La sécurité sociale (1969)

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La sécurité sociale

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Title La sécurité sociale
Series Législation du travail
Year of production 1969
Country of production France
Director(s) Pierre Buquet
Duration 28 minutes
Format Parlant - Noir et blanc -
Original language(s) French
Subtitles and transcription English
Commissioning body CNDP
Archive holder(s) CNDP

Main credits

(français)
Gén. fin : une émission de Madeleine Jaussaud.

Content

Theme

(français)
Le film explique le fonctionnement de la sécurité sociale.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
En expliquant le fonctionnement de la sécurité sociale, le film aborde notamment les risques couverts, les personnes protégées, les moyens et financements de cette protection.

La sécurité sociale est fondée sur la solidarité selon son fondateur Pierre Laroque. Les risques physiologiques sont couverts par l’assurance sociale, les risques professionnels par l’assurance risque de travail, les risques familiaux par les prestations familiales.

Qui est protégé des risques physiologiques ? Le salarié et sa famille sont protégés de la maladie et maternité. Quant à l’invalidité, vieillesse et décès, seul le salarié est couvert. Il en est de même pour les risques professionnels. Quant aux risques familiaux, deux catégories sont protégés, d’une part les actifs et d’autre part ceux qui sont dans l’impossiblité de travailler (chômeurs, invalides, femmes seules avec au moins deux enfants).

La réparation des risques se fait soit par des prestations ou allocations.

Context

(français)
Pierre Laroque a été nommé directeur général des assurances sociales dans le contexte exceptionnel de la Libération

La Sécurité Sociale existe depuis 1945. Pierre Laroque en est le père fondateur et il est président de section du conseil d’État, août 1964 jusqu’à sa retraite en 1980. Le film est réalisé à la fin des 30 Glorieuses où se pose davantage la question du chômage, la précarité et la prévention des risques.

Les mandats « Colbert » existent des années 1960 jusqu'aux années 1990. Il s’agit d’un mandat spécifique, créé par l’administration des Postes et édité par l’agence du service comptable, « lorsqu’un décompte de prestations de sécurité sociale issu de la chaîne ‘paiements différés’» devait être payé par mandat-postal ». Plusieurs mesures sont prises concernant la couverture sociale à la fin des années 1950 et début 1960, à commencer par l’introduction d’une assurance maladie obligatoire pour les agriculteurs exploitants, mais par la suite également pour les indépendants du commerce et de l’industrie ainsi que les professions libérales . L’accord des syndicats et patronat permet la mise en place de l’assurance chômage dès 1958. L’entrée en vigueur du conventionnement médical (1960) entraîne une hausse importante des remboursements de soins. La création de l’arrCo en 1961 permet le développement des retraites complémentaires.

Le projet de réforme de la sécurité sociale est dévoilé en août 1967 par le gouvernement Pompidou. Les ordonnances de 1967 vont entraîner un rôle croissant des nouvelles caisses nationales. Une négociation a alors lieu entre la Caisse nationale et les syndicaux médicaux pour la mise en place d’une convention nationale. Celle-ci se substitue en 1971 aux conventions locales entraînant une amélioration substantielle de la couverture médicale des assurés, car les médecins sont conventionnés s’ils ne se dégagent pas explicitement de la convention.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le spectateur est donc guidé de manière pédagogique tout au long du film d’un thème à l’autre, avec des commentaires en voix off et des images qui correspondent. On peut dire que le film prend la main du spectateur pour lui expliquer le fonctionnement de la sécurité sociale que ce soit dans l’établissement de la sécurité sociale pour donner ou recevoir des documents, ou encore dans un camion de dépistage.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Le film montre avec l’appui du témoignage de Madame Estival que la sécurité sociale permet à de nombreux malades de consulter un médecin, alors que les nombreux et importants frais rendaient cette démarche difficile pour de nombreux patients auparavant. La sécurité sociale est donc une révolution pour de nombreux français souhaitant se soigner. Il y a d’une part des messages de prévention (affiches préventives signalant la dangerosité de machines, brosser les dents) et d’autres part les démarches de remboursement lorsqu’on va consulter un docteur.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
établissements scolaires

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
élèves des établissements

Local, national, or international audience

Description

(français)
Le film affiche plusieurs visages de différentes personnes représentants divers catégories socio-professionnelles. On distingue par exemple un mineur, ouvrier et une personne portant un masque à gaz, des jeunes et des vieux. Ensuite, intervient M. Pierre Laroque, fondateur de la sécurité sociale. Il donne d’emblée sa définition de la sécurité sociale : « besoin fondamental de l’homme, besoin de sécurité ». Alors qu’il continue à expliquer ce système, les images montrent l’intérieur d’un établissement de la sécurité sociale où des personnes sont accueillies et tandis que d’autres patientent. Un gros plan est fait sur une dame qui semble s’impatienter ou être inquiète, alors que Pierre Laroque évoque les soucis auxquels chacuns est confronté face à des « charges imprévus ».

