La mission Jamot au Cameroun (1926-1932) (1939)

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La mission Jamot au Cameroun (1926-1932)


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Title La mission Jamot au Cameroun (1926-1932)
Year of production 1939
Country of production
Director(s) Chaumel-Gentil
Jehan Fouquet
Scientific advisor(s)
Duration 16 minutes
Format Parlant - Couleur -
Original language(s)
Archive holder(s) Institut Pasteur
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Main credits

(français)

Content

Theme

(français)
Une mission qui soigne la maladie du sommeil au Cameroun.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
Il est question d’une mission installé au Cameroun dans le but de traiter l’épidémie de la maladie du sommeil qui sévit. La mission Jamot.

Context

(français)
Le contexte est celui de la colonisation qui se justifie par un rôle messianique face aux moyens de guérison présents.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Il est question de la mission Jamot, or la première référence qui y est faite se fait (à part dans le générique du début) à 2 : 40.

Durant toute la partie parlante du film jusqu’à ce moment est traité la question des ravages dût à la maladie. Ainsi le regard du spectateur est dirigé vers le besoin (grandissant à mesure que le film avance) d’intervention pour aider les populations atteintes.

De plus avant de parler d’aide il est question des problèmes que la maladie entraine pour les besoins en mains d’œuvre (sur des infrastructures coloniales) ce qui ralenti la production de matières premières pour les industries en métropole.

Il faut également prendre en compte que le Cameroun a été d’abord allemand puis française. Même si la présence française est antérieure de presque une décennie à l’épidémie, le regard du spectateur est amené à voir la découverte de la maladie, comme la découverte du pays lors de l’arrivée des français au Cameroun. Ainsi avec l’idée de la mission et de sa réussite ce dernier est amené à se dire que le Cameroun se porte mieux depuis la présence française.

Le regard du spectateur est amené à voir des masses de malades avant d’être mis face aux structures de formations des médecins. Puis à leur mise en activités auprès des populations.

La fin du film travaille sur le poids de la situation comme au moment où la voix off dit que 23% de la population était atteint de la maladie (passage à 14 : 40) avant de faire une pause de plusieurs secondes pour reprendre en disant qu’une centaine de milliers de personnes furent sauvées de la mort grâce à l’action de la mission.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La médecine est ici présentée comme la providence qui vient en aide à une population incapable de se soigner toute seule. En fond cette médecine est le visage que les pays colonisateurs présentent à la population de leur propre pays pour convaincre ceux qui critiquent la colonisation et l’exploitation des richesses et des mains d’œuvres.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
le film a été projeté la première fois au Théâtre des Champs-Elysées le 19 mai 1930 dans une version muette.

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Le public est composé de la population en général, et plus exactement le corps citoyen votant. Il ne s’agît pas d’un film ayant pour but d’instruire de futurs médecins mais d’expliquer à la population un aspect ici mit en avant de la population. Le film se veut donc grand public.

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Les séquences :

- Le début du film plonge le regard du spectateur dans de vastes et majestueux paysages pour se réduire à un gros plan sur la mouche tsé-tsé. Ce passage désarçonne le spectateur qui voit une étendue immense mise à mal par un être relativement petit.

- Le portrait de docteur Jamot est montré comme l’homme providentiel qui secourt le Cameroun.

- La place de l’homme blanc est mise en avant dans les centres de formation. Mais également dans des passages ou c’est lui qui a le dernier mot suite aux diagnostiques (par exemple les passages à 3 : 01 et à 12 : 57). Ces moments sont lourds de sens car ils montrent que sur un même plan il y a plusieurs médecins noirs et un médecin blanc qui lui dirige, inscrivant dans l’esprit du spectateur une idée de supériorité des blancs sur les noirs. Plus encore l’homme blanc étant venu pour aider, il ne peut être que foncièrement bon et attendu au Cameroun qui doit lui être reconnaissant de son aide.

Pour conclure nous pouvons dire que le film s’inscrit dans une logique de propagande gouvernementale impliquant des interventions humanitaires au profit de la colonisation. Pour cela il est abordé tout d’abord le besoin d’ordre impératif auquel est assujetti le Cameroun dans le cadre d’une épidémie de prophylaxie.

Il est d’abord présenté un pays malade qui réclame de l’aide. Le pays colonisateur est montré en sauveteur désintéressé autrement que par la qualité de l’aide qu’il pourrait apporter. Il est question des moyens matériels mis à disposition de la mission ainsi que du savoir en spécialisation dispensé aux médecins camerounais. Moyens auquel le Cameroun seul et « libre » ne pourrait pas avoir accès.

Ainsi le spectateur est amené à se féliciter de la présence française au Cameroun et d’espérer que celle-ci perdure.

Supplementary notes

(français)
Notes particulières :
le film est sorti en 1939, dans un contexte om la crise poussait beaucoup de personnes à voter communiste. Dans les années 30 déjà les communistes critiquaient de manières virulentes le colonialisme et les dégâts humains et infrastructurels qui en résultent. De là sous un couvert humanitaire elles peuvent prolonger leurs actions au Cameroun en effaçant ce point de la critique de la part des communistes, du moins face au grand public.
Ce qui souligne ce point est par ailleurs le fait que le film est sorti dans une version muette en 1930 et que cette version parlante se situe donc 7ans après la fin de la Mission Jamot.

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Arègue Reihanian-Hadany