Difference between revisions of "La dépression jour après nuit"

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Patrick LEMOINE, Jacques MOURET, Patrick SANCHEZ (Unité de psychiatrie biologique, Hôpital Le Vinatier, Lyon ; Laboratoire de physiologie, U.E.R. médicale Lyon-Sud)
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Patrick Lemoine, Jacques Mouret, Patrick Sanchez (Unité de psychiatrie biologique, Hôpital Le Vinatier, Lyon ; Laboratoire de physiologie, U.E.R. médicale Lyon-Sud)
  
Images : Antoine ROCH, Pol BRIAND
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Images : Antoine Roch, Pol Briand
  
Animation : Nicole ARMAGNAC, Yolande LE BEC
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|Texte=On nous démontre, à l’aide de témoignages et graphiques, la corrélation entre les troubles des étapes de sommeil et la dépression, les raisons biologiques à cette corrélation, et les traitements.
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|Texte=A l’aide de témoignages et graphiques, un exposé sur les raisons biologiques de la corrélation entre les troubles du sommeil et la dépression, et sur les traitements possibles de cette dernière.
 
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|Texte=Reconnue officiellement comme maladie en 1980 (inscription dans le troisième ''Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux''), la dépression a vu les recherches à son propos multipliées dans les années 1980. La même période voit une augmentation de la recherche sur les étapes de sommeil.
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|Texte=La dépression, reconnue officiellement comme maladie en 1980 (inscription dans le troisième ''Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux''), a suscité de nombreuses recherches dans la décennie qui a suivi. Les études sur sur les étapes de sommeil se sont multipliées dans la même période.
 
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|Texte=Partant d’abord de l’explication générale des cycles, puis se focalisant sur la dépression, il montre l’importance de la recherche médicale, et l’avancement technologique que représentent les ordinateurs.
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|Texte=Le film articule sa mise en images sur registre : d'une part les illustrations de magazines qui permettent de donner au public des repères familiers et de l'inviter à se projeter dans les situations montrées ; d'autre part, les visualisations graphiques sur ordinateur qui donnent du crédit aux contenus scientifiques énoncés puisqu'elles mobilisent une technologie de pointe.
 
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|Texte=Le film se focalise sur la recherche médicale surtout. Celle-ci est, de toute évidence, présentée comme novatrice et trouvant des solutions multiples, tout en ouvrant des perspectives d’avenir.
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|Texte=Le film alterne entre visualisations scientifiques et mises en scène de la recherche. Ce qui est valorisé ici est l'activité scientifique qui prépare la pratique médicale.
 
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|Texte=En introduction, une voix-off aborde les rapports entre cycles naturels et activité humaine (saisons, ensoleillement), pour en arriver au sujet même : les rythmes circadiens (cycles de 24 heures). Elle présente, à l’aide de graphiques animés, la synchronisation entre ces cycles et la température du corps humain, ainsi que les taux de cortisone et de mélatonine.
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|Texte='''Générique, imagerie mélancolique'''
  
Cette synchronisation se fait avec le cycle jour-nuit (la lumière), mais aussi les rythmes sociaux (prise de repas, sommeil, travail). On prend ensuite comme exemple de désynchronisation les voyages transcontinentaux (appelée aujourd’hui le syndrome du décalage horaire) : les différents paramètres cités mettent en moyenne ainsi jusqu’à dix jours pour se synchroniser avec le nouvel horaire.
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Sur fond bleu, animation du logo Rhône-Poulenc. Accompagné par une musique synthétique angoissante, le générique se déroule sur un télescopage d'images : oeil en porcelaine serti de diamants signé Dali, silhouette de femme lamellisée - reprise d'un visuel publicitaire de Jean-Paul Goude pour les parfums Jean Desprez, photographie d'un chat noir au regard jaune et fixe.  
  
