L'école en plein air de Pantin (1927)

From Medfilm
Revision as of 15:54, 26 April 2017 by Elisabeth.fuchs (Talk | contribs) (Saved using "Save and continue" button in form)

Jump to: navigation, search

 

L'école en plein air de Pantin


Pour voir ce film dans son intégralité veuillez vous connecter.

Title L'école en plein air de Pantin
Year of production 1927
Country of production France
Director(s) Jean Benoit-Lévy
Scientific advisor(s)
Duration 16 minutes
Format Muet - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) French
Production companies Edition Française Cinématographique
Archive holder(s) AFF
Warning: this record has not been reviewed yet and may be incomplete or inaccurate.

Main credits

Content

Theme

<translate>La scolarisation spécifique des enfants de faible constitution physique.</translate>

Main genre

Synopsis

<translate>The film presents and praises the various activities in which children take part at the Pantin open-air school (Pantin is a town in the administrative area of Seine Saint Denis). In this institutional film, the audience discovers the children’s daily routine, the medical and educational care provided and the moral values fostered by this particular institution. </translate>

Context

<translate>The film uses hygienist themes such as the return to nature. Film director Jean-Benoît Lévy definitely belongs to this hygienist movement, and was one of its main instigators. Lévy was especially involved in the social hygiene movement inspired by Pasteur’s germ theories. The idea was to contain contagious diseases’ outbreaks and other sanitary risks by implementing public health measures. The significant number of open-air schools that opened at the time is consistent with this movement. Originally intended for pretuberculous children, these institutions opened up after World War I and started to take in physically or mentally impaired children living in poor neighborhoods. Educationalists, doctors and architects joined together in order to design specific settings that would combine education and healthcare. Open-air schools being less costly to build than preventoria and sanatoria, they often received subsidies. They were also voluntarily set up away from city centers and factories.

The local political context is worth noticing, since the mayor of Pantin, appears in a whole sequence of the film. Charles Auray was also a senator and a member of the French Section of the Workers' International (SFIO, Section Française de l’Internationale Ouvrière). It is believed that he met Jean-Benoît Lévy prior to the film shooting. Both men shared an interest in urbanism.</translate>

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

<translate>The viewer’s eye is guided by the intertitles introducing the film sequences which describe the children’s daily routine in the open-air school of Pantin. These intertitles emphasize the institution’s specific teaching approach and underline its rightfulness. They are much more than simple explanations, as they tend to ideologically influence the spectator. The film aims at showing the attractiveness of the place, its accessibility, its healthy and natural setting. It also praises the benefits of their hygiene policy, and the medical follow-up and activities offered to the children by the school. As the intertitle introducing the school’s vegetable garden states: Sowing seeds, watching plants grow, taking care of them, admiring flowers, harvesting potatoes and beans! What joyful moments! What fruitful observations! These words are backed by the bucolic, cheerful images that follow: the children are clean, peaceful, happy and well taken care of. The film closes on the moral values fostered by the school. The sequence order does not seem to be dictated by any particular rationale, except for the first ones featuring the children’s arrival at school.</translate>

How are health and medicine portrayed?

<translate>The film emphasizes the institution’s hygiene, rather than the medical care it provides. A medical examination is carried out prior to enrollment, and follow-up records are also shown in detail (weight and height charts, treatments, medical history, etc.). Nonetheless, the two medical inspectors specially assigned to conduct such examinations are never mentioned. Jean-Benoît Lévy promotes the hygienic measures implemented by the school : clean white outfits, physical exercise, quiet and sun cures, , tasty healthy meals, good oral and dental hygiene. For example, the film deliberately stresses that during the iodotanic syrup distribution, every child gets his/her own spoon. Furthermore, heliotherapy and closeness to nature – fundamental purposes of the school – appear throughout the numerous open-air activities featured in the film.</translate>

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

<translate>The film is projected in the casino screening room, in the park of Pantin, on the occasion of the annual social hygiene evening.</translate>

Presentations and events associated with the film

<translate>Le film intègre une série tournée dans les années 1920 par Jean-Benoît Levy. </translate>

Audience

<translate>Les participants de la soirée annuelle d'hygiène sociale. </translate>

