Le Sida, vivre avec; (1987)

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Le Sida, vivre avec;


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Title Le Sida, vivre avec;
Series Sida un syndrome à connaitre
Year of production 1987
Country of production France
Director(s) Fabrice Rouleau
Scientific advisor(s)
Duration 17 minutes
Format Parlant - Couleur - video
Original language(s) French
Production companies Films d’ici
Commissioning body AIDESCNAM
Archive holder(s) CIRDD Alsace
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Main credits

Content

Theme

<translate>La qualité des soins</translate>

Main genre

Synopsis

<translate>Des personnes vivant avec le VIH témoignent de l’annonce de leur maladie, de leurs sentiments face à la maladie, face aux soins reçus. Certains déplorent l’attitude des soignants. Des soignants témoignent du manque ou du retard d’accès à l’information sur le sida. </translate>

Context

<translate>L’année 1987 marque le début d’une politique de santé publique en France pour faire face à l’épidémie sida. Le Ministre délégué à la santé Michèle Barzach ne prend pas de mesures coercitives, mais incite à l’information et à la prévention contre la transmission du sida, en l’absence de traitement médical efficace contre le sida. L’association AIDES n’a que trois ans mais s’est rapidement imposées comme une référence dans le domaine de l’information, de la prévention, de la réflexion sur les droits des malades.</translate>

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

<translate>Les séropositifs ne sont pas représentés sur un lit d’hôpital mais comme des êtres humains vivants et actifs, atteints d’une maladie grave nécessitant écoute, compassion et prise en charge adaptée. Les soignants ne sont pas blâmés, mais le film pointe la nécessité de la formation des équipes médicales pour améliorer la prise en charge du sida et permettre aux patients séropositifs de mieux gérer leur maladie. Ce film s’inscrit dans les revendications de l’association AIDES.</translate>

How are health and medicine portrayed?

<translate>Les soignants sont invités à s’adapter à cette maladie nouvelle.</translate>

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

<translate>télévision</translate>

Presentations and events associated with the film

<translate>plaquette de présentation</translate>

Audience

<translate>tout public</translate>

Local, national, or international audience

Description

<translate>François Vasseur, membres d’AIDES Normandie, témoigne, assis dans sa maison. L’annonce qui a été faite à Stéphane à Quimper a été réalisée sans ménagement. Nous avons appris que Stéphane était séropositif. « ça a été la terre qui se dérobe sous ses pieds. » « Il se savait condamné. » Le plan recule. La voix du journaliste demande comment cela s’est passé par la suite en milieu hospitalier. François Vasseur : A Rouen, il a été pris en charge dans un service compétent, presque rien à redire. Quand il a été transféré, le personnel était peut-être mal informé, il a été victime d’une attitude discriminatoire qu’il ne comprenait pas.

Filmée assise dans un fauteuil bleu, une femme en blouse blanche parle. Son nom apparaît en blanc en bas de l’écran : Dr Françoise Borsa, CHU de Rouen Quand ils voient Stéphane, il était très mal. On venait de lui apprendre à la fois sa séropositivité et une localisation cérébrale grave de sa maladie. Il était doublement malade, physiquement et psychologiquement, et la localisation cérébrale l’empêchait de voir les choses en toute clarté. « C’était quelqu’un de brutalement handicapé, un peu comme l’on peut voir dans un accident de voiture où vous avez quelqu’un de jeune, qui d’un seul coup devient une victime qui ne comprend pas ce qui lui arrive, avec un handicap très important, puisque Stéphane était semi-paralysé. » Stéphane était un passionné de peinture, ses premières questions ont été de savoir s’il pourrait un jour reprendre ses activités.

La caméra filme l’intérieur d’une maison ou d’un appartement. On entend la voix de la personne interrogée, une voie masculine. Il explique qu’il a une profession médicale, qu’il veut bien parlé mais pas être filmé. Avec ce que l’on entend dans les journaux, cela lui ferait certainement perdre le peu de clientèle qu’il a. La voie du journaliste demande s’il n’est pas douloureux d’être caché. L’autre homme lui répond qu’on a tous une part cachée.

Une femme, médecin généraliste, est filmée en gros plan et témoigne des réactions de ses patients à l’annonce de la séropositivité. Un panique et une angoisse de plusieurs jours suit l’annonce de la séropositivité. Ensuite certains retourne cela positivement et vivent profondément chaque instant, d’autres continuent à vivre un stress intense.

Deux hommes sont assis l’un à côté de l’autre. Le premier fume. Il explique qu’il a su après un don de sang. Le deuxième homme lui demande s’il a fait un don du sang pour savoir, le premier répond positivement. Il a été reçu à la Salpétrière pour l’annonce du diagnostic, qui s’est assez bien passé. Par contre dans un hôpital, il a été « mal reçu » : ses draps étaient en papier et ses couverts en plastique, contrairement aux autres malades. « C’est vexant, et on dort mal dans des draps en papiers. On dit t’es malade, mais tu contamines ». les collègues qui sont venus le voir ont été invité par l’équipe à mettre des masques et des gants. Une collègue informée a refusé de les mettre.


Une infirmière, Nicole, décrit la panique initiale des soignants et le manque d’information sur la transmission de la maladie. Les soignants ont été informé, mais tard. Elle est persuadée qu’il persiste des services où les soignants sont peu informés.

Une sage femme, environ 40 ans, filmée en gros plan à l’hôpital Elle explique qu’en salle d’accouchement, elle se sent très exposées. Elle manipule le placenta, le liquide amniotique… Elle ne met pas de gants. « On ne va pas mettre des gants à chaque fois que l’on fait quelque chose… » Elle explique qu’elle ne rentre pas facilement dans la chambre de patientes séropositives, il faut qu’elle se force. Des élèves sage femme sont interrogées et déplore le manque de formation sur le sida, on leur en a parlé 10 minutes un fois à la fin d’un cours.

Assis sur un banc dans un parc, un homme jeune, le visage marqué, témoigne : il a été hospitalisé en 1985 pour dépression. Des sérologies ont été réalisées, sans lui en parler au préalable, et on lui a annoncé la sérologie positive pour le sida et d’autres maladies vénériennes. Il explique qu’ « on lui a balancé ça » sans ménagement. Il est ensuite passé par plusieurs phases, révoltes, colère, envie de contaminer à son tour car lui-même a été contaminé, puis d’acceptation de la maladie. Pour lui accepter la maladie implique d’en parler à son entourage. Il a été blessé par l’intolérance de certains, plus que par la maladie elle-même. Il ne fait pas de projets à long terme, il vit au jour le jour, en se réjouissant des petites joies du quotidien. Il n’attend pas immédiatement quelque chose de la science, il faut laisser travailler les scientifiques, ils trouveront bien quelque chose.</translate>

Supplementary notes

<translate></translate>



Contributors