Après quatre minutes, et ayant courtement abordé le sujet de la qualité du sommeil selon la phase de sommeil dans laquelle se situe un sujet, la voix-off introduit le sujet de la dépression. L’humeur dépressive est, elle aussi, cyclique : un témoignage vidéo rapportent comment des individus sont de meilleure humeur en soirée qu’en journée. Ce témoignage rapporte également les étapes de sommeil de la personne interrogée, ce qui permet d’enchaîner avec les troubles des cycles biologiques chez les dépressifs. Scientifiquement, on mesure ceux-ci aux taux hormonaux et des paramètres physiologiques, et on observe surtout l’évolution de ceux-ci. De même, on mesure durant le sommeil la tension musculaire, les mouvements oculaires, et l’activité cérébrale par électro-encéphalogramme. On en obtient, après analyse automatiques d’un ordinateur, un « hypnogramme ».
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'''Les rythmes biologiques chez l'humain'''
  
Les résultats montrent qu’au niveau des températures corporelles, les phases chez le dépressif sont décalées dans le temps, et moins amples que la moyenne. Pour le taux de cortisone, le taux moyen est plus élevé mais les taux minimum et maximum sont moins amples que la moyenne. Les taux de mélatonine enfin, sont « effondrés » durant la nuit du dépressif.
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Succède, sur une musique apaisée, des paysages clairs, étendues de verdure rythmées par les arbres. " La vie de l'homme est rythmé par les cycles de la nature. Les saisons modifient ses conditions de vie, le soleil rythme ses activités." Suivent des paysages nocturnes montrant une planche à voile voguant au soleil couchant, les côtes d'une île dans la nuit, puis des frises de silhouettes d'humains ou de lits. " Les mécanismes biologiques sont aussi rythmés par les cycles du jour et de la nuit. " Graphique avec des courbes évolutives en animation, avec des incrustations de photographies de paysages différemment éclairés pour représenter des tranches de temporalité. " Chez l'homme, la température augmente dans la journée avec son maximum vers 18h, et diminue ensuite progressivement, avec son minimum vers 6h. Le taux de cortisone augmente au contraire pendant la nuit, et diminue dans la journée, avec son maximum en fin de nuit. Ces rythmes sont stables et synchronisés jour après nuit. " Autre rythme,, celui de la sécrétion de mélatonine. Ces rythmes circadiens sont stables et synchronisés, ils perdent en cas d'isolement et perte de repères temporels. Nouvelles illustrations par l'emprunt de visuels publicitaires de magazines. Rythmes lumière / obscurité et rythmes sociaux sont des régulateurs extérieurs (activités, prises de repas...). En cas de décalage horaire, la resynchronisation s'effectue sur une durée de dix jours, avec des délais différents selon les rythmes. "Le sommeil a lui aussi son organisation chronologique. " Sommeil lent en début de nuit, paradoxal en fin de nuit. " Qu'en est-il dans la dépression? " (04 : 29)
  
On explique cela par les cycles du sommeil observés : le sommeil lent en début de nuit est fortement raccourci, tandis que le sommeil paradoxal arrive quasiment instantanément, suivi d’une phase de quasi-éveil quelques heures après le début du sommeil. On compare ensuite, à l’aide de graphiques animés sur écran d’ordinateur, les phases de sommeil entre le sujet moyen et le sujet dépressif. On observe que la seconde partie de la nuit est beaucoup plus instable (nombreux micro-réveils), mais que la principale différence est la latence d’apparition du sommeil paradoxal en début de sommeil. Enfin, le sommeil d’un dépressif sous antidépresseurs tricycliques est plus stable, et ses taux retournent tous dans la moyenne.
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'''Témoignage de déphasage'''
  