Pendant les commentaires de Pierre Laroque évoquant la famille, le film continue à montrer des personnes patienter et arriver, puis comment une vieille dame est reçue, ensuite une mère avec son enfant. Différents plans montrent des enfants modestes dans la rue, puis dans un foyer avec leur mère, suivi d’un gros plan sur ses enfants. A 2min10 se termine les commentaires de Pierre Laroque et 5 secondes plus tard commence une nouvelle partie dans le film avec l’interview de Mme Estival. La caméra filme la route et fait un travelling horizontal vers la gauche, en l’occurence vers son domicile où on voit son nom affiché sur la sonnette. Cet effet donne l’impression qu’on accompagne le caméraman pour entrer chez elle. Le journaliste lui demande depuis quand existe la sécurité sociale. Un travelling avant est réalisé sur la dame qui répond, ainsi que quelques secondes sur les photos de famille. Lorsqu’elle évoque le cas d’enfants malades qui ont eu par exemple des angines et ne pouvaient pas aller consulter un médecin avant la sécurité sociale, un travelling avant est à nouveau réalisé sur l’interviewée. Ce procédé permet de souligner et renforcer la réalité dramatique évoquée. Une nouvelle voix off évoque des économies que les familles doivent réaliser alors, qu’une séquence animée montre des pièces entrer dans une tirelire en cochon. Cette présentatrice apparaît ensuite à l’écran. M. Pierre Laroque intervient à nouveau et évoque le principe « simple » de la sécurité sociale : « la solidarité ». Travelling avant sur lui lors de ses explications, et images d’un vieil homme à la sécurité sociale recevant différents documents. On entend la voix d’une conseillère lui dire de présenter la prescription de l’hôpital avec le reçu et qu’il sera remboursé la prochaine fois. Le film illustre ici directement par un cas pratique à quoi sert la sécurité sociale. La présentatrice apparaît à nouveau à l’écran et énonce les différents points qui seront évoqués : les risques couverts, les personnes protégées, les moyens et financements de cette protection. On reconnaît ici une démarche très pédagogique et didactique, notamment dus aux explications apportés, mais aussi grâce aux cartons animés visant à rendre le message le plus accessible possible au plus grand nombre. Après la présentation de différents cartons animés avec une voix off masculine expliquant la couverture des risques, intervient à nouveau la présentatrice mais cette fois debout devant un tableau avec une craie, ce qui fait bien sûr rappeler à une institutrice devant ses élèves. Son intervention récapitule ce qui a été énoncé précédemment par les cartons animés. Après cette récapitulation, elle est à nouveau assise. Il est désormais question des moyens de protection.

Différents cartons expliquent par la suite les différents versements de la sécurité sociale et la réparation des risques familiaux. Ces cartons semblent être en fait des feuilles projetés par un rétroprojecteur, car une feuille blanche couvre le texte et le dévoile au fur et à mesure. On remarque que les commentaires de Pierre Laroque correspondent aux images montrées à l’instar des affiches de prévention à l’égard notamment des outils et machines ou encore l’image d’enfants lorsqu’il en parle. Nous avons donc dans un premier temps Pierre Laroque à l’image, puis différentes images avec toujours ses commentaires en voix off correspondants généralement aux images montrées. Ainsi, il y a un lien entre commentaire et image, comme lorsqu’il évoque les équipements hospitaliers et qu’un travelling avant est fait sur un de ces appareil. L’aspect pédagogique du film se poursuit lorsqu’une femme qui brosse les dents d’un enfant dans un institut. Un travelling avant est réalisé sur les dents brossés. Le film se termine sur les explications de financement et la philosophie de redistribution de la sécurité sociale, suivi par des dessins illustrant cette redistribution avec notamment un mandat « Colbert ».

Supplementary notes

(français)
Madeleine Jaussaud, auteure de La sécurité sociale, a également écrit le film Vers la sécurité sociale dans la même série " Législation du travail " ( 1971 ; OFRATEME ; réal. Albert Gokelaere ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1320556j ).

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Thomas Berthol