La santé publique (1962)

From Medfilm
Revision as of 16:02, 3 September 2021 by Danet (Talk | contribs)

Jump to: navigation, search

 

La santé publique


Pour voir ce film dans son intégralité veuillez vous connecter.

Title La santé publique
Series Faire face
Year of production 1962
Country of production France
Director(s) Igor Barrère
Duration 116 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 16 mm
Original language(s) French
Production companies ORTF
Commissioning body ORTF
Archive holder(s) INA

Main credits

(français)
Faire face / La santé publique / Une émission de / Igor Barrère et Etienne Lalou. Réalisateur, Barrère, Igor ; Producteur, Barrère, Igor ; Producteur, Lalou, Etienne ; Présentateur, Lalou, Etienne ; Participant, Fontanet, Joseph ; Participant, Gennes, Jean Luc de ; Participant, Minjoz, Jean ; Participant, Couvelaire, Roger (médecin) ; Participant, Huguier, Michel (médecin)

Content

Theme

(français)
La politique de la Santé publique en France : bilan et avenir.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Au cours de cette émission, Etienne Lalou se penche sur le grave problème des mauvaises conditions d'hospitalisation dans les hôpitaux français en compagnie d'un invité de marque, le ministre de la Santé publique Joseph Fontanet.

- Pour répondre aux questions les plus courantes que se posent les français sur leurs hôpitaux, Etienne Lalou livre une enquête filmée dans certaines institutions publiques et a invité plusieurs témoins pour interpeller le ministre sur des expériences douloureuses vécues dans des services négligents et sous-équipés. (notice INA)

- Reportage d'Etienne Lalou dans un hôpital parisien afin de recueillir les impressions du personnel infirmier et des médecins qualifiés. Ce reportage est illustré par des plans de locaux lugubres, de couloirs sombres, de salles communes inhospitalières qui rendent compte de l'état de délabrement avancé de certains hôpitaux français en ce début des années 60.

- Le professeur Jean Luc de Gennes dénonce l'exiguïté de l'habitat, l'insuffisance de personnel, les mauvaises conditions d'accueil, l'absence d'insonorisation des salles et propose, en guise de solutions, de construire de nouveaux hôpitaux, d'améliorer les installations actuelles ainsi que le recrutement du personnel.

- Le professeur David regrette, quant à lui, de ne pas être équipé pour pratiquer des interventions d'urgence. - Deux infirmières se plaignent de leurs conditions de travail, de l'exiguïté des lieux et des heures supplémentaires non payées. - Etienne Lalou confronte le ministre de la santé publique, Joseph Fontanet à plusieurs téléspectateurs venus présenter leurs expériences malheureuses auprès des services de santé (conditions d'hospitalisation scandaleuses, erreurs médicales lourdes de conséquences, traitements humainement dégradants).

- Le ministre met en avant les progrès réalisés depuis plusieurs années et promet dans les années qui suivent , une amélioration sensible des conditions de travail et une augmentation de la part accordée à la santé publique dans le budget de la nation.

- A la fin de l'émission, Etienne Lalou organise un mini débat sur l'avenir de l'hôpital et du nouveau système du plein-temps hospitalier en compagnie de messieurs Jean Minjoz (ancien ministre président de la fédération hospitalière), le professeur Roger Couvelaire, le professeur Michel Huguier, le professeur Roger Wolfrom face à leur ministre de tutelle. Ces médecins s'opposent fermement à ce nouveau système tandis que Joseph Fontanet tente de dissiper leurs craintes et conclut en indiquant que les rapports qu'entretient une nation à l'égard de ses hôpitaux publics conditionnent les rapports qu'elle institue entre les riches et pauvres. (notice INA)

Context

(français)
Le film se situe ans après la grande réforme hospitalière de 1958, initiée par Robert Debré, avec la modernisation structurelle du système et la création des CHU qui combinent le soin, l'enseignement et la recherche.

Les hôpitaux après la Seconde Guerre Mondiale

Au début des années 1950, les hôpitaux comprenaient des dortoirs de 25 à 30 lits. Des patients atteints de diverses pathologies étaient parfois groupés pour les isoler des patients vivant leurs derniers instants. Face à ces conditions désastreuses d’hébergement, les malades rechignaient à fréquenter les hôpitaux sauf ceux qui étaient situés dans les villes sièges des écoles ou facultés de médecine et bien entendu les hôpitaux de Paris intra muros, car c’est là que s’exprimait la médecine de pointe servie par des Professeurs d’Université dont le temps se partageait entre les cours magistraux et l’hôpital le matin et la réception de la clientèle privée en cabinet libéral l’après-midi. Le soir, c’était les internes qui assuraient la contre visite des malades et quelques médecins résidents, c’est-à-dire salariés à demeure, pourvoyaient aux urgences. Pour accueillir la clientèle des assurés sociaux il fallait rénover les hôpitaux. S'ouvre alors la période d’humanisation des locaux par la suppression des salles communes et la création des chambres à 1 voire 2, et exceptionnellement 4 lits. C’est aussi l’effort de rénovation pour suivre le progrès médical avec la création de grands laboratoires communs à tout hôpital, supprimant en conséquence les petits laboratoires de service. La qualité des soins allait de pair avec la qualité d’hébergement.