Au bout de la douzième minute, on aborde les moyens non-chimiques de traiter les troubles cycliques de la dépression : par exemple, modifier les horaires de sommeil. La privation d’une nuit entière de sommeil provoque ainsi une courte amélioration de l’humeur ; de même, une privation partielle de sommeil peut avoir le même effet, lorsque celle-ci est faite dans la seconde moitié de la nuit. Le simple décalage des horaires de sommeil est un autre moyen illustré. Ainsi, décaler le sommeil de six heures en avant améliore également l’humeur du patient. Si ces méthodes permettent une amélioration immédiate, elles ne sont toutefois utiles qu’à court terme ; tandis que les antidépresseurs permettent une amélioration lente, mais sur le long terme.
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Succession de photographies esthétiques de femmes aux airs songeurs ou tourmentés. Le commentaire rappelle que l'humeur dépressive évolue au cours de la journée. Témoignage d'une femme d'une quarantaine d'années. Son visage apparait dans un poste de télévision incrusté dans l'image d'un dessin de femme au regard fixe et larmoyant, à la chevelure soulevée par le vent . " Le soir, je suis très gaie, mais dans la journée, je suis triste. j'ai envie de rien, je ne me reconnais plus moi-même. " Son sentiment de ne " plus servir à rien " l'amène à se sentir comme une gêne pour la personne avec qui elle vit. Elle enchaîne sur la question du sommeil. elle s'endort rapidement vers 23h, se réveille avant 4h, et se rendort vers 7h jusqu'à
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12h. Elle fait des cauchemars qui la réveillent. Illustration par un tableau montrant une femme endormie sur un lit-berceau voguant sur la mer, un kiosque dérivant vers elle avec, sur sa plateforme, le chien du logo Pathé-Marconi ( " La voix de son maître " ), et au-dessus, un ciel déchiré montrant un soleil agonisant. La femme décrit un état d'hypnose pendant ces cauchemars. " J'ai l'impression de mieux dormir dans la matinée, à midi je suis très fatiguée." Elle ajoute qu'elle a des suées. Le soir, comme elle devient " très énervée ", elle " amuse tout le monde. " (06:35)
  
On parle ensuite des dépressions inscrites dans des cycles à échelle plus large, comme la dépression saisonnière dite « d’automne ». Suit un témoignage d’une femme qui décrit sa fatigue, sa frilosité, et son envie de sucreries durant les mois de fin d’année. On peut observer sur de nouveaux graphiques qu’il y a corrélation entre la baisse des taux de mélatonine, les équinoxes, et les taux de suicide. Ces dépressions, dues à l’exposition raccourcie à lumière du jour, sont montrées comme pouvant être traitées grâce à des lampes assez puissantes pour émuler la lumière du soleil. La voix-off conclut enfin en disant que l’approche chrono-biologique de la dépression complète les connaissances cliniques, et apporte de nouvelles possibilités thérapeutiques et pistes de recherche.
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'''Etude comparative assistée par ordinateur'''
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Ce témoignage permet d’enchaîner avec un exposé sur les troubles des cycles biologiques chez les dépressifs. Ceux-ci sont mesurés par l'évolution de taux d'hormones rapportés à des paramètres physiologiques, ou, durant le sommeil, par l'évolution de la tension musculaire, des mouvements oculaires, et de l’activité cérébrale - avec l'usage d'un électro-encéphalogramme. L'analyse automatique par ordinateur fournit un « hypnogramme » : les résultats montrent qu’au niveau des températures corporelles, les phases chez le dépressif sont décalées dans le temps, et moins amples que la moyenne. Pour le taux de cortisone, le taux moyen est plus élevé mais les taux minimum et maximum sont moins amples que la moyenne. Les taux de mélatonine enfin, sont « effondrés » durant la nuit du dépressif. Pour illustrer cette séquence, un plan de pose d'électrodes sur le crâne d'un patient est suivi des graphiques évolutifs sur l'écran d'un ordinateur.
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Ceci s'explique par une observation de la perturbation des cycles normaux du sommeil : le sommeil lent en début de nuit est fortement raccourci, tandis que le sommeil paradoxal arrive quasiment instantanément, suivi d’une phase de quasi-éveil quelques heures après le début du sommeil. Avec des graphiques animés sur écran d’ordinateur, la comparaison est menée entre les phases de sommeil entre le sujet moyen et le sujet dépressif. La seconde partie de la nuit est beaucoup plus instable (nombreux micro-réveils), mais que la principale différence est la latence d’apparition du sommeil paradoxal en début de sommeil. Enfin, le sommeil d’un dépressif sous antidépresseurs tricycliques est plus stable, et ses taux retournent tous dans la moyenne.
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'''L'effet des traitements'''
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A partir de la douzième minute sont traités les moyens de traiter les troubles cycliques de la dépression sans recours à la chimiothérapie. Modifier les horaires de sommeil, en premier lieu. A l'image, mise en scène de deux hommes en train de jouer aux échecs dans une pièce éclairée à l'électricité, puis en train de regarder ensemble la télévision. Priver un dépressif d'une nuit entière de sommeil provoque une courte amélioration de l’humeur ; de même, une privation partielle de sommeil lorsqu'elle est faite dans la seconde moitié de la nuit. Le simple décalage des horaires de sommeil est une autre réponse. Ainsi, décaler le sommeil de six heures en avance améliore également l’humeur du patient. Illustration avec une séquence qui montre une patiente réveillée par un médecin et une infirmière qui lui apportent un plateau repas. Si ces méthodes permettent une amélioration immédiate, elles ne sont toutefois utiles qu’à court terme ; tandis que les antidépresseurs permettent une amélioration lente, mais sur le long terme.
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Images successives d'un champ de tournesols épanouis puis fanés. " Au-delà des rythmes quotidiens, il y a des rythmes annuels et il existe des dépressions liées aux saisons. " Incrustation dans le paysage d'un champ de fleurs d'une image de moniteur qui montre une femme d'une quarantaine d'années entrain de parler. " Je n'ai jamais eu de problèmes pendant les mois de juillet et août. Mais chaque année, il y a une période où je ne vais pas bien du tout, en octobre et novembre. Je suis fatiguée, je n'ai plus goût à rien et je suis endormie toute la journée. En automne, je suis très très frileuse, je mets plusieurs pulls. C'est pendant la même période que j'ai un goût prononcé pour les sucreries. le maximum de cette tristesse c'est pendant les fêtes autour de noël. " Elle constate cependant un net retour de forme au printemps.
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De nouveaux graphiques font apparaître la corrélation entre la baisse des taux de mélatonine, les équinoxes, et les taux de suicide. Ces dépressions, dues à l’exposition raccourcie à lumière du jour, sont montrées comme pouvant être traitées grâce à des lampes assez puissantes pour émuler la lumière du soleil. Le commentaire conclut enfin en affirmant que l’approche chrono-biologique de la dépression complète les connaissances cliniques, et apporte de nouvelles possibilités thérapeutiques et pistes de recherche.
  
