Difference between revisions of "La médecine pénitentiaire"

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Le système pénal français connaît de grandes évolutions après la Seconde Guerre mondiale. Un document nommé “Principes formulés en mai 1945 par la commission de réforme des institutions pénitentiaires françaises” annonce que le but premier de la peine de prison est la réinsertion. Cela conduit à la “réforme Amor”, prenant le nom du directeur de l’administration pénitentiaire française de l’époque. Le traitement du prisonnier doit être humain, adapté à son crime et à sa personnalité. On supprime les pratiques jugées dégradantes comme le port obligatoire de sabots, le port des fers pour les condamnés à mort… On autorise les détenus à acheter des revues et à fumer. Cependant des mutineries de détenus ont lieu jusqu’en 1948.
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Le sanatorium de Liancourt est créé en 1947, le centre d’observation psychiatrique à Château-Thierry en 1950. Il s’agit avant tout de sortir les détenus les plus problématiques des autres prisons. Des annexes psychiatriques sont ajoutées à de nombreuses prisons, surtout dans un but d’observation des criminels les plus perturbés par les criminologues.
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La fonction de juge d’application des peines apparaît en 1958 ; ces juges sont chargés d’individualiser les peines par un suivi des condamnés.
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Au début des années 1960, les bâtiments pénitentiaires sont jugés vétustes et ne peuvent accueillir les jeunes détenus dont les nombre est en augmentation. Le gouvernement, après avoir eu besoin de la Croix Rouge dans les prisons, augmente les personnels sociaux et médicaux dans l’administration pénitentiaire.
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La prison de Fresnes, construite à la fin du XIXe siècle, voit construire à la fin des années 1950 un établissement expérimental pour les jeunes condamnés, dont les autorités prévoient une augmentation importante. En 1956 est créée une infirmerie psychiatrique annexe à la prison. Cette prison devient également un endroit important de la répression politique, notamment avec l’emprisonnement à Fresnes de membres du Front de Libération Nationale lors de la guerre d’Algérie. La fin de la guerre d’Algérie et l’augmentation des personnels de prison permettent de baisser la population carcérale de la prison de Fresnes.
 
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Revision as of 15:23, 31 December 2019

 

La médecine pénitentiaire


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Title La médecine pénitentiaire
Series Emission médicale
Year of production 1965
Country of production France
Director(s)
Duration 68 minutes
Format Parlant - Noir et blanc -
Original language(s) French
Archive holder(s) INA
Warning: this record has not been reviewed yet and may be incomplete or inaccurate.

Main credits

(français)
La médecine pénitentiaire Une émission de Igor Barrere et Pierre Desgraupes

Content

Theme

(français)
La médecine pénitentiaire, le rôle des médecins en prison

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
La prison de Fresnes est dotée d’un hôpital qui accueille des détenus de toute la France, ainsi que des services pour les détenus mineurs et les détenues mères de jeunes enfants. Des interviewent de prisonniers et de médecins éclairent le rôle des médecins dans le système pénitentiaire, entre soin et réhabilitation.

Context

(français)
A partir de la fin du XIXe siècle, les médecins et psychiatres deviennent des membres à part entière du personnel des prisons. Ils prennent des mesures sur le physique des prisonniers et les interrogent. La criminologie se développe lentement à partir de ces données médicales. Cesare Lombroso, titulaire d’une chaire de médecine légale à Turin, publie en 1876 un ouvrage, L’homme criminel, qui établit une typologie du criminel. Il décrit son physique et son psychisme. Il croit au caractère inné de la criminalité. D’autres pensent que le crime est une maladie sociale. Le Code pénal français déclarant qu’un dément n’est pas responsable de ses crimes, le milieu médical est mobilisé pour définir la démence et les états mentaux rendant des hommes irresponsables.

Le système pénal français connaît de grandes évolutions après la Seconde Guerre mondiale. Un document nommé “Principes formulés en mai 1945 par la commission de réforme des institutions pénitentiaires françaises” annonce que le but premier de la peine de prison est la réinsertion. Cela conduit à la “réforme Amor”, prenant le nom du directeur de l’administration pénitentiaire française de l’époque. Le traitement du prisonnier doit être humain, adapté à son crime et à sa personnalité. On supprime les pratiques jugées dégradantes comme le port obligatoire de sabots, le port des fers pour les condamnés à mort… On autorise les détenus à acheter des revues et à fumer. Cependant des mutineries de détenus ont lieu jusqu’en 1948. Le sanatorium de Liancourt est créé en 1947, le centre d’observation psychiatrique à Château-Thierry en 1950. Il s’agit avant tout de sortir les détenus les plus problématiques des autres prisons. Des annexes psychiatriques sont ajoutées à de nombreuses prisons, surtout dans un but d’observation des criminels les plus perturbés par les criminologues. La fonction de juge d’application des peines apparaît en 1958 ; ces juges sont chargés d’individualiser les peines par un suivi des condamnés.

Au début des années 1960, les bâtiments pénitentiaires sont jugés vétustes et ne peuvent accueillir les jeunes détenus dont les nombre est en augmentation. Le gouvernement, après avoir eu besoin de la Croix Rouge dans les prisons, augmente les personnels sociaux et médicaux dans l’administration pénitentiaire.

La prison de Fresnes, construite à la fin du XIXe siècle, voit construire à la fin des années 1950 un établissement expérimental pour les jeunes condamnés, dont les autorités prévoient une augmentation importante. En 1956 est créée une infirmerie psychiatrique annexe à la prison. Cette prison devient également un endroit important de la répression politique, notamment avec l’emprisonnement à Fresnes de membres du Front de Libération Nationale lors de la guerre d’Algérie. La fin de la guerre d’Algérie et l’augmentation des personnels de prison permettent de baisser la population carcérale de la prison de Fresnes.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : Yes.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le film se concentre beaucoup sur les interviews des médecins de prison, et utilise les interviews de détenus pour étayer leurs propos. Bien que les visages des détenus soient cachés, ces derniers sont écoutés et montrés comme des hommes ayant des problèmes médicaux, sociaux et émotionnels. Le film dirige le regard des spectateurs vers les médecins et les patients, et pousse à écouter les discours des prisonniers et l’intonation de leurs voix. L’animateur est peu mis en avant.

How are health and medicine portrayed?

(français)
La santé et la médecine sont présentées comme un droit des détenus, mais aussi et avant tout comme un outil de réhabilitation. La délinquance est traitée comme une maladie sociale, et parfois psychiatrisée. Ce phénomène d’arrivée de la médecine dans les prisons est étudié par Michel Foucault dans l’ouvrage Surveiller et Punir paru en 1975. Les médecins ne sont pas uniquement des soignants. Ils doivent trouver et traiter un problème dans la personnalité même du détenu. Il s’agit ouvertement de les trier selon la possibilité ou non de leur réhabilitation, et de les traiter par des examens, un suivi individualisé et des thérapies.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)

Local, national, or international audience

National

Description

(français)

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Juliette Reichenbach