Par ailleurs, encore au lendemain de la Seconde guerre mondiale, la médecine française souffrait de la distanciation entre la pratique médicale (en cabinet libéral) et la pratique hospitalière où le médecin passait quelques heures par jour et enfin l’enseignement où le professeur transmettait ses connaissances à des élèves qui n’étaient pas obligés de suivre des stages hospitaliers, excepté lorsqu’ils étaient reçus au concours de l’externat. (d'après : Clément, Jean-Marie. « Pour une histoire des réformes hospitalières », Revue d'histoire de la protection sociale, vol. 2, no. 1, 2009, pp. 103-117. )

une nouvelle politique hospitalière

C’est le Professeur Robert Debré qui va décider son fils Michel Debré, tout nouveau Premier ministre de la Ve République de créer le concept de Centre Hospitalier Universitaire regroupant le Centre Hospitalier Régional dont la création était l’œuvre de la régionalisation à l’époque de l’État Français (1940-1944) et l’université médicale ou la faculté de médecine, sans cependant attenter à l’autonomie de chacun de ces établissements.

La création du CHU est précédée, sinon préparée, par trois ordonnances importantes. Celle du 11 décembre 1958, accompagnée du décret n° 58-1202, portant réforme hospitalière, fonde trois instances nationales ayant pour missions la conception de la nouvelle politique hospitalière et le contrôle de sa mise en oeuvre : la Commission nationale de l’équipement hospitalier, le Conseil supérieur des hôpitaux et le Conseil supérieur de la fonction hospitalière. Les commissions administratives des hôpitaux voient leurs membres passer de sept à neuf, dont trois représentant le conseil municipal. Dans les établissements de plus de 200 lits, les pouvoirs du directeur sont élargis à l’ordonnancement des dépenses et à la perception des recettes, pouvoirs jusque-là détenus par le président de la commission administrative. L’ordonnance du 13 décembre institue les coordinations des établissements de soins comportant une hospitalisation

avec obligation de déclaration préfectorale pour la création de tout établissement de santé privé. L’ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre fonde l’hôpital universitaire. Les dispositions concernant la création des CHU et la réforme des études médicales sont réparties entre le Code de l’éducation et le Code de la santé publique. L’idée directrice du Pr Robert Debré est d’unir par convention les grands hôpitaux publics et les facultés de médecine, tout en garantissant leur personnalité morale et leur autonomie financière. L’ordonnance est votée au cours du dernier Conseil des ministres de l’année 1958. La période est historique, puisqu’elle se situe entre la IVe République finissante et la Ve, dont la Constitution a été promulguée mais qui n’a pas encore de président officiel. La quasi-totalité des textes sont élaborés par le Comité interministériel présidé par Robert Debré.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : Yes.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : Yes.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Cette édition de l'émission "Faire face", réalisée par Igor Barrère, tient lieu de correctif aux émissions médicales réalisées par le même journaliste qui ont, selon lui, trop mis l'accent sur les progrès des techniques et des équipements en médecine. Le début du film vise donc à faire état de cet excès d'optimisme pour préparer au constat réaliste que l'émission va établir par la suite. La première séquences comporte des vues documentaires frustes, au bas éclairages, aux motifs triviaux, qui contrastent vivement avec les images des émissions médicales centrées sur les appareils de pointe maniés dans des locaux neufs. Ces tableaux d'un réalisme cru préparent aux témoignages qui, quoiqu'ils soient tenus par des médecins renommés, des "grands patrons", ne sont pas moins crus. Dans leurs propos, il est question d'argent et d'espace qui viennent à manquer, mais aussi du bruit intempestif des chars qui passent, ou d'agonies sans isolement.

How are health and medicine portrayed?

(français)

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
télévision, 1ère chaîne, 09/02/1962 à 20h40.