  
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Latest revision as of 16:08, 5 July 2022

 

La dépression jour après nuit


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Title La dépression jour après nuit
Year of production 1985
Country of production France
Director(s) Éric Duvivier
Scientific advisor(s) Patrick Lemoine
Duration 18 minutes
Format Parlant - Couleur - 16 mm
Original language(s) French
Commissioning body Rhône-Poulenc
Archive holder(s) CILCERIMES

Main credits

(français)
Guy Darcourt, Eric Souêtre, Edouard Salvati, Jean-Luc Bélugou (Clinique de psychiatrie et de psychologie médicale, faculté de médecine, Nice)

Patrick Lemoine, Jacques Mouret, Patrick Sanchez (Unité de psychiatrie biologique, Hôpital Le Vinatier, Lyon ; Laboratoire de physiologie, U.E.R. médicale Lyon-Sud)

Images : Antoine Roch, Pol Briand

Animation : Nicole Armagnac, Yolande Le Bec

Réalisation : Éric Duvivier

Content

Medical themes

Theme

(français)
Etude des liens entre dépression et troubles du sommeil.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
A l’aide de témoignages et graphiques, un exposé sur les raisons biologiques de la corrélation entre les troubles du sommeil et la dépression, et sur les traitements possibles de cette dernière.

Context

(français)
La dépression, reconnue officiellement comme maladie en 1980 (inscription dans le troisième Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), a suscité de nombreuses recherches dans la décennie qui a suivi. Les études sur sur les étapes de sommeil se sont multipliées dans la même période.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : Yes.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : Yes.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le film articule sa mise en images sur registre : d'une part les illustrations de magazines qui permettent de donner au public des repères familiers et de l'inviter à se projeter dans les situations montrées ; d'autre part, les visualisations graphiques sur ordinateur qui donnent du crédit aux contenus scientifiques énoncés puisqu'elles mobilisent une technologie de pointe.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Le film alterne entre visualisations scientifiques et mises en scène de la recherche. Ce qui est valorisé ici est l'activité scientifique qui prépare la pratique médicale.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Circuit médical / Universités

