Difference between revisions of "La femme 100 têtes"

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|Audience locale, nationale, internationale ?=Les archives CRI contiennent les commentaires traduits en espagnol, ainsi qu'une présentation en anglais et allemand. La mention « vente à l'étranger : SCIENCEFILM, 22 boulevard Victor-Hugo, 92 – Clichy. Tél. 737-12-31 » suggère que l'audience fut internationale. Le film fait partie d'un programme intitulé Hallucinations (1967) regroupant les quatre courts-métrages La perception et l'imaginaire (1964), Concerto mécanique pour la folie (1963), Images du monde visionnaire (1963) et La femme 100 tête (1967) diffusés dans des salles d'Art et Essai.
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|Texte= '''La démarche expliqée par André Pieyre de Mandiargues : une adaptation cinématographique de l'oeuvre graphique de Max Ernst'''<br />Ecritures en noir gras sur fond blanc : « C'est en 1929 que parut « La femme 100 têtes », premier grand recueil de collages (découpages) de Max Ernst, et de ce temps-là nous sommes fondés à dire qu'il est l'âge d'or du surréalisme, puisqu'il vit la publication à peu près simultanée d'œuvres capitales de Breton, d'Aragon, de Péret et particulièrement d'Eluard, dont l'esprit, à ce qu'il me semble, est inséparable de celui qui anime les images de Max Ernst. La poésie surréaliste usant, à la manière des rêves, du contraste entre des éléments disparates mais reliés par une certaine continuité d'allure obsessive, je pense que Max Ernst a voulu la renouveler en inventant un livre bâti non pas d'images verbales mais de gravures détournées d'illustrés anciens, modifiées, appropriées à sa fantaisie personnelle, et faire de la contemplation de ce livre (pages tournées rapidement) quelque chose comme une séance de lanterne magique. Le poème visuel de Max Ernst est un peu de la famille des ancêtres du cinéma. Il est donc naturel qu'on ait voulu le porter à l'écran. Malgré les difficultés inhérentes à une transposition dynamique de planches au caractère d'antagonisme statique, Eric Duvivier a fort bien réussi dans sa tentative, et je me plais à saluer en elle le meilleur film surréaliste qui nous ait été offert depuis trente ans ou davantage.André Pieyre de Mandiargues »<br />'''Montage musical et animation de gravures'''Musique classique : Stravinsky, Le Baiser de la Fée – Coda, ballet de 1928.Le logo Sandoz incrusté dans une gravure ; comme tout le reste du générique. Musique : début de : Carl Orff, Carmina Burana – Fortuna Imperatrix Mundi, cantate de 1935-1936. Le film se déroule comme des succession de gravures animées, toujours accompagnées d'un commentaire en hors-champ. Les commentaires sont plus ou moins liés aux images ; le tout dans une atmosphère profondement surréaliste. L'histoire (si il y en a une) semble suivre celle de cette femme "100 tête". Plusieurs personnages reviennent comme Loplop.<br />Fonds Eric Duvivier code 273.}}
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Latest revision as of 17:57, 24 June 2021

 

La femme 100 têtes


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Title La femme 100 têtes
Series Hallucinations
Year of production 1967
Country of production
Director(s) Éric Duvivier
Scientific advisor(s)
Duration 20 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 16mm
Original language(s) French
Production companies Sciencefilm
Commissioning body laboratoire Sandoz
Archive holder(s) CILCERIMESImage'Est

Main credits

(français)
Assistant réalisateur Albert Luzuy /Sénario Eric Duvivier, d'après une œuvre de Max Ernst (adaptation libre) /Commentaire Max Ernst dit par Jean Servais (avec la voix de) /Images Pierre Fournier /Décors Jean Caillon et Philippe Sevin /Régie Maurice Magalon

Content

Theme

(français)
Adaptation libre et partielle de l'oeuvre de Max Ernst La femme 100 têtes (1929).

Main genre

Synopsis

(français)
Les images de ce film sont tirées des gravures réalisées à partir des collages de La femme 100 têtes de Max Ernst (1929), qui se veut être une « contribution aux passionnantes recherches du surréalisme dans l'exploration de l'inconscient », selon le synopsis publié dans le catalogue des films médico-scientifiques des laboratoires Sandoz.

Context

(français)

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : Yes.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le spectateur est comme forcé de chercher les liens entre les commentaires et les images. Les images sont souvent à moitié mobiles et à moitié immobiles.

How are health and medicine portrayed?

(français)

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Circuit médical

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Corps médical

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
La démarche expliquée par André Pieyre de Mandiargues : une adaptation cinématographique de l'œuvre graphique de Max Ernst
Écritures en noir gras sur fond blanc : « C'est en 1929 que parut « La femme 100 têtes », premier grand recueil de collages (découpages) de Max Ernst, et de ce temps-là nous sommes fondés à dire qu'il est l'âge d'or du surréalisme, puisqu'il vit la publication à peu près simultanée d'œuvres capitales de Breton, d'Aragon, de Péret et particulièrement d'Eluard, dont l'esprit, à ce qu'il me semble, est inséparable de celui qui anime les images de Max Ernst. La poésie surréaliste usant, à la manière des rêves, du contraste entre des éléments disparates mais reliés par une certaine continuité d'allure obsessive, je pense que Max Ernst a voulu la renouveler en inventant un livre bâti non pas d'images verbales mais de gravures détournées d'illustrés anciens, modifiées, appropriées à sa fantaisie personnelle, et faire de la contemplation de ce livre (pages tournées rapidement) quelque chose comme une séance de lanterne magique. Le poème visuel de Max Ernst est un peu de la famille des ancêtres du cinéma. Il est donc naturel qu'on ait voulu le porter à l'écran. Malgré les difficultés inhérentes à une transposition dynamique de planches au caractère d'antagonisme statique, Eric Duvivier a fort bien réussi dans sa tentative, et je me plais à saluer en elle le meilleur film surréaliste qui nous ait été offert depuis trente ans ou davantage.André Pieyre de Mandiargues »
Montage musical et animation de gravuresMusique classique : Stravinsky, Le Baiser de la Fée – Coda, ballet de 1928.Le logo Sandoz incrusté dans une gravure ; comme tout le reste du générique. Musique : début de : Carl Orff, Carmina Burana – Fortuna Imperatrix Mundi, cantate de 1935-1936. Le film se déroule comme des successions de gravures animées, toujours accompagnées d'un commentaire en hors-champ. Les commentaires sont plus ou moins liés aux images ; le tout dans une atmosphère profondément surréaliste. L'histoire (s'il y en a une) semble suivre celle de cette femme "100 têtes". Plusieurs personnages reviennent comme Loplop.
Fonds Eric Duvivier code 273.

Supplementary notes

(français)
réf. du doc au CIL : Cote 273 + dossier sur le film (brochure, commentaires en français et en espagnol). Réf du doc au CERIMES : DVD n° 08671 (+ BétaSP)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Caroline Ruebrecht