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Tout public

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Corriger la vision optimiste des émissions médicales déjà diffusées

Générique de l'émission "Faire face" sur le mouvement final de L'oiseau de feu d'Igor Stravinsky : l'écran est divisé en deux bandes monochromes, le mot "Faire" écrit en lettres blanches dans la bande noire, le mot "Face" écrit en lettres noires dans la bande blanche. Le même dispositif s'applique au reste du générique. Plusieurs vues de façades d'immeubles modernes et d'équipements hospitaliers. Commentaire : "Depuis cinq ans nous présentons chaque mois aux spectateurs de la télévision les raisons d'avoir confiance dans la médecine française. Nous leur montrons des immeubles magnifiques et les opérations les plus délicates pratiquées par les maîtres les plus habiles et dans les salles les mieux équipées." La suite du commentaire vante aussi la compétence et le dévouement du personnel. Mais, poursuit-il : "Est-ce que cela signifie que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes?" Travelling dans un couloir sombre qui se prolonge dans une chambre. Alitée, une femme tournée vers la fenêtre considère le dehors d'un regard mélancolique. La musique triomphale de Stravinsky cède à une musique faite de notes graves et tendues. A sa propre question, le commentaire répond : "non". Il relève les transports abusifs des malades d'un établissement à un autre, et le manque d'équipements dans certains locaux. Travelling sur un infirmier qui marche le long d'un bâtiment vétuste et à l'architecture sommaire. "Trop souvent, brancards et civières s'entassent dans un couloir qui sert de salle d'attente à un local d'examen dont la porte reste mystérieusement close." Plan sur un espace sombre, encombré d'une armoire, où des patients, vêtus de pyjamas et enveloppés de couvertures, se côtoient dans une attitude de prostration. Par plusieurs travellings sur un parcours de 180°, la caméra s'attarde sur le visage las des hommes et des femmes présents. "Comme dans les romans de Kafka, les individus se sentent métamorphosés en hannetons impuissants".

Le commentaire poursuit en évoquant "les litières moyen-âgeuses", "les salles communes au plafond bas" où le seul réconfort est "le spectacle de la maladie des autres" et "où toute la misère humaine semble s'être donnée rendez-vous." Par des plans éclairés faiblement, des patients sont montrés à genoux à côté de leur lit, s'alimentant de denrées qu'ils tirent de boîtes de cartons qu'ils ont posés sur son matelas - sans doute des colis. Un panoramique part des lits rangés les uns à côté des autres et rejoint le poêle à charbon qui chauffe l'espace. Ces salles communes sont "si encombrées qu'il est impossible au personnel infirmier d'y assurer convenablement sa mission", devant procéder dans les couloirs à leurs analyses et examens. Il peut s'agir comme à Bicêtre, de "baraquements en bois construits de manière provisoire il y a un demi-siècle." Travelling dans une guérite vide. Plans de lavabo et de cuvette relégués dans des réduits aux murs rongés de salpêtre, équipements sanitaires sommaires. Le provisoire qui s'installe, la promiscuité qui prévaut : le commentaire met en perspective son affirmation de départ, demandant quelles ont pu être les pensées des patients et du personnel éprouvés par cet entassement quand ils regardent "les installations modernes" qui sont montrées dans les émissions déjà diffusées. La présente émission cherche à corriger leur point de vue moderniste et partiel : "Ce soir, c'est de cette misère, c'est de toutes ces imperfections petites et grandes que nous allons parler. Nous ne vus montrerons pas les derniers miracles de la science, mais le décor quotidien où ils s'opèrent, et les grands patrons vont vous entretenir maintenant de ce dont ils sont moins fiers - des nombreuses insuffisances de l'hôpital. (03:14)

Premier entretien : le Pr. de Gennes : "la grande insuffisance, c'est l'habitat"

Filmé en plan taille dans un bureau, devant un tableau à planning et une armoire remplie de récipients, le professeur décrit les conditions déplorables du soin dans les chambres communes : "La grande insuffisance pour le bien des malades, ce ne sont ni les soins qui sont parfaits, ni le personnel qui est remarquable, ni les médicaments qui leur sont distribués, ni la nourriture qui est bonne. C'est l'habitat. C'est le côté hôtelier de l'hôpital qui en est encore à la période de Saint-Vincent de Paul." Le professeur affirme qu'il a la charge de quatre salles communes supposées accueillir 25 lits et qui en contiennent 30, voire 40, avec des lits qui se touchent, "il y en a jusque dans les couloirs". Il conclut en fonçant des sourcils : "Il est absolument impossible dans ces conditions-là de faire convenablement son métier, et surtout de faire au malade une vie humaine, une vie heureuse." Le professeur déplore que la vie du malade est pénible non pas par manque de "soins et de tendresse" mais à cause des problèmes matériels. il met en cause "la promiscuité épouvantable" qui rend "le sommeil très précaire" chaque nuit. Si un malade est dans une situation d'urgence pendant la nuit, les autres malades doivent témoigner de l'intervention pour le soigner. Un mourant n'est pas non plus isolé."La mort à l'hôpital est une chose affreuse parce qu'elles est accompagnée d'un cortège de soins qui avertit de la mort. On amène deux paravents, le malade sait qu'il est séparé de la vie" et les autres patients s'intéressent à son sort.