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Médecins, enseignants-chercheurs et étudiants en médecine

Local, national, or international audience

Local

Description

(français)
Générique, imagerie mélancolique

Sur fond bleu, animation du logo Rhône-Poulenc. Accompagné par une musique synthétique angoissante, le générique se déroule sur un télescopage d'images : oeil en porcelaine serti de diamants signé Dali, silhouette de femme lamellisée - reprise d'un visuel publicitaire de Jean-Paul Goude pour les parfums Jean Desprez, photographie d'un chat noir au regard jaune et fixe.

Les rythmes biologiques chez l'humain

Succède, sur une musique apaisée, des paysages clairs, étendues de verdure rythmées par les arbres. " La vie de l'homme est rythmé par les cycles de la nature. Les saisons modifient ses conditions de vie, le soleil rythme ses activités." Suivent des paysages nocturnes montrant une planche à voile voguant au soleil couchant, les côtes d'une île dans la nuit, puis des frises de silhouettes d'humains ou de lits. " Les mécanismes biologiques sont aussi rythmés par les cycles du jour et de la nuit. " Graphique avec des courbes évolutives en animation, avec des incrustations de photographies de paysages différemment éclairés pour représenter des tranches de temporalité. " Chez l'homme, la température augmente dans la journée avec son maximum vers 18h, et diminue ensuite progressivement, avec son minimum vers 6h. Le taux de cortisone augmente au contraire pendant la nuit, et diminue dans la journée, avec son maximum en fin de nuit. Ces rythmes sont stables et synchronisés jour après nuit. " Autre rythme,, celui de la sécrétion de mélatonine. Ces rythmes circadiens sont stables et synchronisés, ils perdent en cas d'isolement et perte de repères temporels. Nouvelles illustrations par l'emprunt de visuels publicitaires de magazines. Rythmes lumière / obscurité et rythmes sociaux sont des régulateurs extérieurs (activités, prises de repas...). En cas de décalage horaire, la resynchronisation s'effectue sur une durée de dix jours, avec des délais différents selon les rythmes. "Le sommeil a lui aussi son organisation chronologique. " Sommeil lent en début de nuit, paradoxal en fin de nuit. " Qu'en est-il dans la dépression? " (04 : 29)

Témoignage de déphasage

Succession de photographies esthétiques de femmes aux airs songeurs ou tourmentés. Le commentaire rappelle que l'humeur dépressive évolue au cours de la journée. Témoignage d'une femme d'une quarantaine d'années. Son visage apparait dans un poste de télévision incrusté dans l'image d'un dessin de femme au regard fixe et larmoyant, à la chevelure soulevée par le vent . " Le soir, je suis très gaie, mais dans la journée, je suis triste. j'ai envie de rien, je ne me reconnais plus moi-même. " Son sentiment de ne " plus servir à rien " l'amène à se sentir comme une gêne pour la personne avec qui elle vit. Elle enchaîne sur la question du sommeil. elle s'endort rapidement vers 23h, se réveille avant 4h, et se rendort vers 7h jusqu'à 12h. Elle fait des cauchemars qui la réveillent. Illustration par un tableau montrant une femme endormie sur un lit-berceau voguant sur la mer, un kiosque dérivant vers elle avec, sur sa plateforme, le chien du logo Pathé-Marconi ( " La voix de son maître " ), et au-dessus, un ciel déchiré montrant un soleil agonisant. La femme décrit un état d'hypnose pendant ces cauchemars. " J'ai l'impression de mieux dormir dans la matinée, à midi je suis très fatiguée." Elle ajoute qu'elle a des suées. Le soir, comme elle devient " très énervée ", elle " amuse tout le monde. " (06:35)

