moyen simple et efficace de lutter contre la transmission du sida, notamment chez les jeunes multi-partenaires, cette fois sans préciser s'ils sont hétérosexuels ou homosexuels.  Le film dans son ensemble reste informatif, sans utiliser le levier de la peur. Son registre convient  au  public enfantin, même si ses contenus nécessitent des explications complémentaires.<br />'''Solidarité avec les malades'''<br />La séquence suivante invite à la compassion et à la solidarité envers les personnes séropositives. Des personnages blancs et noirs exposent leurs doléances : « je suis toute seule, j’ai perdu mon travail, mes amis m’ont laissé tomber, aidez moi ». On entend une musique prenante et triste. Le commentaire invite à aider ceux qui ont le sida en étant présent auprès d'eux.La séquence se termine par deux personnages dont un séropositif se serrant dans les bras.<br />Maman Niki réapparait, elle a terminé sa lettre qui apparaît à l’écran: « soyez prudents et si vous avez des questions, parlons en ensemble, je vous aime bisous, Maman. »<br />Il est rappelé le numéro de Sida Info Service.
 
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Revision as of 15:12, 14 July 2019

 

Le sida, tu ne l’attraperas pas


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Title Le sida, tu ne l’attraperas pas
Year of production 1990
Country of production France
Director(s) Philip Mathews
Scientific advisor(s)
Duration 7 minutes
Format Parlant - Couleur - video
Original language(s) French
Commissioning body AFLSCNAM
Archive holder(s) CIRDD Alsace

Main credits

(français)
LE SIDA, TU NE L'ATTRAPERAS PAS

UN FILM DE PHILIP MATHEWS
D'APRÈS LES DESSINS DE NIKI DE SAINT PHALLE
ANIMATION STEVE DOVAS/BARBARA VISLICK
MUSIQUE DAVID BYRNE

(générique de fin)
SIDA INFO SERVICE
05-36-6636
APPEL GRATUIT
ÉQUIPE D'ANIMATION MARC LITTLEJOHN/CECILIA LAUREYS/JOSEFINA LARRAIN
BLOUM CONDOMINAS/ELISABETH TISO/KATHLEEN D'ALOIA/SARAH EDWARDS
CAMERA DANIEL ESTERMAN/ANIMUS FILMS
MONTEUSE JOCELYNE MELIN
LA VOIX DE MIREILLE D'ARC
PRODUCTION AGENCE FRANÇAISE DE LUTTE CONTRE LE SIDA
ET LA PARTICIPATION DE LA
CAISSE NATIONALE DES TRAVAILLEURS SALARIÉS DE L'ASSURANCE MALADIE

SÉCURITÉ SOCIALE

Content

Theme

(français)
Film de prévention du sida adressé à un public jeune

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Animation présentée par Niki de Saint Phalle. L’animation explique la maladie et ses modes de transmission et invite à la solidarité envers les personnes séropositives. Elle invite à se protéger du sida.

Context

(français)
L’AFLS (Association française de lutte contre le SIDA) est en charge de la prévention sida et subventionne de nombreuses action. On retrouve dans ce films d’animation les thèmes développés par l’AFLS de la prévention par le préservatif et de la solidarité aux malades.


Ce film est une adaptation animée du livre éponyme de Niki de Saint Phalle publiée par l'AFLS en 1990.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : Yes.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : Yes.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le film d’animation propose une information sur le sida et ses modes de transmission. Le spectateur est invité à se conformer à certaines normes, à savoir : avoir un seul partenaire sexuel ou mettre un préservatif, avoir confiance en la science, aider son prochain malade séropositif. Niki de Saint Phalle, artiste anticonformiste, dans un rôle de mère protectrice, prête ainsi sa renommée à la lutte contre le sida en prêchant pour un comportement raisonnable et rangé. La voix de Mireille Darc, actrice séductrice, vient appuyer ses propos.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La médecine et la recherche sont présentées de façon à rassurer le spectateur.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Télévision