Le Pr. de Gennes déplore également que les infirmières n'aient pas suffisamment de place pour travailler, le fait que seuls deux "maigres lavabos" sont prévus pour une salle commune, et des "water closets qui rappellent les casernes de Courteline. Le manque d'insonorisation rend incommode le bruit quotidien de l'activité hospitalière. Le déplacement des chars de 6 h du matin à 9h le soir produit un bruit de "chars d'assaut". (07:00)

Second entretien : le Professeur David : "trop de promesses sabrées par l'administration des finances"

Sans transition, nouvel entretien, avec le Professeur David. Il se plaint du manque de financements pour renouveler ses équipements. il évoque une "table de refroidissement" pour des malades en neurochirurgie ou cardiochirurgie. Alors que de "petits pays" comme le Danemark, la Suisse, disposent de tels matériels, il le réclame en vain depuis plusieurs années. Nous voyons, avec son agacement, l'expression de la frustration d'un spécialiste qui connait le matériel de pointe qui lui est désormais nécessaire pour mettre son équipement à jour, et qu'il ne peut atteindre. "Toutes les années ça revient au plan d'équipement", mais pas en position prioritaire. Il rappelle que les "urgences" en neurochirurgie ont beaucoup augmenté depuis dix ans, et que ce service ne dispose pas des équipements nécessaires pour y faire face. Si les pouvoirs publics, que le Pr. David et ses collègues ont alerté, "ont parfaitement compris le problème", il peine à croire que le "plan d'action" qu'il a suggéré sera mis en oeuvre : "On m'a fait trop de promesses", dit-il avec un sourire amer, des "promesses sabrées par l'administration des finances". Son souci est de pouvoir intervenir la nuit. Il interpelle le journaliste : "je voudrais bien que vous veniez avec vos caméras pour filmer ce qui se passe à deux heures du matin quand on a une urgence neurochirurgial et un traumatisé qui arrivent ensemble!" Il ajoute : "C'est à force de dévouement, de fatigue, et, permettez-moi de le dire, de 'débrouillage', que mes chefs de clinique, mes assistants, mes panseuses et tous les spécialistes, - anesthésistes, neuropathologiste, et encéphalographiste - arrivent à surmonter le problème. Mais ce sont des cabrioles, un équilibre instable, et il faut absolument que tout ceci soit codifié". La situation qu'il connait est, selon lui, comparable à la chirurgie de guerre. "Les finances, c'est l'ennemi de notre progrès!", s'emporte-t-il. Il ajoute, avec un sourire malicieux : "Faites-nous de bonnes finances, nous ferons de bonnes urgences!" (11:31)

Supplementary notes

(français)
Jean-Luc de Gennes : chef de clinique à l'Hôpital Broussais de 1957 à 1959 puis professeur et chef du service d'endocrinologie-métabolisme au Centre hospitalier universitaire de la Pitié-Salpêtrière de 1963 à 1993.Clinicien de l’endocrinologie pédiatrique et adulte, il se consacra à la recherche sur les lipides et leurs conséquences athérogènes, il a contribué à la compréhension des pathologies lipidiques et du métabolisme des lipoprotéines. Il a proposé une classification simple et précise des hyperlipidémies. Concernant l’hypercholestérolémie maximale, il avait proposé dès 1967 un traitement révolutionnaire : la plasmaphérèse avec échanges plasmatiques et apuration du LDL. Ce traitement que Jean-Luc de Gennes avait inventé est utilisé à travers le monde et reste le traitement de référence pour les formes familiales graves d’hypercholestérolémie.


Jean Minjoz : élu député du Doubs en 1945, réélu jusqu'en 1958. Européen convaincu, en mai 1948, il participe au congrès européen de La Haye avec la délégation française en compagnie de Blum, Mitterrand, Monnet, Schuman, Chaban-Delmas et Edgar Faure. Minjoz est l'auteur d'une proposition de loi en 1950 relative aux fonds des Caisses d'épargne, dite « loi Minjoz », qui autorise les Caisses d’Epargne, dans le cadre de la reconstruction et de la modernisation de la France, à employer une partie des fonds du livret en prêts bonifiés aux collectivités locales et aux organismes publics

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Joël Danet


Erc-logo.png Cette fiche a été rédigée et/ou traduite dans le cadre du projet BodyCapital, financé par l'European Research Council (ERC) et le programme de l'Union européenne pour la recherche et l'innovation Horizon 2020 (grant agreement No 694817).