Etude comparative assistée par ordinateur

Ce témoignage permet d’enchaîner avec un exposé sur les troubles des cycles biologiques chez les dépressifs. Ceux-ci sont mesurés par l'évolution de taux d'hormones rapportés à des paramètres physiologiques, ou, durant le sommeil, par l'évolution de la tension musculaire, des mouvements oculaires, et de l’activité cérébrale - avec l'usage d'un électro-encéphalogramme. L'analyse automatique par ordinateur fournit un « hypnogramme » : les résultats montrent qu’au niveau des températures corporelles, les phases chez le dépressif sont décalées dans le temps, et moins amples que la moyenne. Pour le taux de cortisone, le taux moyen est plus élevé mais les taux minimum et maximum sont moins amples que la moyenne. Les taux de mélatonine enfin, sont « effondrés » durant la nuit du dépressif. Pour illustrer cette séquence, un plan de pose d'électrodes sur le crâne d'un patient est suivi des graphiques évolutifs sur l'écran d'un ordinateur. Ceci s'explique par une observation de la perturbation des cycles normaux du sommeil : le sommeil lent en début de nuit est fortement raccourci, tandis que le sommeil paradoxal arrive quasiment instantanément, suivi d’une phase de quasi-éveil quelques heures après le début du sommeil. Avec des graphiques animés sur écran d’ordinateur, la comparaison est menée entre les phases de sommeil entre le sujet moyen et le sujet dépressif. La seconde partie de la nuit est beaucoup plus instable (nombreux micro-réveils), mais que la principale différence est la latence d’apparition du sommeil paradoxal en début de sommeil. Enfin, le sommeil d’un dépressif sous antidépresseurs tricycliques est plus stable, et ses taux retournent tous dans la moyenne. (11: 07)

L'effet des traitements

A partir de la douzième minute sont traités les moyens de traiter les troubles cycliques de la dépression sans recours à la chimiothérapie. Modifier les horaires de sommeil, en premier lieu. A l'image, mise en scène de deux hommes en train de jouer aux échecs dans une pièce éclairée à l'électricité, puis en train de regarder ensemble la télévision. Priver un dépressif d'une nuit entière de sommeil provoque une courte amélioration de l’humeur ; de même, une privation partielle de sommeil lorsqu'elle est faite dans la seconde moitié de la nuit. Le simple décalage des horaires de sommeil est une autre réponse. Ainsi, décaler le sommeil de six heures en avance améliore également l’humeur du patient. Illustration avec une séquence qui montre une patiente réveillée par un médecin et une infirmière qui lui apportent un plateau repas. Si ces méthodes permettent une amélioration immédiate, elles ne sont toutefois utiles qu’à court terme ; tandis que les antidépresseurs permettent une amélioration lente, mais sur le long terme.

Images successives d'un champ de tournesols épanouis puis fanés. " Au-delà des rythmes quotidiens, il y a des rythmes annuels et il existe des dépressions liées aux saisons. " Incrustation dans le paysage d'un champ de fleurs d'une image de moniteur qui montre une femme d'une quarantaine d'années entrain de parler. " Je n'ai jamais eu de problèmes pendant les mois de juillet et août. Mais chaque année, il y a une période où je ne vais pas bien du tout, en octobre et novembre. Je suis fatiguée, je n'ai plus goût à rien et je suis endormie toute la journée. En automne, je suis très très frileuse, je mets plusieurs pulls. C'est pendant la même période que j'ai un goût prononcé pour les sucreries. le maximum de cette tristesse c'est pendant les fêtes autour de noël. " Elle constate cependant un net retour de forme au printemps. De nouveaux graphiques font apparaître la corrélation entre la baisse des taux de mélatonine, les équinoxes, et les taux de suicide. Ces dépressions, dues à l’exposition raccourcie à lumière du jour, sont montrées comme pouvant être traitées grâce à des lampes assez puissantes pour émuler la lumière du soleil. Le commentaire conclut enfin en affirmant que l’approche chrono-biologique de la dépression complète les connaissances cliniques, et apporte de nouvelles possibilités thérapeutiques et pistes de recherche.


Fonds Eric Duvivier code 594.

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


Contributors

  • Record written by : Mathieu Hoffmann


Erc-logo.png Cette fiche a été rédigée et/ou traduite dans le cadre du projet BodyCapital, financé par l'European Research Council (ERC) et le programme de l'Union européenne pour la recherche et l'innovation Horizon 2020 (grant agreement No 694817).