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Jeunesse

Local, national, or international audience

Description

(français)
Le titre du film apparaît sur fond blanc, puis le générique sur fond orange, en caractères dessinés et peints dans un registre naïf qui rappelle la gamme formelle de Nikki de Saint Phalle.
Une femme habillée avec des tissus chatoyants et aux couleurs vives, est assise sur une table aux couleurs vive, en fond un miroir avec de nombreux objets posés devant sur la tablette. Elle rédige une lettre adressée à Laura et Philip, ses enfants. Elle est lue en off : « hier soir, j’ai rencontré un virologue qui étudie le virus du sida et un médecin qui soigne les personnes malades du sida. Voilà ce que j’ai appris ».
Expliquer le SIDA
Les séquences qui suivent sont en animation, avec des personnages colorés, sur des fonds unis de couleur vive. Une femme explique ce que signifie les initiales SIDA et VIH. Les modes de transmission du virus (sperme, sécrétions vaginales, sang) sont expliqués et représentés par des dessins (exemple : une seringue, une femme enceinte pour la transmission mère enfant…).
Un autre personnage expose la différence entre séropositivité et sida. Le virus est représenté dans un vaisseau sanguin, des anticorps s’ajoutent au schéma. Ils se développent contre le virus. Pendant une période qui peut atteindre une dizaine d’année, une personne séropositive n’est pas forcément malade. Un autre personnage explique que grâce à la science, le fonctionnement de la maladie a été élucidé très vite. Il existe déjà des traitements pour retarder la maladie.
Encouragement au dépistage
La séquence suivante invite au dépistage. « Si vous vous posez des questions » - un point d’interrogation apparaît à l’écran - « faites le test qui vous permet de savoir si vous avez été en contact avec le virus. » Le personnage conseille d’aller voir un médecin.
Le film revient sur la recherche. « Tous les jours, des chercheurs font des progrès. » Un chercheur en blouse blanche est représenté, se tenant le menton, avec plein d’idées matérialisées sous des formes géométriques au dessus de sa tête.
Les modes de transmission
La séquence suivante rappelle avec humour de nombreuses situations où il ne faut pas avoir peur du risque de transmission du virus. « Le sida, tu ne l’attraperas pas par : un chat, un moustique, des couverts, dans les toilettes publiques, des livres, chez le coiffeur etc… » A chaque fois, un dessin représente ce dont il est question.
Une femme est montrée de dos placée au centre d’un personnage qui ressemble à un rapace. « Le virus du sida se transmet en faisant l’amour, un homme peut le transmettre à un homme, un homme à une femme, une femme à un homme ou à son bébé. »
La séquence suivante réaffirme que le nombre de contaminations chez les jeunes ne cessent d’augmenter. « Il est vrai que les couples qui sont toujours fidèles n’ont rien à craindre, mais comme tu n’es pas un ange et que les histoires d’amour ne durent pas toujours, et que bien connaître son partenaire n’est pas suffisant, préserve toi ». Scène de boîte de nuit sur une musique de Talkingheads (David Byrne chante : 'Qu'est-ce que j'ai fait ce soir-là ?'). « Dragueur fais gaffe ! En te protégeant, tu protèges les autres, le sida est facile à éviter, utilise des préservatifs, ils sont dans le coup et c’est aussi un bon moyen de contraception». Le « dragueur » est un personnage jeune, blond, en costume. Il apparaît sur fond rose un préservatif qui se déroule, avec des motifs colorés dont des cœurs rouges.Le commentaire propose de prendre son temps en amour et vante les mérite du romantisme. Elle affirme le préservatif comme un moyen simple et efficace de lutter contre la transmission du sida, notamment chez les jeunes multi-partenaires, cette fois sans préciser s'ils sont hétérosexuels ou homosexuels. Le film dans son ensemble reste informatif, sans utiliser le levier de la peur. Son registre convient au public enfantin, même si ses contenus nécessitent des explications complémentaires.
Solidarité avec les malades
La séquence suivante invite à la compassion et à la solidarité envers les personnes séropositives. Des personnages blancs et noirs exposent leurs doléances : « je suis toute seule, j’ai perdu mon travail, mes amis m’ont laissé tomber, aidez moi ». On entend une musique prenante et triste. Le commentaire invite à aider ceux qui ont le sida en étant présent auprès d'eux.La séquence se termine par deux personnages dont un séropositif se serrant dans les bras.
Maman Niki réapparait, elle a terminé sa lettre qui apparaît à l’écran: « soyez prudents et si vous avez des questions, parlons en ensemble, je vous aime bisous, Maman. »
Il est rappelé le numéro de Sida Info Service.

Supplementary notes

(français)
Dans la préface d’un livre publié en 1990, qui reprend texte et illustrations du film d’animation (ou bien le film d’animation est tiré du livre ?), Niki de Saint Phalle explique : « En 1984, un grand ami immunologue Silvio Barandun vint me voir. Il me parla du sida, m’expliquant que l’on était en face d’une épidémie grave qui allait toucher tout le monde. Le grand problème était d’informer le public. Il me demanda de collaborer avec lui pour faire un livre à la fois joyeux et scientifique. Le premier livre a été publié en 1985. C’est une nouvelle version de la même idée. » Le livre est également subventionné par l’AFLS.Dans son livre, Niki de Saint Phalle remercie Willy Rozenbaum et Bill Haseltine pour leur collaboration.

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record translated into English by : Sherry Stanbury