Local, national, or international audience

Description

<translate>Le matin : arrivée et accueil des enfants, classe et jardinage


Arrivée matinale des enfants dans un camion de la municipalité aménagé pour le transport des passager. Le même camion viendra les rechercher le soir. Deux employés de l’école aident les enfants et leurs accompagnatrices à descendre du véhicule. Aidés par des jeunes femmes, ils se débarrassent de leurs vêtements, les suspendent dans un vestiaire en plein-air et se voient remettre un léger costume de toile. Ils les revêtent. Alignés en une file où chacun a les mains posées sur les épaules du camarade qui le précède, ils se présentent l’un après l’autre devant l’infirmière scolaire affectée à l’école. Elle leur fait boire un sirop "iodo-tannique" (comme le carton l'indique). Le film insiste sur le fait qu'elle emploie une cuiller différente pour chacun. Elle les lave ensuite. C’est au milieu des arbres et des fleurs que se déroulent les heures de classe. Un carton indique que la brièveté et la variation du contenu favorise la croissance physique, intellectuelle et morale des enfants. Il est précisé qu’en cas de pluie, des tentes sont dressées avec leur ouverture orientée au Sud. Sous la surveillance d’une institutrice, des enfants se livrent à des activités d’éveil consistant à reconstituer un tableau à partir de plusieurs pièces en bois à placer dans un cadre. Les enfants effectuent aussi des travaux de jardinage qui, selon les cartons, leur permettent d’observer l’évolution de la nature et leur procure la joie de voir grandir et pousser fleurs, fruits, légumes et plantes.


Le repas, la cure et le suivi médical


Après ces activités salissantes, le film enchaîne sur une scène insistant sur l'hygiène des enfants. Avant chaque repas, ils se rendent aux lavabos situés sous un préau. Ils se brossent les dents, se lavent les mains qu'ils essuient à des serviettes suspendues à des penderies disposées dehors. La scène de repas constitue l’occasion de mettre en scène les notables locaux. Les enfants attablés reçoivent la visite du maire de Pantin qui, accompagné de ses conseillers municipaux, fait le tour de la table, serre les mains enfantines tendues vers lui et caresse paternellement les cheveux ou les joues de plusieurs d’entre eux, apparemment pour la plus grande joie de tous. « Il faut à l’enfant qui pâlit le grand air et le petit lit » affirme un carton. Cette maxime est le fondement des cures régulières qui ont lieu à l’école. Les enfants, allongés sur des lits de camp, se reposent au soleil, dans le silence, sous la surveillance de l’infirmière et sous l’œil paternel de monsieur le maire. L'édile de la ville profite de l'occasion pour vérifier les fiches sanitaires de chaque enfant. Elles sont montrées en gros plan au spectateur qui peut apprécier la qualité des informations qu'elles comportent, témoignant de l’évolution sanitaire de l’enfant concerné.


L’après-midi : activités, goûter et exercices


Une succession de scènes montre les activités exercées par les enfants au cours de la journée. Ils jouent sur un tas de sable ou font des exercices physiques, individuellement ou en commun et sous une surveillance permanente. De longues scènes montrent les jeunes filles affairées autours de métiers à tisser plus ou moins complexes. Un carton précise qu'à partir de sept ans, elles sont capables de tisser une robe, sans l'aide d'adulte. Introduisant la scène du goûter indique, un carton précise qu'il comporte "obligatoirement" un bol de lait. A l'image, deux petites filles semblent particulièrement apprécier l'initiative. Après le goûter le film présente les exercices physiques et respiratoires mis en place, supposés renforcer les défenses antituberculeuses des enfants. Ainsi un groupe d’élèves s’exerce à des mouvements des bras et des jambes et à des inspirations-expirations. Pour cela, ils emploient des petits cors de chasse : ils soufflent dedans en exécutant une chorégraphie qui consiste en des mouvements gymniques.


Conclusion


Les deux derniers cartons font la promotion de cette école. Son action se fonde sur le principe que des enfants joyeux seront plus tard des adultes solides. C’est dans cet objectif que cet établissement, qui se veut source de bonheur et de vigueur pour ses élèves, cherche à les édifier par l’émotion, l’enchantement et l’instruction. La dernière image illustre ce propos, représentant les enfants faisant une ronde joyeuse qui inclut leurs institutrices. Le film se termine sur la signature de Jean Benoît-Lévy, industriel du film hygiéniste</translate>

Supplementary notes

<translate></translate>



Contributors

  • Record written by : Elena Iuliani – Gauthier Feuga – Emmanuel Nuss